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« Non c'est pas moi ! J'ai un alibi ! [Pv: Priam] »
Ivy ;

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Maudit

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Non c'est pas moi ! J'ai un

alibi !



La nuit commençait à doucement tombée sur la belle ville qu’était Neveria, citée incroyable qui devait sa brave réputation grâce à ses boulangeries et à son irrésistible pain à l’odeur alléchante. Tu devais bien avouer, tu n’avais jamais mangée de pain aussi bon qu’ici, mais bien sûr, ce n’était pas cela qui t’attirait dans ses lieux. Oh que non. Bien que ton estomac avait une envie féroce de déguster un bon plat, tu devais t’abord te faire un peu d’argent et quoi de mieux que Neveria pour se trouver les riches les plus imposants de ce pays ? L’avantage quand on naquit dans un pays aussi fructueux, c’est qu’on connait le moindre endroit, la moindre parcelle de rue qui puisse remplir une bourse à l’agonie, en une bourse remplie et étincelante. Depuis quelques heures déjà, tu suivais un riche marchant dans l’espoir de le voir s’en retourner dans sa tanière. Tu connaissais cet homme que de visage et d’apparence. Ce n’était qu’une pourriture de bas étage qui se comblait à obéir au moindre désire des plus fortunée, rabaissant les plus démunis en se moquant ouvertement d’eux et de leur misère. Un homme qui méritait bien évidemment qu’on lui arrache sans scrupule tout son égocentrisme et sa vanité. Une correction que tu te permettrais de lui infliger, avec le sourire. C’est qu’il était chanceux le bougre ! Mais cela, il l’allait l’apprendre dans quelques heures, quand il sera trop occupé à se regarder le nombril au lieu de sa fortune.

Telle une panthère, tu te déplaçais silencieusement pour ne pas te faire repérer, admirant d’un air surprise la bâtisse de ta future victime. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’était pas à plaindre, ce qui te donnait encore plus envie de passer à l’action, mais pour le moment, tu te devais de profiter de ce bref répit pour observer les lieux. Chaque entrée, chaque sortie étaient primordiale, car il fallait penser à l’effraction, mais aussi à son point de fuite. Cela serait vraiment trop bête de se faire prendre par pareil gredin. À travers le muret, tu vis que le toit donnait une totale liberté sur des fenêtres qui semblaient difficile à dégonder, mais pas infaisable. L’entrée semblait être assez surveillée par des serviteurs, mais pas autant que quelques pièces qui semblaient plutôt calmes sans le moindre signe d’être vivant se trouvant à l’intérieur. Le marchant n’avait pas l’air de posséder d’animaux, mais n’étant sûre de rien tu préféras t’en méfier comme la peste. Sous-estimer ta proie serait une erreur dont tu connaissais que trop bien, les conséquences. Après cette analyse sous tous ses angles, il te fallait passer à l’action, mais pour cela il fallait attendre quelques heures encore, ce qui te donnait largement le temps de préparer ta tenue de cambrioleuse. Rien de bien extravagant. Juste une tenue qui te donnait une totale liberté de tes mouvements en plus de se mêler à la couleur noirâtre de la nuit. Bien sûr, tu ne manquais pas de coiffer tes cheveux en un chignon haut, agrémentée d’un masque qui cachait la moitié de ton visage, mais celui-là, tu ne le mettais que quand tu passais à l’action, ce qui n’était pas le cas encore. Quelques lumières s’affaiblissaient peu à peu dans la bâtisse du marchant, signe que le personnel ou même la victime elle-même allait s’endormir dans les bras de Morphée. Une aubaine que tu allais saisir sur-le-champ.

« Profite bien de ton sommeil marchant, car à ton réveil tes piécettes auront disparus comme par enchantement ! ». Un sourire étira tes lèvres, à l’idée d’imaginer sa tête déconfite au petit matin. Au moins, cela lui servira peut-être de leçon à défaut de lui donner un fond de gentillesse. Longeant le muret qui séparait le jardin de la demeure, tu cherchas un point facile à escalader avant de t’élancer contre le mur de pierre. Agile comme tu l’étais il ne te faudrait pas longtemps pour te retrouver de l’autre côté, ce qui en soi, te paraissait être une mission plutôt facile. Mais l’importance à tes yeux, ce n’était pas ton travail en lui-même. Non c’était de rendre justice à ses pauvres âmes qui étaient beaucoup trop raillées par cet homme vaniteux et scrupuleux, et ce soir, il allait contribuer à changer les choses. Ou du moins, son argent aller contribuer à cela même sans son accord.


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Isley ;

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Les dents de Priam se plantèrent avec avidité dans une miche de pain aux noix encore tiède. Les odeurs de nourriture et d’alcool se mélangeaient dans la taverne, savant équilibre entre levain, viande et bière. Dans le fond de la salle, une poignée de musiciens faisaient danser leurs doigts sur leurs instruments, offrant aux oreilles de chacun l’une de ces mélodies entraînantes et débordant de vie. Mais même s’il avait toujours apprécié l’art des notes et des accords, son intérêt était tout autre ce soir-là. Sa première bouchée à peine gobée, Priam plongea sa main dans son plat de viande séchée, et enfourna trois belles tranches entre ses lèvres. Quand le goût de sel se diffusa dans sa bouche, il s’enfonça dans sa chaise, soupirant d’aise. Il avait l’impression que des jours entiers le séparaient d’un repas digne de ce nom, et même les regards les plus insistants n’auraient été suffisant pour le distraire de son repas. Il mâchonna sa viande quelques secondes, puis avala une grande gorgée de bière pour accompagner son repas. Les morceaux de viande restant furent happés l’un après l’autre, dévoré d’un coup de dent, ou accompagné d’une bouchée de pain. Une bourse bien rebondie, un repas de roi, et une soirée au calme dans l’une des plus agréables villes du monde. Dans une vie de conflits et de combat, de tels instants étaient de véritable petits miracles. Et pour Priam, une telle soirée était une véritable bénédiction.

Il quitta la taverne une commande plus tard, à l’heure où les lumières de la ville s’éteignaient les unes après les autres. Quelques lueurs éclairaient suffisamment les rues pour circuler librement, et le sommeil encore loin, le mercenaire décida de s’égarer dans les entrailles de la grande cité. Sa fidèle lame dans son dos, son corps encore lourd des derniers combats, Priam était un intriguant colosse dans l’obscurité de Neveria. Ses cheveux blancs reflétaient les lueurs des bougies au travers des fenêtres. Parfois, il cherchait de son regard vert pâle les contours vacillants des astres dans le ciel. Une promenade sans songes ni pensées, avec nul autre objectif que de profiter de l’instant présent, de cette nuit calme et paisible qui lui était accordée. Ce fut le hasard qui le fit tourner dans cette ruelle, où il devina l’ombre d’une silhouette calfeutrée dans les ténèbres. Le genre de personne qui cherchait à se dissimuler, à éviter les regards indiscrets. Le visage caché des grandes villes. Intrigué, il observa de loin cette forme dans la nuit. Mais quand le visage de cette mystérieuse ombre traversa un faisceau de lumière, son sang se figea. Il avait déjà vu ce visage. Plus d’une fois d’ailleurs. Il pesta à voix basse, clairement contrarié, puis décida de poursuivre cette ombre dans la nuit. Les rares lumières de la nuit dévoilèrent un corps svelte, cheveux sombres, coiffé d’un chignon. Puis, elle s’arrêta, cherchant un accès clandestin vers une demeure richement décorée, qui n’était clairement pas la sienne. Cette fois, elle était prise en flagrant délit. Discrètement, Priam quitta sa cachette, allant à la rencontre de la voleuse. Il fit le moins de bruit possible, et une fois suffisamment proche, il s’adressa à elle d’une voix sévère et tranchante, à la fois contrarié et autoritaire.

« Je peux savoir ce que tu fais ? »

Il n’attendit pas de réponse pour enjamber les quelques mètres qui les séparaient encore. Le regard plein de désapprobation, il frappa de la paume de la main l’arrière de la tête de la demoiselle. Un poing contre sa taille, il pointa un index accusateur vers Ivy.

« Je te préviens. Si tu as l’intention de trouver une excuse, elle a intérêt à être convaincante. »

Prétendre que lui et la petite chapardeuse n’étaient que des connaissances auraient été un euphémisme. Il l’avait connu durant ses aventures, toujours occupée à dérober quelque chose aux plus riches. Et depuis, il avait décidé de mettre son nez dans ses affaires. À la manière d’un grand frère un brin envahissant veillant sur une petite sœur un brin téméraire.
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Maudit

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Le mur n’était pas bien haut et paraissait être une franche rigolade à côté de ce qui t’attendait, mais c’était cela que tu aimais. Le grand frisson, la peur de risquer ta vie à chaque acrobatie à chaque escalade de plus en plus haute. La vie de voleur n’était qu’une succession d’adrénaline et de peur qui ne cessait de t’appeler jour après jour. C’était cela que tu aimais plus que tout, mais malheureusement, il y avait toujours des fauteurs de trouble pour t’arrêter de ton élan et la voix qui te stoppa ne te manqua pas de te faire tomber, mais heureusement, tu avais de très bon réflexe ce qui permit de t’accrocher. Cette voix tu ne la connaissais que trop bien, tout comme ce ton accusateur et sévère, et quand tu vis le visage de ton interlocuteur, tu adressas un sourire amusée pour mieux masquer ton incompréhension et surtout ta contrariété. « Aha grand-frère… Bah comme tu le vois, parce que oui je doute que tu sois aveugle… J’escalade ! »

Tu te moquais éperdument de lui, ne te gênant pas pour affirmer ton crime. Après tout, il savait ce que tu étais. Une fière et audacieuse voleuse, mais visiblement, la réponse ne lui plut pas vraiment, car tu sentit une vive douleur envahir l’arrière de ton crâne, te faisant brutalement lâcher prise. En plus de la tête, c’était aussi ton fessier qui te faisait terriblement mal et tu ne cachas pas la douleur que tu exprimas sans gêne, lançant un regard mouillé de larme envers ce grand-frère qui était bien trop coincée à ton goût. « Une excuse pour ? C’est plutôt toi qui devrais t’excuser ! Tu pourrais contrôler un peu ta force ! Je ne suis pas ton défouloir monsieur tas de muscle ! » Tu te relevas sur ses quelques paroles, époussetant ta tenue qui était sali par la poussière de la terre. Il t’en restait encore à certain endroit, mais tu n’en fis pas ton effarouchée, préférant porter ton attention envers ce colosse qui t’impressionnait toujours de part sa taille impressionnante. « Depuis quand tu es ici ? Ça fait plaisir de te revoir depuis le temps ! Comment tu vas ? Tu t’es fais des nouvelles cicatrices depuis ? Hum tu as l’air un brin maigrichon ! T’es sûre que tu manges à ta faim ? » Sans aucune gêne, tu tâtas le corps de ce frère de cœur, examinant la moindre blessure apparente que tu pouvais voir à la lueur de la lune. Bien sûr, inutile de dire que c’était un moyen détourné pour ne pas te faire gronder une fois de plus.

« Quoique, je sens émaner de toi une bonne odeur de repas alléchant. Alors, comme cela on arrive en ville, on ne me prévient même pas, mais en plus tu oses manger sans ma compagnie ? T’es drôlement culottée ! » Une main sur ta hanche droite, tu ne pouvais défaire ce sourire qui trônait fièrement sur tes lèvres. Tu aimais en faire des tonnes rien que pour l’agacer, bien que là, c’était plus pour t’éviter la millième morale du siècle. Tu avais beau l’adorer, Priam n’en restait pas moins qu’un râleur invétérée quand il s’agissait de ton métier. Il n’avait pas tort dans le fond, puis après tout, tu ne pourrais jamais assez le remercier pour ce qu’il avait fait pour toi, mais quelques fois, tu aurais largement préférée qu’il s’occupe de ses propres affaires comme ce soir où tu t’en doutais, il allait tout faire pour t’empêcher de mener à bien ta mission.

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Comme à son habitude, la petite voleuse décida de jouer les idiotes. C’était toujours la même chose. Il avait beau la prendre la main dans le sac, elle avait toujours une réponse insensée pour justifier son geste. Dans le fond, Priam était convaincu que même s’il tombait nez-à-nez avec Ivy traînant un sac rempli de ses derniers larcins, elle aurait été capable d’inventer une excuse. Il entendait presque sa voix, anodine et joviale, lui répondre d’un « je ne fais rien de mal, tu vois bien que je transporte juste quelques babioles ! » horripilant. Ce fut d’ailleurs l’une des raisons qui le poussa à gratifier la voleuse d’une tape derrière la tête. Le résultat ne se fit pas attendre : la jeune femme vacilla, et tomba sur le sol. Pour cette fois, il n’était pas question de l’aider à se relever. Sévère, Priam croisa les bras, accablant d’un regard réprobateur la chapardeuse. Mais autant attendre un miracle. Sitôt remise de ses émotions, elle lui lança un regard humide, lui reprochant son manque de délicatesse. Il ne releva pas, répliquant d’un grognement vexé quand elle l’accusa de n’être qu’un tas de muscle. Puis, Ivy se releva, faisant face au mercenaire. Sitôt remise sur ses deux jambes, la demoiselle retrouva son éternel sourire. Puis, sans perdre une seconde, elle accula Priam sous une myriade de questions anodines. Son arrivée à Asmosa, son état, et même ses cicatrices. Une sorte de brouhaha incessant, pour tenter d’étouffer la situation dans laquelle elle avait été surprise. Il la regarda faire son numéro, un mélange de lassitude et de dépit dans le regard. Bien entendu, elle était parvenu à tromper sa vigilance la première fois. Peut-être même la deuxième. Mais à force, il savait anticiper ses stratagèmes. Il ne trouva pas le temps de répondre que déjà, le ton changea à nouveau. Dès que la jeune femme discerna l’odeur de nourriture sur lui, elle s’empressa de lui reprocher de ne pas avoir été invitée. Durant une fraction de seconde, Priam se demanda si elle avait le nez fin, ou l’estomac à l’affût. Il chassa cette pensée, pour enfin répondre la terrible petite voleuse.

« Je t’aurais bien proposé, mais on dirait que tu avais d’autres activités prévues ce soir. »

Pour accentuer son propos, il tapa du bout de l’index le front d’Ivy. Finalement, Priam soupira profondément, puis posa sa main contre sa taille, une moue désespérée sur le visage. Néanmoins, sa posture suggérait une attitude plus détendue que quelques instants plus tôt.

« Et arrête de jouer les idiotes, tu veux ? Ça ne prend pas. Il marqua une courte pause, avant de reprendre. Je suis arrivé dans la journée. Et si tu veux tout savoir, j’étais trop affamé pour attendre et farfouiller dans toute la ville à ta recherche, siffla-t-il d’un ton réprobateur. Enfin, son visage s’illumina d’un sourire. Content de te voir. T’as l’air en forme. Tu as toujours la peau sur les os, commenta-t-il en pinçant sa taille par pure esprit de vengeance, mais tu as bonne mine. »

Il la fixa un moment, réprimant une irrésistible envie de lui faire la morale. Mais à force de se répéter, Priam avait finalement réalisé que la jeune femme ne se préoccupait pas le moins du monde de ses sermons. Mais à défaut d’une leçon de morale, il avait bien l’intention de lui adresser quelques petits commentaires au cours de la soirée, comme à son habitude.

« Je t’ai déjà dis des centaines de fois d’arrêter ça. Enfin… Tu veux manger un morceau ? Je préfère que tu vides mon porte monnaie, plutôt que de te savoir encore en train de dépouiller des gens. »

Joignant le geste à la parole, il lui proposa de le suivre d’un signe de tête. Elle était habituée à cette ville, elle aurait certainement une idée d’un endroit où ils pourraient manger. Et même s’il venait tout juste de terminer son repas, Priam trouverait bien quelque chose à grignoter. Profiter au maximum des plaisirs des villes, avant de s’égarer de nouveau dans les contrées sauvages.
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Maudit

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Ah Priam et ses piques désagréables. Tu devais bien avouer que même si cela t’embêtait intérieurement, tu ne pouvais t’empêcher de te dire que cela t’avait manquée. Après tout, cela faisait un moment que tu n’avais pas vu ce colosse et le fait de le revoir malgré la situation te rendait quelque peu joyeuse. « D’autres activités ? Sincèrement je ne vois pas de quoi tu veux parler. » Bien que ton front te faisait un peu mal à cause du geste de ton grand-frère de cœur, tu ne démordais pas de ta position. Pour le moment, tu n’avais rien fait, tu n’étais même pas rentrée au sein du jardin de ta victime, donc en clair, tu pouvais nettement dire que tu n’avais rien fait, mais ce n’était pas comme si le jeune homme te connaissait. Aussi, tu te mis à rire quelques secondes, avant d’abdiquer devant sa demande : Celle de ne plus faire l’idiote. « Okay, okay, tu as gagnée. » Devant ses paroles, tu avais doucement haussé les épaules pour souligner ta décision, mais bien sûr, cela ne t’empêcha pas de répondre une fois de plus à son ton réprobateur, comme il avait l’habitude de faire quand il était blasé par ton comportement. « Et envoyer une lettre quelques jours avant ton arrivée c’était trop te demander hein ? » Ton sourire laissait entendre que tu te moquais gentiment de ses efforts inexistants, mais au fond, tu n’avais pas envie de te prendre la tête avec des broutilles enfantines. Ce n’était pas vraiment ton genre, puis, voir le visage souriant de ton frère de cœur était bien plus concluant pour abandonner. « Eh ! Ce n’est pas vrai ça ! Je suis juste svelte de nature ! Puis si tu veux y remédier tu sais quoi faire ! »  Sans gêne tu soulignas très clairement tu étais pour un bon repas. À ses frais bien évidemment, car pour l’heure, tu n’avais pas vraiment l’argent nécessaire pour te contenter.

Remarquant que le jeune homme te fixait, tu en fis de même, adressant un nouveau sourire, comme pour lui montrer que cela ne t’impressionnait guère. Tu savais au fond, qu’il avait l’irrésistible envie de te sermonner et bien sûr, cela ne lui échappa pas, mais étonnement, il n’insista pas plus que cela, enfin du moins, c’est ce que tu crus jusqu’à entendre la fin de son fameux dialogue. Devant son jugement déguisé, tu levas machinalement les yeux au ciel. Tu savais pourquoi il agissait ainsi, mais parfois, tu trouvais qu’il en faisait un peu trop. Même si cela était dans le seul est unique but de te protéger. « Je t’ai déjà dit des centaines de fois que je ne pouvais pas arrêter, mais ça rentre par une oreille et ça ressort par l’autre n’est-ce pas ? » Tu te mis de nouveau à sourire avant de t’approcher de nouveau de lui, pour mieux lui faire face. « Dis-toi que je ne dépouille pas ! Mais que j’emprunte juste pour une durée disons… Indéterminée ? En tout cas, je veux et j’exige un délicieux repas ! Surtout si c’est toi qui offre ! T’inquiète je ferais attention à ton porte-monnaie. Mon but n’est pas de te dépouiller toi ! »

Chantonnant sur un air joyeux, tu invitas ton cher frère à t’accompagner pour l’emmener dans une taverne peu envieuse à l’extérieur, mais qui semblait-il offrait des repas à en faire saliver les plus riches. C’était généralement là que tu te rendais quand tu voulais manger à ta faim, car en plus d’offrir un repas copieux, celui-ci était raisonnable au niveau du prix. T’installant à ta table habituelle, tu te permis de prendre le plat du jour, laissant à  Priam le loisir de choisir à sa convenance avant de le questionner, comme à chaque fois que tu le retrouvais. « Alors, alors ? Qu’à –tu fais de palpitant ses temps-ci ? Tu as eu des missions dangereuses ? Tu t’es retrouvé dans quelle contrée ? Raconte-moi tout dans les détails ! Je veux tout savoir ! » Les coudes contre la table, ton regard rosé laissait sous-entendre qu’il avait toute ton attention et que tu étais prête à boire la moindre de ses paroles. Lui qui avait une vie de mercenaire, autant dire qu’il avait souvent des choses intéressantes à te raconter et puis au moins, ça changerait de ses piques habituelles dont il avait le secret.
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À défaut d’écouter les avertissements de Priam, Ivy consentit au moins à cesser de jouer les idiotes. Un effort que Priam regretta, quand la jeune femme lui remémora que la retrouver aurait été une tâche aisée, s’il s’était donné la peine de lui écrire une lettre pour annoncer sa venue. Confronté aux moqueries de Ivy, Priam afficha une grimace. Son visage se rembrunit, mais il aurait été bien incapable de trouver quelque chose à redire. Elle avait raison, ce qui le contraria d’autant plus. Mais aucun d’entre eux ne se formalisa sur le sujet, et naturellement, la discussion reprit. Malgré une poignée de remontrances, Priam fut bien incapable d’arracher une quelconque pointe de regrets à sa protégée. Un emprunt à durée déterminé… Le mercenaire soupira de lassitude, secouant la tête de gauche à droite, affichant néanmoins l’ombre d’un sourire amusé au coin de ses lèvres. Parfois, il aurait aimé que la jeune femme comprenne que son attitude était dangereuse, et que toutes ces remontrances n’étaient que le reflet de son sentiment d’inquiétude. Malheureusement, Priam n’était pas le genre d’homme à culpabiliser Ivy pour la dissuader de jouer les voleuses. Sans doute car, au fond, il savait que de tels arguments ne feraient pas long feu. Méditant sur cette conclusion, il regarda Ivy sans un mot. Puis, il décida qu’il était grand temps de profiter de cette soirée ensemble, et ravala enfin le flot de reproches qui lui brûlaient les lèvres. Et comme Ivy semblait désormais obnubilé par l’idée d’un bon repas, il lui adressa un grand sourire.

« Si tu l’exiges, je suppose que je n’ai plus le choix. »

Ce fut donc dans une ambiance plus légère que les deux compères rallièrent une petite taverne. Une main dans une poche, le visage distrait, Priam s’engouffra à la suite de la voleuse. Sitôt son plan commandé, Ivy l’accabla sous une montagne de questions. Mais avec le temps, Priam s’était habitué à cette petite séance de questions. Il lui adressa un sourire, puis s’enfonça dans sa chaise. Il suffisait d’observer le regard de ce grand mercenaire rompu aux heurts de la vie – un regard plein de vie et de souvenirs – pour comprendre combien il était amoureux de cette existence libre et sauvage. Et il lui raconta comment il était retourné à Kireïde. Sa traversée du continent. Son arrivée à Chang’an, alors que toute la ville était à l’aube d’une grande fête. La manière dont les rues étaient décorées de centaines de lumières, les grandes représentations, ou même les stands couvert de nourriture et d’alcool. Il passa sous silence la journée passée à se remettre des effets de l’alcool, même s’il savait que Ivy était loin d’être crédule. Puis, il lui dépeignit la manière dont il avait reprit son travail. Sa mission dans les collines luxuriantes, avant de rallier Hélios. Son regard devint alors plus sombre.

« C’est de pire en pire. Là-bas, les rues sont désertes. Plus le temps passe, et plus les gens fuient la capitale. Bientôt, Hélios sera déchirée entre les riches qui pensent être à l’abri, et les pauvres qui n’ont pas les moyens de partir... la guerre sera bientôt là. »

Il scruta d’un œil vide l’obscurité au travers de la fenêtre, se murant quelques secondes dans le silence. Puis, il jeta un bref regard vers la paume de sa main. Il était un mercenaire. Dans combien de temps les batailles allaient-elles éclater ? Dans combien de temps allait-il être contraint de vendre sa lame ? Arracher des vies, contre une poignée de pièces ? Son poing se resserra.

« Ça ne m’a pas empêché de trouver du travail. Une mission au sommet des volcans. Il adressa un sourire à Ivy. Tu aurais adoré. Grimper au sommet d’un volcan actif pour déloger une créature. Sans oublier les pirates et les pillards. C’était un bon job, si on oublie la misère que j’ai touché comme récompense. »

Il haussa les épaules, puis avala une bouchée de son plat – une énorme assiette de viande et de pommes de terre – arrivé pendant son histoire. Difficile d’imaginer que ce colosse avait déjà mangé quelques minutes plus tôt. Puis, il dévisagea Ivy un moment, un sourire aux lèvres.

« À ton tour maintenant. Qu’est-ce que tu deviens depuis la dernière fois ? Tu m’as l’air d’être bien occupée, ajouta-t-il avec un sourire, faisant allusion à sa tentative d’effraction. Pas de doute pour Priam, elle semblait être sur un gros coup. Je tombe au mauvais moment ? »

Il connaissait déjà la réponse, mais il fallait bien admettre que Priam était particulièrement satisfait de son arrivée. Et en piochant un autre morceau de viande, il écouta la réponse d’Ivy, curieux de connaître les derniers détails de la vie de cette petite demoiselle.
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Maudit

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Tu avais toujours aimée l’ambiance accueillante de cette taverne dont tu avais l’habitude depuis quelques années maintenant. La nourriture y était bonne et surtout, c’était le lieu adéquat pour parler sans prise de tête. Rien ne risquait de perturber cette soirée qui s’annonçait bonne. Et alors que tu questionnas ton frère de cœur autour d’un bon repas, tu ne pus t’empêcher de picorer ici et là dans ton assiette attendant avec impatience les longs récits de ce brave mercenaire. Il avait toujours des histoires folles à te raconter, bien sûr, rien de réellement extravagant, mais c’était assez pour te faire rêver. Tu aimais sa façon de décrire les paysages auquelles il avait été confronté. Sa façon humble de te raconter ses combats, mais bizarrement, il préférait éviter de parler de son état après avoir bu une quantité astronomique d’alcool, ce qui te fit rire sans attendre. « J’aurai quand même voulu voir ta tête après avoir arpenté ses fameux stands d’alcool. » Avec un sourire moqueur, tu préféras ne pas insister plus que nécessaire, préférant écouter la suite qui semblait plus intéressante. Du moins, ça aurait pus, si le regard de Priam ne s’était pas mis à s’assombrir d’un coup. Curieuse, tu éloignas ta main de ta joue, commençant à t’inquiéter pour ce frère que tu aimais tant, mais quand il se mit à parler d’Hélios, tu ne pus t’empêcher de te sentir rassurer. Ton regard se porta même sur la fenêtre, semblant se vider à chaque parole que lançait le mercenaire sur la citadelle. L’idée d’une guerre n’était pas pour t’enchanter, mais tu savais que celle-ci se déroulerait tôt ou tard. « Pour les riches cela ne m’étonne pas plus que cela. Ils pensent toujours que l’argent est la réponse à tout. Mais pour les pauvres… » La demoiselle se mit alors à soupirer, essayant de ranger sa rancœur de côté pour s’exprimer avec calme. « Je trouve cela fou que les dirigeants préfèrent s’entretuer sans se préoccuper de leur peuple. Est-ce si difficile que cela de le protéger envers et contre tous ? »

C’était une chose que tu ne comprendrais jamais et tu trouvais presque cette future guerre grotesque. Et comme pour ne pas y penser, tu préféras picorer de nouveau dans ton assiette, préférant couper court à tout cela et changer de sujet. Penser à cela ne menait à rien, surtout pour des gens qui n’avaient aucune autorité sur les événements. Heureusement, Priam ne tarda pas à changer de sujet, ce qui t’arrangeait grandement. Il cita une des ses missions qui semblait bien plus intéressant que celle qui lui avait contée. Déjà parce qu’elle avait eu l’air dangereusement, mais surtout, parce qu’il avait fait la rencontre de pillard et de pirate, chose qui t’intéressa de suite. « C’est pas vrai ? Tu as du retrouver un trésor ? Ils en avaient volés un au moins ? » Tes yeux s’étaient illuminées comme ceux des enfants à qui ont racontés une histoire passionnante. « Il faudrait que tu penses à augmenter tes honoraires tu ne crois pas ? Tu aurais dû emporter une part de trésor avec toi. » Parfois, tu trouvais que Priam était beaucoup trop gentil avec ses commanditaires, mais cela n’était bien sûr que ton avis.  Si cela n’aurait tenu qu’à toi, tu aurais proposé des prix certes intéressant, mais tu te serais pas gênée pour grappiller un peu plus dés la mission finis. Alors que tu avalas avec bonheur, un morceau de viande suivis d’un peu de pain, tu regardas à ton tour ton frère de cœur, il adressant un air curieux quand tu remarquas que celui-ci te dévisagea. C’était maintenant ton tour de raconter les quelques bribes de ta vie, sauf que tu n’avais pas des choses aussi extraordinaires à conter. Et puis au vu du comportement de Priam, tu ne savais jamais si tu devais lui faire la liste de tes larcins, mais après tout, tu étais ce que tu étais et comme à ton habitude, tu ne tardas pas à t’exprimer sur le sujet, ne cachant pas ton sourire espiègle.

« Tu sais mine de rien la vie de voleur est bien rempli. Je fais des vols ici et là, j’ai même pus faire un vol avec mon chef. C’était super ! On a dilapidée en une nuit toute la fortune d’un riche avocat scrupuleux. Au moins ça à servis à plusieurs démunis. T’aurais vu leur tête quand on leur à donnée tout cette argent. J’espère au moins que ça leur a était utile. »

Tout en disant ses paroles, tu t’étais mise à sourire fièrement. Il faut dire que cela avait été une mission périlleuse, mais elle en avait valu la peine, surtout que cette fortune avait pu venir en aide à plusieurs familles. Marquant une pause, tu repensas alors à la dernière question de Priam qui laissait sous-entendre qu’il n’avait pas été mécontent de te freiner dans ton ascension, ce qui te permit d’afficher un air sarcastique. « À ton avis ? Bien sûr que oui tu tombes au mauvais moment. Fait pas genre que tu es désolée je sais très bien ce que tu penses. » Avalant une gorgée de ta boisson pour te donner une pause et te désaltérer, tu repris la discussion, une idée machiavélique te trottant derrière la tête. « Mais je te rassure, j’agis de mon propre chef, et de toute façon, je doute que tu me tiennes compagnie toute la nuit, donc je pourrais toujours reprendre quand tu décideras d’aller rejoindre Morphée. » Une bien belle façon de se venger de ce frère protecteur, mais au moins tu avais l’assurance qu’il ne risquerait pas de t’abandonner aussi facilement. Il préférait mourir que de te laisser effectuer un larcin tranquille. Cela te permettrait de profiter d’une bonne nuit réparatrice avec un bon lit gratuit en prime, en plus de profiter de sa compagnie bien plus longtemps que d’accoutumée. Ce qui n’était pas négligeable.
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Malgré toutes les railleries d’Ivy à son égard, le sourire de Priam refusa de s’estomper. Parfois, il oubliait combien ces instants ensemble étaient agréables. Un repas, des rires, une longue discussion avec celle qui était devenue l’égale d’une sœur pour lui. Ce fut presque machinalement que le mercenaire abaissa sa garde face à Ivy, trahissant combien la situation d’Hélios – et sans doute du monde en général – était en train de l’affecter. La réaction de la jeune femme ne se fit pas attendre, et ce fut comme d’un accord tacite que les deux comparses se dirigèrent vers une autre conversation. Quand il lui raconta la mission du volcan, il avait misé son petit effet sur la dangerosité de la tâche. Mais c’était sous estimer l’avarice de la petite voleuse. Sitôt les mots « pirates » et « pillards » énoncés, Priam discerna presque des étoiles dans le regard avare de la chapardeuse. Même éprise de sensation forte, toute l’adrénaline du monde aurait semblait bien fade à Ivy, comparé à un coffre aux trésors. Cette pensée arracha un sourire à Priam. Pourtant, il secoua la tête, négatif, admettant qu’il n’avait pas trouvé de trésors. Pour être franc, il n’en avait pas cherché. Mais s’il l’admettait à voix haute, il imaginait parfaitement la réaction d’Ivy. Mais même sans les aveux de Priam, celle-ci ne se priva pas de lui faire la morale, lui reprochant de ne pas être plus regardant sur ses honoraires. Pour toute réponse, Priam haussa les épaules, pivota, puis passa machinalement un bras au-dessus du dossier de sa chaise. « Je gagne ce dont j’ai besoin. », phrase qui ferait sans doute une bien piètre excuse pour la roublarde à qui il faisait face. Et peut-être n’avait-elle pas complètement tord. Mais Priam était trop entêté pour changer ses habitudes, quand bien même quelques pièces supplémentaires ne seraient pas toujours un luxe.

Quand Priam interrogea enfin Ivy sur ces derniers faits et gestes, le petit sourire espiègle de la jeune femme lui arracha une moue désabusée. Ce rictus satisfait avait le don de le contrarier, tout particulièrement quand il était question de ces derniers crimes. Malgré tout, il l’écouta répondre à sa question, sincèrement curieux de connaître les dernières nouvelles de la vie de la jeune voleuse. Même s’il n’était pas pour de tels agissements, il était en mesure de comprendre ses motifs. Mais quand il fut question de son chef, il se rembrunit. Il s’était toujours opposé aux agissements de l’homme en question, lui reprochant ses aspirations au même titre que son influence sur Ivy. Sans doute à tort, puisque la jeune femme n’avait besoin de personne pour jouer les crapules. Et pourtant, il n’avait jamais réussi à supporter le chef de cette bande de voleurs. « Je suis convaincu que ton chef était ravi lui-aussi, grogna-t-il entre ses dents. Enfin, je suppose que c’était pour la bonne cause. » avoua-t-il sans conviction.

Mais l’expression sarcastique de la jeune femme ne tarda pas à lui rendre le sourire. Chacun savait que l’arrivée du mercenaire avait été décisive. Pourtant, la situation échappa au contrôle de Priam quand Ivy suggéra que, d’une façon ou d’une autre, elle aurait l’occasion de reprendre sa séance d’escalade une fois que Priam lui aurait faussé compagnie. Il grimaça. Satisfait de son intervention, il n’avait pas songé à la suite des événements. Elle avait raison : elle n’aurait aucun mal à se faufiler une fois que Priam aurait le dos tourné. Et même si ce n’était pas cette nuit, elle pourrait toujours attendre que le mercenaire retourne sur les routes. Priam soupira, contrarié.

« Dans tous les cas, tu retourneras finir le travail. Et on s’étonne que je me fasse du soucis pour toi, grogna-t-il en passant une main éreintée sur son visage. Donc tout ce que je peux faire, c’est rester avec toi toute la nuit pour t’empêcher de retourner là-bas ? »

Il posa son regard sur elle. Quelque part, sa question était rhétorique : ils étaient suffisamment proches pour que Priam anticipe l’idée de la voleuse. Elle n’aurait pas mentionné ce détail si elle avait souhaité retourner à son larcin ce nuit même. Une fois encore, il était condamné à se plier aux lubies d’Ivy. Il grogna pour la forme, puis adressa un signe de la main à une serveuse. Il commanda un verre – quelque chose de fort – et proposa à Ivy de prendre quelque chose. Sa commande passée, il décida d’oublier sa contrariété pour le moment.

« Et je suppose que je devrais aussi te payer une chambre, siffla-t-il dans un sourire. Ok, t’as gagné. Il remercia la serveuse qui passa pour déposer son verre, puis en avala une gorgée. Mais pas d’escapade nocturne, ok ? »

Il échangea un regard complice avec la jeune femme, avant de piocher allégrement dans son assiette, curieux de goûter son plat. Satisfait – et espérant bien une pointe d’indignation – il reprit une gorgée d’alcool, avant de changer de sujet.

« Je vais rester dans le coin le temps d’un contrat ou deux. Si jamais l’envie te prend de commencer une carrière de mercenaire, tu es la bienvenue, proposa-t-il avec une pointe d’amusement. Après ça, j’ai l’intention de mettre le cap sur Sollvaec. Ça fait longtemps que je n’ai pas déposé de fleurs sur la tombe de Séléna. »

Une troisième gorgée lui rinça l’œsophage. Les contrats dont il faisait mentionné lui serviraient justement à financer cette expédition. À bien réfléchir, il n’avait pas souvent parlé de Séléna – sa défunte sœur de sang – à Ivy. Pourtant, même si une pointe d’émotion était palpable dans sa voix, il ne semblait pas triste. « Et puis, ça fera une bonne occasion de prendre des vacances. » surenchérit-il en affichant un sourire.
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Priam était toujours fidèle à lui-même et à ses engagements, chose qui ne t’étonnait pas plus que cela tout compte fait. Il gagnait ce dont il avait besoin… Ses mots t’avaient grandement amusée et à ses paroles, tu n’avais que hausser les épaules en signe de réponse, montrant que tu n’irais pas à l’encontre de sa décision. Bien que tu ne fusses pas d’accord avec cette grande bonté. La discussion allait de bon train entre vous, jusqu’à ce que tu parles de tes méfaits passés. Après tout, il avait demandé des nouvelles, aussi, tu décidas de ne pas lui cacher la vérité, vantant même avec fierté ce que tu avais fait. Ses réactions furent presque un régale pour toi, car même si tu adorais Priam, tu aimais voir ses expressions faciales changer de tout au tout. Et comme pour pimenter encore plus la chose, tu ne te gênas pas pour parler ouvertement de ton patron ce qui eut l’effet escompter. « Peut-être qu’un jour vous arriverez à vous comprendre vous deux. » Tu avais sifflée ses mots sur un ton bien moqueur. Les deux hommes étaient semblables à un chat et un chien, voir même comme le jour et la nuit. Incapable de comprendre les raisons de l’un comme de l’autre. À croire que c’était toi la plus adulte dans le lot, mais dans ton cas à toi, c’était plus que tu étais indifférente à tout cela. « C’est toujours pour la bonne cause voyons, on ne garde rien, on redonne-tout. Sinon on ne vaudrait pas mieux que les brigands de bas-étage. » Et cela, tu en étais totalement convaincue. Bien sûr, les tantalas se gardaient bien une petite part pour eux, car il fallait bien vivre aussi, car soyons honnête, l’amour et l’eau fraîche n’a jamais vraiment nourrit qui que ce soit. Et c’est en pensant à l’argent, que tu décidas d’en profiter pour avoir une chambre à l’œil pour cette nuit. Il fallait avouer, tu n’avais pas de quoi t’en payer une, mais surtout, cela te permettrait de t’accaparer l’attention de ce cher frère que tu ne voyais pas souvent. L’occasion de faire d’une pierre deux coups. Ce qui eut le don de grandement fatiguer le mercenaire à défaut de le faire sourire.

« Hum, peut-être bien oui, mais tu sais après tout, je suis une grande fille rien ne t’y oblige. » Bien que tu fusses souriante, tu étais grandement sarcastique, enfonçant bien le couteau dans une plaie déjà ouverte. Tu n’avais aucun scrupule à jouer sur le sens de l’honneur du grand mercenaire. Et quand il confirma tes dires par une question, tu lui affichas un sourire grandissant, penchant la tête sur le côté pour te donner un air faussement innocent. « Il semblerait que ça soit une solution en effet. Que puis-je faire face à ta force herculéenne ? Pas grand-chose je le crains… Je ne suis qu’une frêle petite voleuse après tout. »

Tu n’avais pas besoin de t’enfoncer encore plus dans la comédie, car tu savais qu’avec Priam celle-ci ne durerait jamais bien longtemps. Les yeux mouillés de larmes, le regard d’une demoiselle en détresse, plus rien n’était efficace venant de toi face à ce colosse. Et c’était bien pour cela, que tu évitais toute tentative de jeu d’actrice. Tu tenais à l’arrière de ton crâne, zone qu’il aimait taper plus que tout au monde. Même les monstres ne devaient pas lui convenir autant. Profitant de la commande du mercenaire pour commander quelques choses de sucré et fruité en terme de boisson, tu piochas de nouveau dans ton assiette garnis, profitant d’une bouchée appétissante pour cacher ton sourire victorieux. Encore une fois, tu avais eu raison de ton frère de cœur, mais après tout, tu aurais eu tort de le faire, ce n’était pas comme si tu le voyais souvent. « Promis ! Je ne profiterais pas de ton sommeil pour m’échapper sur les toits. » Riant de bon cœur, tu repris aussitôt de façon à calmer l’agacement de ton partenaire. « Je plaisante. Je suis contente de pouvoir profiter de toi un peu plus longtemps ! Ça changera des heures où on papote et que tu parts sans demander ton reste. »

Et un soupçon à culpabilité en prime, à croire que tu ne t’arrêtais jamais, néanmoins tu étais sincère, tu appréciais le fait de rester un peu plus longtemps auprès de ce frère de cœur même si celui-ci piquer allégrement dans ton assiette. Et visiblement, tu risquerais d’en profiter un peu plus encore, car très vite, il t’annonça qu’il comptait rester dans le coin. Le temps de finir une ou deux missions certes, mais au moins il ne partirait pas au bout d’une journée seulement. « C’est vrai ? Mais c’est super ça ! Et pourquoi pas pour la carrière de mercenaire. Après tout, ça pourrait me plaire ! » Tu partageas le même amusement que Priam, bien trop heureuse de part cette nouvelle qui te mettait de bonne humeur. Après ses missions, Priam comptait repartir à Sollvaec, l’occasion pour lui de voyager à nouveau, mais surtout pour aller sur recueillir sur la tombe de sa défunte sœur. En entendant cela, ton regard s’était doucement attendri. Rare était les discussions où Priam parlait de cette fameuse sœur qui était morte loin de lui et tout en l’écoutant parler de vacances tu t’étais tournée vers la fenêtre, souriant à ton propre reflet sans trop faire attention à celui-ci. « Je suis sûre que ta sœur serait contente de te revoir. Donc choisit-lui des jolies fleurs d’accord ? » Même si sa sœur n’était plus de ce monde, tu enviais cette forte relation que les deux avaient tissés. Dans ta famille, tu n’avais pas eut cette chance de pouvoir en faire de même. Le pire étant ta sœur benjamine qui te détestait pour ne pas dire te haïssait. À cette pensée, tu t’étais mise à sourire sarcastiquement, avant de te tourner vers Priam, ton index levé, comme si tu possédais la belle parole. « Quoique… Je devrais plutôt t’aider dans cette tâche. Je suis sûre que tu serais capable de ne prendre que de la mauvaise herbe. Quand tu partiras préviens moi, soit je te ferais un bouquet digne de ce nom, soit je te donne la liste de ce que tu dois adresser à ta sœur. Autant que tu lui fasses honneur tu ne crois pas ? » Tu avais quelques idées pour composer un bouquet digne de ce nom, après tout, il fallait bien que tu te serves de tes talents de fleuristes. Quitte à user de ce faux-semblant, autant s’en servir pour la bonne cause.
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Sa langue claqua contre son palais, témoignant de sa réticence à l’idée de trouver un terrain d’entente avec le chef des voleurs. Cette seule pensée suffisait à lui hérisser le poil. Pourtant, il garda ses commentaires pour lui, préférant s’épargner un monologue visant à convaincre l’une des plus fervente comparse de l’homme en question. C’était une bataille perdue d’avance. Mais quand la jeune femme répondit à son commentaire en affirmant qu’elle œuvrait pour la bonne cause, Priam fut incapable de réprimer un regard en coin. « Ce sont vos méthodes que je blâme. » siffla-t-il sans un mot plus haut que l’autre. Puis, il réalisa que malgré son souhait d’oublier l’activité d’Ivy pour la soirée, il était de nouveau en train de faire son procès. Il agita négligemment sa main devant lui, agacé par ses propres travers. « Oublie. Pas ce soir. » déclara-t-il d’une voix plus sereine. C’était sa manière à lui de proposer de changer de sujet, afin d’éviter une longue et futile séance de reproches.

Bien entendu, quand l’occasion se présenta de piller le porte-monnaie de Priam pour louer une chambre gratuite, toutes les nobles aspirations d’Ivy se volatilisèrent aussitôt. Une frêle petite voleuse. Ces mots arrachèrent un sourire à Priam, qui ne manqua pas de poser un œil dubitatif sur Ivy. « Et je présume que si tu te joues de moi pour que je t’offre une chambre, c’est aussi pour la bonne cause ? » railla-t-il, parfaitement conscient qu’il était bien trop tard pour espérer échapper au petit piège de la voleuse. Et au fond, en avait-il seulement l’envie ? À défaut de mieux, il était parvenu à lui arracher la promesse d’une nuit sans escroquerie. Ce qui était déjà une grande victoire en soit, si l’on considérait l’état de ses rapports avec cette sœur diabolique. Mais il n’allait pas en rester là, et quand Ivy avoua que cette soirée ensemble serait plus agréable qu’une poignée d’heures avant que le mercenaire ne disparaisse, Priam se fendit d’une pointe d’ironie. « Sauf que si je restais plus de quelques heures avec toi, il ne me resterait plus assez d’argent pour m’acheter des vivres. » une moue satisfaite passa sur son visage, et pour ne pas perdre la face, il fit de son mieux pour réprimer  le zeste de culpabilité qui s’était insinué dans sa poitrine.

Puis, Priam lui expliqua sa situation actuelle. Son intention de rester quelques temps en ville, avant de reprendre la route. Cette nouvelle enthousiasma Ivy bien plus que le mercenaire ne l’avait imaginé, et durant un instant, il se sentit coupable de ne pas rendre davantage visite à Ivy. Puis il fut question de sa sœur. Son autre sœur. Pour tout commentaire, la voleuse lui suggéra de choisir de belles fleurs. Un conseil qui tira un doux sourire à Priam. Mais bien vite, l’espiègle demoiselle lui proposa son aide, suggérant ouvertement que le mercenaire avait mauvais goût en matière de fleurs. Priam soupira, une lueur amusée dans le regard, avant de commander un deuxième verre. Il avait sans doute le lever de coude trop facile, mais qu’importe.

« J’en avais bien l’intention. Et sache que j’ai très bon goût en matière de fleurs. Mais comme tu tiens à participer, je m’en voudrais de te décevoir. Il marqua une courte pause. J’aimerais lui offrir des églantines. Elle aimait beaucoup ces fleurs. Tu penses pouvoir me préparer une liste ? »

Durant un instant, il observa silencieusement Ivy. Il avait le regard pensif, et tout à coup, sa voix s’éleva de nouveau. « Elle t’aurait adoré. Et je mettrais ma main à couper qu’elle aussi, elle t’aurait adopté. Et ensuite, elle aurait passé son temps à te reprocher tes vols et tes petites affaires. Crois moi, elle aurait été bien pire que moi. » il échappa un éclat de rire, sans doute aidé par son deuxième verre d’alcool avalé trop vite. « Mais pour rien au monde je ne voudrais que tu sois privée de tout ça. Tu serais bien trop malheureuse si on t’arrachais à cette vie, pas vrai ? » mais c’était une question rhétorique. Il se redressa légèrement, puis fit rouler l’une de ses épaules. « Enfin, écoute moi parler… On dirait que le temps me rattrape. ». Il leva un œil sur elle. « Je n’ai jamais visité Neveria de nuit. Tu te sens d’humeur à jouer les guides ? ». Le repas étant bientôt terminé, l’idée d’une promenade nocturne n’était pas pour lui déplaire.
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C’était bien la première fois, que tu avais été d’avis de ne pas continuer à discutailler sur les méandres de ton travail. Ce n’était qu’une discussion futile ou chacun continuerait à maintenir ses positions. Au fond, tu avais beau trouver des arguments convenables pour toi, ce ne serait jamais des excuses valables auprès de ce mercenaire bourru. Mais au fond, tu ne lui en voulais absolument pas. Quelques parts, tu acceptais ses réactions, mais tu n’avais plus envie d’obéir à qui que ce soit. Tu étais libre. Libre de faire ce que bon te semble, même si cela n’était pas vraiment honnête aux yeux du monde. Préférant dévier la conversation en cherchant quelques peu ton comparse par de petites piques provocatrices, tu n’avais pus t’empêcher de rire doucement, regardant celui-ci droit dans les yeux, comme le ferait une enfant qui cherche à prouver sa fausse innocence. « Moi ? Me jouer de toi ? Mais où tu vas chercher cela ? Je n’oserais jamais faire une chose pareille voyons. » Tu pris un air faussement indignée, attendant quelques instants avant de sourire de toutes tes dents, montrant que tu te moquais ouvertement de ton frère de cœur. L’avantage quand les gens te connaissaient, c’est que tu n’avais pas vraiment besoin de cacher ta vraie nature, bien que parfois, tu ne pouvais t’empêcher de le faire quand même. On ne change pas les mauvaises habitudes d’un claquement de doigt n’est-ce pas ?  Alors que tu ne te gênas pas pour faire ressentir de la culpabilité auprès de ton comparse, tu le regardas droit dans les yeux après sa remarque, lançant cette fois un sourire qui semblait plus sarcastique que rieur. « Il faut bien combler le vide que tu oses m’infliger quand tu pars comme un voleur. Mais sache que je n’oserais jamais te mettre sur la paille. » Et une autre culpabilité de plus, comme si tu aimais mettre le mercenaire dans l’embarras. Face à ses propres défauts. C’était une nature que tu ne gênais pas à exposer quand tu le pouvais. Comme si cela t’amusait de mettre les gens facent à leur défaut dominant. Mais plutôt que de s’indigner face à cette facette de ta personnalité, le mercenaire préféra te proposer à l’accompagner à l’une de ses prochaines missions. Ce que tu acceptas sans tarder, ce n’était pas tous les jours que tu avais l’occasion de jouer les mercenaires, bien que tu risquais de ne pas être réellement très utile.

De fil en aiguille, la conversation dévia sur un sujet un peu plus sérieux, la sœur de Priam. Tu n’avais pas vraiment connue celle-ci, vu qu’elle était morte y a quelques années et surtout, tu devinas qu’elle était réellement importante aux yeux du trentenaire. Tu l’écoutas donc parler, sans l’interrompre, jusqu’à ce qu’il te parle de sa tombe et du fait qu’il voulait aller à Vaec pour s’y recueillir. Sans attendre, tu lui proposas avec un peu d’humour de s’occuper du bouquet à lui offrir, idée qui semblait lui plaire au vu de sa réaction. « J’aimerais bien voir tes soi-disant bon goût en fleur. » Tu le taquinas brièvement, avant de répondre à son humble demande. « Bien sûr, je vais réfléchir intensément pour que ça soit le bouquet le plus magnifique au monde ! » Tu lui devais au moins bien ça, après tout ce qu’il avait fait pour toi. Puis c’était ta façon de rendre aussi hommage à cette jeune fille partie trop tôt. Voyant que le regard de Priam semblait pensif, tu penchas doucement la tête, souriant tendrement à ses nouvelles paroles, avant de prendre un air faussement exaspéré, haussant même les épaules pour donner plus de force à tes paroles. « J’aurais donc eu deux enquiquineurs de premier choix sur le dos c’est cela ? Remarque, ça n’aurait peut-être pas été déplaisant. » Tu t’étais mise à rire face à tes paroles, regardant de nouveau par la fenêtre d’un air quelques peu pensive. Au vu de ta relation avec ta propre sœur, tu aurais doutée t’entendre avec celle de Priam, mais au fond, tu préférais y croire. Après tout, elle n’avait pas le même caractère et si le mercenaire te disait qu’elle t’aurait adoptée, c’est qu’elle l’aurait sûrement fait.

Fermant les yeux un bref instant, tu te mis à rire face à la remarque de vieillesse de Priam, ne tardant pas à agiter ta main, comme pour te moquer encore plus. « Tu n’es plus vraiment de première fraîcheur, mais il parait que plus on vieillit, plus on gagne en sagesse. » Puis, vint la demande de lui faire visiter la ville de nuit, demande qui t’étonnait quelques peu, mais qui ne te déplaisait pas pour autant. Tu avais besoin de sentir le vent frais, de fuir cette ambiance bruyante à l’odeur d’alcool et de bouffe. « Suivez le guide mon brave, je vais vous en mettre pleins les mirettes ! » Laissant à Priam le soin de régler la note concernant votre repas, tu ne tardas pas à sortir dehors, t’étirant grandement avant de prendre une grande bouffée d’air requinquant. D’un signe de main, tu l’invitas à te suivre dans les ruelles illuminées de Neveria, lui montrant divers bâtiment, divers quartiers pour lui montrer la richesse de la capitale d’Asmosa. « La nuit, la ville fait refléter sa beauté étincelante pour la montrer encore plus grandissante, surtout depuis certaines hauteurs. » Soudain tu eus une idée qui commençait déjà à t’amuser intérieur. Approchant d’une maison où des caisses permettaient d’accès à un petit toit, tu te tournas vers Priam, lui lançant un regard plein de défi, sans jamais faire faiblir ton fidèle sourire. « Ça te dit de voir ça  de tes propres yeux ? Enfin… Je pourrais comprendre que tu n’en ais pas envie. Après tout, tu ne dois pas avoir l’habitude. » Commençant a grimper sur les caisses, tu ne mis pas longtemps à atteindre le petit toit, toisant le mercenaire de ton regard rosé, attendant la moindre de ses réactions.


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Malgré les tentatives de Priam pour surmonter ses remords, Ivy semblait bien décidée à lui infliger une soirée de culpabilité. Toute occasion était bonne à prendre pour la jeune femme, qui ne se priva pas de souligner ses départs soudains, la peine éprouvée en son absence, et n’importe quel autre prétexte pour accabler le mercenaire. Une mécanique pénible et redondante, mais terriblement efficace. Priam décida finalement de ne pas s’épuiser en lutte vaine, et accepta de passer la soirée sous l’étendard de la culpabilité prônée par Ivy. Et quand elle lui reprocha le vide infligé à ses départs, il soupira et secoua sa main devant lui, en signe d’abandon.

La conversation changea de ton quand il fut question de la sœur du mercenaire, et du bouquet de fleurs qu’il souhaitait lui confectionner. Une nouvelle que la voleuse accueillie en proposant son aide, un geste que Priam apprécia. Mais l’alcool et la nostalgie ne tardèrent pas à prendre le dessus, entraînant le mercenaire dans un bref discours concernant sa défunte sœur, et sa réaction si elle avait connu Ivy. La moue exaspérée de la voleuse au terme de cette histoire arracha un sourire à Priam, et sa phrase terminée, Ivy échappa elle-même un éclat de rire. Sans se défaire de son sourire, le mercenaire surenchérit. « Dis plutôt tu aurais fini par quitter la ville pour avoir un peu de tranquillité. », lâcha-t-il d’une voix joviale, imaginant brièvement la scène. Puis, le mercenaire effaça ces lointains souvenirs qui l’envahissaient, accusant son âge pour ces brèves divagations. La demoiselle ne se priva pas de rebondir sur cette remarque, exagérant délibérément la « vieillesse » présumée de Priam. Celui-ci se renfrogna, avant d’hausser les épaules. « Je suis comme le bon vin, je m’améliore avec le temps. », dit-t-il d’une voix légère. Visiblement, il n’avait pas encore acquit suffisamment de sagesse pour ignorer les piques de son amie. Puis, subitement, Priam fut saisi d’une envie de quitter cette taverne, pour s’aventurer dans les rues de la ville. Une petite promenade nocturne, loin des aléas du quotidien. Très caricaturale, Ivy ne sembla pas contre cette soudaine lubie. Une fois la note réglée – au frais de Priam, bien entendu – ils gagnèrent donc l’extérieur. La pureté de l’air et la fraîcheur de la nuit furent une véritable bénédiction, insufflant un soupçon de sérénité au mercenaire. Et d’un commun accord, ils s’engouffrèrent dans les rues. Il découvrit ainsi les bâtiments et l’architecture sous de nouvelles facettes, profitant des lueurs qui s’entremêlaient avec les ombres nocturnes. Et durant cette visite imprévue, Ivy lâcha un bref commentaire sur la beauté qui se dissimulait dans les hauteurs de la ville. Une phrase qui attira aussitôt l’intention de Priam, comme s’il connaissait suffisamment Ivy pour anticiper ce qui allait se produire.

Elle n’avait jamais été du genre à avoir froid aux yeux, et son regard plein de défi et d’arrogance confirma ce qui Priam avait déjà deviné. Dans sa tirade pleine d’effronterie, elle proposait à Priam de la suivre sur les toits. Celui-ci posa son poing contre sa taille, adressant un regard désespéré à Ivy, tandis que celle-ci grimpait déjà sur les hauteurs, jusqu’à se percher au sommet d’un petit toit. Après quelques secondes à se toiser, le mercenaire roula des yeux, et grimpa sur la première caisse. Il ne tarda pas à rejoindre la jeune femme, se plantant face à elle, réprobateur. « Si tu as l’habitude, tu n’auras rien contre une petite course ? » siffla-t-il, un mélange de présomption et d’insolence dans son sourire. Il scruta brièvement les alentours, et son regard s’arrêta sur un bâtiment. Son sourire s’étira, et il lança un regard à Ivy. « C’est parti ! » s’écria-t-il, avant de s’élancer sans plus d’indications. À quelques dizaines de mètres, face à lui, se dressait un bâtiment qui surplombait les autres constructions de la zone. Il était convaincu que la voleuse comprendrait rapidement que ce bâtiment représentait son point d’arrivée. Ce fut donc au terme d’une brève course sur les toits que Priam gagna le bâtiment en question, tirant sur ses bras pour se hisser jusqu’à un contrefort dans la paroi. Bien entendu, il avait manqué plusieurs fois de tomber, et de se rompre le cou. Mais sa fierté était telle qu’il avait déjà oublié ces petits imprévus. « Plus de première fraîcheur hein ? » lança-t-il à voix haute, avant de chercher Ivy du regard. Il ignorait où en était la jeune femme. Et durant un instant, il espéra qu’elle ne l’avait pas coiffé au poteau.
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Tes yeux emplis de présomption et de défi ne cessait de scruter le mercenaire, cherchant là, une réponse à ta provocation. Tu voulais jouer avec la fierté de ce frère de cœur, le pousser au-delà de ses retranchements, et de son confort pour lui faire découvrir les tiens. Pour toi, les toits étaient l’un des meilleurs endroits pour se balader librement en plus de s’immiscer dans les maisonnettes les plus nobles. Voyant qu’il acceptait ton défi — non sans une pointe d’exaspération — tu te mis à sourire à pleine dent, attendant que ce colosse te rejoigne enfin pour élever ta main vers l’horizon lointain. « Tadam ! Il n’est pas beau mon royaume ? » Tu avais annoncée ses paroles avec une pointe d’humour, attendant la réaction du mercenaire. Mais celui-ci avait l’air d’avoir autre chose en tête, et quand il l’énonça, tu ne tardas pas à sourire, affichant un air de petite peste dont tu avais le secret. Il voulait te défier sur ton propre terrain ? Qu’à cela ne tienne, ce challenge était de taille pour tes performances. Et si le mercenaire en doutait, tu ne tarderais pas à le lui rappeler. « Une course hein ? Si tu veux. Mais ne vient pas pleurer si je te bats ! » Tu étais grandement confiante et tu ne le cachas pas. Non pas que tu doutais de Priam, mais tu sentais que le jeune homme était plus à l’aise au sol, que dans les airs. Observant le regard de ce titan, tu regardas longuement le point d’arrivée, laissant même une longueur d’avance à ton cher frère de cœur avant de foncer à ton tour, souriant comme amusée par la situation. Courir sur les toits pouvaient parfois s’avérer dangereux, mais pour toi, ce n’était que de l’adrénaline de plus pour mieux te perfectionner. Tes pas te guidaient comme si tu glissais sur les ardoises avec aisance, un élan te propulsa sur le toit suivant, tandis que tes bras frêles n’avaient aucun mal à soulever ton corps tout aussi svelte. Tu avais tellement passée ton temps à escalader les murs et les toits, qu’on aurait dit que tu étais aussi agile qu’un chat. Bien qu’un singe aurait encore plus collée à ton aisance si parfaite.

En quelques minutes à peine, tu te retrouvas sur le point d’arrivée, t’accroupissant avec ennui pour mieux voir le pauvre Priam qui semblait éprouver des difficultés à te rejoindre. Provocatrice, tu te mis à bailler bruyamment, ne relâchant pas le mercenaire du regard au cas où pour prévenir de la moindre chute. Tu ne pouvais le rattraper, mais tu pouvais l’aider à ralentir sa chute grâce à ton pouvoir du vent. Après un effort colossal, le trentenaire te rejoignis enfin, sa fierté s’affichant sans vergogne sur son visage. Tu le regardas alors, le prenant de haut malgré ta position, un sourire mesquin dévalant tes lèvres rosées. « Pas mal, si on oublie que tu as faillit te fracasser plus d’une fois en contrebas, de plus… » Tu te relevas, t’étirant tel un chat avant de reprendre. « J’ai faillit attendre. Ça fait bien cinq bonnes minutes que je patiente. C’est plus long qu’on le croit ! » D’un regard en coin, tu observas les réactions de ton cher frère, riant quelques instants avant de l’inviter à te suivre d’un signe de main. Escaladant encore quelques hautes maisons, tu l’invitas à s’asseoir sur le rebord d’un des toits, prenant soin de lui indiquer les prises pour ses pieds, avant de poser ton regard sur le paysage qui se dressait devant vous. Les lumières naturelles et artificielles se mélangeaient pour donner plus de force à ce magnifique tableau. Les divers sons fusionnèrent pour donner une symphonie des plus plaisantes. Asmosa avait beau parfois refléter l’avarice des riches, elle offrait toujours un paysage aussi plaisant à voir la nuit. « Alors ? Je ne t’ai pas menti hein ? C’est bien plus beau d’ici que d’en bas. » S’il y avait bien une chose que tu appréciais dans la vie, c’était l’horizon lointain qui s’étendait à perte de vue. Un horizon qui sentait bon la liberté.
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Quand la voix de la jeune femme résonna, les épaules du mercenaire s’affaissèrent, une moue désabusée sur son visage. Durant un instant fugace, il avait sincèrement imaginé que la voleuse était encore derrière lui. Pourtant, n’importe qui aurait été en mesure de prédire cette issue : Ivy était habituée des hauteurs, tandis que Priam en était à son coup d’essai. Il avait été naïf de croire à sa victoire. Sa fierté accusa le coup, et Priam abandonna toute forme de dignité en retrouvant péniblement son souffle. Malgré son excellente condition, il constata à ses dépends que combat et escalade ne sollicitaient pas les mêmes muscles. Durant les secondes qui suivirent, Priam inspira profondément, ce qui fut un excellent prétexte pour ne pas répondre aux commentaires désobligeants de la gagnante de la soirée.

Quand la demoiselle lui adressa un geste de la main, Priam décida de la suivre sans poser de question. Ils grimpèrent encore quelques hauteurs, jusqu’à atteindre un toit offrant une vue dégagée sur la ville. Il avait demandé une visite nocturne. Il avait obtenu beaucoup mieux. Priam observa un silence serein en s’installant au bord du toit, regardant cette vue imprenable sur l’horizon. Les lumières tapissaient l’obscurité, comme des dizaines de bougies chassant l’obscurité. Même si le ciel en ville avait un don pour le rendre nostalgique de ses nuits à la belle étoile, il admit ce soir-là que les nuits à Neveria avaient un certain charme. C’était comme si ces lumières artificielles reflétaient une ambiance chaleureuse et tamisée, offrant un tableau bien différent de la cité commerciale. Durant un instant, son esprit s’égara. Combien de personnes vivaient ici ? Quelle genre de vies menaient-ils ? Étaient-ils heureux, ou rêvaient-ils de grands espaces ? Doucement, la voix de la jeune femme le ramena à la réalité. Un sourire paisible germa sur les lèvres de Priam. « Oui. » admit-il dans un murmure. Il n’avait pas besoin d’en dire davantage : son visage, son expression, et même son regard exprimaient ses sentiments au-delà des mots. Un parfait moment de sérénité. Depuis quelques temps déjà, il en avait éprouvé le besoin. Il était désormais exaucé. Il adressa un regard affectueux à la jeune femme, préférant taire tout commentaire inutile. Son esprit vagabonda un instant, et constatant cela, Priam échappa un sourire. « Je me fais vieux. » lâcha-t-il à voix haute. « Je crois que j’en ai assez de me battre contre quelques pièces. », avoua-t-il d’une voix lasse. il était conscient que sa vie était égoïste, et à l’aube de ses trente ans, il éprouvait le besoin de se battre pour quelque chose, d’aspirer à une cause. Usé par de trop longues réflexions à ce sujet, il continua : « Je devrais me faire boulanger. Ou je pourrais vendre des fleurs avec toi. », une pensée qui lui arracha un sourire. Une immense gaillard, rompu aux combats, errant dans les rues un panier de fleurs à la main. Aucun doute, c’était un job taillé pour lui.

Ce fut à ce moment que Priam éprouva l’envie de se tourner vers un autre sujet. Il accorda un bref regard à Ivy, un sourire illuminant son visage. « Bon, et toi alors, tu n’as pas quelqu’un en vue depuis le temps ? » pour une fois, il espérait que cette spontanéité allait prendre Ivy au dépourvu. Ce fut en guettant sa réaction que Priam se demanda si, une seule fois depuis sa rencontre avec la voleuse, il l’avait vu perdre ses moyens. Et ce soir-là encore, il n’était pas certain de sa réussite.
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Après cette course folle, tu avais menée le mercenaire vers un toit bien plus haut, de façon à mieux observer la beauté luminescente d’Asmosa. Assise au bord du toit, tu lui avais demandée son avis sur ce paysage à couper le souffle, ce qui eut pour effet de l’émerveiller plus que tu ne l’espérais. Souriant joyeusement, tu regardais à ton tour de tes yeux grenats cette immensité qui se présentait à toi. L’ambiance devait avoir de quoi délier les langues ou de réfléchir à un avenir, car très vite, Priam s’exclama concernant son âge, ce qui te fit détourner les yeux vers sa personne. Tu le regardas surprise par cet aveu, avant de fermer les yeux à l’entente de son ras-le-bol concernant sa vie de mercenaire. Visiblement, le trentenaire avait besoin de vider son sac, de faire le point sur sa vie qui était presque entamée à présent. Silencieuse, tu le laissas s’exprimer, avant de rire sur sa future reconversion. Ne manquant pas de le charrier, mais aussi de le faire revenir à la réalité concernant ta fausse identité. « Je te vois bien boulanger. Puis comme ça, si j’ai besoin, je sais où me ravitailler. Mais compte pas sur moi pour vendre des fleurs indéfiniment. Tu sais bien que je fais ça pour pas éveiller les soupçons, bien que ça m’aurait pas déplus de faire cela à long terme. » Mais les choses étaient ce qu’elle était, surtout qu’à l’époque, personne ne t’avait laissée cette chance dans ce domaine. Maintenant cela était plus un prétexte pour avoir des informations sur tes futures victimes ou pour te créer une couverture digne de ce nom.

Changeant de discussion, comme pour essayer de te taquiner grandement, Priam commença à dévier sur un sujet qui te paraissait vain et futile, tant la réponse était évidente à tes yeux. Si tu avais quelqu’un en vue ? Bien sûr que non, l’amour n’était pas d’un grand intérêt à tes yeux. Toi qui avait échappé à ta condition pour éviter de te retrouver dans un mariage forcée, n’allait pas s’amuser à batifoler à droite et à gauche. De plus, vu comment ta propre mère s’était comportée avec son mari et accessoirement ton propre père, tu n’avais pas une très grande estime de ce sentiment. Mais cela bien sûr tu préféras le cacher, préférant t’adresser le plus naturellement du mon monde à ton frère comme si de rien n’était. Comme si on venait de te demander quel temps il faisait. « Tu en poses des questions étranges. Tu ne crois pas que tu devrais plutôt t’inquiéter pour toi-même ? Le plus vieux d’entre nous deux c’est toi tu sais. » Tu t’étais mise à lui adresser un sourire railleur, voir moqueur, te penchant en avant pour mieux voir le visage du mercenaire, décidant de continuer dans cette lancée pour mieux lui retourner son stratagème contre lui. « Et toi ? Tu as quelqu’un en vue ? Une jolie femme peut-être ? Tu as fait des choses avec ? Non parce qu’il ne faudrait pas que tu te rouilles trop. Si tu vois ce que je veux dire. » Tu lui avais donnée quelques coups de coudes pour mieux accentuer la gêne que tu espérais lui faire éprouver. Au fond, tu t’en moquais bien de ce que faisait ton frère de cœur. Tant qu’il était heureux c’était le principal à tes yeux. Au fond, tu préférais plus l’affection que l’on porte à une personne que l’amour en tant que tel. « Je suis sûre que si ta petite sœur s’était trouvée un mari, tu l’aurais trucidé avant qu’il est pus faire quoique ce soit. » Sur cette dernière parole, tu t’étais mise à rire en imaginant la scène. Tu étais persuadée que Priam était ce genre de frère, surtout envers cette sœur qu’il semblait aimait de tout son cœur, même après sa mort.
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Durant un instant, sous l’œil bienveillant de la voleuse, Priam s’imagina une autre vie. Une existence paisible dans une boulangerie. Cette idée sembla d’ailleurs séduire Ivy, qui s’imagina déjà en train de faire le plein de provision au dépend de Priam et de sa boulangerie fictive. Immédiatement, le mercenaire se fendit d’un large sourire. « Donc, si j’ouvre une boulangerie, je finirais endetté jusqu’au cou. Merci. » rétorqua-t-il sans détacher son regard de l’horizon. Puis, il repensa aux propos de la jeune mage concernant ses fleurs. Elle n’avait pas l’intention d’en vendre toute sa vie, même si elle n’aurait pas été contre cette idée. Mais il suffit à Priam d’entendre le ton de sa voix pour comprendre que cette possibilité était révolue depuis bien longtemps. « Tu attends d’être une voleuse riche et célèbre pour prendre ta retraite ? » même pour un homme aussi rigide que lui, cette idée n’était pas si désagréable à l’oreille. « Pense à moi ce jour-là. Ça sera une bonne occasion de rembourser les repas que tu me dois. » termina-t-il d’une voix railleuse. Mais ils savaient l’un comme l’autre que leurs repas ensemble étaient comme un rituel, et que jamais Priam n’avait songé à lui facturer la note.

La conversation changea du tout au tout quand Priam questionna la voleuse sur ses histoires de cœur, avec l’espoir de la mettre mal à l’aise. Un espoir qui s’effondra dès l’instant où la voix d’Ivy quitta ses lèvres, aussi neutre que désintéressé. Il soupira, écoutant à peine sa réponse, une pointe de déception dans le regard. C’était inutile. Jamais il ne serait en mesure de la prendre au dépourvu. Sauf peut-être s’il pensait un jour à l’informer de l’une de ses visites à Neveria. C’était bien la seule chose qui avait encore une chance de surprendre la jeune femme. Jouant le jeu du mercenaire, la jolie voleuse décida soudain de retourner son atout contre lui, le questionnant au sujet de ses potentielles conquêtes. Il échappa une plainte frustrée quand elle l’interrogea,, écoutant à peine ses paroles. Et quand elle le poussa du coude, il grogna à la manière d’un ours mal léché. « C’est bon, oublie. Tu m’agaces à toujours être imperturbable. » grommela-t-il d’une voix contrariée. Mais son mécontentement fut de courte durée. « Et je ne suis pas si vieux que ça je te signale. », mais sa voix s’était déjà adoucie. Cependant, la tirade qui suivie lui hérissa le poils, et il se crispa aussitôt.

« Ne me parle pas de ça, s’exclama-t-il du tac-au-tac. Elle s’en est trouvé un justement. J’aurais jamais dû lui donner ma bénédiction… il soupira, nonchalant. Franchement… Elle était trop bien pour lui. »

Mais à dire vrai, aucun homme n’aurait été digne d’elle selon Priam. Il soupira une seconde fois, avant de poser un regard en coin sur Ivy. « C’est pour ça, je prépare le terrain. Je ne referais pas la même erreur deux fois. » il lui adressa un sourire, sans que son expression ne permettre de dire s’il était sérieux ou non. « Pas question que je laisse n’importe qui te tourner autour. Et vu que tu as un don pour t’entourer des mauvaises personnes… » même s’il parvint à garder le silence, il était évident que le mercenaire faisait allusion – entre autre – au chef du groupe de voleurs d’Ivy. « Je préfère faire attention. » il la fixa un instant. Ces deux sœurs qui avaient tant d’importance dans sa vie avaient un point commun : elles étaient toutes les deux libres et déterminées. Un caractère que Priam n’avait jamais été capable de canaliser, malgré ses tentatives. Il ferma brièvement ses paupières, l’ombre d’un sourire sur ses lèvres. Comme si cette petite resquilleuse avait la moindre chance d’écouter ses paroles. C’était sans doute ce même trait de caractère que Priam appréciait tant chez elle, la petite mage revêche et intrépide.
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Cette idée d’un futur fictif, n’était pas pour te déplaire. Cela t’amusait même d’imaginer ce qui pourrait arriver à chacun de vous. Bien qu’imaginer Priam en boulanger était une idée plutôt drôle quand on y pense. Tu n’avais jamais pus penser qu’il aimerait s’amuser à pétrir le pain et quand il énonça ses futures dettes de part ta faute tu n’avais pus retenir un rire franc. « Je t’aiderais de temps en temps à vendre pour me racheter. Je suis sûre que j’arriverais à faire écouler tes stocks en un rien de temps ! » Sur ça tu avais une confiance absolue en tes dons de narratrice et dans ta façon de flatter l’égo des gens. Il suffisait parfois de te voir à l’œuvre pour voir de quoi tu étais capable et généralement, tu ne te ratais que très rarement. Quand tu évoquas ta condition sur ton statut et ce rêve déchu que d’être fleuriste, Priam ne tarda pas à te poser une question qui te fit doucement sourire. Attendre la retraite pour en finir avec ton rôle de voleuse ? Pourquoi pas après tout, ce n’était pas une mauvaise idée. « Aha à voir tiens, ça pourrait être classe une mamie voleuse. » À dire vrai, tu ne savais pas de quoi l’avenir était fait et surtout, tu te demandais si tu finirais toujours dans cette voie que tu t’étais choisie. Alors que le trentenaire s’engager à nouveau sur le fait que tu devais le rembourser sur les repas consommés, tu ne lui répondis que par un bref coup de coude dans les côtés suivis d’un « Hé ! » râleur. Bien que ce fût devenu un rituel entre vous, tu comptais bien lui rendre l’appareil un jour ou l’autre. Histoire qu’il ne soit pas le seul à débourser. Question de principe, même si tu appréciais plutôt le fait de ménager ta bourse.

Alors que la soirée allait de bon train en discussion, ton cher frère ne tarda pas à poser la question qui fâche, ce qui eut pour effet de te rendre aussi imperturbable que l’accoutume. Le pire fut que tu retournas ses questions contre lui, ne tardant pas à pouffer de bon cœur quand le jeune homme afficha son désespoir face à ta réaction. « Tu commences à t’en approcher en tout cas. » Tu avais dit cette phrase sur un ton enfantin, presque triomphant, mais tu savais qu’il en faillait plus pour énerver quelques peu ce colosse. Soudain, en repensant à son passé et à sa défunte sœur, tu ne tardas pas à placer le sujet des amours sur celle-ci, ce qui eut pour effet de le faire réagir aussitôt. Alors comme cela, elle s’était mariée et en plus il avait donné sa bénédiction ? Fallait bien avouer que cette révélation te surpris quelques peu, mais tu te mis à rire aussitôt en imaginant la tête du mercenaire en voyant la nouvelle. « Héhé, dans ce cas, pourquoi t’as donné ta bénédiction ? J’espère que ton pauvre beau-frère n’a pas eut trop peur de toi et de ton regard noir meurtrier. » Pliée en deux, tu ne tardas pas à ressentir une brève douleur dans ton ventre à cause de ton rire joyeux. Essuyant quelques larmes qui perlaient de tes yeux améthyste tu repris vite ton sérieux en entendant les nouvelles paroles de ton frère protecteur. Prépare le terrain ? Le don de s’entourer de mauvaise personne ? Était-il réellement sérieux ? Il s’inquiétait vraiment pour tes amours ? Tu te mis à soupirer d’amusement, écoutant ses paroles tout en donnant l’air que tu en faisais tout le contraire. Il s’inquiétait vraiment pour rien, mais au moins, grâce à ses aveux, tu avais de nouveau des cartes en main pour le faire tourner en bourrique. « Je ne m’entoure pas que de mauvaise personne tu sais. Mais je peux comprendre que tu t’inquiètes. » Tu restas quelques secondes silencieuses avant de reprendre. « Après je t’avoue, y a bien quelqu’un qui me fait de l’œil. Il est brave, est à la tête d’une bonne équipe et je dois bien avouer qu’il est plutôt séduisant. Je devrais peut-être tenter ma chance, surtout qu’on est assez proche. » Tu fis exprès d’afficher un air rêveur, cet air même qu’affichait les jeunes filles quand elles commençaient à avoir le béguin pour un homme. Bien sûr, tu n’étais absolument pas sérieux. Pour toi, ton chef restait ton chef et il était hors de question de le voir autrement. Mais pour faire gueuler Priam, tu étais prête à tout, même si ça prenait en compte que tu risquais sûrement de te faire grandement réprimander voir pire. Il suffisait juste de faire mention du chef des Tantalas pour créer une véritable tempête en le mercenaire, chose qui t’amusait beaucoup plus que n’importe quelle chose au monde.
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Visiblement, Ivy s’était plus bien intégrée dans cette vie fictive que Priam s’était imaginé. Et ce fut sans la moindre once d’humilité que la voleuse affirma que, si elle le décidait, elle n’aurait pas la moindre difficulté à faire disparaître ses stocks. « Prétentieuse. » siffla Priam. Mais sa voix était dénuée de tout reproches. Surplombant la ville, il avait l’impression de se réinventer au sommet du monde. Juste un instant futile. Inutile. Sans le moindre intérêt, excepté lâcher prise… Et passer un agréable moment auprès de ceux qui lui étaient chers. Tandis que la jeune femme s’amusait de sa remarque, Priam la regarda un instant. Il avait dans le regard cette lueur protectrice, celle-là même que les grands-frères réservent à leurs cadets, et plus encore à leurs petites-sœurs. Et du bout du poing, avec délicatesse, il poussa légèrement le menton d’Ivy. Et il afficha un sourire. Dans le langage du mercenaire, ce geste idiot était une profonde marque d’affection.

Quand Priam avait orienté la conversation sur les peines de cœur, il n’avait pas imaginé que son petit manège allait se retourner contre lui. Ou plutôt, il avait espéré que ce ne serait pas le cas. Mais le plus horripilant fut certainement le rire incontrôlé d’Ivy quand elle apprit que la sœur du mercenaire avait bel et bien eu un mari, et que Priam avait consenti à lui donner sa bénédiction. Confronté au fou rire de la demoiselle, il tenta de se justifier quant à sa bénédiction. « Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ! Elle m’a fait ses grands yeux de chien battu, et m’a répété que c’était important pour elle ! J’aurais dû me casser une jambe se jour-là... » grogna-t-il entre ses dents. « Il n’osait plus bouger dès que j’étais dans la même pièce. » répliqua-t-il au sujet de son beau frère, exagérant la réalité. Priam soupira, passant une main sur son visage, un dépit contrarié dans la voix. Il avait toujours eu un certain mal à l’idée d’abandonner sa petite sœur à un autre homme, aussi bien, dévoué ou courageux puisse-t-il être. Mais il chassa rapidement ces vieilles histoires d’un geste de la main. À l’époque, il n’avait pas été plus arrangeant. Sa sœur se faisait sans doute un sang d’encre à chacune de ses nouvelles missions, mais jamais il ne se serait résolu à changer de vie pour autant. Même s’il lui coûtait de l’admettre, elle avait eu raison de vivre sa vie comme elle l’entendait. Quitte à contrarier un grand frère un peu trop protecteur.

De fil en aiguille, il s’était retrouvé à jouer les grands frères trop protecteur avec Ivy. Sans doute par inquiétude, il n’avait pas la moindre intention de la laisser filer avec le premier venu. Et s’il plaisantait, il était à moitié sérieux dans ses propos. Pour ne pas dire davantage. Bien entendu, Priam avait quelqu’un en tête. Mais quand la voleuse plongea la tête la première dans son sous-entendu, une colère sourde hérissa le poil au mercenaire. Sa main se crispa, son doigt tapotant nerveusement contre son bras, alors que l’air d’ingénue folle d’amour sur le visage d’Ivy lui inspira une profonde contrariété. Il n’était pas dupe. Mais il redoutait suffisamment cette situation pour être incapable de se raisonner, et se laisser prendre avec une facilité déconcertante dans le jeu de la voleuse. Quand elle se tut, il lui adressa une tape bien sentie à l’arrière du crâne. « Oublie ça tout de suite. Et ravale moi tes mièvrerie et ton visage d’ingénue ! T’es ridicule avec tes airs de gamine folle d’amour ! » il était plus contrarié que sérieux dans ses propos. Mais si les paroles dépassaient sa pensée, ses inquiétudes, elles, avaient bien l’intention de s’exprimer aussi. « Et ce n’est même pas un gars pour toi ! Il est désagréable, odieux, et surmonté d’un imbécile ! Tu vaux mieux que cet imbécile. De toute façon, il n’est pas question que je te laisse l’approcher. Et… » il avait parlé avec conviction et sérieux, mais s’était ravisé au milieu de sa phrase. Ou plutôt, au moment précis ou il s’était rendu compte que la seule chose qu’il était en train de faire, s’était se tourner en ridicule.

« C’est bon, je ne veux plus rien entendre. Et après on s’étonne que je n’envoie jamais de lettre, grogna-t-il dans un accès de mauvaise foi. Puis, il se releva. Si tu n’as plus rien à me montrer, je ne dirais pas non à une chambre et un lit. Enfin… Si j’arrive à descendre avant le matin. »

Il jeta un œil en contrebas, et réalisa que la montée n’avait pas forcément été l’étape la plus difficile de la soirée. Il lança un regard à Ivy. Elle aurait peut-être envie de lui montrer d’autre endroit – ou de continuer à le faire tourner en bourrique – mais dans tous les cas, il devrait s’en remettre à elle et la suivre dans ce nouveau parcours du combattant.
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Tu n’avais pas pensé que ce frère protecteur se jetterait à corps perdu dans ton petit jeu, et autant dire que la claque qu’il t’infligea à l’arrière de ton crâne eut de quoi te faire regretter de t’être jouée de lui. Pliée en deux, tes deux mains sur ta nuque, tu écoutais ses paroles pleines de reproches et de colère, alors que tes yeux essayaient de retenir difficilement des larmes de douleur. Ce n’était pas la première fois qu’il te tapait, mais là, il fallait bien avouer qu’il y avait mis tout son cœur. Massant ta pauvre nuque endoloris, tu ne pus t’empêcher de sourire intérieurement. Priam ne pouvait vraiment pas encadrée ton cher patron et à ce tarif autant dire que ce n’était plus de la colère à son égard, mais plus de la haine maladive. C’était à se demander ce que celui-ci avait bien pus faire au mercenaire. Jugeant que tu n’avais pas à t’en mêler, tu te mit à sourire à pleine dent quand le mercenaire se calma enfin, te rapprochant alors de lui, un air innocent et enfantin sur le visage.

« Rooooh ne prends pas la moue ! Je plaisantais ! Je n’aime que toi voyons ! Tu es mon grand-frère adoré et tu prends une place énorme dans mon ptit cœur de voleuse professionnelle ! »

Préférant te reculer au cas où pour ne pas reprendre un coup en plus, tu te relevas alors en entendant que le sujet était clos. Il était temps à présent de prendre un repos bien mérité et bien que tu aies d’autre chose à montrer à ton cher frère de cœur, tu préféras t’y résoudre. La fatigue commençait à te gagner toi aussi. « Aha t’inquiète pas pour ça ! Si tu me suis, tu seras descendu en un rien de temps ! » Attendant que le jeune homme se lève à son tour, tu pris soin de prendre le chemin le moins glissant et surtout le moins dangereux pour Priam comme pour toi, bien que tu étais capable de te réceptionner sans trop de risques. Dés que tu touchas la terre ferme, tu t’étiras longuement, ne tardant pas à adresser un grand sourire à ce nouvel acrobate d’un soir. Cela faisait bien longtemps que tu n’avais pas profité de lui ainsi, lui qui passait son temps à ne rester que quelques heures tout au plus. En plus tu allais pouvoir partager une chambre avec lui, ce qui te rendait bien plus joyeuse encore, même si cela ne signifiait rien pour d’autre, mais pour toi, c’était des heures en plus à partager avec le mercenaire. Enfin du moins c’est ce que tu aurais cru, car cette escapade nocturne t’avais fait dormir comme une souche, profitant d’un repos bien mérité dans un bon lit douillet. Mais aussitôt que l’aube se pointa, tu préféras te réveiller sans bruit, laissant une lettre à ton cher frère qui dormait encore. Une mission de dernière minute n’avait pas tardé à pointer son nez et même si tu aimais ton frère de cœur tu ne pouvais ignorer celle-ci. Pourtant, si tu avais su. Sûrement que tu ne serais jamais partie ce jour-là. Peut-être que tu aurais profité plus pleinement de sa présence, mais tu n’avais aucunement conscience du futur qui t’attendait. C’est donc sur un lit soigneusement fait que la lettre attendait Priam, expliquant ton absence et ton départ, tout en lui souhaitant bonne chance pour ses futurs missions, avant de lui énoncer que tu avais hâte de le revoir.
 

The End
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