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« Deafening Dissonance [PV Aelin] »
Caym ;

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Deafening Dissonance

La curiosité et l’attrait de l’inconnu avait mis à terre raison et sagesse, laissant derrière cet affrontement un sentiment de danger et d’extase mêlée, bien plus forte que ce que n’importe quelle substance pourrait produire. Caym se soûlait de la découverte de ces terres, il en était bien plus accro qu’à n’importe quel alcool fort. La nature sauvage des terres occidentales d’Ilmyde l’avait enivré et conduit toujours un peu plus loin. Voilà ainsi deux jours qu’il voyageait sans réel but, cachant son identité à tous ceux qu’il pouvait croiser et en profitant simplement des lieux. Tout lui semblait à la fois différent et merveilleux, comme si l’air même qu’il respirait n’avait pas les mêmes vertus que dans son pays natal. Il foulait enfin les terres de son père, de ses ancêtres Algiz. Bien sûr, il était incapable de se transformer comme son père, mais le simple fait de pouvoir marcher sur leurs pas le rendait… Euphorique. Car il en oubliait tous les problèmes de la réalité et se réfugiait dans cette seule sensation exaltante. Les conflits n’existaient plus pour l’instant présents, les discriminations non plus. La marque ? Encore moins. Non, il ne voyait plus qu’un seul et unique  chemin dans cette existence qui l’avait toujours amené à faire des choix, à prendre des sentiers spécifique alors qu’aucun ne lui convenait. Il se sentait vivant sur ces terres où il aurait pu mourir à chaque instant, douce dissonance à la sonorité brutale et délicate, mélange incertain d’éléments invraisemblable, à l’image même d’un océan au-dessus du ciel ou toute autre incongruité du même genre.

Il avait même rencontré quelques Algiz sur sa route, ces derniers, charmants, lui avaient indiqué le chemin vers Manest, la ville des Roches. Il brûlait de l’envie de découvrir cet endroit aussi intriguant que mystérieux, s’il en croyait les vieux livres qu’il avait lu à ce sujet. Et ce fut à l’apogée de son deuxième jour de marche qu’il l’aperçut enfin. Sa seule réaction fut de cesser toute respiration tant cette vue l’ébahit. On parlait de la beauté d’Asmosa, de la sainteté de Sollvaec ou de l’élégance d’Helios. Mais cette ville, elle, était si différente en tout point de vue qu’elle ne pouvait même pas être comparée avec les autres cités qu’avait déjà visité Caym. Une comparaison aurait été inutile, car rien n’était semblable. Cette ville taillé à même la roche donnait une sensation d’unité avec la nature qu’il était rare de découvrir dans quelconque constructions humaines. Sans plus attendre, le Kiréïdien se lança à la découverte de ces lieux, vérifiant une dernière fois que son paquetage ne pouvait pas trahir sa véritable nature. Il avait dissimulé sa lance dans un puit désaffecté du village dans lequel il se trouvait quelques jours auparavant, mais il n’avait pas pu se résoudre à se débarrasser de son épée qu’il chérissait tant. Ainsi l’avait-il une nouvelle fois dissimulé en lui donnant la forme d’un bagage emballé dans une grande quantité de toiles et de tissus. Il était impossible de comprendre qu’il s’agissait d’une arme à sa seule forme, quand à la toucher, on aurait uniquement senti les fibres du coton et du lin, rien de plus. Une fois rassuré sur ce point, le jeune homme s’élança et en dix minutes, il posa son premier pas dans la cité, aussi belle vue de l’intérieur que de l’extérieur. Toutefois, son humeur changea bien vite quant à la dissemblance qu’il découvrit. Il lui fallut quelques minutes pour la réaliser, le temps que la joie de la nouveauté ne s’efface pour le ramener à la réalité. Une réalité qui le frappa plus durement encore que ce qu’il avait l’habitude de voir dans ses contrées.

Il n’était pas le seul humain, loin de là, mais les autres, contrairement à lui, était aisément reconnaissable. Des esclaves, dont le triste visage montrait le traitement qu’ils devaient subir. La guerre et l’horreur l’avait rattrapé bien plus vite qu’il ne l’aurait cru, ce qui eut pour effet tout début de sourire qui aurait pu apparaitre sur ses lèvres. Avait-il eu une bonne idée en venant ici ? Car si les humains étaient traités ainsi, qu’en était-il des Marqués ? Il lui faudrait se montrer le plus discret possible. Ses rêves avaient disparu, il avait l’impression de contempler l’ignominie sous son plus simple apparat, kyrielle de vers grouillants et rampants s’élevant toujours plus au-dessus du cadavre qui lui avait donné vie. C’est plongé dans ces sombres pensées qu’il percuta quelques personnes qu’il n’avait même pas vu, un couple d’Algiz pour qui rien n’était choquant dans la scène qui se jouait sous leurs yeux. Ilmyde a le mérite d’être franc et honnête sur ses pratiques, c’est pour ainsi dire le seul réconfort que trouva le Kiréïdien. Car il se doutait bien que même dans les beaux quartiers des villes et capitales des autres contrées se jouaient le même genre d’atrocité, simagrées destinées à donner l’impression que l’on valait mieux que les barbares. Dans sa chute, Caym commis une erreur qu’il regretta amèrement. Son épée chuta aussi, dans un horrible bruit métallique. Cela pouvait-être dû à n’importe quoi, une bêche, un outil quelconque, une armure. Mais dans son esprit, la panique commençait à gagner en intensité. Et si quelqu’un avait compris ? Il récupéra son paquetage, s’excusa cordialement avant de continuer son chemin, d’abord lentement, puis en pressant le pas petit à petit. Il trouva refuge dans une ruelle sombre, gardant son arme emballée dans ses bras et attendit, dos contre le mur. Il voulait savoir s’il avait été suivi ou non et surtout, remettre de l’ordre dans le maëlstrom de ses pensées. Il avait espérée, naïvement, qu’en ces lieux inconnus, les choses étaient différentes qu’ailleurs. Une naïveté touchante, écœurante. Quoi qu’il puisse en dire, Caym avait encore de l’espoir. Jusqu’à aujourd’hui.



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Bien loin de ses quartiers habituels, l’algiz renarde avait quitté les bas quartiers pour se perdre dans les rues les plus riches de sa belle ville. Ses intentions n’étaient pas de plus louables, elle n’était ici ni pour se promener, ni pour faire affaire –quoi que. Son regard félin se promenait partout, à la recherche d’un objet ou d’un bijou qu’elle pourrait dérober. Non pas qu’elle continu d’en avoir besoin, mais ces gens vivaient dans un luxe dont ils n’avaient pas besoin, tandis que dans ses quartiers – même le général des armées avait reconnu que ces lieux étaient les siens- on ne respirait que la misère. Elle n’en aurait jamais trop pour retourner la tendance. Egoïste dans un premier temps, elle cherchait désormais à venir en aide aux plus pauvres. Si le Roi ne faisait rien, elle s’en chargerait elle-même. Quant à la suite, elle n’y avait pas encore réfléchie, mais elle finirait sans doute par acquérir une certaine légitimité qui ne lui déplairait pas.

Assise sur le rebord d’un muret, après une bonne petite heure de chasse et quelques bijoux dérobés ici et là sans que les véritable propriétaires n’y voit rien –c’était toujours plus jouissif ainsi- elle se perdit un instant dans ses pensées. Partagée entre l’idée de continuer sa petite chasse ou rentrer pour trouver acheteurs, elle s’était finalement posé une limite. Si au bout de quelques minutes ne venait rien d’intéressant, elle rentrerait. Sinon, elle partirait en chasse. Elle ne ressemblait guère plus à une jeune algiz en train d’attendre quelqu’un de toute façon, à scruter ainsi les passants.

C’est une scène aux allures si banales et pourtant se poursuivant de manière bien étrange qui lui fit perdre de vue ses objectifs. Elle avait vu ses gens se rentrer dedans et cet homme chuter, rien de plus banal au monde. Même ce bruit métallique n’attira pas davantage son attention…Jusqu’à ce que l’homme ramasse ses affaires et presse le pas. A son sens, il ne pouvait qu’avoir des choses à cacher. Et, manque de chance pour elle, elle adorait chercher ce que les gens veulent cacher aux autres.

Elle quitta donc tranquillement son petit muret pour le suivre jusqu’à cette petit ruelle dans laquelle il s’engouffra. Voulait-il se cacher ici ? Nul doute qu’il était inconnu de ces lieux. C’était son antre, le meilleur endroit pour se cacher. Et ça, beaucoup le savaient. A l’exception de ceux qui n’étaient pas du coin…Ce qui rendait la chose de plus en plus intéressante. Elle jeta un regard en arrière. Personne d’autre ne semblait l’avoir suivi. Du moins, elle ne discerna personne, elle pénétra donc dans la rue tranquillement, le cherchant du regard. « Vous savez… » Dit-elle en l’apercevant enfin. « La meilleure des discrétions est souvent d’agir comme si de rien n’était. » Elle-même ne savait pas vraiment ce qu’il avait fait de mal, s’il avait volé quelque chose à ce couple qu’il avait percuté ou non. Mais il avait agi de façon louche, c’était indéniable. Elle s’adossa au mur, face à lui, et lui sourit. « Mais rassurez-vous je ne fais partie d’aucune autorités. Je suis simplement curieuse. Pourquoi tant de hâte ? »
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Il parvenait à se calmer. Enfin. Progressivement. Toujours dos contre le mur, son arme contre lui, il arrivait à comprendre qu'il avait peut-être réagi trop excessivement. Combien de fois les habitants avaient bien pu rentrer dans quelqu'un ? Rien de plus normal à cela dans une ville. Au contraire, c'était en agissant de la sorte qu'il s'était rendu plus suspect, cela, il l'avait parfaitement compris. C'était d'ailleurs la principale raison pour laquelle il n'osait encore sortir de sa retraite. Honteux de son comportement digne d'un amateur, il s'apprêtait à sortir, maudissant le fait que la discrétion ne soit pas son point fort, tout comme la capacité à se mélanger à une foule, à s'adapter à n'importe quelle situation. Non, le mercenaire était certes habile de ses bras et jambes, il avait peut-être d'excellents réflexes une fois le sabre à la main, dans des situations guerrière et dangereuse, mais pour ce qui était d'infiltration, son talent avoisinait le vide absolu. Jamais il n'avait su et jamais il ne saurait, lui qui trouvait la société aux antipodes de son être.

Alors qu'il allait partir, une voix lui parvint d'abord, douce, sans animosité. Mais cela, Caym ne le comprit pas. Il chercha l'origine de ce bruit et la découvrit, cette femme à l'aspect si terrible. Ni imposante, ni menaçante, sa simple démarche indiquait qu'elle n'était pas réellement comme le commun des Algiz. Était-elle dangereuse ? Importante ? Le Kiréïdien ne pouvait le deviner et préféra se murer dans le mutisme le plus total, même après le bon conseil de l'inconnue sur comment se montrer discret dans une grande foule. Elle avait l'air de savoir de quoi elle parlait, aussi le soldat pris note de cela, au cas où il arriverait à quitter Ilmyde sans encombre. Pouvait-il faire confiance à cette femme ? Elle avait remarqué que quelque chose n'allait pas, et elle était visiblement la seule dans ce cas là. tout du moins la seule à s'être donné la peine d'aller à sa rencontre. Sans doute avait-elle raison sur sa non-appartenance à la garde de la ville, mais tout de même. Bien que le marqué n'ait jamais considéré un peuple comme son ennemi, il devait reconnaître qu'Algiz et humain n'était pas en assez bon terme pour autoriser la présence d'un mercenaire armé dans une de leurs cités. Il allait devoir réussir à se sortir de cette situation, mentir pour vivre un jour de plus. "Ah... Euh..." Aucune assurance dans cette prise de parole, pas même une once d'audace. Composer à la hâte ne lui réussissait qu'arme au poing. "Je devais apporter un paquet précieux à... Une personne, ici, à Manest, mais je n'étais jamais réellement venu en ville. Je viens d'un village près des côtes." Que d'erreurs dans son argumentation. Désormais, la jeune femme pouvait être largement intrigué par son paquetage alors qu'elle n'avait peut-être même pas réellement remarqué son existence. De plus, une livraison à une personne imaginaire depuis un village imaginaire, rien de tout cela ne pouvait amener un bon résultat. Sa propre inexpérience l'exaspéra au plus haut point. Il allait devoir s'esquiver vite, faire en sorte de disparaitre dans la foule et quitter la ville. Il n'avait que trop tardé sur des terres qui ne lui appartenait pas, chimère né d'un héritage culturel ne lui revenant pas. Il commença alors à se déplacer et à passer doucement à côté de l'habitante des lieux. Il n'espérait qu'une seule chose, qu'elle ne s'interpose pas. Qu'elle ne soit pas trop curieuse. La situation était critique, désespérée. Bien pire qu'un agneau au milieu d'une meute de loup.



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La connaissance est une arme. Une arme maitrisée à la perfection par la reine du marché noir. Certains auront tendances à dire qu’il s’agit de la plus puissante des armes. Elle ne sait pas si elle irait jusque-là, mais elle jouit en tout cas d’une assez bonne notoriété depuis que ses yeux et ses oreilles sont partout. De fait, elle commence, malgré elle, à reconnaitre lorsque les gens ont quelque chose à cacher. Oh, elle n’ira pas jusqu’à dire que cela l’intéresse forcément. Mais elle est joueuse, curieuse, malicieuse. Si elle voit que cela mets les gens mal à l’aise, cela l’amusera de chercher, de creuser. Même si elle n’y trouve aucun intérêt à la fin. Juste pour le fun, comme on dit.

Elle penche la tête sur le côté et le regarder bafouillé. Il ne sait pas quoi dire, il cherche ses mots. La conviction qu’il cache quelque chose n’en est que plus grande. Ne sait-il donc pas jouer la comédie ? Avoir de l’assurance pour faire douter ceux que l’on veut convaincre, c’est une base qu’il va visiblement devoir apprendre. Il devrait apprendre à mentir, également. Non pas que son histoire ne serait pas crédibles en d’autres circonstances mais…La fuite n’est en rien expliquée par ce qu’il vient de dire, son besoin absolu de se cacher, bien au contraire. Ou alors il y a dans ce paquet quelque chose d’intéressant. De vrais intéressant.

Elle croise les bras et le regarde passer à côté d’elle. Doit-elle le laisser partir ? Elle sait qu’il ment. Et, dans le fond, elle s’en fiche pas mal en réalité. Mais la voilà intriguée par le paquet. Histoire vraie ou non, il y a quelque chose là-dedans qui est soit précieux, soit important, soit dangereux. Peut-elle laisser passer cela ? Certainement pas. Elle se décolle du mur, revient à sa haute et se poste devant lui. Intrépide renarde. Insouciante Algiz. Elle le regarde dans les yeux, décide de jouer dans son jeu, le temps que cela pourra durer, bien entendu. « Oh ? Eh bien si ce paquet est si précieux peut-être que vous seriez plus serein si quelqu’un vous accompagnait. Il serait bête de vous le faire voler après tout n’est-ce pas ? » Elle sourit, une petite lueur d’amusement dans le regard. « Si vous n’êtes pas d’ici vous ne connaissez sans doute pas les coins à éviter, les terrains de chasse des voleurs. » Son terrain de chasse, devrait-elle dire. Mais ne le ferait-elle pas fuir si elle s’exprimait de la sorte ?
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La pièce dans laquelle Caym officiait en tant que désastre de la dramaturgie se transformait peu à peu en véritable descente aux enfers. Alors qu'il pensait enfin être tiré d'affaire, voilà que l'Algiz se place juste devant lui, bloquant le passage versune autre scène dans laquelle le mauvais acteur aurait désiré passer inaperçu. Pire encore, elle lui proposait une aide qui ressemblait plus à une menace qu'autre chose, un doux murmure de mort et de désolation. Sans doute pensait-elle que son paquet contenait quelque chose de précieux. Elle ne puovait pas être plus loin du compte. Une arme humaine n'aurait aucun intérêt pour les Algiz, qui verraient en cette œuvre métallurgique un manque de respect envers leur race. Comment pouvait-il se tirer d'un si mauvais pas ? S'il insistait pour continuer seul, elle insisterait à son tour, amenant au mieux à une bourrade musclée, au pire à une confrontation. Devait-il changer sa version des faits ? Rien de pire pour paraître suspect, bien qu'il devait déjà être au summum sur ce fait. Dire la vérité ? Même pas la peine d'y penser. Il fallait donc qu'il songe à une nouvelle tromperie, plus travaillée et contrôlée cette fois-ci. Mais que pouvait-il bien inventer. "C'est gentil, mais ça ne sera pas nécessaire." Il prit une profonde inspiration, l'expiration qui s'ensuivit sembla le vider d'absolument toutes ses forces. Il tenta de chasser toutes mauvaises pensées, toutes preuves de son manque d'assurance. Il fallait qu'il agisse comme il le faisait toujours : En tant que Caym. Calme, distant, dépourvue d'émotions. "Comme vous devez vous en doutez, c'était un mensonge. Pitoyable et peu convaincant." Aucune émotion ne trahissait ses véritables pensées. "En réalité, ce paquet contient quelque chose d'assez dangereux." Il n'arrivait même pas à croire qu'il parvenait à dire cela. "Une arme. Humaine." Il avait chuchoté pour dire cela, espérant convaincre qu'il était le dépositaire d'un quelconque secret. "Je l'ai trouvé dans la bâtisse à côté de la mienne, qui emploie de nombreux esclaves humains. J'ai eu peur qu'il ne s'agisse d'une rébellion et j'ai d'abord voulu emmener ce danger loin de ma famille." Son stress augmentait peu à peu, l’anxiété avait presque pris le dessus sur son être. "Comme je n'ai averti personne, j'ai eu peur qu'on m'accuse de trahison si l'on me voyait avec pareil bagage. Je voulais m'en débarrasser en dehors de Manest. Et l'angoisse m'a fait paniqué lorsque l'épée est tombée. Et vous m'avez trouvé." Un jour, on lui avait expliqué que plus gros était le mensonge, plus facile il était avalé par autrui. Car qui irait inventer de telles absurdités ? Restaient à espérer que ce principe s'applique aussi aux Algiz. Et qu'il soit tombé sur une voleuse quelconque qui ne soit pas intéressé par cette histoire.



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Elle l’observe, s’amuse de voir face à elle un homme si mal à l’aise. Le pire dans toute cette histoire est sans doute qu’elle l’aurait laissé partir s’il ne semblait pas cacher quelque chose à ce point, s’il était plus naturel. Mais elle pouvait sentir d’ici que ce n’était pas le cas et cela ne lui donnait qu’envie de creuser davantage. Il refusa son offre, bien entendu. Elle s’y attendait, mais elle n’avait pas l’intention de le laisser filer pour autant. Hors de question. Non seulement cette situation l’amusait, mais en plus si elle se débrouillait bien elle pourrait peut-être repartir avec le mystérieux contenu de ce paquet. Elle avait toujours aimé les surprises.

Elle hausse cependant un sourcil face à l’aveu du mensonge. Elle pensait sincèrement qu’il allait s’enliser dedans comme dans des sables mouvants. Pourtant, la suite ne la rendait que davantage curieuse et…Eh bien, perplexe, il fallait bien le dire. Elle croisa alors les bras, en écoutant tout son joli discours pour y croire de moins en moins au fur et à mesure qu’il en approchait de la fin. Elle le laissa finir, cependant. Elle laissa un silence de quelques secondes  s’imposer. Et enfin un mot, un seul s’évada de ses lèvres. « Mensonge. » Il venait de se vendre.

« Si cette histoire était vraie, voilà ce que vous auriez fait : vous auriez avertis le propriétaire de la bâtisse à côté de la vôtre afin qu’il prenne les sanctions adaptées pour la préparation d’un acte de rébellion, dans le cas où vous n’auriez pas pris ces sanctions vous-même, bien entendu. Vous n’auriez pas touché cette arme, encore moins prise pour la conduire loin d’ici. » Elle soupire. « Vous n’avez cependant pas menti en disant ne pas venir d’ici. Mais vous venez de plus loin que vous ne voulez bien le prétendre n’est-ce pas ? » Un Algiz n’aurait jamais agi de la sorte. Ni même inventé un tel mensonge, sachant qu’un Algiz ne se comporterait jamais de cette façon. Elle pourrait mettre sa main à couper que l’homme face à elle était un humain. Un humain qui avait d’ailleurs bien de la chance de tomber sur elle plutôt que sur…N’importe quel autre Algiz.

« Je vous l’ai dit, je ne fais pas parti de quelconque autorités. Et si je vous étais hostile, je n’aurais pas pris le temps de vous expliquer vos erreurs : j’aurais planté mes crocs dans votre cou pour mettre fin à cette mascarade. » Elle fait quelques pas dans sa direction. Imposante et sure d’elle peut-être, mais pas menaçante une seule seconde, pas pour l’instant. « Vous allez me dire d’où vous venez, et ce que vous faites ici. En échange je vous aiderais à quitter la ville sans accrocs. Et, qui sait ? Peut-être même que nous pourrions trouver un terrain d’entente. » Elle sourit. Elle ne peut nier qu’il serait intéressant de travailler avec un homme qui a autant d’audace ! Si tant est qu’il pourrait être intéressé. Elle a besoin d’en savoir plus. Elle peut échanger beaucoup de choses contre les services d’un homme. Le tout est de savoir ce que celui-ci peut bien vouloir.


HRP : Hésite pas à me dire si je me plante totalement dans mon raisonnement, je n'étais pas sure à 100% :10:
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Le verdict était tombé, froid, radical. Le cœur de Caym en rata même quelques battements. Il n'aurait jamais pensé qu'un simple mot pouvait provoquer une réaction si vive dans son esprit, allant même jusqu'à frapper son organisme. Car il aurait été à deux doigts de tomber si ses réactions de guerrier n'avait pas pris le dessus. En proie à une panique intense, ses sens oscillait entre deux solutions : Fuir ou tuer. Aucune des deux n'étaient raisonnable ni même envisageable, mais il ne voyait absolument pas comment se sortir de ce bourbier. Jusqu'à ce que l'Algiz explique son raisonnement, qui aurait presque pu faire rougir de honte les joues du Kiréïdien s'il ne conservait pas ce même air impassible et froid sur le visage, comme à son habitude. Il ne connaissait pas assez les us et coutumes des peuples d'Ilmyde et jamais il n'aurait imaginé à quel point les armements humains les plongeaient dans le déshonneur. Une erreur qui aurait pu lui coûter cher avec un peu moins de chance. Il ne répondait pas, se contentant d'observer son interlocutrice, essayant de comprendre son cheminement, son but, ses motivations. Il tentait de comprendre la demoiselle mais la profondeur de son esprit semblait transparaître dans chacun de ses mouvements, de ses traits. Il lui laissa le temps de finir son explication, n'empêchant toutefois pas son esprit d'analyser la jeune femme devant lui.

Il éprouva un soulagement teinté d'une pointe d'inquiétude. La vérité contre la liberté. N'était-ce pas trop simple ? Et ce "terrain d'entente" dont elle parlait, que pouvait-il être ? Mais dans la situation présente, il ne pouvait se permettre de se montrer trop sur la défensive, au risque de perdre sa seule chance de survie. Il soupira un instant avant de se placer autrement, de manière plus détendue. Il ne servait plus à rien de se guinder sans raison désormais. Et ce léger "laisser-aller" n'altérait en rien sa faculté à réagir en toute circonstances. "Je suis Kiréïdien. Un mercenaire, perdu à Ilmyde au suite d'un contrat que je qualifierais de passible de peine de mort pour un Kiréïdien." Il avait accepté le travail d'un général d'Ilmyde, cela ressemblait grandement à une haute trahison. Heureusement que son statut de mercenaire le protégeait au moins des procédures officielles, tant qu'il s'acquittait de sa tâche uniquement. Si l'on devait se débarrasser de lui pour avoir apporté une aide à l'ennemi, ce serait par des stratagèmes plus discrets et illégaux. "Désireux d'en voir plus sur ces terres inconnues, j'ai inutilement prolongé mon séjour pour au moins atteindre Manest. Et cette épée est la mienne, je n'ai pas pu me résoudre de m'en séparer." Une attache sentimentale futile, sans aucune explication rationnelle ou émotionnelle. Non, il utilisait juste cette épée qui fut forgée pour sa main seule depuis si longtemps qu'il ne désirait pas risquer de la perdre. "Je peux au moins vous assurer que je ne suis absolument pas comme la plupart des autres Kiréïdiens, à désirer si ardemment la mort de la race Algiz qu'ils en perdent toutes humanités. Voilà, ma part du contrat est accomplie. Expliquez moi vos conditions, désormais."



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Observatrice, elle note que l’impassibilité de l’homme ne vacille pas un instant, combien même tout son mensonge c’était fait démodé par des faits incontestables. Il se savait démasquer et pourtant le calme était resté un maitre mot chez lui, elle admirait ce genre de comportement, parce qu’elle savait qu’il n’était pas toujours évident de garder son calme lorsque l’on ne sait plus ce que le destin peut nous réserver. Surtout en terre hostile, lorsque l’on est un humain qui ment à une Algiz. Nul doute qu’il serait mort sans aucune forme de procès si cela n’avait pas été elle, une rare Algiz qui ne hait pas les hommes. Sans doute parce qu’elle reconnait leur intérêt.

Elle croise ses bras et écoute ce qui doit être la vérité cette fois. Pour le coup, elle n’a absolument aucun moyen de savoir s’il est réellement sincère ou s’il ment une nouvelle fois. Elle ne peut que le croire, faire confiance à son instinct. Quelles raisons pourrait-il avoir de lui mentir une nouvelle fois, de toute façon ? Elle l’écoute, jusqu’au bout. Et, s’il dit vrai, alors ils se ressemblent un peu tous les deux. Contrées ennemies, ils ne cherchent pourtant pas la destruction de l’autre. Elle sourit.

« Et je ne suis pas comme la plupart des Algiz, je ne désire pas l’extermination des humains, je ne les déteste pas et je travaille même avec nombre d’entre eux. » Commence-t-elle par répondre. Cela mettra en condition la suite de son petit discours. « Figurez-vous que je jouis d’une certaine…Notoriété dans les bas quartiers. Accompagnée d’un humain ou non personne n’en fera cas, dans l’hypothèse où, bien sûr, quelqu’un remarquerait votre état. Je peux vous faire quitter la ville par ces quartiers. » Elle l’invite à la suivre et lui ouvre le chemin avant de reprendre. « Pour ce qui est du reste, si cela vous intéresse nous pourrions passer un accord. Vous pourriez vous acquitter de quelques tâches  pour moi. En échange, puisque vous travaillerez officiellement pour moi, je peux vous rédiger un document officiel vous autorisant à fouler le sol de nos contrées. » Elle marque un temps d’arrêt. « Mais vous devez savoir que je suis très certainement la dernière personne au monde que vous désirez trahir. Si vous faites du mal à l’un des miens durant vos séjours, et je dis cela simplement pour que nos termes soient clairs, la mort semblera douce à vos yeux en face de ce que vous vivrez. » Elle conclut le tout d’un sourire. C’est une mise en garde qui se devait d’être faite. « Alors, qu’en pensez-vous ? »
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Deafening Dissonance

Dans cette déferlante de malchance et de tragiques mutilations mentales que s'infligeaient le jeune homme, une lumière vint finalement lui faire sortir la tête de l'eau. Jamais il n'aurait cru que la vérité eut sauvé sa vie, pas dans un tel lieu, dans un tel pays, si hostile envers les humains. La fortune devait veiller sur lui, exceptionnellement. Il écouta l'explication de l'Algiz, attentivement, calmement, patiemment. Et très vite, le mercenaire parvint à assembler les différents morceaux de cette énigme. La demoiselle devait vivre en marge de la société, sans doute était-elle à la tête d'un petit réseau vivant dans l'ombre de la ville de pierre, accomplissant toutes les besognes que les "honnêtes" gens, pavoisés de l'éternelle hypocrisie, refusaient de faire pour respecter leurs éthiques bien qu'ils estimaient ces dits-travaux comme nécessaire. Assassinat, marché noir, espionnages... Si seulement le Kiréïdien savait sur qui il était tombé. Tout en suivant l'Algiz, il continue d'écouter ses propositions, ses accords. Le marché avait l'air équitable, une façon de sortir vivant d'ici en échange de quelques tâches à accomplir, le seul bémol ici était la nature et surtout le nombre de tâches en question. Caym voulait vivre, mais certainement pas cracher sur sa liberté ou encore ses principes. La menace de la demoiselle est efficace, concise. Il n'en faut pas plus à l'humain pour comprendre à quel point elle est sérieuse dans ses propos. Mais il n'est guère impressionné par cela. Il était habitué aux menaces de ce genre et la meilleure façon pour lui de gérer avec ces dernières était tout simplement de respecter les conditions qui lui étaient proposés. Ou refuser un travail s'il le trouvait trop contraignant.

Le jeune homme se figea et plongea son regard dans celui de son interlocutrice. Il l'avait écouté, ses conditions, ses propositions. A lui maintenant d'entamer sa part du travail. Car aucun contrat n'existe s'il n'est pas négocié par les deux parties, c'est une des règles d'or que la vie à apprises au jeune homme, un commandement qu'il oublie trop souvent si la situation exige son aide en catastrophe. Il plaça ensuite sa main sur le menton, pensif. Il devait faire attention à bien choisir ses mots, ne pas se risquer à chatouiller la fierté de l'Algiz. Elle était sa seule issue. "J'en pense que la proposition est alléchante, je vous l'accorde. Cependant, j'aimerais en retravailler quelques clauses. Les éclaircir, tout du moins." La négociation et l'art subtil de l'éloquence n'étaient pas son fort, loin de là. Prenant une inspiration, il se détendit, relaissant ses bras descendre le long de son corps, de façon naturelle. "Comme je vous l'ai déjà dis, je suis mercenaire. Je mets un point d'honneur à souligner ce fait. Ne compter pas sur moi pour un assassinat ou quoi que ce soit de la même veine, bien d'autre s'y sont essayé avant vous, et tous ont eu de ma part une réponse négative." Il se souvenait encore de ces nombreuses missions, ces escortes finissant en embuscade préparée, ces bals où il assurait une protection à la limite de la tentative de meurtre... "D'ailleurs, je n'agis pas non plus en tant qu'informateur, dans un sens comme dans l'autre. Vous ne saurez rien sur Kiréïde ou ailleurs, et rien de ce que je vois et entends ici ne saurait filtrer en dehors d'Ilmyde." Caym était quelqu'un de respectable, il avait un certain sens de l'honneur qu'il aimait à préserver envers et contre tout. Surtout car il désirait éviter que par sa faute, un drame puisse arriver. "Je peux me charger sans mal d'escorte, de main d’œuvre pour un combat à venir, une extermination ou tant d'autres travaux du même acabit. Et n'ayez crainte, je n'ai aucun grief envers les Algiz ou même les humains. Les deux peuples m'indiffèrent plus qu'autre chose. Vous pourriez donc requérir mon aide pour lutter contre quelques bandits humains, cela ne saurait me retenir." Un réel justicier dans l'âme. Il ne se doutait pas qu'on pouvait requérir sa force dans un conflit armé, non, le jeune homme pragmatique pensait encore qu'on ferait appel à lui pour abattre quelques bandits, rien de plus. "De fait, ne vous en faites point. Jamais je ne m'en prendrais à l'un des vôtres sans raison. Toutefois, ne soyez pas naïve. Je me défendrai si besoin est. Je m'appliquerai à ne pas tuer, mais si un de vos hommes désire se quereller, il trouvera une réponse... Frappante." Il la fixa, attendant ses réponses. En avait-il trop fait ? Lui-même l'ignorait, il ignorait même si certains de ses mots avaient pu être blessant ou non.



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Les regards se croisent et elle tente d’y lire l’acceptation, ou la protestation. Mais ce n’est aucun de ces deux sentiments qu’elle arrive à retrouver dans les yeux de l’humain. Elle ne peut s’empêcher de sourire dès lors qu’il ouvre la bouche. Elle n’aime pas lorsqu’on accepte tout sans conditions. Elle préfère avoir de son côté des hommes qui savent négocier, refuser, en bref, des personnes de caractères, insoumis. Elle traine dans tellement d’affaires que c’est presque un prérequis. Il n’ait pas l’air d’être homme à se laisser marcher sur les pieds. Elle perdrait sans doute plus d’argent qu’elle n’en récolterait, avec des hommes comme ça…

Elle écoute, attentive, les mots du mercenaire. Il lui semble normal qu’il ne veuille pas accepter quelque chose sans véritablement savoir dans quoi il s’embarque : ce serait le meilleur moyen d’avoir des problèmes. Mettre les choses au clair est un pré-requis nécessaire dans ce genre de contrat. La belle hausse un sourcil en écoutant sa première condition. Elle sourit, pourrait presque lui répondre sur le champ, mais elle préfère le laisser terminer afin que tout soit mis au clair le plus rapidement possible. Elle n’aime pas vraiment lorsque les choses trainent en longueur.

Elle reconnait trouver dommage de ne pas pouvoir compter sur lui comme d’informateur, mais qu’importe finalement. C’est là un gage de confiance qu’elle peut lui accorder, et elle possède déjà des yeux et des oreilles en Kireïde, bien que ce soit un point qu’elle gardera pour elle et pour ses plus proches. Ce genre d’informations ne doit pas s’ébruité pour la protection de cette personne. Et, malgré ce que l’on pourrait penser d’elle, elle prend soin des gens qui travaillent pour elle. Elle tire une petite moue, mais finalement ce n’est pas plus mal. Il a des valeurs et il y tient, bien. Elle hausse les épaules. Encore une fois, elle reprendra chacun que ses points lorsqu’il en aura terminé avec toutes ses conditions.

Il termine d’une bien belle façon, il sait comment tourner son argumentaire, sans l’ombre d’un doute. Sa dernière prise de parole reprend les tâches qu’il peut accomplir et tente de la rassurer quant à ses intentions. Il éclaire également, bien entendu, les réactions qu’il aura face à de la provocation. Elle hausse les épaules. Il est normal de se défendre tant que ce n’est pas une réaction disproportionnée face aux provocations. Elle sourit, amusée. « Ai-je l’air d’être femme à demander que l’on tue pour moi ? » Sous-entend-t-elle qu’elle n’a besoin de faire tuer personne, ou qu’elle peut s’en charger elle-même ? Elle laisse volontairement planer le doute. « J’ai bien pris note au sujet des informations. J’espère donc pouvoir me fier à ces mots et que vous resterez muet comme une tombe. » L’expression est-elle bien choisie, ou a-t-elle été employée sans y réfléchir ? « Je ne peux blâmer quelqu’un qui réponds à une provocation. » Continue-t-elle tandis qu’ils s’enfoncent dans les ruelles des bas-fonds. Suite à ses mots une idée lui est venue. Elle a donc modifié son itinéraire en conséquence. « Pour ce qui est de l’escorte et de la protection, figurez-vous que cela tombe bien… » Ils arrivent devant une jeune femme qui semblait attendre Aelin. Elle lui confie un objet, que la demoiselle met dans son sac, qui semble en contenir bien plus.  « Voici Shana. Il se trouve qu’elle doit se rendre dans vos contrées pour affaires. A ses côtés en tant qu’escorte, vous n’aurez aucun mal à quitter la ville, ni même nos terres. Je vous propose de faire de son escorte votre première mission pour moi, puisque cela semble s’accorder avec vos plans. » La jeune Shana tend un parchemin à Aelin, ainsi qu’une plume. La belle s’empresse de signer le document avant de le tendre à Caym. « Ceci atteste que vous travaillez pour moi. Avec ce document vous serez libre d’aller et venir sur nos terres. Avons-nous donc un accord ? » Elle lui adresse un léger sourire.
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Caym ;

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Il avait l'impression que tout était en train de redevenir normal, qu'il n'était pas à Ilmyde mais à Kiréïde, Sollvaec ou Asmosa, à discuter avec un quelconque employeur des tournure de son futur contrat. Et cela le contentait largement. La demoiselle semblait être importante dans la pègre d'Ilmyde, au vu de ses mots, de sa gestuelle, de sa façon de faire. Elle semblait changeante, capable de s'adapter à n'importe quel courant, aussi fort pouvait-il être. Il n'aurait pas été étonnant qu'elle ait des yeux et des oreilles de par tout Meinarest. Sans répondre, il écoutait la jeune femme tout en la suivant à travers Manest. Tous deux, ils s'enfoncent de plus en plus dans les ruelles les plus profondes de la ville, sans aucun doute l'empire sur lequel elle devait régner. Ils arrivèrent devant une autre personne qui semblait les attendre, depuis combien de temps avait-elle prévu tout ce qui se déroulerait ? Une organisation parfaite bien qu'un peu déroutante, voire même angoissante. Il n'appréciait que guère l'idée d'être manipulé, même si cela n'avait aucune réelle incidence sur lui.

Il observa la prénommée Shana. Elle serait donc son passe droit pour sortir d'Ilmyde en toute sécurité ? Qui pouvait-elle bien être ? Une personne importante, ou simple faire-valoir de l'Algiz dont il ignorait encore le prénom, à l'importance telle qu'elle serait capable d'user de son influence aussi facilement que cela ? Qui était-elle vraiment ? Il observa ensuite le document qu'il prit entre ses mains. C'était si facile, si... Evident. Il savait, il avait parfaitement compris que son interlocutrice avait des rapports avec la pègre, que ses missions qu'elle pourrait lui confier serait plus du côté de l'illégalité. Mais en échange de cette possibilité de pouvoir venir sur Ilmyde quand bon lui semblait, il trouvait que ce n'était que peu cher payé. D'autant plus qu'avec ses conditions, il s'était au moins mis à l'abri de tueries purement gratuite au profit de quelconques malfaiteurs. "Une simple escorte, hein ? Oui, nous avons un accord." Il tendit sa main à la jeune femme avant de se raviser. Quelles étaient les us et coutumes des Algiz quant à ce genre de situation ? Une poignée de main, ou autre chose ? "Jusqu'où dois-je l'accompagner ? Kiréïde, ou ailleurs ? Je voyage beaucoup, je serais à même de la guider le plus rapidement et sûrement possible." Il ne savait pas quelle était la nature de sa transaction, mais il était quelqu'un de professionnel. Il s'acquitterait de sa tâche, ferait tout son possible pour accomplir sa mission le plus efficacement possible. Il se tourna ensuite vers son employeur. "Je me nomme Caym. Je suppose que je n'ai pas de souci à me faire quant à votre faculté à me contacter une fois que j'aurais quitté Ilmyde ?"



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Un regard, simple et discret, est échangé avec Shana. Elle y lit combien la jeune femme est frustrée de ne pouvoir faire ce voyage seule. C’est une louve, et elle sait bien se défendre, elle ne peut que lui concéder. Mais en son sens on n’est jamais trop prudent, et la marchandise qu’elle doit transporter est bien trop précieuse pour qu’elle accepte de prendre des risques. Elle pensait, tout d’abord, demander à l’un de ses hommes de l’accompagner, mais c’est finalement une parfaite première mission, pour un contrat qui vient tout juste de se former. Un premier, elle l’espère, qui précède une longue lignée d’autres accords et échanges.

Elle lui adresse un nouveau sourire. Elle aurait pu prendre la main tendue, mais il s’est ravisé et elle n’a pas vraiment envie de revenir là-dessus. « Il faut qu’elle se rende à Chang’An, pour affaires. Certains bandits risquent de s’intéresser à la marchandise qu’elle transporte, je compte sur vous pour qu’il ne lui arrive rien. » Pour le retour, délestée de tous ces fardeau, elle ne sera sans doute ciblée de personne, ou alors il ne s’agira de rien qu’’elle ne puisse gérer seule. Mais en étant chargée, c’est une autre histoire.

« Je n’aurais en effet aucun mal à vous recontacter lorsque vous serez en Kireïde. » Cette fois, c’est elle qui lui tend la main pour lui serrer. Peut-être une façon de le rassurer sur ses manières ? Qui sait ? « Aelin, et je suis ravie. » Elle est sincère. Elle ne le connait pas encore très bien mais il ne lui est pas désagréable. Et puis, elle trouve amusant le mal qu’il peut avoir à mentir sans talent aucun. « Je vous dis à bientôt alors, Caym. » Nouveau sourire. Elle qui s’ennuyait tout à l’heure, c’était, finalement, une journée plutôt bonne.


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