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« Something to Protect. [Pv: Malord] »
Kerist ;

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Pacifiste

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Something to Protect



Le visage caché par la capuche de sa cape, ses deux gardes se tenant en avant et en arrière de la marche, Kerist se rendait comme à son habitude dans les bas quartiers de la Basse-Ville. Nombres de fois, on avait essayé de la convaincre de ne pas se rendre dans pareil endroit, que ça soit sa famille, comme nombreux membres du culte. Mais rien, ne pouvait contrer la détermination, ni l’acharnement de la demoiselle et contre la misère, elle était prête à donner de sa personne, ne serait-ce que pour soulager un tant soit peu les mœurs. Après de longues minutes où la marche fut des plus chaotiques, la prêtresse frappa quelques coups sur une fine porte en bois, prenant soin de ne pas frapper trop fort pour ne pas la fissurer. Ses gardes se postèrent sur les côtés du cadrant de la porte, de façon à ne pas intimidé la représentante de la bâtisse qui ne tarda pas à ouvrir la porte, sa mine déconfite, marquant de plus en plus son visage inquiet. Mais cela Kerist ne pouvait l’apercevoir, néanmoins, elle pouvait sentir la peine et la détresse de cette femme qui reprit peu à peu joie et espoir en voyant le paquet que lui présentait la non-voyante.

« Je tiens tout particulièrement à m’excuser pour ce temps de latence. Ce ne fut pas une mince affaire, mais j’ai pu vous procurer l’ingrédient pour le remède dont vous avez besoin. Me permettez-vous de lui administrer ? »

Invitant la prêtresse à rentrer dans son humble demeure, Kerist remercia d’un sourire lumineux la mère en détresse, avant de suivre celle-ci grâce au son et à la fréquence de ses pas. Tâtant quelques instants le vide à la recherche d’une chaise près de l’alitée, l’un des gardes de Kerist, pris avec soin le sac contenant le remède, donnant peu à peu les ingrédients à la prêtresse, qui les vérifia par l’odorat, avant de les mixer dans une sorte de mortier pour en faire une poudre. Sans attendre, elle mélangea cette poudre à un sirop, secouant ce nouveau mélange pendant quelques minutes de façon à ce qu’il soit homogène. Après vérification, la prêtresse offrit celui-ci à la petite alitée d’à peine sept ans, restant à son chevet jusqu’à ce que sa toux s’atténue et que la petite s’endorme. Quand cela fut fait, la jeune femme se releva alors, approchant de la sortie, avant de donner des recommandations à la mère soulagée.

« Veillez à respecter les dosages. Il ne faut pas dépasser les deux cuillères par jour. Si jamais elle présente des signes inquiétants ne tardez pas à me faire appeler. Prenez soin d’elle. »

Sur ses quelques paroles, la jeune femme pris enfin congés avec ses deux gardiens, laissant la malade aux soins de sa figure maternelle. Intérieurement, la demoiselle aux cheveux couleurs blés, priait pour le rétablissement de l’enfant, avec l’espoir grandissant que ce traitement serait le bon. Mais ce n’était pas là, la seule tâche que la jeune femme voulait accomplir en cette journée. Car aujourd’hui, elle avait reçue dans l’un de ses domaines, des caisses remplient de victuailles qu’elle offrait le plus souvent au plus démunis. Une façon comme une autre, de venir en aide à la pauvreté et d’essayer au maximum de reboucher le gouffre immense que la société de Sollvaec engendrait. Une idée peu soutenue que la jeune femme essayait de faire vivre comme elle le pouvait. Arrivant dans sa demeure aux allures normalistes, Kerist s’attela sans broncher à l’ouverture des caisses, prenant le soin de faire l’inventaire de chaque aliment que celle-ci contenait. L’égalité était de mise dans cette distribution ne serait-ce pour éviter de réveiller jalousie et haine. Aidée par ses gardiens qui la guidèrent dans cette tâche, peu de gens ne connaissait cette demeure où la jeune femme établissait son petit campement qui la changeait de son travail dans le culte. Ils étaient une minorité et c’était surtout les personnes les plus proches à son cœur qui en connaissait l’adresse exacte. Déjà pour éviter les tentatives de vol sur cette demeure, mais aussi parce que Kerist n’accordait sa confiance qu’à quelques personnes de son entourage.
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Malord ;

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La capuche de son long manteau blanc ramené sur le sommet de son crâne, Malord semblait errer dans les rues de Sollvaec, se mouvant avec grâce. Quiconque n’aurait pas eu l’instinct de s’arrêter sur lui quelques instants pour mieux le détailler aurait très certainement pu le confondre avec un spectre dansant dans la brise rafraîchissante de cette fin de matinée. Le Héron savoura cette sensation sur la peau qu’il avait laissée à l’air libre, laissant ses vêtements faire office de voile dans son dos pour le reste. Ses yeux vairons balayent les rues qu’il parcourait et empruntait, les connaissant par cœur pour y être presque né. Sa vie entière s’était résumée à Sollvaec et rien de plus. Plus ou moins.

En ces heures où il était libre de faire ce qu’il lui plaisait de ses mouvements, Malord se dirigea donc vers une habitation qu’il avait déjà eu l’occasion de visiter bien des fois. Il avait envie de voir l’une de ses plus proches amies. Kerist, elle aussi née Héron, était ce que Malord pouvait nommer l’une de ses meilleurs amies, sans hésiter un seul instant. Entre eux, il existait une sorte d’alchimie indescriptible et sur laquelle il n’était pas possible de mettre de mots clairement délimité. Leur lien allait au-delà de quelques entrelacements verbaux.

Afin de tromper le silence qui avait pris part autour de lui, le bleuté entama alors une courte mélodie, laquelle se diffusa sans peine dans les rues de Sollvaec, dans son sillage si particulier.

« Tu représentes la marée
Destinée à chercher la vie, hors de portée
Mais l'océan est changeant, comme coule le temps,
Saisis donc ton destin.

Dans la lumière, une main t'atteint
Un double tranchant coupe ton cœur en deux
Ta rêverie t'as quittée, accepte ta destinée

Chante avec moi la chanson de droits et d'amour
La lumière se diffuse dans le ciel autour
L'aube déchire les ténèbres, blanche clarté
Perdu dans mes pensées… »


Le Seigneur Silence – puisque tel était le surnom que l’on lui avait attribué – ne remarqua pas immédiatement le petit cortège de curieux qui le suivait de plus ou moins loin, maintenant qu’il s’était engagé sur le chemin de la résonnante chanson. Lorsqu’il comprit finalement de quoi il retournait, il ne put qu’adresser un sourire sincère aux badauds qui le regardait avec de grands yeux. Sa voix de femme ne les avait peut-être pas encore guidés sur la voie de la vérité, mais pour l’heure, Malord se fichait de pareils détails. Il n’y prêtait guère importance. Tant que sa voix pouvait apaiser autrui, cela lui suffisait amplement.

Finalement, il parvint sans encombre jusqu’à la demeure de Kerist et s’y engouffra, ne craignant rien ici-bas. Il trouva alors sa grande amie affairée à un exercice qu’il ne sut immédiatement déterminer. Saluant les gardes respectueusement, Malord ôta ensuite sa capuche, laquelle retomba sur ses épaules, et s’approcha de sa consœur. « Bonjour Kerist, puis-je t’aider dans ton occupation ? »

Jamais il ne pourrait revenir sur sa nature première.

Spoiler:
 
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Kerist ;

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Something to Protect



Laissant sa main dévaler les bocaux en verre qui se dressait dans la boîte, la jeune femme semblait comme emportée dans son labeur. Rien ne semblait vouloir la faire sortir hors de son cocoon de réflexion, et pourtant, l’agitation autour d’elle l’obligea à s’arrêter comme intriguée par celle-ci. Ou du moins, ce fut une voix connue qui la stoppa dans son élan, laissant son corps faire volte-face pour se confronter à la nouvelle présence. Un sourire illumina alors son doux visage tendit que ses pas se laissait guider par ce son féminin à la démarche pourtant masculine. « Malord ! Qu’il est bon de te revoir ! » Dans un élan de joie, la demoiselle étreignis le héron dans ses bras dés qu’elle sentit son essence à son niveau. L’étreinte dura quelques secondes, marquant de cette affection que Kerist avait toujours accordée à son jeune ami. De toutes les personnes que la héron avait rencontrés dans le temple, Malord avait été le seul à avoir su s’accaparer sa plus grande confiance. Elle avait toujours eu une relation indescriptible avec lui. Une forte amitié qui n’avait de cesse que de grandir de jour en jour. Dans l’euphorie de ses retrouvailles, la jeune femme en oublia jusqu’à la question du jeune homme, posant avec ses soins ses paumes de main sur les joues de celui-ci, un geste fraternel qui témoignait cette fois de son inquiétude.

« Comment te sens-tu ? Est-ce que tu continues à prendre soin de toi comme tu me l’as promis ? Tu n’es pas fatigué ou éreinté ? »

Depuis quelques temps déjà, Kerist ne cessait de se tourmenter concernant l’état de son jeune ami. Elle ne savait pourquoi, mais elle avait l’impression que quelque chose n’allait pas chez celui-ci. Elle n’en était pas certaine, mais elle le sentait, comme un mauvais présage. Bien sûr, elle ne voulait pas l’affoler avec juste des impressions, toutefois elle tenait à ce qu’il prenne soin de lui, se ménageant du mieux qu’il le pouvait pour ne pas en faire trop, comme à son habitude. Les mains de la héron quittèrent alors avec douceur les joues de son comparse pour aller se poser sur ses bras. Elle venait alors à se rappeler de la question que Malord lui avait adressée à son arrivée, question qui la fit faire volte face, avant d’expliquer la situation avec un sourire guilleret.

« Pardonne-moi, je manque de politesse à ton égard. Ton aide est évidement la bienvenue. » Avançant de quelques pas, la prêtresse se tourna alors de nouveau vers le héron, lui laissant le libre arbitre de regarder la contenance des caisses. « Comme tu peux t’en apercevoir, je compte faire des dons de victuailles à la populace des bas-quartiers. Je suis en train d’en faire l’inventaire pour pouvoir faire une distribution équitable auprès des familles. Voudras-tu apporter ton aide dans cette tâche fastidieuse ? »

Cela risquait de mettre un certain temps, mais Kerist était persuadée que ce temps et ce don permettrait de venir en aide à ces gens grandement défavorisés. Eux qui luttait pour ce nourrir devait avoir grand besoin de cette nourriture au plus vite.  
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Malord ;

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La douceur et la tendresse de Kerist rassurait Malord à l’image de sa sœur ainée. Elle était toujours prompte à prendre soin d’autrui, à se donner corps et âme à une tâche qui pourrait rendre le sourire à une personne dans le besoin. Malord savait bien que si Kerist devait se damner pour sauver un innocent sur un bûcher, alors elle le ferait sans hésiter un instant. Il reconnaissait bien là une qualité rare chez sa presque sœur Héron. Son grand cœur.

Le bleuté aussi sauterait très probablement dans les flammes si cela pouvait sauver une vie, même minime. Il avait été éduqué ainsi et les élans de bonté de Kerist n’avaient fait que se rajouter sur la masse de gentillesse de ce gentil géant. Il lui rendit un sourire non contenu.
« Ne t’en fais pas mon amie, je prends soin de moi et je ne fais aucune folie. Lorsque je sens que mon corps est fatigué, je me repose autant que faire se peut. » Il ne s’étendit pas sur ses propres ressentis étranges à propos de son propre corps, justement, qu’il sentait un peu changeant sans trop savoir expliquer le pourquoi du comment d’une telle chose. Il ne voulait inquiéter personne et lui en premier lieu.

Tout content qu’il était de pouvoir aider Kerist dans son initiative, Malord ne put s’empêcher, une fois l’étreinte rompue, de la féliciter sur cette action digne des plus belles abnégations. « Je suis de tout cœur avec toi pour cette entreprise ! Si seulement tous les nobles de Sollvaec pouvaient agir de la sorte… Le pays ne connaitrait plus aucun malheureux, c’est certain… » Puis, reprenant une inspiration se voulant motivée par son envie de faire le bien, le Héron reprit la parole. « Comment souhaites-tu trier tes possessions, Kerist ? Je pense que nous pourrions, par exemple, stocker les consommables d’un côté et les boissons de l’autre, qu’en penses-tu ? A moins que tu n’aies déjà une idée sur la question, auquel cas je suivrais tes directives. »

Il souhaitait être d’une aide appréciable et non le contraire. Ceci étant dit, une question se mit à lui trotter en tête. « Mais au fait, d’où tiens-tu toutes ces victuailles, comme tu les appelles ? Des remerciements de fortunés ? Enfin, si cela ne demeure pas trop indiscret, bien entendu ! » Car Malord savait bien que parfois, la curiosité était un défaut à museler.
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Kerist ;

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Étant rassurée par la réponse de son ami concernant son état, Kerist ne cherchas pas à creuser plus, ni à mettre en doute ses paroles. Elle avait une telle confiance en lui, qu’elle le savait incapable de lui mentir, du moins peut-être pas sur ce genre de choses. Après tout, même les personnes les plus innocentes étaient parfois sujettes au mensonge, bien que dans leur cas, ce n’est pas pour faire du mal ou blesser, au contraire. Cela était plus pour préserver l’âme d’une personne, bien que cela s’apparente souvent par un acte égoïste d’après les personnes qui en sont victimes. Toujours est-il que Kerist ne préservait aucun mensonge dans le langage du jeune homme, aussi, elle lui adressa un sourire tendre, le remerciant de sa sincérité et du fait qu’il suivait ses conseils à la lettre.

Le sujet de la santé passée, le jeune prêtre proposa aussitôt son aide concernant le travail qu’avait entrepris un peu plus tôt la héron, chose que celle-ci apprécia bien évidemment, invitant son cher ami à mieux entrevoir de quoi il était question. Très vite, celui-ci la félicita chose qui fit doucement rire la jeune demoiselle. Pour elle, il n’y avait pas de quoi en faire des faveurs, surtout qu’à ses yeux, il était normal de venir en aide au plus démunis. « Je te remercie de ton soutien Malord. Allons, je suis sûre que les haut-lieu essayaient de faire de leur mieux pour apporter un soutien quelconque. Peut-être pas de la meilleure façon, mais je suis persuadée qu’ils feront de belle chose un jour. Pour l’heure, nous nous devons de leur montrer le bon exemple.» Bien qu’elle était positive et voulait voir le meilleur de chaque être humain, la prêtresse n’en était pas naïve pour autant. Elle savait que les nobles ne jurait que par la perfidie et l’avarice pour certains. Seul leur intérêt passait avant le reste, mais bien que cette mentalité semble être ancrée au plus profond d’eux, Kerist comptait faire changer petit à petit les mentalités. Peut-être que par ses actes, elle serait à même de faire réveiller un intérêt au plus grand de ce monde, mais pour l’heure, elle devait faire avec ses propres moyens et surtout avec les dons qu’elle récoltait. Reprenant aussitôt le travail de façon à fournir au plus vite les premières nécessitées au bas peuple, la jeune femme écouta avec grand intérêt les conseils de son ami qui semblait être d’une très grande sagesse. Elle avait été tellement obnubilée par ses différentes caisses, qu’elle n’avait pas pensée à faire le trie tout de suite, chose qui semblait bien plus productif que sa première méthode.

« Mais c’est une excellente idée mon cher ami. La distribution n’en sera que plus équitable et plus facile pour nous à gérer. Nous ferions moins d’erreurs avec cette directive. Il faudra aussi trier les différentes boissons. Il y a aussi quelques médicaments pour certaines familles. Je pense que le mieux serait de tout séparer de façon à ne pas se tromper lors des échanges. »

Donnant cette même directive à ses gardes, la héron s’attela alors à sa nouvelle tâche avec le sourire. Bien sûr, la sienne se montra plus ardue, car parfois il lui était difficile d’entrevoir la différence entre une bouteille de lait et une bouteille de jus de fruit, vu que la forme cristalline des dites bouteilles étaient quasi similaire. Aussi, elle les mit de cotée, laissant les voyants trier pour elle. Alors que le triage semblait reprendre joyeusement, la prêtresse entendit l’interrogation de Malord concernant la provenance des marchandises qui trônaient dans la pièce. D’un sourire, elle se tourna doucement vers lui de part sa voix, ne voyant aucun intérêt quelconque à lui cacher la vérité, elle s’exclama alors. « Ne t’en fais pas. Venant de toi, la question n’est pas du tout malvenu. Pour te répondre, la plupart vienne de mes biens personnels. D’autres, de quelques dons que certaines personnes ont bien voulus m’accorder pour m’aider dans cette tâche. Certains me donnent de l’argent, d’autre de quoi satisfaire les besoins des plus démunis. » Voulant garder l’anonymat de ses donateurs, Kerist n’énonça aucune de ses identités. Même si elle faisait confiance à Malord, elle ne voulait trahir ces personnes qui avaient sa confiance. « Je m’engage à faire la distribution moi-même, comme ça je suis sûre que les biens arrivent à destination. D’ailleurs, est-ce que cela t’intéresserait de m’aider à cela ? Si jamais tu ne peux, n’hésite pas à décliner, je peux comprendre que tu sois occupée à d’autre occupation. » Chaque prêtre et prêtresse avait sa part de travail qui l’attendait dans le temple, aussi Kerist ne voulait retenir son jeune ami. Il était inutile de lui attirer la foudre des plus hauts.
 
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Malord ;

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Il était admiratif de la générosité de Kerist et de ses excellentes idées. Son amie acquiesça donc à son idée de rangement, ce qui fit Malord se sentir utile, ‘pour une fois’. Il observa tout ce qu’il y avait à trier et réfléchissait déjà à comment agir avec le plus de rapidité et d’efficacité possible. Le tout était de ne pas perdre de temps bêtement et d’apporter tout ceci à chaque famille dans le besoin. « Je serais bien entendu, ravi de t’aider dans la distribution également, Kerist ! Je me sens vraiment mieux dernièrement, me reposer m’a fait le plus grand bien donc si je peux t’aider dans ta quête d’équité, rien ne saurait me faire plus plaisir, mon amie ! »

Il pensait chacun de ses mots avec une ferveur qui lui était propre. Malord était ainsi, toujours à vouloir aider autrui sans rien obtenir en échange. Il était abnégation et amour pour son prochain. Rien n’aurait pu empêcher le Héron de se sentir impliqué de la sorte. Car même si en Sollvaec tous ne partageaient pas sa sympathie inconditionnelle ou son envie de faire les choses de la manière la plus pacifique qui soit, il trouvait en Kerist un écho qui soulageait son cœur d’une terrible solitude. Malord avait beau être compris de son entourage proche, il s’avait bien que ce n’était pas le cas de tous et toutes. Parfois il se heurtait à un mur et la déception le rongeait jusqu’à ce qu’il trouve une nouvelle cause en laquelle s’abandonner. Ainsi était le héron.

« Je vais m’occuper de commencer le tri des boissons, dans ce cas ! En faisant des lots de produit similaire, la suite des distributions sera plus simple, non ? » Ainsi fut dit, ainsi si fut et déjà Malord relevait ses longues manches pour mieux les nouer au-dessus de ses coudes afin de procéder avec délicatesse et précision sans être gêné par un morceau de tissu malvenu. Entreprenant donc un tri minutieux et rigoureux, il songea alors aux paroles de sa camarade prêtresse. L’envie lui vint de rebondir à ce sujet. « Kerist… Je n’y pense que maintenant mais si tu veux, je pourrais regarder chez moi si je n’ai pas des choses à distribuer aussi ! Tu le fais et je trouve cette idée et cette générosité digne de nous, digne de ce que chaque habitants de Sollvaec devrait faire! Je pense avoir encore d’anciens vêtements à moi, datant de l’époque où j’étais encore tout petit… Penses-tu qu’en les nettoyant pour en ôter la poussière – car pour certains, je ne les ai pas porté depuis dix ans au moins – cela pourrait être intéressant pour les populations des bas quartiers ? Je promets de ne donner que ce qui a bel apparence et qui n’est pas abîmé en aucune mesure, bien évidemment ! »

Car Malord avait déjà vu, malheureusement, des gens peu scrupuleux ‘ donner’ des objets qui ne répondaient malheureusement plus aux critères de don et se ficher royalement de l’impact que cela pouvait avoir sur autrui. Il ne voulait pas de cela. Jamais. S’il devait donner, il le ferait sans hésiter, mais il le ferait de façon correcte ! Il avait son honneur, tout de même !
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Kerist ;

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L’annonce de son ami n’avait fait qu’attiser encore plus sa joie quant à effectuer cette tâche forte généreuse, mais ce qui la rendait bien plus joyeuse encore, c’était d’entendre celui-ci parler de sa santé qui allait à merveille depuis qu’il s’était octroyé un repos bien mérité. « Tu m’en vois ravie que d’apprendre cette bonne nouvelle forte rassurante. Il n’empêche que je veux que tu me promettes de ne pas trop en faire aujourd’hui. Je ne voudrais pas que tu tombe de nouveau malade, même si cela est pour une juste cause. » Protectrice, Kerist tenait à ce que ce cher ami tienne ses engagements et surtout qu’il ne mette pas ses efforts à néant. Inutile de l’accabler de nouveau. Mais au fond, elle savait que cela était futile de lui énoncer pareil requête, car le jeune héron était lui-même conscience de ses propres capacités. « Oui, grâce à toi, elle n’en sera que plus simple à présent. Merci mon cher ami. »

Tournant quelques peu sa tête tout en élevant doucement sa voix, la jeune héron donna de nouvelle directive à ses gardes qui se mirent tout de suite au travail pour facilité la tâche des deux religieux. Avec des bras en plus, leur labeur devrait se terminer bien plus vite encore, de plus, Kerist savait qu’elle pouvait toujours compter sur l’aide de ses valeureux gardes qui semblait prendre leur mission très à cœur, bien qu’avec le temps, cette mission s’était plus transformée en une relation de partage et d’amitié. Tâtant donc le carton tout en essayant de deviner ce que l’objet contenait, la prêtresse écouta avec grand intérêt les dires de son ami prêtre, réfléchissant à la proposition qu’il venait de faire. Malord possédait un cœur fondamentalement bon et droit. Sa gentillesse était tel que la jeune femme en fut touchée tant il exprimait celle-ci avec droiture et bienveillance. Ils se comprenaient dans cette lutte contre la pauvreté et se battaient ensemble contre un seul et même fléau. Le jeune héron semblait prendre à cœur ce combat contre cette injustice,  chose qui touchait beaucoup Kerist.

« J’apprécie ta dévotion Malord, et je pense que tes vêtements seront tout à fait acceptable et intéressant. Cela permettrait de donner des vêtements de meilleures qualités aux habitants des bas quartiers, de plus les enfants seraient heureux de pouvoir les porter. Si tu as des vêtements pas trop abîmé tu peux aussi en faire don. Ma mère s’est trouvé une passion tout trouvée pour le patchwork. Elle aime créer des édredons avec les chutes de tissus qu’elle peut trouver. Il parait qu’elle fait des merveilles avec. Elle m’en fait don pour pouvoir les distribuer. Il me semble qu’elle en a laissé quelques uns dans la chambre, si jamais tu veux constater par toi-même. Donc ne te prive pas de le faire, nous les utiliseront à bon escient. »

Les habitants des bas quartiers n’avaient parfois pas les moyens de s’acheter de quoi se couvrir pendant la nuit, aussi, Kerist avait apprécié cette idée de sa mère qui en plus d’être original permettait à ses défavoriser de se voir offrir des couettes bien plus chaudes. Le sourire aux lèvres, la prêtresse appréciait grandement le fait de pouvoir partager cela avec son grand ami, car malheureusement, peu de personnes étaient au courant des pratiques de la jeune femme et celle-ci ne voulait s’attirer la perfidie des plus vénales. Préférant penser à la joie des habitants comme des enfants, la jeune femme eux de nouveau une idée qu’elle ne manqua pas à exprimer à voix haute, de façon à avoir l’avis de son partenaire de confidence.

« Dis-moi, est-ce que tu crois que l’idée de servir un repas fraîchement préparée en plus de cette distribution ferait grand plaisir ? On pourrait peut-être faire quelques choses de consistant et facile à servir. Une soupe par exemple ? »

Cela lui paraissait être une bonne idée, mais peut-être que son ami en avait une meilleure à proposer.


Hrp:
 
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Malord ;

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Pacifiste

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Kerist avait cette vertu et cette droiture que Malord admirait profondément, de la manière la plus sincère qui soit. Inconscient quelque peu de la perfidie qui les entourait, même ici au sein de Sollvaec, le jeune algiz ne pouvait qu’être heureux de pouvoir participer à l’effort de bien-être pour les populations des bas quartiers. Et aider sa presque sœur était une condition qui ne faisait que rajouter de l’appréciation à l’actuelle situation. Après tout, c’était toujours un bonheur que de se sentir utile ; et la belle prêtresse savait comment diffuser ce sentiment au point que l’on en devienne totalement réceptif. Malord pouvait aisément en témoigner.

Aux dires de sa comparse, il étira ses lèvres en un beau et joyeux sourire. « Fort bien ! Dans ce cas, si tu me le permets, j’irai chercher dès que possible les vêtements qui ne sont plus à ma taille ! Je vérifierai également dans les armoires de mon frère, ma sœur et mon père. Nos garde-robes changent régulièrement ; même si la mienne, en général, n’est pas vraiment gérer par mes soins… » il rit puis reprend « Je ramènerai également des chutes de tissus afin que ta mère puisse continuer ses ‘patchworks’. J’ignorai que pareilles pratiques se faisaient au sein des ‘nobles familles’ mais je ne puis  être qu’enchanté d’en comprendre le sens et le but final. Tu peux compter sur moi, Kerist, je suis de tout cœur avec toi pour cette entreprise également ! D’ailleurs, si tu le souhaites, je comptais aller dégager ma cave, prochainement. Sait-on jamais que j’y dégote des choses intéressantes pour les bas quartiers et qui ne me servent plus, souhaiterais-tu que je te les fasse livrer ? Je ne me souviens plus vraiment de l’entièreté du contenu de ma cave, mais dans mon souvenir, cela allait aussi bien du livre qu’au meuble un peu usé. Si les habitants d’ici peuvent en faire du bois pour se chauffer, alors je serais ravi de leur trouver une nouvelle utilité ; d’autant que le bois dont je parle est de très bonne qualité et brûle sans doute longtemps et bien… »

Il dut s’arrêter en cours de phrase pour tousser. Sa gorge était quelque peu prise et même s’il se sentait bien, il avait promis à Kerist de ne pas trop en faire. Malord stoppa donc son flot de paroles durant un instant, pour laisser ses cordes vocales se reposer. Lorsque sa camarade émit l’idée d’une grande soupe pour les habitants de la basse-ville, le héron opina du chef.

C’était une idée somptueuse, à l’image de la prêtresse ! « Oh, Kerist, bénie sois-tu pour avoir de pareilles idées ! Je suis certain que cela leur fera le plus grand des plaisirs ! Un repas chaud me semble être, malheureusement, un luxe que beaucoup ne peuvent se permettre… Cependant… » Il prit une petite inspiration afin de soumettre une idée qui pourrait coller avec l’initiative de sa consœur et grande amie « Pourquoi ne pas nous munir de pain, également ? J’ai sur moi quelques pièces d’argent, je peux donc aller chercher de quoi sustenter suffisamment une grande marmite de soupe pour aller avec. Cela rajouterait de la consistance au repas, tu ne penses pas ? » Il fallait travailler de concert, et cela signifiait également être ouvert aux avis d’autrui. Malord était tout ouï.

HRP; aucun souci ma belle ♥
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