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« [Aelin] Maîtresse Renarde et maîtresse Corbeau. »
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La lumière aveuglante.


■ Les dictons peuvent être un chemin de vie pour certains ou un éphémère voyage de temps pour d’autres. La plupart parle de battre le fer tant qu’il est encore chaud, le reste débatte de vaincre les flammes par les flammes. En ces jours littéralement de traversée du désert, l’adage se mue en détruire les ténèbres par elles-mêmes. Mais cela souligne le danger perpétuel de ce périple sous un soleil ardent, l’ennemi numéro un des humains.

Les perles de sudation ne s’arrêtent pas de glisser sur la peau désormais moite. La gorge desséchée est douloureuse malgré la goulée d’eau salvatrice. Les respirations des participants à cette épopée n’est plus d’un râle. Il n’est pas sans dire de s’interroger sur l’endurance des hommes-bêtes avec un tel micro-climat. Ces derniers ne se transforment pas malgré leur connue fragilité sous forme humaine mais il est plutôt plus sage ainsi que de gagner une fourrure ou un plumage plus encombrant sous cette torpeur torride.

La caravane avance. L’arrivée ne semble plus éloignée, du moins comme l’espère la seule humaine du groupe sans oublier que les mirages sont de mises. La juge d’Asmosa ne se plaint pas par sécurité. Elle n’a déjà pas eu l’idée d’incongrue pour accélérer la marche de demander aux Algiz se transformer et monter sur eux. C’est les traiter comme ce qu’ils ne sont pas. Elle ne se lamente pas de la drastique portion de liquide frais que ses compagnons lui accorde. Sa présence est des plus pestilentielles pour eux. Il vaut mieux alors agir avec raison que de courir à sa perte dans un tel milieu où même un simple abandon est un arrêt de mort.

Pourquoi n’est-elle pas encore sous l’état de cadavre ? Tout simplement parce qu’une personne importante d’Ilmyde du moins dissimulée dans les bas fonds du royaume l’a invité. Cette « notoriété » cachée répond au nom d’Aelin. L’humaine et la femme renarde se sont rencontrées via le biais du candide Ritchy, qui a le don de donner espoir que tous les Algiz ne sont pas mauvais ou des individus belliqueux près à déchiqueter le moindre humain en vue. La marche continue et un escalier apparaît aux yeux de Themyat et probablement de mémoire des habitants des lieux. Les marches de grès descendent vers de grosses portes en acier forgé et boisé. Cela paraît primitif mais ce n’est qu’une illusion pour dissuader les ignares. Une œuvre d’art, un travail minutieux et pérenne se dresse là, annonçant la couleur des lieux. Il ne faut pas croire à l’habit du moine.

Tout s’accélère. L’embrasure se dévoile pour mieux se refermer à la suite. D’un coup, l’atmosphère se rafraîchit. L’air frais semble émaner des profondeurs au loin parmi les couloirs sombres et illuminés de torches puissantes. L’ambiance est telle que quiconque croirait à une visite nocturne d’une ville. La jue ne peut s’empêcher d’admirer cet endroit des plus étranges. Si en Sollvaec tout est pur, immaculé, Valtac, du moins ses souterrains, affiche une propreté malsaine, presque factice. Comme si les apparences sont trompeuses. Les résidents affichent honnêtement leur mépris envers cette humaine à l’odeur irritante mais aussi une certaine condescendance envers cette faible femelle de surcroît. La juge ne montre pas son répondant habituel. Elle n’est pas la bienvenue, autant faire profil bas. Il n’y a pas de temps à perdre.

Les voies s’assombrissent. L’air se refroidit, devenant agréable. Certains membres du groupe discutent avec les « gardes » et laissent seule Themyat avec un seul Algiz, qui la mène vers une bâtisse de pierres plus imposantes que les autres. Le message est claire, même accompagnée d’un seul homme-bête elle ne peut rien faire qui puissent leur nuire et s’enfuir. Ils entrent dans la demeure assez somptueuse et charmante tout en gardant en ses murs cette impression qu’il ne s’agit que d’apparats pour tromper le moindre visiteur. Puis on frappe à la porte pour signaler leur présence. Celle-ci s’ouvre et dévoilant Aelin. S’inclinant à nouveau pour remercier l’Algiz de lui avoir tenu compagnie, geste qui a étonné tout le groupe devant une politesse quasi naïve mais touchante, Themyat réalise une révérence pour saluer la maîtresse de ce royaume des ombres.

« - Bonjour Dame Aelin. Vous m’avez sommé, je suis désormais là. Le voyage s’est bien passé. Que puis-je faire pour ma chère, vous qui avez demandé mes services ? »


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L’Algiz avait tiré une sale tête, et Aelin n’avait gardé de cette image que le souvenir d’une satisfaction certaine. A n’en point douter, ce n’était pas des plus bienveillant envers Themyat, mais elle savait sa collaboratrice en sécurité malgré tout. Le corbeau à qui elle a confié la tâche d’aller chercher la juge et de l’escorter jusqu’en sa planque principale n’avait pas réellement pris son travail à cœur ses derniers temps. Il faisait tout mal, et avec une mauvaise foi déconcertante. Il fallait bien se douter qu’elle lui ferait passer un message pour lui faire comprendre de se ressaisir tôt tout tard. En ce sens, elle n’aurait rien pu trouver de pire que de lui demander de se rendre en territoire humain dans le but d’en escorter une. Il se laissait aller voilà tout. La reine du marché noir savait ce qu’il valait, et en dehors de son sale caractère il savait être efficace, elle pouvait au moins lui accorder ça.

Elle osa un regard au dehors ; d’un point de vue extérieur, la bâtisse semblait en bien piteux état. Il n’en était rien mais le coté délabré donnait l’impression que le bâtiment tout entier menaçait de s’effondrer, cela éloignait les curieux les moins courageux. Pour les autres, l’endroit était toujours gardé, et bien gardé. S’agissant de l’une des planques principale de la reine du marché noir, il n’aurait su en être autrement. Pas sécurité, la première pièce, qui faisait office d’entrée, semblait tout aussi délaissée que le reste. Ce n’est qu’une fois cette entrée franchis que l’endroit semblait un peu plus décent et agréable. Enfin, beaucoup. Elle y séjournait parfois et tenait à garder un certain confort.

Elle y séjournait ces derniers jours, d’ailleurs. Elle avait fait demander la venue d’une juge d’Asmosa, principalement pour affaires mais également pour sa présence, et se devait de l’accueillir dignement, plus dignement que les autre Algiz n’auraient probablement pu le faire, malgré son statut officiel d’invitée sur ces terres. Lorsque trois petits coups sonnent à sa porte, elle sait déjà qui elle trouvera derrière. Elle ouvre, adresse un sourire à son invitée et congédie ses hommes d’un regard. Ils ont bien assez à faire et elle n’est très certainement pas en danger en compagnie de Themyat. Elle invite la juge à entrer et lui présente un siège d’un geste de la main. « Installez-vous, le voyage a dû être long et pénible, prenez donc un instant pour vous reposer. » Elle est, d’ordinaire, aussi directe que la juge concernant les affaires. Cependant, dans ces cas comme celui-ci, où le voyage est long, elle sait accorder un certain temps à son hôte pour se remettre du voyage. En ce sens, quelques boissons et quelques trucs à manger sont déposés sur la table, juste au cas où. « Servez-vous, faites comme chez vous. » lui dit-elle avant de s’installer dans le fauteuil en face d’elle.
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Prélude.


■ La maîtresse de maison est là, présentant sa prestance par un simple geste. Ni une ni deux, les deux femmes étaient seules désormais. L’humaine ne tique pas devant l’atmosphère dominante que l’aura de l’Algiz dégage. Le message se veut clair : Themyat n’est guère un risque pour la dirigeante des souterrains. Aucun mouvement de recul ne paraît ni même l’esquisse d’une peur. Sur le visage se dessine plutôt une once d’intérêt et de curiosité polie. Certains le verront comme un trait de folie suicidaire, davantage pendant que la juge se dirige vers le siège qu’Aelin lui désigne sans le moindre mot. La mage agit comme bon lui semble, sans être brusquée. Il semblerait qu’elle se sente à l’aise. Ses yeux s’attardent sur la salle alors que son corps se repose assis confortablement.

Puis d’un hochement de tête, la femme blonde réfute la pénibilité et la longueur du voyage. Elle a été bien trop sur le qui-vive pour s’ennuyer, seule la chaleur a pu paraître désagréable. Mais l’instant accordé ne se refuse pas. Rares sont les non individu-bêtes à pouvoir profiter d’un statut de convive en ces lieux, loin de l’hérésie à ne pas accepter ce genre d’invitation. Les portes s’ouvrent à nouveau avec des personnes sous l’apparence humaine apportant de quoi se sustenter. Patientant, Themyat se sert paisiblement une fois que l’hôte de cet endroit avec un certain charme et d’impact lui donne son aval. Les gestes trahissent l’éducation stricte et bourgeoise de l’humaine. Une fois avoir terminé l’un des petits encas et savouré la boisson fraîche, la rencontre se fait à plus sérieuse.

« - Merci pour cet accueil. La découverte d’un nouveau pays est toujours une aventure en soi surtout pour ma petite personne mais fait oublier les difficultés croisées. »

Les regards se croisent sans se délier. Aucune animosité montre le bout de son nez. Aelin a les rênes. La juge a scellée sa vie en ayant concédé à parcourir les terres pour rejoindre la femme-renarde. Pourtant, l’appeler dévoile son importance d’être dans le réseau de la régente des bas fonds aux yeux de cette dernière. Les lèvres quittent le verre qui retrouve la table sans un bruit. Elles dessinent alors les paroles simples mais claires.

«  - Nous pouvons parler affaires désormais. Qui vous porte litige pour que vous appelez les services d’’une humaine étrangère de vos contrées ? »


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La juge ne laisse rien paraitre, mais la maitresse des lieux n’en reste pas moins persuadée qu’elle se sent plus à l’aise à présent que ses hommes ne sont plus dans le coin. Aelin reste pourtant la personne la plus dangereuse des lieux, à n’en pas douter. Son garde du corps –absent de cette petite entrevue entre femmes- laisse parfois penser le contraire. Elle ne relève pas. Elle se moque bien de ce que l’on peut penser de ses talents. Au besoin, elle est capable de faire ses preuves et voilà tout ce qui importe. Elle ne doute pas que la femme face à elle lui ressemble un peu sur ce fait, d’ailleurs.

Elle laisse le temps à la juge de se servir de quoi manger et, surtout, se rafraichir. Elle sait combien il peut être difficile de traverser le désert lorsque l’on n’est pas habitué au climat ou lorsqu’on ne possède pas les compétences propres aux hommes-bêtes. La reine du marché noir est bien capable de patienter quelques temps, le temps que sa convive se sente plus à l’aise en ces lieux qui sont les siens. Elle lui souhaite de bien profiter de ce statut. Même avec ses semblables, il est rare de la voir accorder autant d’intérêt pour un invité, même ceux qui sont véritablement désirés en ces lieux. Les affaires doivent toujours se faire dans les meilleures des conditions. En particulier celles-ci.

« Ilmyde est une nation qui, comme chacune, offre beaucoup à découvrir. » Répond la renarde avec un sourire. Des banalités qui s’échangent sont souvent nécessaires avant d’entrer dans le vif du sujet. Cela permet aux langues de se délier. Et ce n’est qu’après que les sujets les plus sérieux peuvent être abordés. Les affaires, en l’occurrence. De sa main gauche elle vient attraper un raisin qu’elle porte à ses lèvres et qu’elle avale. Le sujet qui va être abordé est dur, lourd. Pourtant elle ne laisse rien paraitre de tout cela. « Vous vous doutez que je ne vous ai pas fait déplacer pour rien…Je sais qu’Asmosa tient à préserver sa neutralité et je le comprends. C’est pourquoi je tenais à passer par vous. » A son tour, elle boit quelques gorgées d’une boisson rafraichissante. « Saviez-vous qu’un homme originaire de vos contrées trouve particulièrement distrayant de commettre quelques méfaits au sein de cette ville ? » Elle plonge son regard dans le sien, curieuse d’entendre cette réponse, curieuse de savoir à quel point la juge peut être renseignée sur les affaires extérieures à celles de ses terres.
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