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« Lost souls [RP libre] »
Caym ;

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Pacifiste

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Lost souls

Caym rôdait dans les rues bondées du port de Belvar, prenant grand soin d’éviter de percuter malencontreusement les passants tous plus occupés les uns que les autres. Il se souvenait encore du jour où il avait fait tomber un riche marchand, une maladresse dont il s’était excusé dans la seconde mais qui déplût tant au ventripotent personnage qu’il n’eut comme réaction que de grands cris et de futiles et amples gestes des bras. Depuis lors, le jeune guerrier prenait garde à ne renverser personne et se déplaçait avec la plus délicate minutie. Vêtu d’une tenue plus légère que ses habituelles pièces d’armures, il portait tout de même des avant-bras d’acier et des épaulières assorties, ainsi que son épée à la taille, comme à son habitude. Dire qu’il était coincé dans cette trop grande ville deux jours durant, le temps d’attendre son client pour en finir avec ce contrat. Escorter un marchand de tissu de Chan’gan à Belvar, puis l’attendre avant de faire le chemin du retour. Le genre de mission qu’il détestait et pourtant, il ne l’avait pas refusé. Car Caym était du genre à ne jamais refuser une offre, quelque qu’elle soit, non pas pour l’appât du gain, plutôt pour la perspective d’aider le plus de personnes possibles dans ce monde. Une façon de voir les choses plutôt enfantine et aussi étonnante pour un mercenaire aussi pragmatique que lui et pourtant, rien n’aurait pu lui ôter cette habitude. Et puis, cette virée dans ce pays pouvait lui être bénéfique après-tout, peut-être pouvait-il trouver d’autres contrats à accomplir, ou d’autres personnes à qui il pourrait offrir son aide ?

Le temps passant petit à petit, le nombre d’habitant arpentant les rues avait également augmenté et face à cette imposante masse grouillante, Caym décida de s’esquiver le plus rapidement possible. Il prit donc la direction d’une petite ruelle sur le côté qu’il traversa à grande vitesse et se retrouva à une rue des quais, prêt de plusieurs petits commerces qui n’avait pas eu la chance de s’installer sur le lieu le plus stratégique du port. Un avantage pour le myrmidon qui préférait voir une foule nombreuse mais moins compacte. Il s'avança avec plus d'aisance et laissa son regard parcourir les environs, admirant les différents aspects de la capitale d'Asmosa et leurs beautés toutes si changeante de Kiréïde. Et c'est alors qu'il appréciait une fontaine atypique qu'une scène le fit retourner à la réalité humaine. Devant une joaillerie, un jeune garçon au sol, quelques affaires autour de lui et une femme au visage hautain et méprisable dont les traits semblaient se déformer à chaque fois qu'elle affichait une expression trop importante, la faute à une trop grande quantité de maquillage. Caym s'approcha un peu pour entendre ce que cette créature pouvait bien avoir à hurler de la sorte. Un petit attroupement de curieux et de commères se formait déjà autour de l'étrange duo, ce qui arracha un soupir des lèvres du Kiréïdien. Comment les êtres humains pouvaient-ils être si futilement curieux ? Il ne fallut que quelques instants et une bribe de hurlement pour que le myrmidon comprenne ce qu'il s'était passé. La femme sortait du bâtiment, le jeune garçon arrivait en courant et l'avait renversé. Quelque chose d'assez banal, en sorte, alors pourquoi en faisait-elle toute une histoire ?

Mais lorsqu'elle déclara qu'une bonne correction était tout ce que méritait cet enfant, cela en s'approchant de lui, le mercenaire réagit presque au quart de tour et en une fraction de seconde s'était emparé du poignet de l'asmosienne, avec juste assez de douceur pour ne pas la brusquer. Juste assez de fermeté pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas envie de jouer. "Je pense qu'une réprimande publique est plus que suffisante pour un tel incident, non ? Ou l'amertume vous ferait-elle perdre vos bonnes manières ?" Les deux protagonistes se toisèrent du regard sous les yeux surpris du jeune garçon, avant que la furie ne s'éloigne alors, remarquant les badauds alentour et préférant partir en fulminant plutôt que de ne causer un plus grand fracas. L'enfant bredouilla un merci avant de filer à son tour pour montrer à ses amis la jolie bourse qu'il avait volé à sa riche et décrépie victime. Finalement, Caym n'aurait peut-être pas dû agir, mais quitte à choisir, il préférait que ce soit cette horrible bonne femme qui ait à subir plutôt que le voleur. C'est dans un énième soupir qu'il reprit son chemin, usé de voir la société dans sa plus dégoutante représentation.


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Ivy ;

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Maudit

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[hrp: C'est libre donc je squatte 8D en espérant ne pas te bloquer D:]





LOST SOULS



Encore une journée de plus à arpenter les ruelles de Belvar, dans l’espoir de trouver des acheteurs potentiels pour de pauvres fleurs en manquent d’amour et admiration. Du moins, c’est ce que tu voulais faire croire avec ton petit panier remplis de ses jolies plantes parfumées, car la réalité était que tu recherchais de potentielles victimes pour tes futurs larcins. Eh oui, exercée le jour n’avait rien de réellement passionnant, sauf si tu t’ennuyais de pied ferme comme aujourd’hui. Une course poursuite n’a jamais fait de mal à qui que ce soit, et toi la première, tu aimes faire tourner ta malheureuse proie en bourrique dans les nombreuses ruelles de la ville portuaire. Mais aujourd’hui, tu avais plus envie de faire du repérage, de façon à bien cibler les éventuelles nobles ou touriste qui exprimait leur richesse en plein jour. À croire qu’ils ne faisaient jamais rien dans le secret absolu, sauf pour leur petite affaire de corruption, mais même cela, ils n’étaient pas capable de le garder éternellement sous silence. Laissant ton regard rosé scrutée le moindre fait et geste des passants, tu t’arrêtais de temps à autre pour proposer quelques fleurs, avant de continuer ton chemin comme si de rien n’était, paraissant aussi innocente que possible.

Bien que les gens autour de toi fussent ton principal intérêt, tu ne rechignas pas à regarder le paysage environnant, admirant ton pays qui paraissait toujours aussi beau, aussi étincelant. Ce jour-là, la mer était habillée d’un bleu bien plus profond qu’à l’accoutumée, ce détachant du bleu clair qu’offrait ce ciel orné de quelques nuages bien cotonneux. Les mouettes riaient quelquefois, donnant une paisibilité forte agréable. Mais très vite cette mélodie de mère nature se retrouva détériorée par les cris d’une dame peu agréable. Rien qu’au son de sa voix, tu pressentis qu’il s’agissait là, d’une noble à ne point en douter. Du moins, tu en avais l’impression à cause de cet air hautain que tu sentais dans cette voix peu engageante. T’approchant de la scène, tu remarquas qu’un pauvre petit garçon était aux prises de cette mégère qui semblait vouloir réclamer justice en punissant le gamin d’une piètre façon. Comme si l’humiliation publique ne suffisait pas. T’approchant de quelques pas, tu comptais bien mettre un terme à cette futile mascarade, mais tu fus bien vite devancée par un homme qui maîtrisa bien vite la situation. A en jugée par sa carrure est sa tenue, tu devinas que ce n’était pas le genre que l’on cherchait querelle, ne serait-ce que pour éviter de tâter de son épée.

Comme les autres curieux, tu observas la scène avec soin, appréciant l’audace de ce jeune étranger. Rare était-ceux qui osaient s’opposer à ce genre de personne et visiblement, il fut assez convainquant pour faire fuir la vieille mégère qui partie sans demander son reste. Observant le jeune enfant qui s’était aussitôt enfui en remerciant sans sauveur, tu ne pus retenir un sourire sur tes lèvres. À la vue de la bourse fraîchement acquise, tu le félicitas intérieurement pour avoir dilapidée cette odieuse bourgeoise, et aussitôt tu ne manquas pas d’observer la réaction du brave sauveur face à cette révélation. Apparemment ça ne semblait pas le choquer d’outre mesure, ce qui te fit sourire de nouveau. Avançant de quelques pas, pour se trouver à sa hauteur, tu tournas négligemment la tête vers ton nouvel interlocuteur, montrant que tu t’adressais bel et bien à lui. « Ce n’est pas souvent que l’on croise de bons samaritains tel que vous. Généralement, les gens préfèrent laisser les nobles jazzer sans osée agir. Rare sont ceux qui se démène, surtout pour un petit malandrin. » Guettant sa réaction, tu ne tardas pas à lui adresser à nouveau un sourire avant de lui tendre ton panier floral bien en évidence devant les yeux. À défaut de voler, tu pouvais bien essayer de t’en faire un client, bien que tu te doutes qu’il ne serait pas le genre de personne à acheter des fleurs. Enfin du moins, tu pouvais être surprise qui sait ? « Mise à part cela… Serez-vous intéressée par l’une des fleurs ici présentes ? Autant vous dire que vous ne trouverez pas pareil spécimen dans tout Asmosa, puisque peu de personnes n’osent s’aventurer par delà les terres sauvages. » Bien sûre, tu n’étais pas la seule à t’y aventurer, ni à vendre des fleurs aussi belles, mais il fallait bien que tu vendes ton produit quitte à enjoliver sa vente. « Je pourrais même vous faire un prix, vu que vous seriez mon tout premier client de la journée. Un homme tel que vous, à bien une femme à contenter non ? »  Après tout, ce n’était pas le premier guerrier que tu voyais retrouver une femme après un dur labeur. Enfin encore faut-il que cela soit le cas.



Dernière édition par Ivy le Dim 25 Déc - 1:29, édité 3 fois
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Le mercenaire n'avait absolument pas vu la jeune fille s'approcher de lui, au milieu de la foule encore en train de murmurer et de colporter rumeurs et ragots sur l'incident qui venait de se passer. Jusqu'à ce qu'une autre chose ne fasse son apparition pour occuper plus encore les esprits fasciné par le moindre commérage. Visiblement, l'intervention de Caym avait intrigué la femme qui n'avait pas l'habitude de voir ce genre de souci être interrompu de la sorte. Ainsi, tous les Asmosiens laissait la noblesse agir comme bon leur semblait ? "A vrai dire, j'ai un peu de mal avec ceux dont la décrépitude de l'âge pensent qu'elle leur donne tous les droits. Et puis, il faut bien que jeunesse se fasse, même si pour cela elle doit commettre quelques larcins." Oui, il avait parfaitement vu le petit butin de l'enfant, mais après-tout, ce n'était pas quelques pièces en moins qui dérangerait la noble dame. Au contraire, elle devait même se sentir plus légère de cette façon.

Les yeux de Caym se perdirent dans le contenu du panier de la demoiselle, des fleurs certes magnifiques et nombreuses, mais il lui semblait bien en avoir vu plus tôt dans la journée, et pas forcément dans les mains de cette vendeuse, ce qui lui arracha un léger sourire. Il appréciait grandement la façon qu'avait tous les vendeurs et marchands de réussir à faire apparaitre même la plus banale des choses comme un incroyable butin difficile à obtenir pour tout un chacun. "Ce sont effectivement de bien belles fleurs, mais n'est-il pas dangereux de se rendre dans les terres sauvages pour ceci ?" Il prit une amaryllis du panier pour l'observer de plus près et en sentit la fragrance, lui rappelant vaguement celle des champs dans lesquels lui et sa mère avaient l'habitude de se rendre pour leurs entraînements. Ces souvenirs si lointain retirèrent immédiatement son sourire et il reposa la fleur dans le panier avant de plonger son regard dans celui de la vendeuse. "Bénéficier d'un prix me flatte, toutefois, je n'ai pas de dame à qui offrir ces si belles fleurs. Aucune d'elle n'a su ravir mon cœur." Et pour la simple et bonne raison qu'elles ne l'intéressaient pas le moins du monde, mais ce détail était accessoire, à vrai dire. Car de toute façon, peu importe la façon dont il pouvait l'imaginer, l'amour ne pouvait pas le toucher, car qui pourrait bien désirer d'un marqué ?


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Cela était plutôt fascinant de voir quelqu’un tenir tête à un noble de cette façon et tout en écoutant son explication sur la chose, tu te mis à rire doucement, étouffant celui-ci tout en essayant de camoufler tes lèvres rieuses de ta main de libre. Au moins, tu n’étais pas la seule à penser que les bourgeois se devaient de se faire refroidir, mais pour l’heure, — bien que ce débat aurait été des plus intéressants —, tu préféras lui présenter ton délicieux panier florale, de façon à enfin pouvoir gagner quelques piécettes de façon plus honnête. Très vite, tu en louas des éloges, qui avaient l’air d’intriguer ce qui pourrait être ton futur acquéreur. « C’est justement ce qui les rend uniques. Les fleurs se méritent et pour cela, il faut s’armer de folie et de courage pour aller en cueillir vers les contrés sauvages. Pourquoi se contenter de peu alors que des merveilles à la beauté fascinante n’attendent que d’être découvertes ? » Sur ça, tu ne cachais pas ta témérité, après tout, ce n’était pas quelques monstres qui allaient te faire peur. Au contraire. La peur permet de se sentir vivant, n’était-ce pas-là, une sensation des plus agréables ? Tu ne savais si au fond, ce valeureux guerrier serait de ton avis, mais fort était de constater qu’il n’était pas insensible à la beauté sauvage qui ornait ton panier. L’observant avec un air rieur, tu devinas quelque peu que l’amaryllis qu’il t’avait prise lui rappeler quelques souvenirs. Les souvenirs d’une contrée lointaine ? D’une femme ? Tu n’en savais guère, mais tu te doutais que cela représentait un souvenir cher et agréable au vu de ses réactions. Très vite, après cette brève rêverie, la fleur rejoignit ses comparses dans ton panier,  s’en joignant avec ce geste,  des explications sur la vie sentimentale du jeune homme. D’un air compatissant, tu prenais ses paroles, bien que tu ne pu t’empêche d’y ajouter ton éternel sourire. « Votre révélation m’étonne quelques peu ! Les hommes tels que vous, sont plus connus à avoir de nombreuses femmes dans leur vie. C’est à croire que je suis peu chanceuse aujourd’hui. Avouez que tomber sur un guerrier sans amante et peu florissant pour mes affaires. »

Ce n’était pas vraiment une critique et au vu de ton sourire rieur, il n’était pas difficile de constater que tu étais plutôt fumiste pour le coup. De plus, le ton de ta voix, laissait planer une certaine légèreté. Remettant ton panier sous ton coude, tu détaillas de nouveau ton interlocuteur, décidant de t’attaquer à un autre sujet. Il ne semblait pas rouler sur l’or, ce qui faisait de lui une proie peu concluante, mais ses airs, laissait entrevoir une origine qui n’appartenait pas à Asmosa. Avec le temps, tu savais reconnaître les originaires de ta nation, aussi, ce fut avec naturel que tu te permis de poser quelques questions, ne te gênant pas pour être indiscrète. «  Oh, si je puis me permettre… Vous n’êtes pas d’Asmosa n’est-ce pas ? Que fais un étranger tel que vous ici ? Vous êtes ici pour essayer de récolter quelques missions ? À moins que vous ne cherchiez qu’à vous reposer tout en profitant de la beauté qu’offre cette nation. » Au fond, tu pariais plus pour une mission, qu’autre chose. Ainsi était la vie des guerrier, comme l’était ceux des voleurs de ton rang. Une vie de travail et de labeur, pour pouvoir continuer à vivre et à s’alimenter sans se soucier du lendemain. Enfin ça, ce n’était toujours qu’en théorie, car parfois la vie pouvait se montrer bien capricieuse à bien des égards et cela, tu pouvais le confirmer sans hésitation. Néanmoins, pour l’heure, c’était plus la réponse du myrmidon qui attisait ta curiosité. Peut-être qu’aujourd’hui, tu aurais l’occasion te montrer bien plus utile qu’en essayant de vendre des fleurs à qui le veut bien. Et qui dit utilité, dit forcément plus de piment qu’une simple promenade.



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La surprise qui se traduisait par les mots de la vendeuse n’étonnèrent pas plus que cela Caym, qui était habitué à ce genre de remarque. Toutefois, cette dernière ne semblait pas si inquisitrice que cela, elle avait plus l’air de plaisanter de cela, une vision des choses qui rassura quelque peu le mercenaire. Il n’était que trop habitué à des remarques en tout genre, parfois moqueuses, parfois accusatrices et souvent offensantes. Rien que pour cela, il eut presque envie d’acheter une fleur afin d’aider cette jeune femme plutôt sympathique. Mais avant même d’avoir pu esquisser le moindre geste, cette dernière venait de lui poser une question. Ses manières devaient être bien différentes de celles des Asmosiens car la vendeuse locale comprit rapidement que le mercenaire ne venait pas de la région. Etait-il si noir sur un paysage blanc ? Sa mission actuelle n’avait rien de secret ou quoi que ce soit d’autre, aussi se risqua-t-il à expliquer les raisons de sa venue dans la capitale. "Visiblement, je ne suis pas très discret. Je viens de Kiréïde, et je suis un mercenaire venu ici pour accomplir une mission d’escorte. Rien qui ne me permette de profiter d’un instant de paix, hélas." Ils avaient rencontré bien des dangers sur le chemin, entre coupe-jarrets, animaux sauvages et autres, seul les monstres les avaient laissés profiter d’un trajet sans malice.

Le pays d’Asmosa étant effectivement magnifique, Caym ne pouvait s’empêcher de préférer les contrées de Kiréïde, présentant une beauté plus sauvage, plus brutale. Tout dépendait des goûts de chacun après tout. "Je suis plus adepte de Kiréïde pour ma part. Après, pour les rares fois où j’ai pu m’y rendre, je dois admettre qu’Ilmyde est réellement un pays magnifique, autant sa partie est que ouest." Oui, le grand voyageur qu’il était avait même pu se rendre en Ilmyde et c’était sans doute un des lieux qu’il trouvait les plus beaux de Meinarest, bien assez beau pour surpasser tous autres lieux du continent. Le mercenaire récupéra l’amaryllis du panier de la vendeuse et le porta une fois de plus près de son nez pour en respirer l’odeur, avant de tourner son regard vers l’asmosienne. [color=#cb1810]"Avez-vous déjà voyagé ailleurs qu’en Asmosa ? »[color]




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Sans gêne, tu t’étais permise de poser des questions sur la raison de la venue en ses lieux du jeune étranger qui te faisait face. C’était là ton défaut, d’une curiosité insatiable que ça soit dans ton ancienne vie, comme dans celle actuelle. La réponse te paraissait quelque peu évidente, bien qu’ils y aient plusieurs réponses possibles. Aussi, tu ne fus pas surprise quand le jeune homme te confirma qu’il était ici pour une mission d’escorte et très vite, tu repris ton éternel sourire pour lui répondre le plus consciencieusement possible. « Mmh, il est vrai que votre interruption de tout à l’heure ne vous a pas rendu plus discret, mais c’est surtout vos origines qui vous trahissent. Étant une Asmosienne pure souche, autant vous dire que je connais à peu près toutes les personnes qui vivent à Belvar, mais cela n’a pas vraiment d’importance. » Maintenant que ton explication était terminée, tu pouvais passée plus rapidement à la suite de la conversation. « Kireide hum ? Je vois, Il est vrai que la vie d’un mercenaire n’est pas de tout repos, mais sans votre aide précieuse, certaines personnes ne feraient pas grand-chose je le crains. » Car après tout, beaucoup de personnes — surtout les plus aisées — se permettait de faire appels au plus téméraire des mercenaires. Bien sûr, le plus souvent c’était pour faire les plus basses besognes que personne n’osaient ou voulaient faire, ou encore parfois, cela n’était qu’en guise de chair à canon pour une mission suicide, mais malgré cela, tu admirais ses personnes qui avaient les tripes et le courage de tenter l’impossible. Il était à tes yeux, bien plus valeureux encore que les gardes qui protégeaient les nobles et la royauté. Mais cela était un sujet à part que tu te gardais bien de déballer. Car là, n’était pas le sujet.

Vu que tu avais soulignée le fait qu’Asmosa était un pays resplendissant, le jeune mercenaire ne tarda pas à donner son propre avis sur la question, te faisant rire aux vus de ses paroles. Cela ne t’étonnait guère qu’il appréciait les paysages de sa propre nation, car chacun ne pouvait apprécier que la beauté et la magnificence de leurs lieux de naissance. Mais pour ce qui était d’Illymide tu en fus surprise, bien que cela t’intrigue fortement, car tu n’avais jamais eu encore l’occasion d’y aller. « Je vois que vous avez pas mal voyagé, je ne saurais confirmer pour Illymide, je n’ai jamais pus me rendre sur ses terres et au vu de la confrontation actuelle, je ne sais si cela et une bonne idée de s’y rendre.» Mainte fois, tu voulais visiter ses terres pour les découvrir, mais aussi pour essayer d’avoir quelques indices sur la personne qui était ton vrai père. De part ta marque qui ornait ta hanche, tu avais déduie grâce à des informations que ton père était un algiz, mais à part cela, tu ne savais rien d’autre de lui. Tu aurais pu en découvrir plus auprès de ta mère, mais tu préférais mourir que de retourner dans ce manoir que tu détestais tant. Tu avais alors abandonnée l’idée, préférant attendre d’être prête avant de parcourir ses terres, mais bien sûr, mais fur et à mesure que tu attendais, la paix elle, n’attendit pas ton avis pour se détériorée petit à petit. Ainsi les choses étaient faites, mais tu savais qu’un jour ou l’autre, tu trouverais le culot nécessaire pour te rendre chez les Algiz.

Sortant de tes pensées, tu observais toujours souriante le mercenaire qui cueillit de nouveau l’amaryllis hors de ton panier. Apparemment il semblait fort attaché à cette fleur, chose qui faillit te faire perdre le fil de la conversation s’il ne t’avait pas regardé à son tour pour capter ton attention. « Bien sûre, je suis souvent venue sur vos terres au sein de la capitale, j’ai même affrontée à plusieurs reprises vos vastes étendue de sable ce qui est plutôt gratifiant quand on arrive enfin à destination. J’ai aussi visitée notre chère nation qu’est Solvaec pour… Quelques affaires. » Quelques affaires qui touchaient plus de l’ordre du larcin à grand échelle. Une mission pour le moins risqué et pourtant tellement grisante. Tu avais appréciée cette petite aventure qui avait sûrement été pour toi un souvenir mémorable, mais de nouveau, tu préféras n’en dire mot, bien évidemment. « Je vois d’ailleurs que vous semblez attachée à cette belle Amaryllis, vous rappelle-t-elle des souvenirs joyeux ? Si c’est le cas, je ne peux faire autrement que vous l’offrir de bon cœur, à condition que vous me promettiez d’en prendre soin. Si vous voulez la sauvegarder, je vous conseille de la sécher dans un livre. » À ses paroles, tu adressas un clin d’œil à ton interlocuteur avant de mettre le panier derrière ton dos pour éviter toute tentative de le remettre parmi ses comparses tout en changeant de sujet pour ne pas revenir dessus. « Je parle, je parle, mais ne risqueriez-vous pas d’être en retard pour votre mission ? Si vous voulez, je peux vous accompagner, je connais cet endroit dans ses moindres recoins. Qui est votre commanditaire ? » Cela pouvait être n’importe qui dans cette ville, mais le mieux, serait que ce fameux client soit un odieux riche, ne serait-ce que pour avoir une victime de plus à dépouiller.



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Caym n’avait même pas vu venir la jeune marchande de fleur et son étrange plan pour lui offrir cette fleur. Un geste bien étrange pour une vendeuse qui avait besoin d’un salaire pour vivre. Son insistance à refuser de récupérer son bien surprit également le mercenaire. Sans doute avait-elle un autre emploi qui lui permettait de subsister autrement, ou sa journée avait été plus que bien rempli. Bien que le geste le gênait, le Kiréïdien n’insista pas, ne souhaitant pas porter atteinte à la fierté de cette dame. Il ne pouvait que la remercier, rien de plus. "C’est un beau geste que vous m’accordez là. Je prendrais bonne note de votre conseil et la conserverais le plus longtemps possible." La demoiselle avait touché une corde sensible car cette fleur lui était effectivement familière. C’était les plantes préférés de ses parents, une fleur sauvage et délicate qu’ils adoraient voir pousser partout autour de leur demeure. La simple fragrance du végétal emportait Caym dans un torrent de souvenir tous plus nostalgiques les uns que les autres, une nostalgie à l’arrière-goût macabre. Chassant bien vite ces sombres pensées, le soldat plaça la fleur dans une des larges lanières de cuir de sa tenue, le plus délicatement possible.

C’est en pensant qu’il désirait faire sécher cette plante le plus vite possible qu’enfin lui vint l’idée qu’il était temps de rentrer. Mais où ? Sa pause avait peut-être un peu trop duré dans cette grande ville, et ce port était bien un des lieux les plus complexes aux yeux du soldats trop peu habitué aux villes côtières et leur agencement. Son regard se posa alors sur la jeune femme qui était à ses côtés. Décidément, elle était là réellement au bon moment, à croire qu’une quelconque force supérieure l’avait posé sur son chemin pour l’aider. Mais Caym n’était pas du genre croyant ou bien même superstitieux. Non, il ne croyait qu’en l’humanité, même si sa foi n’avait que rarement eu l’occasion d’être récompensé ou même félicité. Pire encore, cette dernière tombait en lambeau petit à petit tant l’Homme et ses frasques étaient décevantes. "Je dois reconnaître que votre aide est inespérée, car je pense m’être totalement perdu dans ces lieux qui ne me sont pas assez connu." De plus, le fait de devoir retrouver son chemin seul tout en bravant l’immense foule qui devait le séparer de son point de rendez-vous ne le faisait que peu rêver. Il n’hésita donc même pas à accepter l’aide de la vendeuse de fleur d’Asmosa qui serait sans doute une excellente guide. "Je ne sais pas si mon client vous est familier, il est natif de Kiréïde, un riche marchand de textiles. Toutefois, il devait parler affaire avec quelques commerçants renommé ici durant quelques heures. Je devais le retrouver sur la devanture d’un magasin…" Le nom de cette échoppe lui avait totalement échappé, car la mémoire de Caym n’aimait pas réellement retenir ce genre d’informations. Il n’avait que si peu d’intérêt en la matière qu’il ne parvenait pas même à faire un simple effort sur ce sujet, quand bien même sa mission en dépendait. Car le jeune homme trouvait les opulents négociants si détestables qu’il était tout simplement hors de question de faire quelconque efforts pour eux. Ce seraient à eux de s’adapter à lui, et non l’inverse. Fort heureusement, la mémoire lui revint assez vite, à grand renfort de visage pensif et de soupir d’agacement. "Ah, voilà ! Je devais le rejoindre aux « Milles étoffes océanes », un commerce particulièrement florissant en à croire mon employeur. Cela vous dit peut-être quelque chose ?"



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Ne voulant retarder plus longtemps ton interlocuteur, tu ne tardas pas à lui proposer ton aide pour l’accompagner vers sa prochaine destination. Bien sûr, tu avais fait cette proposition par pure bonté de cœur, bien que tu ne fusses pas contre l’idée de découvrir la fameuse identité de ce commanditaire, afin de déterminer s’il serait une victime de tes futurs larcins. Visiblement, ton aide n’était pas de trop et en entendant cela, tu ne tardas pas à rire de bon cœur, rassurant quelques peu le pauvre malheureux qui semblait ne plus savoir ou donner de la tête dans cette ville portuaire. « Vous en faites pas, c’est normal de ne pas s’y retrouver quand on ne connait pas. Vous avez quelques indices à me donner pour mieux vous guider ? » Car cela pouvait être n’importe qui dans ce vaste endroit, et heureusement pour toi, le jeune étranger avait des indices à te revendre. En écoutant avec attention, tu te demandais bien de quel marchand de textile il pouvait s’agir. « Hum, cela reste bien vague, bien qu’un marchand natif de Kireïde ne doit pas courir les rues. Mais à mon avis, ce ne doit pas être le seul hélas. ». Ce n’était pas comme si le marché était fructueux ici, aussi, tu pris la peine de laisser un temps de réflexion au jeune homme, ne serait-ce que pour voir s’il avait un indice supplémentaire. En voyant les mimiques de ton comparse, tu ne pouvais t’empêcher d’afficher un air rieur, avant de reprendre un air serein en voyant qu’il avait enfin un indice de choix dans ses souvenirs. « Oh je vois. Vous avez de la chance, je sais exactement où cela se trouve, si monsieur veut bien me suivre. » Ton regard rosé chercha pendant quelques secondes celui du mercenaire, comme pour t’assurer de son attention, avant d’enjamber le pas pour mieux le guider à travers les ruelles de la ville portuaire de Belvar. « Oh, à propos, cela me ferait plaisir que vous m’appeliez Ivy plutôt que d’user du vouvoiement. Je préférerais d’ailleurs en faire de même vous concernant si cela ne vous dérange pas. » Tu étais plus du genre à appeler les gens par leur nom, que d’user de terme de politesse comme le faisait parfois les gens de la haute. Au moins cela permettait de se rapprocher un peu plus des gens, chose que tu trouvais plus instructif parfois.

Voguant tel des papillons au-delà des allées et venue, tu ne tardas pas à emmener le jeune homme vers un quartier commerçant où se trouvait diverses boutiques de mercerie, de métier de bouche et bien plus encore. Nombreuses personnes s’y trouvaient pour faire leurs petites courses où tout bonnement pour flâner à la recherche de la perle rare. Dépassant quelques boutiques sans trop observer les alentours, tu t’arrêtas soudainement en dessous d’une devanture, indiquant celle-ci du doigt avant de te tourner vers le mercenaire avec un air rassurant. « Je pense qu’il doit s’agir de cette boutique. Au vu du nom il n’y a pas de doute possible. » Tu te mis à sourire doucement, regardant un bref instant autour de vous, avant de t’exclamer de nouveau. « Par contre l’endroit me parait bien calme pour une boutique dont la renommée est florissante. Peut-être est-ce fermé ? » Tu n’avais pas l’impression que l’intérieur était bien occupé, mais peut-être que cela n’était qu’une impression. Quoi qu’il en soit, le mercenaire était à présent devant son gagne pain, ce qui devait quelques peu le soulager.
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Il avait bien de la chance d’être tombé sur une personne si sympathique et désireuse d’aider un parfait inconnu, un profil pourtant rare en ces périodes où l’humanité n’arrivait pas à faire confiance à autrui. Plus chanceux encore, cette Ivy savait où se diriger pour rejoindre le point de rendez-vous du mercenaire. Habituellement, devant de tels actes d’altruisme, Caym avait tendance à se montrer alerte, trop souvent confronté à la perfidie dont tant de personnes pouvaient faire preuve. Et pourtant, il suivit cette marchande de fleur sans se poser de question, contrairement à tous ses idéaux, ses principes. Qu’est-ce qui avait bien pu endormir ses habitudes à ce point ? Le sourire parfaitement innocent de la demoiselle ? Il en avait pourtant vu bien d’autre. Sa profession ? Il était le premier à savoir qu’un métier pouvait constituer une excellente couverture pour commettre quelques larcins en douce. Non, il n’avait aucune raison particulière de ne pas se méfier et pourtant, il ne douta absolument pas des intentions de l’Asmosienne, brève accalmie dans un quotidien fait de trahison et de conspirations. "Cela ne me dérange pas, non. Je suis Caym." Une présentation concise et claire, comme toujours de la part du Kiréïdien. Car même si sa garde sociale s’affaissait, cela ne le rendait pas plus causant pour autant. La facilité de la jeune femme pour se mouvoir dans la foule surpris le guerrier. Gracieuse et subtile, elle semblait se fondre dans la masse, éviter tout contact avec les gens autour d’elle sans pour autant se les voir. Une véritable habituée des cités bondée, on aurait presque dit voir un voleur à la sauvette en plein larcin. C’est en tentant de suivre sa démarche féline, de rattraper sa cadence que finalement, ils arrivèrent à destination. Les yeux du soldat se posèrent d’abord sur l’enseigne où l’on pouvait voir le nom de la boutique avant d’observer la vitrine. L’endroit semblait effectivement désert, à douter que ce lieu soit une échoppe florissante. Pourtant, ton employeur t’avait bien demandé de le retrouver ici, le gros de ses transactions devant se dérouler avec le propriétaire des lieux. "Est-ce habituel pour une boutique de textile d’être fermée à pareille heure ?" Les rues étaient encore jonchées de personnes de tout genre et toute origine, riches nobles, voyageurs curieux ou simple locaux. Bien que Caym ne s’y connaisse pas en commerce, il était sûr que c’était la meilleure heure pour faire des affaires intéressante. Il s’approcha de la devanture et poussa la porte qui resta hermétiquement fermé, refusant même de bouger d’un millimètre. Quant à l’intérieur, il semblait désert, ni client, ni vendeur, rien. Les négociations se passaient-elles dans l’arrière-boutique ? Et était-ce bien raisonnable de fermer boutique durant tout ce temps ? Le mercenaire commençait à s’inquiéter. Et si quelque chose de plus grave était en train de se produire ? Il recula de quelques pas et observa la rue pour savoir comment passer derrière l’établissement. Chaque bâtiment était si serré les uns contre les autres qu’il était impossible de passer par là pour accéder à l’arrière. Oserait-il abuser de la bonté d’Ivy encore un peu ? "Ivy… Comment puis-je me rendre derrière la boutique ?" Le ton de sa voix laissait présager du sérieux de la situation. Ni paniquée, ni inquiète. Non, elle était simplement sérieuse. Sérieuse et calme au plus haut point.



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La fermeture du magasin ne laissait présager rien de bon. Au fond tu en avais bien conscience, mais ne voulant alerter inutilement le mercenaire, tu décidas de le laisser en témoigner de lui-même, répondant à sa question avec un air de réflexion. « Hum, pas vraiment je dirais. Sauf quand ils s’absentent pour faire quelques affaires, mais généralement les dirigeants se débrouillent pour au moins laisser un employer derrière le comptoir. » Donc en d’autre terme, non ce n’était pas habituel, mais après tout, il y avait toujours le bénéfice du doute. Laissant Caym observer la bâtisse sous toutes ses coutures, tu observas à ton tour la foule qui vous entourait. Apparemment tout était calme comme le serait une journée ordinaire. Pas de personne faisant de pied de grue, pas d’espion pour surveiller les lieux, pas de collègue voleur, rien qui laisser prévoir que rien ne tournait rond. Alors que tes yeux scrutait cette fois le toit, tu te ravisas tout de suite en entendant la voix de Caym, affichant de nouveau ton éternel sourire, avant de poser ton index près de ton menton pour montrer que tu étais de nouveau en pleine réflexion. À vrai dire, du connaissais le passage parfait pour aller au plus vite à l’arrière boutique, mais si tu le divulguais, tu risquais de perdre ta crédibilité auprès du jeune homme. Passer par les toits en plein jour était plutôt malvenu surtout devant une telle foule. De plus, comment une fleuriste pourrait connaître un tel passage semée d’obstacle, où l’acrobatie était de mise ?  « Je crains que le seule chemin qui s’offre à nous soit de passer par derrière, mais pour cela, il faut traverser toute la ruelle et ensuite escalader un mur qui empêche généralement les intrusions. » Cela était un long détour à tes yeux, mais en pressant le pas, tu ne doutais pas que vous y arriverez en moins de deux. Puis quitte à choisir, tu préférais pour le coup sauvegarder ton image de fleuriste souriante, ne serait-ce que pour éviter de t’attirer les foudres du mercenaire. Tu n’avais pas envie de te retrouver avec une arme sous la gorge, bien que pour le moment, tu n’étais que dans l’otique d’en savoir plus sur ce fameux vendeur de tissus. Si ce n’était pas un gros bourgeois avare et orgueilleux il avait son argent sauf. Dans le cas contraire… Tu n’hésiterais pas à le dépouiller un autre jour, le notant sur ta liste de noble à pourrir. Pas la peine d’implique le pauvre mercenaire là-dedans, après tout, il ne faisait que son travail et d’ailleurs, tu pouvais constater qu’il faisait preuve d’un sacré sang-froid. Chose que tu ne tardas pas à exposer. « Si je peux me permettre Caym, j’admire ta flegme face à cette situation plutôt étrange. Est-ce que c’est une qualité que tout les mercenaires peuvent se vanter d’avoir où est-ce juste ta force à toi ? Dans tout les cas, c’est admirable.»

Traversant au final la ruelle au pas de course, tout en évitant les personnes qui te bloquaient la route en les déviant, tu arrivas enfin avec le jeune homme, sur un petit passage qui semblait assez étroit entre deux maisons, mais tu savais que ce chemin menait vers l’arrière des diverses bâtisse de la ruelle. « Penses-tu pouvoir passer ? Sinon, rentre le ventre et met-toi ainsi de côté, normalement ça devrait le faire. » Montrant par la même occasion la position à prendre tu t’élanças la première pour mieux t’assurer que personne ne se trouve dans les environs. Généralement, beaucoup d’enfant venez jouer dans cette zone, mais pas que. Heureusement, ce n’était que le soir tombé que les mauvaises rencontres venait en ses lieux. « Et voilà, plus qu’à trouver la bonne bâtisse et à escalader le long mur que tu vois. Est-ce que tu penses que tu y arriveras ? » Bien sûr, tu ne comptais pas laisser là, ce pauvre malheureux, Surtout si tu pouvais goûter à un peu action pour pimenter un peu ta journée ennuyante. Il était vrai que le mur était haut, mais peut-être pourriez-vous vous débrouiller avec les quelques caissettes qui trainaient ici et là. Quoi qu’il en soit, tu ne comptais pas montrer tes talents dans ce domaine, préférant user de la maladresse pour le coup. De quoi préserver à nouveau ta fausse image.
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A la réponse de la jeune fille, Caym s'abandonna à un profond mutisme, se plongeant dans ses pensées. L'escalade d'un mur n'était pas réellement gênante, mais le détour, lui, l'était plus. Il leva ensuite les yeux en direction des toitures. Non, il ne pouvait décemment pas demander à une vendeuse de fleurs comment rejoindre les toits facilement. Perdu dans de nombreuses réflexions et suppositions sur ce qui pouvait bien se dérouler dans la boutique, il ne releva la tête que quelques secondes après qu’Ivy ne lui ait à nouveau adressé la parole. "Hm ? Ah… Eh bien, on va dire que c’est plus un trait qui m’est propre et qui devient un atout pour ce travail. Et généralement, ma placidité à plus tendance à exaspérer." En effet, bien que de nombreux employeurs lui fassent l’éloge de cette particularité qu’il s’était forgé, ses rares proches, au contraire, avaient tendance à trouver ce cachet particulièrement agaçant, lassé de devoir déchiffrer chacun de ses manques de réaction.

Il suivit la demoiselle à travers les rues bondées, montrant bien plus de difficulté qu’elle à se mouvoir tout en esquivant les habitants vaquant à leurs occupations. Elle était plus ressemblante à une brise, se déversant sur les pavés, frôlant chaque personne sans pour autant les toucher, laissant dans son sillage sa simple odeur ainsi que le souvenir de sa présence. Puis, la rejoignant enfin devant l’étroite ruelle, elle se faufila dans l’interstice sans aucune difficulté, à croire qu’elle empruntait toujours ce genre de chemin. Caym la suivit non sans mal et une fois sortie de l’étroit chemin, il observa les environs. S’il ne s’en sortait pas réellement en ville lorsqu’il ne faisait pas attention, s’il prenait le temps de noter les détails, il était capable de se repérer avec bien des aisances. Tout en se plaçant sur la direction qui l’intéressait, il tourna le regard pour le plonger dans celui d’Ivy. "Merci pour l’aide, Ivy. J’espère que tu pourras tout de même rentabiliser ta journée, malgré le temps passé avec moi." Sans même attendre de réponse, il s’élança dans la direction, continua sur quelques mètres et se stoppa devant un grand mur qu’il pensait être le bon. La bâtisse qu’il apercevait de l’autre côté semblait être la bonne. Bien, il ne lui restait donc plus qu’à escalader cette palissade. Un rapide coup d’œil lui permit de voir plus loin de nombreuses caisses et autres tonneaux. Il commençait à les positionner de sorte à pouvoir prendre juste assez d’appui et d’élan pour sauter à la bonne distance. Qu’allait-il bien pouvoir trouver à l’intérieur ?




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En entendant les dires du jeune homme face à son trait de caractère, tu ne fus pas étonnée par ce qu’il t’apprit concernant l’avis d’autrui. C’était à croire que les gens aimaient la simplicité et la facilité concernant une personne. Plus il était facile de la percevoir, mieux c’était. Mais toi tu n’étais pas vraiment de cet avis. Au contraire, tu préférais ceux qui se démarquaient de cette facilitée, un peu comme Caym qui semblait parfois un peu difficile à comprendre tant son visage n’exprimait que très peu de choses. Enfin là, tu pouvais facilement deviner à quoi il pensait et tu savais que plus tôt tu l’emmènerais vers son objectif, mieux ça serait pour lui et sa fameuse mission. Il fallait avouer ce détour n’était pas pour t’enchanter, mais cela aurait été bien trop étrange pour une simple vendeuse de fleur de passer par un chemin aérien. Tu avais du coup perdu certes quelques minutes, mais au moins tu avais préservée ton identité. Voulant t’assurer si le jeune homme était apte à se débrouiller, tu attendis sa réponse, plongeant ton regard rosé dans le sien sans ménagement. Visiblement, il comptait faire cavalier seul, voulant sûrement ne pas abuser de ta gentillesse, mais de ton côté, tu ne comptais pas le laisser se débarrasser de toi impunément. « Ne t’inquiète pas pour ça, puis de toute façon tu auras sûrement besoin d’un peu… » Tu n’eus pas réellement le temps de finir ta demande que le jeune homme s’élança à la hâte vers son objectif, ce qui te fit doucement sourire. Visiblement, il s’inquiétait pour son commanditaire, bien qu’il ne semble pas le montrer sur son visage. Préférant le laisser placer les caisses à sa convenance, tu le regardas longuement faire, attendant qu’il disparaisse à travers la palissade pour le suivre à ton tour. Il est vrai que tu aurais pus l’aider pour lui faire gagner du temps, mais tu n’avais pas vraiment l’envie de le ralentir et surtout de t’embêter à ce genre de fantaisie. Après tout, tu n’avais pas d’obligation.

Escaladant avec aisance ce tas d’appui, tu regardas longuement si le jeune homme ne te regardais pas, avant de te laisser tomber de l’autre côté, mais pour ne pas éveiller les soupçons, tu préféras te la jouer maladroite. « Eh Caym attends moi ! Cela pourrait être dangereux d’y aller se… Ah ! » Voulant en faire trop, tu ne tardas pas à tomber sur le sol d’une façon peu glorieuse. Ce qui n’était pas vraiment préméditée. Une douleur lancinante réveilla ton coxis et pour ne pas trop exprimer celle-ci, tu serras fortement les dents, essayant de te révéler sans trop de peine à ton grand soulagement. « Aouch. Je n’aurais pas cru que c’était aussi haut… » C’était peut-être ta punition pour ne pas avoir aidé le jeune homme un peu plus tôt. Dans tous les cas, tu rattrapas ton pauvre panier de fleur, t’approchant du jeune homme sans trop faire de bruit. « Tu comptes faire quoi si jamais y a des gens peu accueillant là-dedans ? Et si jamais ce n’était juste que fermer ? » Ce n’était que des hypothèses, mais il fallait penser à tout dans ce genre de situation. Tu te doutais bien que le jeune homme s’était posé les bonnes questions, mais tu aimais t’intéresser à l’opinion des autres dans ce genre de cas. « Tu vas essayer de t’infiltrer pas vrai ? Je me demande comment tu vas t’y prendre… Aha c’est exaltant tu ne trouves pas ? » En tant que voleuse, tu voyais plusieurs façons de t’y prendre pour pénétrer à l’intérieur de la bâtisse, mais pour une fois, tu comptais bien te taire pour mieux voir le mercenaire en action, peut-être qu’il aurait des choses à t’apprendre. « Si jamais tu as besoin de moi n’hésites pas en tout cas, promis je ne te gênerais pas. » Tu avais annoncée cela avec un sourire plutôt enjoué, prête à attendre en retrait si jamais le mercenaire te le demander. Mais pour ce qui était de partir, tu ne comptais pas le faire. On ne sait jamais ce qui pouvait arriver et en vérité, tu préférais être utile que d’avoir des remords si jamais quelques choses arrivaient à Caym.
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Tout en souplesse, le mercenaire se posa de l'autre côté du mur, un atterrissage certes un peu lourd, mais bien assez discret pour les lieux. Il n'était pas en terrain dangereux quoi qu'il puisse bien se passer dans la boutique. Après tout, le jour était encore levé et les passants dans la rue suffisamment nombreux pour qu'au moins un puisse entendre en cas de trop gros grabuge. Tout en se redressant, le Kiréïdien observa les environs pour repérer l'entrée de service, lorsqu'une certaine voix qu'il avait entendu à peine quelques minutes auparavant. Il se retourna alors pour assister au dur rappel de la gravité sur le corps humain. Caym ne savait trop quoi penser de cette étrange intervention, entre son appel relativement bruyant, sa chute qui semblait douloureuse ou le fait qu'elle l'avait suivit jusque là. Mais qu'espérait-elle en l'accompagnant ? Déjà qu'il frôlait l'illégalité, quel besoin cette jeune fille avait de se joindre à une expédition si dangereuse ? Il ne savait pas s'il devait être agacé ou exaspéré. Et maintenant qu'elle était là, il allait être difficile de la faire repartir, encore plus au vu de sa chute maladroite. Ce dernier point, d'ailleurs, surpris le jeune homme. Lui qui avait trouvé la demoiselle si adroite de ses mouvements dans la foule, si subtile, gracile. La différence semblait même choquante. "En même temps, tu n'aurais pas dû venir ici, Ivy. Cette chute, c'est sans doute un signe." Il ne fit toutefois pas plus de commentaires sur la situation, pour la simple et bonne raison que cela n'aurait rien changé. Il devait considérer cela comme un aléa de sa mission, rien d'autre. Il était habitué à s'adapter aux situations les plus improbables qui soient, du simple phénomène météorologique à la présence impromptu d'une dizaine de civils sur un lieu de combat.

"Je vais essayer, en tout cas. Même si l'infiltration n'est pas mon fort." C'était bien un des domaines dans lequel son incompétence le gênait grandement, autant pour sa profession que pour son propre égo. Qu'il aurait pu réussir bien plus aisément de nombreuses missions s'il avait été ne serait-ce qu'un peu plus discret dans sa démarche. Il lui était très difficile de ne faire aucun bruit en se déplaçant. Fort heureusement, à l'arrêt, il était capable de se faire discret, de réguler sa respiration pour se vouloir le plus transparent possible. "Et quant à ta question précédente... Soit je me battrais, soit je prétexterai l'heure du rendez-vous non-respecté. On ne m'accuserait pas à cause de mon zèle, tout de même." A vrai dire, il ignorait totalement comment entrer dans ce bâtiment. Il voyait l'étage et se doutait de l'existence d'un sous-sol, mais comment agir ? Fallait-il fouiller les pièces unes à une ? Foncer en priorité là où ils étaient le plus susceptible de se trouver, quels qu'ils soient ? Non, il n'en avait aucune idée, tout comme il ne savait pas quoi faire d'Ivy pour s'assurer qu'elle ne soit pas mise en danger. Pour ne pas vexer sa "partenaire" du moment, il songea un instant à lui donner un rôle. Juste un instant. Car il fallait mieux la vexer que la laisser se faire tuer. Si jamais. "Est-ce que tu connais un peu près l'agencement des habitations dans cette partie de la ville ? Il faut aussi que tu te trouves une sortie, je ne veux pas te laisser risquer ta vie. Sans vouloir te vexer, tu ne m'as pas l'air d'une combattante, je ne veux pas prendre de risques." Et soudain, une question lui vint en tête. Unique. Sur un point qui le gênait depuis trop longtemps. "Dernière chose... Tu as le vertige, Ivy ?" Décidément, il trouvait bien étrange la différence d'élégance entre ses mouvements jusque là et sa chute.



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Voilà ce qui arrivait quand on n’en faisait trop n’est-ce pas Ivy ? Car au lieu de te réceptionner maladroitement comme tu voulais le faire, tu te retrouvas dans une position inconfortable doublée d’une chute qui n’était pas volontaire, avoue que niveau discrétion tu avais fait mieux. Et comme pour rendre la chose plus embarrassante encore, Caym en profita pour glisser un commentaire, bien qu’il ne semble pas soupçonner ta fainéantise à l’avoir aidé. Mais bon au fond, tu comprenais ce qu’il voulait dire. C’est vrai que tu n’avais rien n’à faire à être ici. C’était son problème à lui et pas le tiens, mais c’est à croire que tu aimais répondre présente quand le danger se pointait dans ton sillage. « Tu crois à la providence ? Je n’aurais pas cru.» Comme à ton habitude, tu comptais n’en faire qu’à ta tête et même si cette chute était le signe que tu devais partir, tu comptais bien ne pas l’écouter. Comme toujours.

Alors que tu questionnais Caym sur sa façon d’agir, tu fus quelques peu étonnée de sa révélation concernant son point faible. Tu pensais que sur ce point, mercenaire et voleur se ressemblait sur cet atout non-négligeable. Mais apparemment ce n’était pas tout le monde, vu que tu en avais la preuve sous tes propres yeux. Préférant ne rien ajouter pour ne pas enfoncer ce pauvre mercenaire plus que nécessaire, tu regardas un instant la bâtisse qui vous faisait face. Tu avais déjà infiltré ce genre de demeure y a quelques temps et fallait avouer que l’envie d’aller sur les toits, ne cessait de te séduire. Tout comme prendre de la hauteur pour passer par l’étage te titillait aussi, mais tu devais garder le contrôle de tes actions et surtout de tes gestes. Quand tu entendis les paroles de Caym, tu ne pus t’empêcher de lancer un rire étouffé, c’est sûr que lui reprocher sa ponctualité serait un comble, mais peut-être était-il préférable d’avoir ce genre de situation en fin de compte. « Au moins, tu pourras peut-être essayer de négocier sur tes heures. »

Laissant le jeune homme se noyer dans tes pensées, tu avais l’envie curieuse de regarder par la fenêtre pour entrevoir la pièce principale où était entreposée la boutique, mais très vite tu calmas cette curiosité pour reporter de nouveau ton attention sur le mercenaire. Comme tu t’en doutais, ta présence était de trop et il n’hésita pas même à mettre en évidence tes talents de non-combattante. Chose qui te fit sourire, car cela était vrai, tu n’étais pas une épéiste chevronnée et encore moins excellente au corps à corps. La noblesse voulant t’empêcher d’en faire l’apprentissage, tu avais appris que le stricte nécessaire quand tu avais commencée ta vie dans la rue. Juste de quoi te défendre et fuir. C’était bien pour cela que tu avais décidée d’apprendre l’art du vent. D’une part pour mieux te débattre, mais surtout pour te permettre de mieux maintenir tes opposants. « La vérité n’à rien de vexant. J’avoue ne pas être une combattante et je comprends tes raisons. » Tu le comprenais certes, mais pour ce qui était de rester docilement dans ton coin s’en était une autre. « Hum. Comme tu as pu le constater, ses bâtiments sont collées les uns ou autres, donc pas d’entrée sur les côtés. En revanche, il y a un étage et peut-être même un espèce de sous-sols. J’ai ouïe dire que certain marchand aime user de leur sous-sol comme entrepôt. » Où plutôt tu le savais mieux que quiconque vu que tu avais eu l’occasion de dilapider l’une de ses maisons. Pensant que Caym avait eu son lot d’information, tu fus néanmoins surprise de celle qu’il te posa sur l’instant même. Si tu avais le vertige ? Il était évident pour toi que non et tu te demandais même pourquoi il te la posait. Était-ce à cause de ta chute un peu plus tôt ? Où parce qu’il avait le plan de passer par l’étage ? Bien que tu voulais l’aider, tu ne pouvais pas te risquer à cela, et bien que tu avais fais des erreurs, il fallait que tu essayes de te rattraper comme tu le pouvais. « Oh… Tu as donc remarqué ? » Comme pour appuyer tes dires, tu affichas un sourire gênée, grattant de ton index ta joue comme pour essayer de masquer celle-ci. « J’ai un peu honte de l’avouer, mais oui j’ai quelque peu le vertige… Je te serais reconnaissante si tu pouvais le garder pour toi… » Au fond, le mensonge n’était-il pas une sorte de manipulation en soit ? L’un comme dans l’autre, tu ne pouvais t’en passer, ne serait-ce que pour te protéger. À moins que la raison ne soit tout autre ? Malheureusement même pour toi, cette question devait être un mystère.

« Pourquoi me poses-tu la question d’ailleurs ? Ne me dit pas que tu as dans l’idée de passer par l’étage ? C’est de la folie ! Il faudrait être un véritable acrobate pour cela. » Chose que tu étais à ne pas en douter, mais pour Caym, tu en doutais fortement. Peut-être que pour le coût tu sous-estimais le jeune homme et c’est bien parce que tu ne le connaissais pas réellement que tu préférais essayer de l’en dissuader. C’était un coup à se rompre le cou, où à se casser des os. Prenant le temps de la réflexion, tu laissas de nouveau ton regard se poser sur la maisonnette, avant de fixer ton partenaire de fortune. « Hum… tu ne penses pas que tu devrais regarder par la fenêtre pour voir s’il y a quelqu’un ou non ? Comme cela tu seras fixé et tu pourras agir en conséquence. » Cette remarque se voulait innocente, presque naïve, mais en premier lieu, c’est ce que toi en tant que voleuse tu aurais fait pour tâter le terrain. Bien que tu te doives de freiner cette partie de toi, tu avais quand même un peu envie d’aiguiller le mercenaire, ne serait-ce que pour l’aider en infiltration.
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Ainsi, elle souffrait de vertige... Cela expliquait la chute, même si Caym eut beaucoup de mal se faire à cette idée. Après tout, elle lui avait semblé si naturelle dans ses mouvements, une aisance digne des plus grands acrobate de cirque... Sans doute s'était-il trompé. Il évita de penser à ce sujet trop longtemps car la suite des évènements requérait toute son attention. Il allait devoir entrer dans la bâtisse. Le mercenaire réfléchissait à toutes les possibilités possible. Comme lui suggérait Ivy, passer par les toits n'était pas l'idée la plus rentable, sa faible maîtrise dans l'acrobatie lui assurerait une chute certaine. L'infiltration n'était pas non plus son point fort. Sa partenaire de fortune lui suggérait de vérifier par la fenêtre si quelqu'un était à l'intérieur. Une bonne idée pour un voleur ou quelques personnes capable de faire preuve de discrétion. Mais pour lui, cela ne lui apporterait pas grand chose de plus, hormis peut-être une source de stress supplémentaire à savoir comment réaliser l'impossible et ne pas se faire voir par la personne à l'intérieur. Si tant est qu'à l'intérieur, il s'agissait réellement d'une situation dangereuse. Car après tout, peut-être qu'il n'y avait absolument rien de grave.

Après de longues secondes de réflexions semblable à des heures, Caym se décida enfin pour une option. Il lui semblait qu'il s'agissait de la méthode la plus simple et radicale. Cela concordait avec ses capacités à la perfection, lui donnait une grande marge de manœuvre en cas de difficulté et surtout, cela lui permettrait de garder Ivy à ses côtés au cas où les choses tournerait mal. Car désormais, il ne pouvait plus la faire repartir, le mur l'en empêchait. Elle devrait avancer avec lui, et le mercenaire estimait que sa sécurité était de sa responsabilité. "Surtout, tu restes derrière moi et tu ne t'éloignes pas." Il lui accorda un regard, intensifiant le sérieux de sa voix, avant de se tourner face à la fenêtre. Il ne prit pas la peine de lui expliquer son plan, elle le découvrirait au fur et à mesure. Bien qu'il soit sommes toutes assez simple. Il s'approcha de la vitre qu'il brisa d'un coup du pommeau de son épée avant d'entrer dans le bâtiment. Personne dans les environs, mais il était probable que suite au bruit, du monde se dirige vers eux à toute vitesse. "Ivy ! Indique moi la direction du sous-sol !"



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L’excuse du vertige semblait satisfaire le mercenaire, ce qui intérieurement te fit soupirer de soulagement. Heureusement que tu savais te montrer convaincante quand le besoin s’en faisait sentir, bien que tu te doutais que ça ne marcherait pas avec tout le monde. Mais au fond, tu bénissais surtout la situation qui te permettait d’éluder et d’éviter toute insistance sur cette histoire. Préférant t’affairer à cette histoire d’infiltration, tu décidas de guider quelques peu le mercenaire dans cette tâche, mais c’était à croire qu’il préférait être fidèle à lui-même, ce que tu ne lui reprocherais pas. Après tout, à chacun sa méthode et ce n’était pas toi qui allait lui faire la morale dessus. Il fallait d’ailleurs avouer que ton partenaire était bien consciencieux. Car très vite il te donna des directives qui te firent doucement sourire d’amusement. Rester derrière lui et ne pas t’éloigner. Cela semblait être dans tes cordes et au vu de son visage sérieux et intense, tu préféras ravaler ton sourire, hochant la tête pour le rassurer sur tes intentions. « Pas de problème. Comme je te l’ai dit, je ne te gênerais pas. » Puis discrètement, — tout en profitant que l’attention de ton partenaire soit ailleurs —, tu enfilas ton gant noir à ta main droite, de façon à pouvoir agir et aider Caym en cas de pépin. Tu étais peut-être une piètre combattante, mais tu faisais confiance à tes bourrasques venteuses pour se battre à ta place. Alors qu’un bruit de verre brisé attira ton attention, tu suivi de très près les pas de Caym, regardant un bref instant les lieux, comme si tu cherchais à deviner l’endroit exact pour accéder au sous-sol. Bien évidemment tu le savais déjà vu que tu avais déjà pénétrée dans ce genre de bâtisse, mais tu ne pouvais prendre le risque de lui lancer de but en blanc comme si tu possédais une carte mémorielle des lieux. De plus cela pouvait très bien changer d’un établissement à un autre. « Hum, si on suit la logique, je dirais que c’est une porte non loin des escaliers, ou près du comptoir. Vérifions cela et dépêchons-nous. »

Vu que la porte près des escaliers mène à un simple placard, la seule ouverture vers l’objectif semblait être celle près du comptoir. Laissant le mercenaire aller au-devant du sous-sol, tes pas s’arrêtèrent brutalement quand tu vis une lame rapide fuser non loin de ton visage, t’obligeant à reculer. Par réflexe tu te relevas rapidement, fermant la porte tout en la bloquant pour éviter à Caym de se retrouver pris entre deux assauts. Aussitôt, tu envoyas une rafale de vent à l’endroit même où la lame était partie, faisant tomber ton opposant à terre, légèrement étourdis. T’approchant de celui-ci, tu pris le temps de le désarmer, avant de le dévisager à la hâte. En voyant la tête du fameux attaquant, ton visage fut marqué par la surprise et sans retenue tu lâchas quelques mots à l’intention de l’homme à terre. « Vince ? Mais qu’est-ce que tu fais là ? » Hébété, le jeune Vince qui était un voleur de rue, fut tout aussi étonnée de te voir. Il balbutia bien quelques mots à son tour, mais le vacarme qui se passait non loin de toi, t’empêcher de rester plus longtemps à transiverger. Si tu ne voulais pas griller ta couverture il fallait que tu agisses est vite. « Vous êtes combien ici ? » Tout en aidant le jeune homme à se relever, tu attendis sa réponse qui ne se fit pas attendre. Il était donc trois. Deux petits nouveaux que tu ne connaissais guère, qui essayaient de cuisiner le marchand au sous-sol et lui, qui cherchait à l’étage la richesse du malheur. « Vous êtes pas malin, tu devrais savoir qu’on se renseigne toujours sur sa victime avant… Mais bon, on verra plus tard pour cela, dépêche-toi de t’en aller. Je te signale qu’il y a un mercenaire et si jamais il te tombe dessus… Tu vois ce que je veux dire ? » Bien qu’il semblait embêté de laisser ses deux compères aux prises d’un mercenaire, le jeune voleur acquiesça, semblant être prêt pour s’enfuir, mais alors, qu’il voulut le faire, tu l’attrapas quelques secondes par le bras, affichant un sourire qui semblait quelques peu sournois. « Bien évidemment… Il va falloir que tu me rendes un petit service en même temps… » Élaborant ton plan à la hâte, ton plan était un peu plus simple. Le voleur devait s’enfuir par la fenêtre de l’étage avec toi à ses trousses jusqu’à ce moment. Il serait ainsi libre tout en te garantissant un alibi. Mais bien sûr, pour cela, il fallait quelques petits assauts de combat par-ci, par là, histoire de donner plus de cohérence. L’accord passé, la confrontation se fit alors entre vous deux, laissant les lames et la magie du vent se déverser dans la maison, abîmant les murs et quelques objets au passage. « Eh stop ! Arrête-toi ! » Puis un bruit de fenêtre se fit entendre, et tes pas se stoppèrent au pas de la fenêtre. Un fin sourire traversa tes lèvres, avant de te tourner vers la porte, l’air grave et embêté, pour mieux convenir à ton nouveau rôle. Repensant à Caym et aux deux autres voleurs, tu te précipitas hors de la pièce de façon à mieux rejoindre le rez-de-chaussée.


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Les deux compagnons de fortune s'étaient infiltré d'une manière plutôt osé et cherchait l'entrée des sous-sols lorsque Caym entendit le bruit si familier et si particulier d'une lame fendant l'air. Il avait un jour rencontré un vieil homme, ancien guerrier, capable de reconnaître les yeux fermées n'importe quelle arme au son qu'elle émettait en fendant l'air. Bien que le Kiréïdien en était encore incapable, il avait éprouvé une telle admiration à cet exercice qu'il s'entraînait depuis dès qu'il le pouvait, désireux d'acquérir une telle compétence. Pour l'heure, il était juste capable de dire qu'il s'agissait d'une arme et lorsqu'il voulut se retourner pour regarder, Ivy venait de fermer la porte. De la bloquer. Il tenta de l'ouvrir en vain et commença à forcer dessus, espérant réussir à l'ouvrir rapidement. Pourquoi la jeune femme avait-elle fermée alors qu'elle avait du voir l'agresseur arriver ? Se sentait-elle capable de l'affronter seule, incluant donc le fait qu'elle était armée et savait se battre ? Pourtant, elle n'avait pas l'air de tenir ce même discours quelques minutes auparavant. Aurait-elle menti ? Pour quelle raison ? Et si elle était au courant de ce qui se tramait dans cette boutique, au final... Préférant ne rien laisser au hasard, Caym continua sa route jusqu'au sous-sols, préférant faire passer la sécurité de son client avant tout. Il reviendrait ensuite chercher la vendeuse de fleurs pour lui soutirer des informations, quoi qu'il en coûte.

Rapidement, il trouva le bon chemin, descendit les quelques marches et se retrouva face à la scène qu'il soupçonnait à l'instant même où il avait vu l'enseigne fermée. Son client, avec un autre homme, attaché sur deux vieilles chaises, dans un état déplorable. Autant le mobilier que les deux marchands. A leurs côtés, deux inconnus aux mines peu réjoui et aux jointures des poings maculé de sang. Ils avaient donc choisi de leur soutirer tout ce qu'ils pouvaient, d'une méthode des plus brutale et sauvage. Parfait, cela correspondait parfaitement à Caym. Sans un sourire, sans un mot, il dégaina son épée qu'il empoigna d'une seule main. "Partez, ou prenez le risque de m'affronter." Une seule mise en garde, rien de plus. Le soldat savait pertinemment qu'il était inutile d'insister dans ce genre de situation. Soit les opposants écoutaient du premier coup, soit ils refusaient et rien ne pouvaient les faire changer d'avis. Et leur choix avait été fait. Ils dégainèrent leurs armes, une épée courte pour l'un et une masse d'arme pour l'autre, avant de s'approcher du Kiréïdien d'un air mauvais. L'un d'eux sembla vouloir dire quelque chose, mais il n'en eut pas le temps. D'un mouvement vif et fluide, Caym était déjà à leurs niveaux, frappant l'un des deux du revers de son poing, assez fort pour le faire tituber en arrière. Puis il donna un large coup de sa lame en diagonale, de l'épaule à la hanche. Une attaque facile à parer. Les deux épées s'entrechoquèrent dans un tintement métallique et sans attendre, le mercenaire fit glisser son arme le long du fil de la lame adverse. Il voulait atteindre ses mains et réussir à trancher quelques doigts, sans succès toutefois car le bandit recula prestement. C'est là que Caym comprit qu'il n'était pas un guerrier, tout juste un sauveur à la sauvette. Car son mouvement de recul lui donna l'occasion parfaite pour s'approcher de lui et d'une botte simple, il planta sa lame dans son épaule. Le cri de douleur et la réaction qui s'en suivirent furent également l'occasion parfaite de le frapper une nouvelle fois au ventre, une entaille nette et précise. Peu profonde, c'était juste ce qu'il fallait pour que le garçon reste tranquille un long moment. Il n'en restait donc plus qu'un seul, qui s'était relevé et avait assisté avec horreur à la scène. Il était jeune, trop jeune pour être habitué à ce genre de scène. Ses yeux trahissaient toute la terreur de l'instant. "Pose ton arme et tu ne seras pas gravement blessé." C'était la seule chose que Caym réussit à lui dire, la seule preuve de l'humanité qu'il n'avait pas réussi à cacher au fond de son être. L'ennemi posa son arme, presque sanglotant, et recula jusqu'au fond de la salle. Il ne fallut que quelque seconde au soldat pour réussir à l'assommer proprement, sans faire couler le sang. Le combat était fini, il devait maintenant détacher les deux hommes.



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Après avoir aidée l’un des voleurs de la bande à fuir, tu ne t’attardas pas plus que cela à l’étage, bien que ton envie de fouiner te titiller grandement. Au lieu de cela, tu rejoignis à la hâte le rez-de-chaussée, débloquant la porte que tu avais bloquée auparavant tout en descendant avec agilité et discrétion les fameux escaliers du sous-sol. De là où tu te trouvais, tu pouvais entendre avec aisance le son d’une bagarre. Des lames qui s’entrechoquent, des cris d’agonie et même des sanglots. Apparemment, le mercenaire avait pris la situation en main, ce qui ne t’étonna guère. Deux voleurs novices contre un fier combattant ne faisait généralement pas long feu. Attends quelques minutes que la bagarre se finisse, tu ne tardas pas à descendre, faisant cette fois du bruit, comme pour signaler ta présence, montrant un semblant d’inquiétude sur ton visage. « Caym tu vas bien ? » En voyant le jeune homme, tu remarquas qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter pour sa personne, mais en voyant l’état des pauvres voleurs, tu ne pus t’empêcher d’avoir mal pour eux. « Ouch… Tu n’y es pas allée avec le dos de la cuillère on dirait. Mais bon après tout, ils n’ont ce qu’ils méritent.» Intérieurement tu pensais ses paroles. Ils faillaient être bien sot pour s’attaquer à une boutique en plein jours et encore plus sans se renseigner sur les activités de celle-ci. La malchance du débutant comme on disait souvent dans le milieu, sauf que là, c’était pire que de la malchance. Voulant ne pas accorder plus d’importance que nécessaire aux deux bandits, tu t’approchas sans attendre d’un des deux marchands pour mieux défaire ses liens. Au vu de leur état, ils étaient eux aussi, pas très beau à voir, de quoi effrayer les clients à venir. « Si vous avez de quoi penser vos plaies je veux bien m’occuper des soins mineurs. Par contre, si vous voulez un examen plus approfondis il vous faudra voir un professionnel pour ça, mais vous avez de la chance, ça m’a l’air de n’être que des blessures superficielles. » Tu te mis donc à sourire comme à ton habitude, laissant ses messieurs ouvrir la marche pour quitter le domaine de leur torture. Tu te tournas alors vers Caym, pointant du pouce, les deux voleurs qui jonchaient inconscient sur le sol. « Ils vaudraient peut-être mieux les attacher non ? Ça serait plus prudent tu ne crois pas ? Tu me diras, ils peuvent ne pas trop s’échapper d’ici, mais autant éviter une attaque en traître. »

Préférant laisser Caym décider de leur sort, tu te mis à soupirer silencieusement. Heureusement qu’elle avait bloquée la porte pour éviter au mercenaire de rencontrer Vince, sans quoi, il aurait sûrement finis avec ses collègues en plus d’avoir une cage d’acier en guise d’hébergement. C’était généralement là, le sort qu’on donnait aux voleurs qui se faisaient coincées. Choses auxquelles tu essayais toujours d’échapper.« Au fait Caym, désolée de t’avoir enfermée tout à l’heure. Je ne sais pas pourquoi j’ai eu ce réflexe stupide… J’avais sans doute eu peur que tu te fasses acculer et que t’en sortes pas. Je sais que c’était stupide, et que je n’aurais pas dû écouter mon instinct, mais… » Tu pris une pause de quelques secondes, prenant une expression coupable avant de reprendre dans un soupir contrarié. « Ce qui est fait et fait, tu me diras. Le pire, c’est que je n’ai même pas réussis à arrêter le voleur. Il s’est enfuis par les toits. Je suis désolée de ne pas avoir pus l’attraper. » Autant que tu donnes du cachet à ta mascarade, car il ne valait mieux pas que le jeune homme te soupçonne de quoi que ce soit. Te connaissant, tu étais capable de t’en sortir avec brio, mais contre les soupçons, tu ne pouvais y faire grand-chose. « Bon je monte, il ne vaudrait mieux pas faire attendre le soin de ses deux monsieurs. Surtout si tu veux avoir la chance d’entreprendre ta mission.» Et sans attendre tu tournas le dos au mercenaire, te dirigeant droit vers les escaliers pour mieux remonter vers la surface.
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L'affrontement était terminé, Caym rengainait son arme lorsqu'il entendit du bruit dans les escaliers. Prudent, il plaça sa main sur la garde de sa lame avant de tourner la tête pour observer qui arrivait dans son dos. Ivy. Ivy et son comportement pour le moins... Étrange. Son inquiétude pour le mercenaire n'avait pas l'air feinte et pourtant... Pourquoi l'avait-elle enfermé, pourquoi avait-elle choisi de se retrouver seule avec un adversaire armé et potentiellement dangereux ? Le Kiréïdien ne dit mot, laissant la demoiselle constater les dégâts. Alors qu'elle défaisait les liens d'un des marchands, le guerrier s'occupa de son client, qu'il libéra rapidement. Que s'était-il passé ici ? Comment un tel forfait avait pu être commis en pleine journée ? Les deux commerçants étaient-ils la cible, ou juste l'un d'eux ? Caym avait l'habitude de ce que l'on appelait communément un coup fourré. Il savait pertinemment que lorsqu'on l'embauchait pour une mission d'escorte, dans la majeure partie des cas, c'était que le client en question savait qu'il avait besoin d'être protégé contre quelqu'un ou quelque chose. Était-ce le cas pour lui aussi ? Étant donné qu'il devait encore le raccompagner à Chan'Gan, il se devait de découvrir la vérité. Mais il décida de laisser au blessé le temps de récupérer avant de le questionner. Son état ne lui permettrait sans doute pas d'appréhender la situation avec clarté et efficacité.

Le soldat fut interrompu dans ses pensées par Ivy qui lui proposait d'attacher fermement les deux voleurs pour éviter toute fuite ou évasion. Il les avaient presque oublié. Qu'allait-il faire d'eux ? Les dénoncer et les livrer aux autorités ? Se débarrasser d'eux discrètement ? Ou encore... "Laissons les ainsi. Je vais également ouvrir la porte à l'arrière pour qu'il puisse filer sans se faire remarquer. J'ose espérer qu'ils auront compris la leçon." Non, ils ne l'auront sans doute pas comprise. Mais Caym était persuadé qu'ils n'étaient pas les têtes pensantes de ce méfait, il ne servait donc à rien de les arrêter pour cela. Au contraire, il comptait bien profiter de son acte de générosité pour réussir à gagner auprès d'eux une faveur. Il s'approcha de l'homme le plus blessé des deux et se pencha près de son oreille. "Ne recommence pas, si tu ne désires pas passer sous le fil de ma lame. Et si tu veux vivre, donne moi une adresse où je pourrais vous retrouver. J'aurais des questions à vous poser, plus tard..." Le mercenaire prit note de la réponse du blessé, bien que celle-ci fut assez difficile à comprendre. Il réveilla ensuite l'assommé d'un coup de pied avant de lui conseiller de donner les premiers soins à son comparse avant de partir d'ici.

"Comme tu le dis, le passé est passé, aucun moyen de le changer. Tant que tu n'es pas blessée..." Le sentiment de malaise du jeune homme persistait, il sentait que quelque chose ne collait pas, il devait en avoir le cœur net. Et il fallait régler cela avant qu'Ivy ne monte au rez-de-chaussée, là où la présence des marchands rendrait toute discussion impossible. Il la saisit par le bras avant qu'elle n'ait eu le temps d'atteindre la première marche, appliquant une faible pression, juste assez pour lui faire comprendre qu'elle devait attendre ici. "Ils vont attendre encore un peu. J'ai quelques questions pour toi. Comment as-tu fait pour te défendre face au voleur ? Et tu m'excuseras, mais je ne te crois qu'à moitié quant à ta réaction sur la porte. Qu'essaie-tu de cacher à ce point ?" Ils étaient tous les deux dans le sous-sol, se faisant face. Le jeune homme était prêt à réagir quoi qu'il se passe, prêt à dégainer son arme et à riposter si le besoin s'en faisait sentir. Dans ce métier, il avait pris l'habitude de ne s'étonner de rien et de toujours se préparer au pire.



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Les réactions du jeune homme ne cesseraient de t’étonner, après avoir sauvée un pauvre gamin contre une noble, il laissait la liberté à deux pauvres voleurs amochés. Il fallait avouer, ce n’était pas souvent que tu voyais pareille bonté en ce monde. Mais la bonté, n’empêchait pas les doutes et les hésitations et bien que tu aies envie de l’esquiver en montant à l’étage, tu fus très vite retenu par sa main qui t’attrapa par le bras. Tu ne pouvais plus t’échapper à présent et au vu de ses questions, tu mesuras tout l’étendue des doutes en tout honneur. Il était vrai que tu n’avais pas été très fine sur ce coup-là, pourtant tu ne perdais pas de ta contenance. Au début, tu l’avais regardée stupéfaite, comme si ses questions t’étonnaient au plus au point, puis, tu te mis à réfléchir quelques instants, regardant droit dans les yeux ce fier combattant, non sans négliger ton fin sourire. « Ce n’est pas très gentil de me soupçonner ainsi. Tu penses que je suis de mèche avec eux n’est-ce pas ? Je sais que tu as envie de l’entendre, mais je ne te donnerais pas ce plaisir. » Ta voix s’était adoucie, comme si tu voulais embêter le pauvre Caym, mais derrière cette facette, se cachait une ambition tout autre. Tu essayais de jouer sur les émotions, détourner son jugement en culpabilité pour lui faire abandonner tout doute à ton égard, mais peut-être cela serait plus ardu que tu le pensais. « Je ne vois pas pourquoi je te mentirais. Bon d’accord, j’ai omis de te prévenir sur quelques détails, mais je ne vois pas en quoi c’est des cachotteries. Mais si ça peut te permet de prouver mon innocence, ça ne me dérange pas de te les dires. » Tu fouillas alors dans la poche de ton vêtement, montrant devant les yeux du jeune homme, un gant où un catalyseur y était incrusté en son centre. « Je me suis défendue grâce à ça ! Cela me permet de maitriser le vent. C’est grâce à cela que je me suis défendue face au voleur, chose dont il ne s’était pas attendu. » Dés que ton explication fut finie, tu rangeas celui-ci avec soin, continuant de te comporter de manière simplette comme pour montrer ta bonne volonté. « Je sais que concernant la porte, tu me crois pas, pourtant c’est la stricte vérité. Je ne voulais pas que tu te retrouves entre deux feux. Bon j’avoue, j’ai tendance à m’attirer les ennuis, vu que je ne crains pas le danger et vu que je suis mage, je me suis dit que je pouvais mettre ses ennemis en déroute. Heureusement pour moi, il n’y en avait qu’un. » Tu t’étais mise à rire doucement, comme si tu ne prenais pas la situation au sérieuse, comme si cela n’était rien. Avant de soupirer comme si tu portais tout le poids du monde sur tes épaules. Comme si tu venais de te rappeler d’une chose importante. « Mais j’avoue que j’ai été particulièrement bête… Car mon panier a été abîmé à cause de ses assauts. Mes pauvres fleurs… Je vais avoir du mal à les vendre à présent. » Tu semblais comme ennuyer par cette triste nouvelle, ce qui au fond, t’attristait réellement. Ses pauvres plantes ne méritaient pas un tel sort, mais malheureusement c’était parfois les aléas de la vie. Comme pour cacher ta frustration, tu te mis à sourire alors, regardant Caym droit dans les yeux, avant d’agir à ton tour, pour lui prouver qu’il n’y avait pas que toi qui étais suspecte dans l’histoire. « Si tu le permets, j’aimerais te poser quelques questions à mon tour. Je trouve que tu es très indulgent face aux voleurs. L’enfant, maintenant ses deux hommes… Je dois avouer que ce n’est pas souvent que je vois quelqu’un d’aussi compatissant à leur égard. Généralement ils finissent face aux autorités. » Ton regard se fis alors plus sérieux, comme si tu cherchais à scruter la réponse dans le regard du jeune homme. Réponse, dont tu te doutais qu’elle serait négative. « Est-ce que tu es un voleur ? Où du moins, as-tu été engagée pour les protéger ? » Après tout, tu n’étais pas la seule à pouvoir faire des suppositions et tu comptais bien lui prouver grâce à ce détournement.


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Sans dire un mot, il écoutait les réponses de la demoiselle. Il ne prit même pas la peine de répondre à sa question rhétorique, préférant se murer dans le silence comme pour souligner l'importance de tes interrogations et le sérieux que tu accordais à ses explications. Elle était capable d'user de la magie. Une simple vendeuse de fleurs. Asmosa était décidément un pays improbable pour que tant de gens sachent maîtriser ces arcanes. Ou possédait-elle un passé bien plus houleux qu'il ne pouvait l'imaginer ? Et elle avait beau se défendre d'avoir un quelconque lien avec les voleurs, il ne pouvait s'empêcher de douter, de la suspecter. Tout semblait trop parfait, tout semblait trop simple. Mais sans preuve formelle, il ne pouvait rien faire de plus que la remettre en question et ne pas lui accorder sa confiance.

Et voilà que désormais, il est devenu l'homme à suspecter, pour avoir pris la défense d'un gamin dans les rues un peu plus tôt et pour laisser filer les deux voleurs. Effectivement, il y avait lieu de se poser des questions et Caym était parfaitement conscient que son comportement n'était pas des plus adaptés, mais il ne pouvait s'en empêcher. Autant les voleurs, il désirait leur soutirer des informations utiles, autant l'enfant, c'était un caprice purement naïf. Le mercenaire prenait trop souvent la défense des gamins des rues, des enfants contraint à voler malgré leurs jeunes âges. Si jeune et déjà emmêlé dans des crimes dangereux. Le Kiréïdien connaissait très bien ce genre d'enfant et savait parfaitement qu'il n'avait guère d'autre choix que d'agir ainsi. Ainsi, sa trop grande compassion l'empêchait de faire quoi que ce soit contre eux, même si un employeur venait à lui demander d'en arrêter un, par exemple. C'était comme ça et pas autrement. "Je serais un voleur, mon comportement aurait été bien différent dans cette rixe, tu ne crois pas ?" Il était agacé, il n'aimait pas réellement que l'on réponde à ses interrogations par des questions. Encore moins lorsque son intégrité était remise en question. "Quant à les protéger... Disons simplement que je saurais gagner un certain avantage à les laisser redevable envers moi. Je sais que lorsqu'ils me reverront, ils n'oseront rien me refuser. Absolument rien." Qui sait, peut-être qu'eux pourront lui dire qui est réellement Ivy. Et surtout, ils seront particulièrement utile pour finir sa mission d'escorte. L'information reste l'arme la plus puissante d'un conflit.


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Tu jouais amèrement avec le feu est le pire c’est que tu en avais pleinement conscience, après tout, tu n’étais pas la seule à être suspecte et tu comptais bien le montrer à ton fin juge. Le questionnant sans ménagement, tu ne tardas pas à délier ta langue pour tourner la situation à ton avantage ce qui eu le don d’agacer ton persécuteur, mais ce ne fus pas pour autant que tu lâchas l’affaire, haussant les épaules te montrant faussement convaincue. « Tu sais cela ne m’étonnerait même pas que tu es agis ainsi pour te donner un alibi. Tu ne serais pas le premier que je vois faire. » Pour ne pas dire que tu le faisais toi-même, mais ça, ce n’était qu’un détail futile à tes yeux. Il n’avait pas besoin de savoir ce genre de choses surtout dans la situation actuelle. Reprenant le silence, tu écoutas de nouveau son discours, ne manquant d’étirer un bref sourire mesquin qui s’effaça aussitôt. Comme s’il n’avait jamais existé. « Oh je vois… Tu es le genre à te servir des autres. Donc je dois comprendre que ta bonté n’est qu’une façade ? » Pour le coup, tu ne pouvais t’empêcher de titiller encore plus ton interlocuteur, surtout en voyant que celui-ci semblait agacé par ton comportement. Une opportunité que ne pouvait ne pas saisir, car ainsi était ta nature. « User d’indulgence pour obtenir l’entraide de ces victimes plus facilement… C’est astucieux. Je devrais peut-être en prendre note. » Tout en te faisant passer pour une sainte, tu ne manquas pas de mettre en évidence ce comportement peu méritant. Etait-ce ta façon de voir les limites de ce jeune homme ? Où de simplement permette à ta vraie nature de s’extérioriser un peu ? Difficile a dire avec toi, tant tu ne montrais rien de tes pensées. Ni de tes ambitions. Plongeant ton regard rosé dans celui de Caym, ton sourire innocent déformant tes traits, tu haussas soudainement les épaules, semblant montrer comme une pointe de compassion ou plutôt de tolérance. « Enfin, qui suis-je pour juger ? Je suppose que chacun à sa méthode pour réussir dans cette dure réalité. »

Tu n’étais pas réellement bête, tu savais que tu étais bon pour parvenir à ses fins. Même a user de manipulation, ce que tu faisais la plupart du temps. Levant un bref instant ton regard vers les escaliers, tu pointas ceux-là de ton index, regardant Caym avec un regard interrogateur, comme pour avoir sa permission. « Tu as autre chose à ajouter ? Parce que je doute que les soins se fassent tous seuls. De plus, il ne faudrait pas faire attendre ses messieurs, surtout que l’un d’eux et ton employeur. » Quelques parts c’était une sorte d’échappatoire, mais aussi une façon de ramener Caym à la réalité. Généralement, ce n’était pas dans un sous-sol que l’on discutait avec sérieux et encore moins avec des gens qui patientaient à l’étage. Mais plus autour d’un verre, où dans un endroit plus accueillant.
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Elle avait l'air de prendre un certain plaisir à jouer avec Caym, à le prendre au dépourvu et à feindre l'innocence. Car même s'il était exagéré de dire qu'elle avait un lien avec l'évènement qu'ils venaient de vivre, il était clair qu'Ivy cachait quelque chose. Le mercenaire l'écoutait sans un mot, préférant se taire pour l'instant présent. Non seulement parce qu'elle avait raison quant à son client, mais aussi et surtout car continuer sur ce terrain ne l'avancerait à rien du tout. Elle avait l'air sûr d'elle et semblait être capable de continuer à tourner autour du sujet et à éviter l'affrontement direct des heures durant. Un art dans lequel Caym, au contraire, n'excellait pas. Préférant éviter une confrontation verbale de ce genre, il se contenta de hausser les épaules avant de se diriger vers le rez-de-chaussée. N'étant pas réellement un expert de la médecine et des premiers soins, il se dirigea en premier lieu vers son client -il n'avait aucun intérêt à soigner en priorité l'autre marchand après tout- et évalua la gravité de ses blessures. Des contusions, des saignements et des plaies de ça de là. Et ça n'était que la face apparente de cet iceberg de coups. Il y avait fort à parier que le deuxième homme souffre également des mêmes maux.

Dans un geste imprécis et plutôt brutal, le mercenaire s'empara d'un flacon d'alcool à usage médical qu'il appliqua sur les blessures pour éviter une infection. La pression qu'il appliquait sur les plaies était telle que le marchand poussa un grognement de douleur sous le coup de la surprise. "Que s'est-il passé ? Comment ces voleurs sont entrés ? Et pour quelle raison vous ont-ils passés à tabac ?" La question s'adressait aux deux hommes et les réponses se firent quelques peu confuses. Ce fut le propriétaire des lieux qui prit la parole le premier. Il expliqua qu'ils étaient entrée par l'entrée de service sans un bruit, ni même une effraction et qu'ils attendirent que les deux marchands ferment la boutique un instant pour parler affaire afin de frapper. Cela permit à Caym de comprendre que la venue de son client Kiréïdien était attendue et offrait une parfaite occasion de frapper fort. Puis, il expliqua de manière décousue et bancale que les deux malfrats désiraient voler l'intégralité de ses richesses et insistaient sur le fait que l'or qui se trouvait dans sa boutique était loin de constituer toute sa fortune. Un fait qu'il continua de nier devant le mercenaire. Bien vite, Caym comprit que cet homme possédait une richesse incomparable et ces voleurs le savaient aussi. Mais comment ? Pendant un instant, le Kiréïdien réfléchit. Il était presque sûr que ce forfait avait été préparé par d'autres que ces simples voleurs, mais qui ? Il se surprit même à penser que le commanditaire de cet acte était son client, une pensée qu'il chassa bien vite de son esprit. S'il commençait à douter de son client, jamais il n'aurait son paiement. Et pourtant, ce marchand de Chan'Gan pouvait paraître suspect, lorsque l'on savait que personne n'était au courant de sa venue à Asmosa. Il leva les yeux vers Ivy et chercha son regard. Il aurait aimé qu'elle se renseigne elle aussi sur ce qu'il s'était passé, qu'elle pose d'autres questions auxquelles lui n'aurait pas songé. Mais que gagnerait-elle à agir ainsi ?


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S’il y avait une chose que tu devais accorder au jeune mercenaire, c’est qu’il était aussi flegme que toi. Alors que tu avais décidée de le titiller amèrement, tu n’avais eu qu’un haussement d’épaule en signe de réponse, ce qui te fit doucement sourire. Caym ne semblait pas le genre de personne qu’on faisait facilement sortir de ses gongs, mais tu décidas de ne pas insister plus pour découvrir son point de rupture. Tout ce que tu voulais, c’est qu’il dirige son attention sur quelqu’un d’autre que toi, chose que tu avais réussis à faire en insistant quelques peu avec le commanditaire qui devait trouver le temps long. Montant à l’étage juste derrière le mercenaire, tu le laissas s’occuper des soins de son client, te dirigeant sans attendre vers l’autre employé qui était dans le même état que son patron. Heureusement pour lui, tu étais bien plus douce que ton partenaire de fortune qui semblait agir comme une brute. Heureusement que tu n’étais pas blessée aussi, tu aurais préféré te débrouiller que laisser Caym s’occuper de tes plaies. Un sourire en coin, tu écoutais avec soin la discussion qui se déroulait dans la pièce, trouvant les explications quelques peu bancales. S’il était aussi peu riche qu’il le disait, Vince et ses acolytes ne se serait pas attardés dans pareil endroit. Ils avaient beau ne pas être futés, Vince n’en était pas moins un bon informateur qui possédait des renseignements  parfois intéressantes sur les bons coups à se faire. Réfléchissant aux propos du patron des lieux, tu sentis soudainement que l’on semblait t’observer, ce qui te fit tournée vers Caym qui semblait chercher ton regard. Le regardant quelques instants interrogative, tu commençais à comprendre ce qu’il cherchait à te dire. Apparemment, il avait besoin d’un service de ta part, chose que tu pourrais ne pas lui accorder au vu de ses accusations précédemment, mais comme tu n’es pas du genre rancunière, tu lui adressas un simple sourire, te tournant à nouveau vers ton patient, un air faussement compatissant sur le visage.

« En tout cas, cela à du être horrible à vivre, ils ne vous ont pas ratés ! » Continuant de tamponner une plaie ensanglantée sur le front de ton patient, tu gardais ce même air, décidant à présent de creuser un peu plus. « Heureusement qu’ils n’ont pas eu le temps de vous prendre quoique ce soit. Cela aurait été dommage qu’ils vous chapardent vos plus belles étoffes. » Chose qui était étonnante en effet, c’était à croire que cette fameuse fortune était bien plus importante que le reste et bien sûre bien plus enrichissante, à moins qu’il y avait autre chose à prendre en compte. « C’est quand même très étonnant. Vous avez une très grande renommée ici en Asmosa. Il me semble que vous recevez beaucoup de noble tous plus influent les uns que les autres. J’aurais pensés que votre fortune serait sans égale. Comme quoi, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussée n’est-ce pas ? » Ponctuant cette phrase d’un rire pouffé, tu essayais de faire docilement baissée la garde des deux hommes par ton air naïf et par la flatterie, de façon à mieux mettre les pieds dans le plat. « Par contre, je suis étonnée que les malfrats aient put passer par la porte de service avec autant de facilité. Vous avez bien veillé à fermer celle-ci non ? » Le patron te regardas quelques secondes, ne sachant quoi te répondre. Il semblait comme perdu, incapable de se rappeler s’il avait bien effectué cette tâche mécanique. Les coups qu’il avait reçus devaient y être pour beaucoup sur sa confusion, ce qui ne t’étonna guère. « À part cela, quelqu’un d’autres savaient pour votre petit rendez-vous ? Un employé ? Des connaissances ? On m’a toujours dit que les voleurs s’informaient toujours avant de se lancer dans un méfait. Avez-vous des ennemis ? » Tu avais pris une voix conciliante, mais surtout, tu savais de quoi tu parlais. Aucun brigand digne de ce nom, ne se serait jeté à l’improviste dans le vol d’une bâtisse en plein jour, sauf s’il savait que la voix était libre. Chose qu’ils n’auraient pus savoir qu’avec l’un des deux hommes ici présent, où par une aide extérieure connaissant les deux revendeurs.
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Caym ;

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Lost souls

Il devait bien le reconnaître, Ivy avait posé là les bonnes questions. Sans pour autant remettre en doute leurs intégrités, en les flattant presque, elle parvenait à arracher à ces gens les informations dont Caym avait besoin. Elle était éloquente et perspicace, bien loin de ce que pouvait être le mercenaire. Lui, il avait la vivacité d'esprit, la clairvoyance, mais il ne savait absolument pas comment les utiliser face à d'autres personnes. Un comportement presque enfantin qui pouvait trahir un certain manque de confiance en soi, léger, assez pour que lui-même ne s'en rende pas compte. Intrigué, il écouta les réponses des marchands, il les entendit bafouiller, hésiter.

Le propriétaire, lui, chercha un instant, réfléchissant plus que sérieusement à la question. Puis il sortit le nom d'une personne, un concurrent avec lequel il s'était embrouillé un jour pour une simple histoire de contrat. Pas de quoi organiser un tel complot, sauf si l'autre était rancunier. Le client de Caym, en revanche, s'empressa de déclarer qu'il n'avait absolument aucun ennemi, qu'il était un homme bon et honnête, intègre. Ce simple discours mis la puce à l'oreille du mercenaire. Il s'emportait trop vite, pour une simple question sans sous-entendu. Il se vexait presque que l'on puisse chercher un ennemi et déclara simplement qu'il s'agissait d'un vol commis par quelques pouilleux des rues. Cette simple expression déplu fortement au soldat mais il ne dit rien de plus. Non, il était déjà trop concentré à imaginer ce qui avait bien pu se produire. "Bon, si vous insistez sur le fait de n'avoir aucun ennemi... J'irais juste vérifier chez votre concurrent, au cas où." Il désirait surtout pouvoir retrouver très vite les deux voleurs qu'il avait laissé partir et leurs poser toutes les questions qu'il désirait. Avec des bandits, il savait très bien obtenir ce qu'il désirait. Un peu de violence, une lame aiguisé et le tour était joué. Enfantin.

"Vous avez besoin de soin efficace et de repos. Je vais appeler un garde pour qu'il vous accompagne chez le guérisseur le plus proche. A Belvar, vous devriez en trouver sans difficulté. Je m'occupe de fermer la boutique pour vous, après que je me sois chargé de vérifier que personne ne soit resté dans le bâtiment." Il sortit de la salle pour héler un garde et laissa les deux blessés avec eux, avant qu'il ne retourne dans le magasin. Il se plaça devant Ivy et, sans même lui laisser le temps de parler, entama la conversation. "Les deux voleurs ont-ils eu le temps de s'enfuir ? Dis moi, où pourrais-je les retrouver ? Il doit bien y avoir quelques lieux ici réputé pour accueillir la pègre locale, non ?"


Un monde sans sacrifice n'existe pas...
Ne le réalises-tu pas ?
Nous appelons temporairement monde
Cet enfer de cendres
Flottant sur une mer de sang.
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