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« echo // bell • terminé »
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on était jeunes

LA BOHÈME

on était fous

les pas qui résonnent qui font écho à l'immensité
ici, je n'ai pas peur
ici je suis chez moi bien plus que dans les ruelles lustrées où le palais actuellement
dans le reflet du vide je ne vois rien et cette étendue vétuste ne rime qu'au fruit de la passion là où la rage et la rancœur s'entremêlent
((agréable))
s e n s a t i o n
dans les galeries de souffre on trouve plusieurs types d'individus tu sais
des ratés des pauvres des malheureux des malchanceux des illustres individus ou même des éclairés qui se cachent car on les pense fous
ici se tapissent la rébellion l'abandon et l'espoir beaucoup trop d'espoir
(c'est pour ça que j'aime bien plus ces gens que je n'ai jamais aimé personne)
car le peuple est là car le peuple est nostalgique tiraillé par des images archaïques aux relents de souffrance
car dans notre guerre, on a tué leur famille
car dans notre guerre aux sourires de glace on les a égorgés sans leur demander leur avis
et toi, et toi mon cher bell
et toi
comment as-tu pu
me (nous) trahir
je regrette fortement de t'avoir connu
car ta silhouette plane amère au-dessus de tout ce que j'ai perdu
car tu es une menace perpétuelle pour moi et que je regrette d'un jour avoir eu la politesse de croiser ton regard
je regrette toutes ces choses, le passé sûrement un peu aussi
la
p a i x
et ses odeurs fleuries
ici je me sens en sécurité
car je suis certaine que jamais ne viendra nous déranger
nous sommes debout dans cette pièce parmi tant d'autres
nous sommes debout
((le menton levé))
et je parles je ris
j'adresse un sourire à qui veut car ce sont mes frères mes sœurs d'opinion
car ils n'ont jamais eu le prestige que j'ai reçu mais ils demeurent bien plus agréables que la totalité des plus grands
dans ce lieu on murmure l'interdit
on insulte le nouveau pouvoir
on insulte ton pouvoir aussi
ton armée ta famille si puis-je me permettre de l'appeler comme ça
tes semblables à l'étendard peint de notre sang
de celui de la populace
on murmure ici l'idée d'un nouveau coup d'état je suis passive simple spectatrice approuvant d'un mouvement de menton
l'égalité
as-tu déjà connu ça, bell ? le sentiment de partager, le sentiment de ne pas avoir besoin d'en faire trop et de laisser laisser les sentiments nous dicter
as-tu déjà été capable d'aimer, bell ? ou n'es-tu que cet homme qu'on décrit comme impitoyable mais juste
je n'aime pas
les rumeurs
je ne t'aime plus, je n'aime plus mon ancien moi la gamine est partie et iris est là la belle la désirée la menteuse le
s e r p e n t
iris est là on jure pour voir son grain laiteux et son sourire aussi éclatant que le soleil
n'as-tu jamais entendu parlé de moi
de l'ensorceleuse, de la diseuse d'aventures aux yeux mordorés
ou n'es-tu qu'un homme imbu de toi-même qui a pris la grosse tête à cause de toutes ces jérémiades
je pousse un soupir face à toutes ces funestes pensées et je me dis que
je devrais arrêter de songer
car on entend les bottes qui martèlent de toutes les entrées
un traître forcément
un vendu
un salopard un bâtard
qui a trahi son sang pour quelques pièces que tu as daigné tendre de ta ((r o y a l e)) main
et les discussions qui s'élevaient se taisent car on se sait perdus, encerclés
car nous sommes des dizaines
mais nous sommes désarmés nous sommes pauvres d'argent pauvres de tout
juste riche d'honneur
alors des regards s'échangent
s i l e n c i e u x
et seul le martèlement domine et fait succomber les quelques ardeurs de ces individus effrayés
il a suffit un bruit des gens comme toi pour faire baisser leurs envies
et comme une société qui se meurt qui se cache terrorisée je regarde mes semblables rentrer dans leurs habitations de fortune d'abord les enfants puis les femmes
(sentiment de guerre)
je dois fuir
je dois fuir comme je l'ai toujours fait et je regarde les moutards qui tirent sur les robes de toile de leurs mères
((ne perdez pas l'espoir je vous en prie))
continuez de lutter contre cette royauté injuste et cruelle
je dois fuir
et je tire sur ma carpe couleur charbon pour y enfiler la capuche dissimuler mon front ma chevelure de soie et mes yeux d'or
cacher la pureté que tu n'hésiteras pas à rendre écarlate
car on dit que
car on dit que tu tues les innocents ici en bas dans les souterrains
car on dit que tu arraches des parents à leurs enfants les laissent à leur bon vouloir
((est-ce vrai bell))
et surtout est-ce vraiment toi
car je maintiens
((je ne crois pas les rumeurs))
et je me suis toujours enfuie avant de pouvoir voir quelque chose
et je commence à m'en aller pressée par de ces chemins étroits qui ne peuvent que convenir qu'à deux personnes ou trois si elles sont fines et vigilantes
ces couloirs presque invisibles
il suffit d'espérer
mais je crois que grayling ne m'a pas entendu
car vous n'êtes pas si idiots si j'ose mettre un vous sur cette incertitude
car j'ai foncé tête baissée nez dissimulé directement dans deux de ces hommes qui doivent être les tiens
et là tout devient que brouillard
((la panique la peur))
je ne lutte pas
je ne me transforme pas
je reste calme et je respire
ils me disent de ne pas bouger je crois ils me disent que c'était une mauvaise idée d'essayer d'échapper à tout ça et je ne dis rien
on me saisit par le bras et on me fait avancer
((surtout ne pas relever le visage))
ils pourraient me
reconnaître
et de retour dans le lieu de retour dans l'enfer et je n'ose pas regarder ce que vous faites sans doute rien sans doute vous demandez juste ce qu'on manigance sans doute je ne sortirai pas vivante
sans doute
et un des deux parle à son supérieur (est-ce toi ?) m'agite le bras pour me désigner et je serre les dents pour ne pas hurler ma hargne les yeux vers le sol détaille du regard ma juge toute simple juste noire
((je crois que j'ai peur))
et doucement quand vous parlez lui toi
j'ose détailler furtivement un bout de votre visage une timide lueur de défi dans les prunelles
((c'est toi))
et je ne dis rien juste un faible
lâchez-moi.

1161 mots ft. bell

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Dernière édition par Iris le Dim 22 Jan - 23:00, édité 1 fois
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L'homme fronça les sourcils. Il se pencha en avant, ses yeux perçants plongés dans ceux de la captive, et fit un geste subtil de la main gauche : les deux gardes, sans même se concerter, lâchèrent leur trouvaille et vinrent se placer trois pas en arrière. L'un d'eux, le regard dur, sembla toutefois garder ses sens en alerte.

«Voyez, soldats. Si une fleur sied à cette jeune femme, c'est bien le lotus : sur les terres damnées de Kireïde, on dit que la plus belle des plantes trouve ses racines dans les marais. C'est ironique.»

Ses épaules, jusqu'ici raidies par une tension imperceptible, s'assouplirent finalement. Le blond profita alors de la chute de sa tirade pour s'aliéner l'attention de ses soldats, et par conséquent, se rapprocher d'un pas de la détenue.

«Si je devais affirmer mon ressenti, Dorothée, je dirais que te retrouver dans de telles circonstances m'attriste quelque peu. Cela dit, je te croyais partie, ou peut-être disparue, au vu des récents événements ; car nous traversons une période où, je le crains, les personnes avec des idées comme les tiennes ne vivent point longtemps.»

Il croisa les bras, la mine plus sombre.

«Mais ne sautons point aux conclusions hâtives. Même mes hommes sont sujets à l'erreur, et comme je n'ai rien d'un tyran, je suis prêt à entendre ce que tu as à dire. Pas en l'honneur du bon vieux temps, ou bien de tes traits dignes de louanges, mais parce que, mauvais endroit ou non, tu restes incontestablement une citoyenne d'Ilmyde. Fais-donc valoir tes droits, et dis-moi ce que tu fais en ces lieux, côtoyant ce groupuscule mécontent qui, malgré sa fureur, n'a point eu le courage de fuir pour aller jusqu'au bout de ses convictions.»

Pendant un instant, ses prunelles inquisitrices vinrent se poser sur le soldat de droite, Rickson, qui écoutait avec attention le discours de son supérieur.

«Toi, mon garçon, va donc rejoindre ton régiment. Rassemblez les opposants au centre du repère, que je puisse tous les voir clairement. J'ai deux mots à leur dire, peut-être plus, mais qu'ils se n'échappent pas. Par panique, ces gens seraient capables d'accumuler les malheurs.»

L'Algiz salua bruyamment, et sans perdre de temps, fila au travers de la ruelle. Le général, lui, se concentra à nouveau sur Dorothée.

«Eh bien ?»






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LA BOHÈME

on était fous

mes yeux se plissent et je te scrute presque animale je pense biche effarouchée
((pauvre cerf coincé dans la gueule du lion))
je t'écoute et je frissonne
je t'écoute et je me délecte de tes mots qui sonnent creux tant ils semblent irréels
je me délecte de ce vide encore que tu m'offres
((tu es pourri bell))
complètement perverti
ils me relâchent et je souffle du nez déconcertée et tremblante
car la vie s'effiloche tout doucement au fur et à mesure que le temps file
tu es une menace pour ma survie bell
et pour ça je dois t'éliminer ou faire de toi mon allié
je te laisse parler encore et encore les lèvres scellées dans une drôle de moue
j'ai un peu mal à la mâchoire à force de la serrer
et toujours je te fixe de mes iris brillantes de méchanceté de toutes ces choses dont je ne me permettais pas auparavant
un pas vers moi
un pas qui se tend qui me rapproche furieusement du danger
et je dois relever un peu le nez pour te fixer dans les yeux raffermissant l'impression de soumission que j'ai
et avant nous étions miroir
toi fêlé
moi intact
(les rôles sont inversés)
aux yeux de la société
mais aux miens ce sera toujours la même chose
(d o r o t h é e)
cesse-donc
ne m'appelle pas ainsi contente-toi de te taire de mourir fais en sorte que ton cœur de pierre cesse de vibrer
et tu me parles tu me parles de toutes ces choses que tu ne devrais pas savoir
je fronce encore les sourcils
jusque là j'avais réussi à tout éviter ; les obstacles et les gens de ton genre
mais il y'a un moment où on se ramasse lamentablement
notre objectif est de nous relever et
((c'est ce que je vais faire))
oh que tu es bon bell
acclamons le général acclamons sa bonté ses idéaux sa manière de vivre et de pensée
un sourire cynique toujours timide s'affaire à apparaître sur mes lèvres
et tu parles à cet individu sans charme qu'est ton soldat
s i l e n c e
car le silence est muet et être muet sauve bien des vies
tu te retournes vers moi et tu me questionnes comme si je te faisais l'affront de ne pas te répondre alors je me redresse de mon hauteur toutefois peu comparable à la tienne la posture fière mais la capuche toujours sur le crâne
je m'appelle iris.
je garde le même sourire
et je n'ai aucune idée de qui vous parlez je ne suis plus- je ne suis pas cette personne. tout d'abord, général, ces gens ne sont pas idiots comme vous le sous-entendez. pardonnez mon affront mais certains sont bien plus réfléchis et agiles de leurs doigts que vos propres soldats. de plus, je ne comprends pas bien de quoi vous m'accusez : je venais juste vendre mes services de prédilection contre des objets sans valeur pour leur redonner espoir. je n'étais point au courant de ce qui se tramait en ce lieu j'ai juste été je pense-affolée par le bruit et j'ai tenté de m'enfuir.
(sans doute que mes pupilles qui tremblent me trahissent)
je tente de me rapprocher d'un pas et de poser une de ces mains que tant envierait d'avoir sur le poignet sur ton avant bras avec délicatesse avec retenue avec tout ce que je t'ai offert
je murmure presque secrète venimeuse et haineuse
et toi bell, ne devrais-tu pas être puni par la déesse d'avoir participé à un tel massacre et d'être acteur de cette mascarade dirigée par ce cher roi ? d'avoir tué ceux qui ont toujours pris soin de ta famille et de tes proches ?
je n'ai plus rien à perdre quitte à me prendre des coups et à ne ressortir d'ici qu'inanimée

672 mots ft. bell

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Le général resta immobile. Il ne souffla pas un mot, jusqu'à ce que ses yeux, plus glaçants que jamais, croisèrent de nouveau ceux de la jeune femme. Le blond leva le menton, ne prêtant guère d'attention au soldat qui semblait prêt à bondir en arrière-plan, et dégagea doucement la main de Dorothée.

Une dizaine de secondes passa.

«Il est bon d'avoir des idéaux.»

Il soutint alors le regard de sa captive.

«Les idéaux nous permettent de donner le meilleur de nous-même. Ils nous font agir au nom d'une cause immense, bien plus large que notre être, car notre bonheur découle de ces grandes idées. L'homme qui oeuvre au nom de ces idéaux n'oublie point les responsabilités de ses actes, il sait pertinemment que chaque action compte, mais sait aussi qu'un idéal ne saurait s'accomplir de lui-même. Aujourd'hui, seuls les êtres de chair ont le privilège de faire tourner la roue du destin.»

Il marqua une pause, pas une once d'empathie dans ses prunelles. Le soldat, de son côté, semblait s'être calmé de ses ardeurs, mais demeurait toujours méfiant au possible.

«Seul le fou et l'optimiste croient que le monde change à force de rêveries. Et, au nom du peuple, ceux qui se complaisent dans l'immobilisme n'ont en aucun cas le droit de diriger.»

Finalement, le général recula d'un pas. Il fit signe au soldat d'approcher et de saisir la jeune femme, à la suite de quoi il s'exprima à nouveau.

«Allons rentre visite à tes compagnons. Laisse-moi te montrer les limites de ta candeur.»

Il sourit alors. Un sourire creux.

«Et pas un mot, ça serait les mettre en danger.»

♦    ♦    ♦

«Brave gens, je comprend votre colère. Le monde a toujours été le même pour vous : pour certains d'entre vous, si ce n'est pour la grande majorité ; danger et famine font loi depuis votre naissance, et bien avant. Vous vous souvenez probablement de l'époque où la famille royale luttait bec et ongle pour vous donner à vous, peuple Algiz démuni, de meilleures conditions de vie. Vous regrettez ce temps.»

Le blond se tenait droit, mains jointes dans le dos, face à la foule de rebelles réduite aux murmures. Les soldats, eux, formaient un cercle autour des potentiels agresseurs au cas où certains feraient un excès de zèle, tandis que Rickson, son camarade belliqueux et la jeune Iris attendaient patiemment aux côtés du général Harper.

Il ne leur avait pas laissé le choix. Il se racla la gorge, et reprit de plus belle.

«Vous vous raccrochez à votre loyauté dans la misère, car c'est tout ce qui vous reste en ces jours damnés. Soit, c'est légitime, je vous le concède. Cependant, je le clame haut et fort : Oadyn n'est point un tyran. Chaque jour, il travaille autant, si ce n'est plus que la royauté d'antan pour vous donner un avenir, car il n'est de chose plus chère pour lui que le peuple Algiz dans son implacable globalité. Je ne suis pas ici pour vous punir, mais pour vous accorder une chance : à chaque famille ici présente sera donné, au nom du roi, le nécessaire pour vivre confortablement. Sans condition. Vous comprenez, citoyens d'Ilmyde ? Vous n'aurez plus à craindre la faim, ni à redouter les lendemains.»

Son visage se fit bienveillant, car tout comme son roi, il aimait son peuple plus que tout au monde.

«Pour les plus courageux, qui souhaiteront assurer la pérennité de leurs enfants et petits-enfants, je recommande chaudement les recrutements de la caserne. En servant Grayling et votre patrie, vos lignées ne connaîtront probablement plus jamais la famine.»

Il hocha la tête, puis tourna les talons.

«C'est tout. J'ai fais venir des scribes, les soldats vous feront passer dans l'ordre pour inscrire votre nom et recevoir votre dû.»

Il se rapprocha alors d'Iris, pour lui murmurer doucement à l'oreille.

«Tu vois. Le peuple est versatile, et à la toute fin, il prêtera allégeance au plus offrant. Maintenant, dis-moi, que dois-je faire de toi ?»

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LA BOHÈME

on était fous

tes pupilles me jettent un froid mais je ne faiblis pas ; je reste immobile ancrée et sans appel
(tes yeux sont vides)
c'est attristant
fortement attristant
d'un mouvement tu dégages le contact et je relaisse ma main glissée et s'abandonner le long de mon corps
le silence
juste le silence une poignée de secondes
(un silence qui ne concerne que nous car autour ça s'agite)
et tu recommences à parler en soutenant toujours et encore ton honneur ton regard tu me fais presque une leçon de vie mais je doute en avoir besoin
et je suis mal à l'aise par cette ombre qui plane qui menace de se se se jeter sur moi au moindre faux mouvement de me dévorer toute crue
cette silhouette qui s'amenuise qui se rétracte doucement
oh oui sans doute que je suis folle si c'est ce que tu sous-entends sans doute que ma volonté domine ma raison (j'en suis persuadée) que je suis et serai tout le temps stupide
que mes crocs sous mon sourire charmant n'est-ce pas ne suffisent pas
et ton pantin ton pion s'approche et me saisit par le bras quand tu recules je plisse les yeux sans rien dire sans rien prononcer
et tu trouves tout de même le moyen de me menacer
rien qu'un regard
rien que ça pour toi
les lèvres plissées
((je me laisse tirer))
et on me rapproche de notre peuple en me tirant on m'observe même du coin de l’œil mes frères mes sœurs mes enfants (on ne me lâche pas toujours par le bras)
je leur offre un sourire doux pour leur dire que tout va bien car ils s'inquiètent car ils sont gentils bien plus ((h u m a i n s)) que toi n'est-ce pas
et le danger me tient fermement par le bras et je baisse mon visage le dissimule sous ma capuche car des visages me semblent familiers et que je crains qu'ils me ((re))connaissent
ma respiration se fait hachée nerveuse
et tu dis des choses tu parles d'eux ((oreille attentive))
de ce qu'ils ont fait
et tu dis des saloperies des bassesses des informations fallacieuses
oadyn est un tyran
oadyn est le mal oadyn a tué des innocents
et tu promets ces choses qu'eux promettaient aussi tu leur achètes leur confiance et ça me dégoûte ça me donne envie de vomir
et je cesse de t'écouter sans cesser de fixer le sol de pierre ((j'ai froid))
tu arrêtes de parler et j'entends les conversations qui recommencent ceux qui se concertent pour savoir si ils doivent avoir confiance
((j'ai peur))
et j'ai besoin de m'éloigner
et j'ai besoin de m'étirer d'être intacte
de ne pas sentir
leur regard
et tu t'approches et tu murmures et l'autre continue à me tenir (saloperie)
et tu m'étales au visage cette évidence et ça me donne envie de me révolter mais je ne fais rien car j'ai la crainte qui est trop lourde sur mes épaules car on trouvera peut-être dans ma fougue l'impétueuse que j'étais déjà avant
((j'ai peur))
sans doute que je suis paranoïaque sans doute assez prudente
et tu me poses cette question et je manque de rire
alors je souffle presque désespérée sans relever le menton sans t'affronter
((je suis bien facile à intimider quand je me sens observée épiée))
déjà si tu pouvais demander à ce charmant homme de me lâcher. ensuite s'éloigner, car je préfère perdre la vie que de rester ici étouffée. j'ai dû mal à... à retrouver mes mots, à réussir à aboutir à une réflexion pertinente avec eux qui nous fixent. si ce n'est pas trop demandé bien entendu.
je ne suis que
c a p r i c e s

654 mots ft. bell

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Le soldat resserra ses ongles autour du bras d'Iris. La rage au ventre, il s'avança d'un pas et affirma ses menaces d'une voix rauque et irritée.

«Fais preuve de plus de respect pour le général, tu n'es qu'une pouilleuse des souterrains.»

Le général, lui, haussa simplement un sourcil, quelque peu surpris par l'intervention soudaine de son subalterne. Il frappa dans ses mains et, sur un ton doux, plongea son regard dans celui du passionné.

«Un peu de tenue, mon garçon. Certes, cette demoiselle n'est pas sans reproches, mais je l'ai moi-même autorisé, dès le début de notre échange, à parler en faisant fi de l'étiquette. Non pas qu'elle jouisse d'un quelconque privilège, mais étant le seul juge de ses actes, tu n'as, en ta qualité de soldat, aucun ordre à lui donner. Toutefois, j'ai bien conscience de tes qualités en guise de subordonné, et je suis persuadé que tu ne remettais point mes directives en question. Maintenant, va remplacer ton camarade Rickson dans ses fonctions, et fais-le appeler à mes côtés.»

«B-Bien, mon général. J'y vais tout de suite..»

Bell détourna alors son attention vers la jeune femme, tendue au possible, et attendit quelques secondes que le deuxième larbin vienne faire son rapport. Il le salua brièvement d'un geste décontracté, puis lui fit signe d'emmener la captive jusqu'à la ruelle la plus proche. Il jeta alors un dernier coup d’œil à son peloton qui s'affairait, en arrière-plan, à recueillir les revendications des pseudo-opposants au régime.

Le pas lent, il s'avança une nouvelle fois jusqu'à la dite Iris.

«Rickson, monte la garde plus loin.»

«Bien compris.»

Tout comme la première fois, il fila rapidement pour faire son devoir. Si le général appréciait une chose chez le jeune Algiz, c'était bien cette façon naturelle d'obéir sans poser de questions : tous n'étaient pas aussi fervents que lui lorsqu'il s'agissait de servir leur patrie, et c'était bien pour cette raison que, chose rare, Bell avait retenu le prénom de l'étoile montante.

«Nous sommes seuls, tu n'es plus oppressée par ces regards factices qui, Ô tristesse, te tourmentaient et t'ôtaient les mots de la bouche. Une bien piètre excuse, si tu veux mon avis, car si c'est pour t'enfuir que tu comptais t'isoler, tu n'es pas sans savoir que mes pattes me portent loin, et que mes crocs déchirent sans faire d'exceptions.»

Il fronça les sourcils.

«Mais peu importe, j'aviserais. Vois-tu, Dorothée, je me pose des questions. Aurais-tu, par le plus grand des malheurs, perdu quelques êtres chers pendant la tragique opération que le roi Oadyn et moi avons organisé ? Il y avait, bien entendu, la famille royale, mais nombreux étaient les bien-pensants qui se sont opposés bec et ongle à notre prise de pouvoir, ce jour là. Parmi eux, il y avait bien quelques gens du peuple, mais principalement des nobles. Peut-être des membres de ta famille ? Tu ne m'as jamais informé à ce sujet, et il serait bien stupide de m'incomber la faute de leur disparition : chacun a, à ce moment précis, choisi un camp dans le royaume d'Ilmyde, et tous ont, par conséquent, agi dans les dispositions qu'ils trouvaient justes.»

Le blond s'avança, encore et encore, jusqu'à l'acculer près d'un mur. Il déposa sa main droite contre la pierre, ses yeux perçants dirigés dans ceux de sa prisonnière pour en captiver l'attention. Après une courte pause dans son discours, il reprit.

«Libre à toi de me répondre ou pas. Je ne compte pas céder aux fantasmes des révolutionnaires et t'arracher des informations au gré de la torture, car que tu le veuilles ou non, j'agis en ce moment-même pour la gloire du peuple Algiz. Toi, tu m'as simplement l'air de te raccrocher au passé que tu chéris, incapable de faire un pas vers l'avenir qui s'est instauré contre ton gré. Une chose bien triste, si tu veux mon avis, mais hommes et femmes ne changent que par eux-mêmes, et constatant l'éclat sauvage de haine qui brille au fond de ton regard, je perdrais mon temps en essayant de te convaincre. Donc, oui, que dois-je faire de toi ? Te laisser partir pour te donner une nouvelle chance de propager tes mensonges ? T’exécuter en guise d'exemple pour les futurs opposants au régime ? Ce n'est pas ce que le roi souhaite. Il veut, tout comme moi, l'union du peuple contre les menaces étrangères, les vraies menaces.»

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on était fous

la tête qui rentre dans les épaules
je frissonne
je rebaisse mon visage et les menaces fusent ((je ne dis rien)) les lèvres verrouillées tristement ; dans un éclat de peur
toutefois
(c'est mieux qu'il me pense être une gueuse)
comme ça les doutes s'écartent n'est-ce pas
et tu calmes ses ardeurs d'un mouvement de tes deux mains d'un claquement auditif et de quelques mots tendrement trop mielleux (tu ne trouves pas) et il obéit il obéit sage docile ça m'exaspère m'insupporte cette confiance aveugle qu'ils te portent eux eux les soldats eux eux le peuple
((t r a î t r e))
je n'ai que ce mot à la bouche
et un nouvel individu me prend le bras et m'emmène plus loin dans le plus grand des silences (ce n'est pas comme si je cherchais à faire la discussion)
un de tes pions qui me tire comme une poupée de chiffon
((silencieuse))
toujours silencieuse car il faut savoir se taire quand il le faut et se révolter au bon moment à la seconde près avant
ou
a p r è s
((l'explosion))
et je recommence à respirer car je n'ai qu'un regard qui ne m'a visiblement pas reconnu qui coule le long de mon visage du coin de l’œil
et te voilà revenu
et le voilà reparti
le cœur léger déchargé de cette inquiétude mais tout de même serré par ce problème que tu es je relève mon nez vers toi le plus neutre possible quoique sans doute un peu effrayée par ce que tu vas me dire
et tu recommences à parler
(me penses-tu si stupide, bell)
je me sais bien ingénue bien naïve mais mes bois ne feront pas long feu face à tes griffes et je crains ta transformation comme je te crains tel un humain car tu me surplombe d'une tête bien facilement
car j'ai réellement mes raisons de m'inquiéter du regard de ceux de valtac que mes venues ici sont rares mais souvent périlleuses et prudentes
((tu ne sais rien de tout ça ah))
ton visage se déforme tes sourcils se froncent et tu recommences à parler je pince mes lèvres pâles
((qui deviennent aussitôt tremblantes))
à la suite des paroles
je ne peux pas te dire je ne peux pas te dire pourtant
me taire serait te faire comprendre que j'ai des choses à cacher
c e p e n d a n t
je dois être un livre ouvert pour toi
une gamine innocente
comme avant
comme quand nous étions plus jeunes et que j'ai commencé à te fuir lentement
et tu m'appelles encore par ce prénom que je déteste ; et tu me remémore des scènes archaïques que j'aurai préféré oublier profondément sincèrement effrayantes tant elles reviennent nettes
ma respiration se fait un peu plus difficile
et tu t'approches sans cesse encore et encore jusqu'à me coincer complètement contre la pierre ((effrayant oh oui effrayant)) telle l'araignée et son pauvre insecte dans sa toile
apeurant vraiment je tremble un peu à nouveau et j'espère que tu ne le vois pas malgré l'espace réduit qui nous sépare malgré mes yeux de biche effarouchée qui sont plongés dans les tiens presque par force comme écarquillés et qui peinent à cligner
et tu reprends la parole encore encore
((tu vas m'achever à force tu sais))
et je te répondrai oh oui quand tu cesseras de parler
sans doute des mensonges, cependant
((comme mon habitude))
mon
e x i s t e n c e
est une mascarade
et tu m'étales ces vérités et je plisse les yeux un peu plus haineuse la mâchoire serrée comme impuissante car c'est vrai je suis enfermée dans ma bulle du passé et que c'est trop trop dur de me dire qu'il n'y'a plus d'espoir que ça soit comme avant
et tu me reposes ces questions et je n'en sais rien ((applique ta loi misérable)) je reprends mon souffle doucement je t'observe j'essaye d'être quiète mais je suis toujours pas bien ainsi ((j'ai dû mal vraiment))
je ne suis pas du genre à réfléchir je suis du genre à détester et aimer sans raison dicter mes pas par la passion
et je réfléchis je laisse à nouveau le silence s'installer je repose ma tête contre la pierre et je ferme les yeux
un
deux
trois
((secondes))
et je les ouvre et je souffle
j'ai perdu un gouvernement qui agissait au nom de mes idéaux ; et c'est déjà trop. mes parents sont toujours en vie, et la seule chose qui est morte et qui m'était précieux était cette compassion je ne sais pas ? cette paix qui s'instaurait tout doucement entre algiz et humains ?
et je détourne mon regard car je ne sais pas mentir en regardant droit dans les yeux tu sais
un fin sourire aux lèvres comme nostalgique de cette épopée qu'était mes sorties
je ne suis pas née dans la noblesse. ne t'es-tu jamais demandé pourquoi je ne me suis jamais hâtée à te présenter mes parents ? car la toilette que je portais, celle que tu voyais à chaque fois, était l'unique que je possédais. car j'étais une courtisane, une fille de paysans qui se sont endettés pour acheter à leur enfant une simple robe sans fioritures en espérant la marier. alors non, je n'ai perdu personne, mon prénom n'est pas dorothée mais bel et bien iris. donc cesse de me nommer encore et encore par ce prénom d'usage qui n'est pas le mien.
et je mens comme je respire car cet ainsi car c'est devenu pour moi ma réalité à force de conter ça et ça aux gens
que veux-tu que je te dise ? enfin, soyons réalistes : je ne vais pas te demander de m'exécuter telle une martyre. je prends d'ailleurs assez mal le fait que tu me pensais assez idiote pour vouloir m'enfuir quand tu es juste à côté. alors applique ta loi. que fait-on aux miséreux qui tentent de sauver la peau et ne pas céder au nouveau pouvoir ? que fait-on aux pauvres gens révolutionnaires qui espèrent un peu trop ? me tuer pour donner l'exemple serait une grave erreur, car ma tête a bien plus de valeur que tu le penses. les gens de ton rang ne connaissent pas les rumeurs et ce qu'on murmure ; soit tu n'es pas assez élevé pour ça, soit trop haut. tu es dans la classe des ignorants, et pour ça j'en suis désolée.

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Le général soupira profondément. Si, d'habitude, son visage ne transpirait pas d'émotion, ou pouvait cette fois remarquer l'étonnante lassitude qui caractérisait ses traits. Il marqua un silence, son attention captivée par le discours de sa prisonnière, et après un petit moment de réflexion, se décida de nouveau à ouvrir la bouche.

«Très bien.»

Il passa sa main dans ses cheveux, l'air plus détendu.

«J'ai bien compris ton point de vue. Et, rien que pour cette fois, je vais me permettre d'être franc avec toi, car il y a fort longtemps que nous nous sommes rencontrés, et bien que tu ne me portes pas dans ton cœur aujourd'hui, j'ai autrefois éprouvé de l'affection pour ta chimère. C'est tout à ton honneur de voir la soumission insidieuse qui s'instaurait à Ilmyde comme une forme de paix avec les humains, de même pour ton amour inconditionnel pour la famille royale, mais qu'espères-tu changer en complotant avec quelques gueux des souterrains ?»

Il haussa les épaules.

«Ces gens te tourneraient le dos au moindre tintement le métal, car ils n'ont pour idéaux que leur ventre qui gronde, et les rumeurs qui viennent siffler à leurs oreilles. Tu m'as l'air plus maline que ça, tu as toujours été plus maline que ça, et j'ose croire que derrière tes convictions se cachent les moyens d'y parvenir. Je devrais te punir, peut-être même te faire emprisonner pour un long moment, mais d'aucuns me connaissent comme un général excentrique, parfois imprévisible ; je pourrais jouer de cette singularité pour te donner une chance d'arriver à ton but.»

Il recula alors d'un pas, pour garder une distance raisonnable entre eux deux.

«Viens servir dans mon armée, je te trouverais un rôle hors des combats, et je te donnerais les outils pour gagner en influence. Tu veux la paix ? Viens la gagner, pas de façon frontale et stupide comme tu le fais en ce moment, mais de manière plus pernicieuse, en profitant de l'opportunité que je t'offre. Nos intérêts divergent, mais j'ai bon espoir qu'ils pourront se rejoindre d'une façon ou d'une autre : d'une certaine manière, nous agissons tous les deux pour une paix durable, seuls nos chemins diffèrent dans cette entreprise.»

Il croisa les bras, un léger sourire aux lèvres.

«Je pourrais sans problème te faire étudier la médecine, ou quelque domaine que tu souhaites. Tu n'aurais pas besoin d'aller massacrer ces humains que tu aimes tant, mais simplement de contribuer à la prospérité de notre royaume à ta façon. Et libre à toi de répondre à tes ambitions de ton côté, je ne serais pas regardant tant que tu useras de moyens conventionnels pour y parvenir. Cette proposition, ce n'est pas grand-chose pour moi, mais cela me semble être un juste retour des choses pour m'avoir diverti dans ma jeunesse. Qu'en dis-tu ? Après tout, je ne te demande pas de trahir tes idéaux, mais d'emprunter un chemin plus réaliste à leur réalisation.»

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que puis-je changer
((vraiment))
tu as raison de me poser la question car je n'aie pas la réponse
car au final tu balayes d'une phrase tous mes espoirs de gamine
j'ai toujours été stupide, tu te trompes fortement en disant ça
car maintenant je suis étouffée par mes propres mensonges
car maintenant je ne sais plus quoi faire à cette proposition qui me surprend à vrai dire et qui me décroche des yeux ronds pendant que tu souris
tu t'éloignes et je réapprends à respirer
(tout est question de respiration)
de ne pas mourir de survivre
et j'ai envie de te hurler la vérité car tu me donnes le choix de reconstruire ma vie et c'est un affront de le refuser
((ne te doute de rien, à cause des regards ?))
n'as-tu pas compris que si une dizaine m'oppresse déjà, qu'en sera-t-il dans ce palais et cette cité que je fuis
(car aujourd"hui est une exception)
car on m'avait promis que dans ce souterrain un illuminé s'y trouvait
et car je n'arrive pas à me résoudre
de briser cette confiance que tu me donnes à l'instant-même fraîchement acquise
et travailler pour l'armée adverse sans contraintes mise à part celle de ne pas faire de coup bas et d'agir pour mes idéaux loyalement est une solution
mais ils seront toujours là à me guetter
(et pour ne pas perdre la vie)
il faut assumer jusqu'au bout ce que je suis
alors je murmure et je t'espère compatissant
j'ai des choses à cacher et ils leur suffiront d'un regard pour tout dévoiler.
je m'éloigne du mur à mon tour tentant de cacher mon désarroi derrière mon voile nacré
qu'est mes cheveux

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