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« my song echoes, bringing in a prayer too { Malëan »
Malord ;

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Pacifiste

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« Malord ! Malord ! Tiens, c’est pour toi ! »

Melly s’avança afin de déposer dans les mains du Héron une ravissante fleur de belle couleur bleue qu’elle venait de cueillir, fièrement. Le prêtre de Sollvaec ne put s’empêcher de sourire et remercia l’enfant de la plus sincère des façons. Toutefois, tout en lui caressant la tête, ce qui parut la ravir, il se permit de lui donner un petit conseil pour l’avenir.  « C’était très gentil de ta part, Melly, mais la prochaine fois, plutôt que de cueillir la fleur, viens plutôt me chercher afin de me la montrer. Son éclat ne sera que plus beau si elle ne risque pas de faner, tu ne penses pas ? »

La petite parue comprendre et enlaça le cou du héron – qui s’était mis à son niveau – avant de rejoindre ses camarades, dans le grand salon de la maison de Malord. Il avait invité, exceptionnellement, les enfants de la basse-ville – tout du moins, ceux qu’il avait croisés – à venir jouer chez lui. Ainsi, leurs parents savaient qu’ils étaient en sécurité le temps de quelques heures, et les petits pouvaient s’amuser librement sans craindre les dangers de la rue. Ici, ils étaient protégés, en plus d’envahir les lieux de rires galopant ; ce qui ravissait d’autant plus Malord que ce dernier adorait ce genre d’ambiance.

Profitant donc de ne rien avoir à faire d’officiel de la journée, le héron gardait un œil attentif sur les bambins, lesquels ne perdaient jamais une occasion pour se défouler pleinement. Entre petits bobos à soigner, chansons délivrées et autres joyeusetés du même genre, l’homme de Sollvaec était pour le moins occupé. Il ne vit guère la journée passer, d’ailleurs.

Lorsqu’il fut l’heure pour les enfants de rentrer, il les raccompagna jusqu’à la sortie de sa demeure t leur offrit une embrassade appréciée.

« De toute façon, moi, quand je serais plus grande, eh bah je me marierai avec toi, Malord ! »

Melly, encore et toujours cette petite boule d’énergie. C’était elle qui régentait un peu le petit groupe invité en ce jour. Nouveau sourire brillant. « Il me tarde de voir cela dans ce cas, Melly ! » Malord entrait dans son jeu, sachant que ce n’était là que parole d’enfant et qu’un peu de comédie serait pour le mieux. Melly ainsi sûre d’elle demeurait dans son innocence d’enfant. C’était nécessaire en ce monde toujours trop changeant.

Son office de gardiennage accompli, Malord s’en retourna chez lui. Il n’avait pas vu Maëlan de la journée, ou alors très peu. Le renard habitait chez lui – ou plutôt dans la dépendance qui lui appartenait – depuis quelques temps. Malord s’était sentit de lui proposer le gîte alors qu’ils s’étaient recroisé un peu par hasard dans les rues de Sollvaec. Jamais le héron ne se serait sentit capable de risquer de la laisser à la rue, surtout après ce qui était arrivé en Ilmyde.

C’était donc, depuis ce jour, leur routine quotidienne. Et ceci n’était pas pour déplaire au prêtre. Présentement, il se changea pour parer ses habits de nuit et se dépêcha d’aller regagner son lit, la journée l’ayant épuisé. Un peu de repos serait bien mérité !
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Nouvel aventurier

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Quitter sa maison, son pays, ses terres … Maëlan avait beau se prétendre que cela ne le touchait pas, quelque part ce n’était pas vraiment le cas. Il fallait qu’il le fasse, il se devait d’aller plus loin s’il voulait retrouver sa sœur un jour il n’avait pas d’autres choix. Chercher su travail chez la reine du marché noir il l’avait déjà fait des dizaines de fois, elle payait bien et c’était indéniablement varié. Il ne savait pas vraiment où il allait se retrouver en lui demandant un boulot en dehors des frontières mais elle avait accepté et d’un geste il était parti. C’est ainsi qu’il s’était retrouvé à Sollvaec.

Ce n’était pas vraiment la porte à côté c’était le cas de le dire mais il avait commencé à faire ce pourquoi il était là avant de tomber un jour sur cette fameuse demoiselle qui lui avait sauvé la mise. Il n’avait rien pu faire pour elle à l’époque alors même qu’elle était emprisonnée, elle n’était déjà plus sous la responsabilité d’Aelin, lui toucher un mot était donc inutile. Ainsi donc, il n’avait pas revu l’envoyée de Vaec jusqu’à retomber sur elle par hasard sur ses propres terres.

Le renard avait ainsi débarqué chez elle au bout de quelques temps, les amis s’entraident ! C’est un peu comme cela que s’était déliée la situation et le moins que l’on puisse dire c’était que de fait, il n’était pas seul. Cela rendait les choses moins difficiles à vivre pour lui, une belle aubaine. C’est ainsi que plutôt que de rentrer la mission terminée, il était resté trouvant un petit boulot de livreur. Ca l’occuperait quelque temps et surtout, cela couvrirait quelque peu le fait qu’il étudie la vie de la population pour l’envoyer. Les derniers détails croustillants transmis directement à la rosette …

Pour l’heure, il était temps de rentrer et de dormir, surtout après une sale journée ! Le blond se dirigeait dès lors chez Malord chez qui les lampes étaient déjà presque toutes éteintes. Ainsi, sans bruit, il se dirigea vers la pièce d’eau avant d’en ressortir éreinté les cheveux mouillés, la seule chose capable de le faire marcher était le besoin de se reposer. Cependant, lorsqu’il voulu s’installer sur son lit, un détail plutôt gênant l’en empêcha : une belle auréole jaune encore humide. Oh bon sang il ne manquait plus que ca !

Il n’avait guère l’envie de s’en occuper ni même le courage à vrai dire … il se saisit donc simplement de son oreiller et s’en alla zombifié jusqu’à la chambre voisine. Avec un peu de chance la demoiselle ne dormait pas et aurait une solution à lui apporté.

« Malord, tu dors ? »

Il était fatigué et en cette heure tardive, sa voix résonnait presque comme celle d’un enfant et pourtant il ne s’en rendait absolument pas compte.
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Par Vaec, il n’avait pas prévu de se sentir si exténué après une ‘simple’ journée passée avec des enfants. Mais Malord voyait en cela une ‘bonne fatigue’, quelque chose de très positif. Et puis, de la sorte, il n’avait pas vu la journée passée, ce qui était encore mieux. Parfois, Malord avait tendance à s’ennuyer s’il ne s’occupait pas rapidement ; les prières ayant leur propre espérance de vie et ne comblaient pas toujours le vide d’une maison occupé en solitaire. Tout était très bien ainsi et le Héron ne regrettait en aucun cas pareille action ; il se promit d’ailleurs de recommencer le plus tôt possible !

Confortablement installé entre ses draps, dans son grand lit, le Héron s’apprêtait donc à se laisser glisser vers le domaine du sommeil, alternant pensées méditatives et exercices de respiration afin de faciliter le processus tant recherché. Il se sentait partir, d’ailleurs, lorsqu’un son perturba son endormissement. D’abord un peu perdu entre deux eaux, celle de l’éveil et celle du sommeil, Malord mit quelques secondes avant d’émerger de sa bulle de confort.
Se redressant d’abord sur les coudes, le héron se frotta les yeux afin de dissiper un peu le voile de torpeur qui s’y était installé. Il comprit alors qu’on s’adressait directement à lui. C’était Maëlan. Son ami se trouvait dans l’embrasure de sa porte de chambre. Malord se dépêcha de rallumer la bougie près de son lit à l’aide de la lampe à huile qui trônait toujours fièrement sur sa table de nuit, puis, il offrit un sourire aimable à son camarade Algiz. « Maëlan ? Un problème ? Tu n’arrives pas à dormir ? »

De sa voix tendre et plus aigüe que les autres, il tâchait tout de même de prendre soin de son hôte, avec autant de délicatesse que possible. Après tout, n’étaient-ils pas amis ?
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Il avait fallu un moment pour que son hôte sorte de sa transe de son sommeil et pour la peine, il s’en voulait presque de la sortir de ses songes naissants. La bougie s’alluma dès lors, éclairant la pièce après des secondes inépuisables. Ils étaient à égalité pour la première fois depuis longtemps, ils étaient aussi crevés l’un que l’autre ! Mais au moins, l’un avait le courage de sourire et ce n’était pas lui. Un problème ? C’était le moins que l’on puisse dire …

Ce n’était pas tous les jours que votre lit était souillé avant même votre arrivée ! Il n’y avait aucun animaux, il ne voyait pas Malord s’amuser à ce genre de jeu stupide, il ne lui restait que la solution la plus logique, les enfants. Ces petits qui venaient de temps à autre poser les pieds entre ses murs sous une bonne étoile. Voila que le renard se mettait à se perdre dans des pensées inutiles, il était temps qu’il aille se coucher.

« On peut dire ca oui, j’ai comme qui dirait un problème avec le matelas. »

Même pour lui, maintenant qu’il l’avait fini, cela manquait de clarté. Alors s’il s’en rendait compte, il n’osait imaginer son pauvre ami. Avant tout, il devait confirmer sa théorie. Ce n’était pas vraiment son genre d’accuser sans preuve même avec la présence de Morphée plânant au dessus de lui.

« Dis-moi, tu as invité des enfants aujourd’hui n’est-ce pas ? »

Maëlan finit sa phrase en baillant d’une manière peu glorieuse qu’il cacha toutefois avec le coussin qu’il tenait toujours entre les mains. Il faisait un peu piteux à se tenir debout, là, les cheveux dégoulinants toujours mais qu’importe il avait un toit au dessus de la tête, c’était le principal pour le moment. Avec un peu de chance, il aurait une solution qui ne l’obligerait pas à dormir par terre ? Et dans le cas contraire tant pis, il avait au moins un oreiller bien moelleux !
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Tout empêtré qu’il était dans son état de demi-sommeil mal amené, Malord mit un petit temps avant de bien comprendre la situation qu’essayait vaille que vaille de lui expliquer Maëlan. Il sortit de son lit, sa longue chemise de nuit blanche lui descendant jusqu’aux pieds comme les voiles d’une jolie robe, et vint s’arrêter devant le renard afin de comprendre plus en détail de quoi il était question. C’est en entendant la requête de son invité que Malord fit le rapprochement et se massa ensuite la tempe. C’était sans doute Bruny, le petit avait toujours eut beaucoup de mal à confesser ce genre de choses.

Immédiatement, Malord se sentir quelque peu mal pour son camarade ; de même que la culpabilité commença, lentement, à le gagner. « Je… Oui. Je l’avoue, j’ai invité les enfants aujourd’hui. Je suis sincèrement désolé Maëlan, jamais je n’aurais pensé que ce genre de choses pourrait survenir… encore. » Sans être coutumier du genre, c’était déjà arrivé quelques fois, lorsque Malord ne pouvait surveiller tous les enfants de lui-même. Mais en général, c’était ses affaires à lui qui prenaient, aussi la tournure n’était pas aussi ‘dramatique’ qu’à présent. « Je m’occuperai de tout faire nettoyer dès demain, tu as ma parole. Et encore une fois, je te présente mes plus sincères excuses, j’ai usé de négligence et voici où nous en sommes rendus… »

Comment faire pour dédommager son ami à la hauteur du préjudice subit ? C’était là toute l’épineuse question à laquelle était confronté Malord en cet instant crucial. Ce fut en jetant un regard furtif vers son propre lit que le héron eut une idée qu’il jugea être plus que bonne. Il vint ensuite attraper doucement l’un des poignets de l’autre Algiz et l’entraîna ensuite dans son sillage, vers sa couche. « Tu n’as qu’à dormir avec moi cette nuit ! Ça ne me dérange pas et mon lit est bien assez grand pour deux ! »
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Dire qu’il était complètement et qu’il ne souhaitait qu’une chose, se coucher était un euphémisme ! A dire vrai Maëlan ne savait pas vraiment comment il arrivait encore à être debout et à tenir une conversation pour le moins censée. Mais c’était comme ca, pas d’autres choix possible. Il avait eu raison pour les enfants, c’était bien l’un d’entre eux qui s’était laissé aller littéralement sur son lit, et dire qu’il fallait que ca tombe aujourd’hui. Pas hier, pas demain, non. Aujourd’hui ! Quoiqu’il pouvait en dire, Maëlan était quelque peu agacé bien qu’avec la fatigue cela ne se perçoive pas. Au moins il y avait des excuses, heureusement qu’il y en avait ! Même si qu’importe ce qu’on en dise, c’était lui le pique assiette ici. Et penser à ce genre de choses à cette heure n’était pas vraiment de bon goût.

« C’est bon, pas besoin de t’excuser ce n’est pas toi qui es responsable alors à quoi bon. »

Sa phrase avait fini prononcée sur un ton bien plus bas que celui utilisé habituellement ce qui traduisait parfaitement l’état dans lequel il se trouvait. Il n’avait pas envie de se prendre la tête et encore moins de se disputer pour une fuite sur un matelas fait par un gamin, c’était clairement au dessus de ses forces. A cet instant, le petit blond était près à prendre son oreiller et à le poser un sol, une couverture sur le dos cependant, les gestes de son ami le rappelèrent à une autre réalité.

D’un coup, celui-ci l’avait attrapé par le poignet pour l’entraîner vers son propre lit … sérieusement ? ce n’était pas parce que celui-ci était assez grand que c’était une raison suffisante ! Cela restait deux personnes dans une même paire de draps, c’était bizarre et même malaisant quand il y songeait.

« Non mais tu es sûre ? Parce que, tu sais dormir par terre ne me dérange pas si tu as une couverture en plus. Ne te sens pas obligée… »

Oui il était quelque peu mal à l’aise et dieu sait que c’était chose rare ! Mais étrangement, son instinct lui disait que ce n’était pas prêt de s’arrêter. Alors posé devant le lit, Maëlan regardait ailleurs avec hésitation. Il avait déjà dormi avec quelqu’un ce n’était pas un problème mais voila, ceci et cela étaient deux choses différentes.
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Avant toute chose, Malord souhaitait que son invité se sente le plus à l’aise possible chez lui. C’était une sorte de règle d’or. Le héron n’avait eu que peu de véritables amis, d’hier à aujourd’hui. Alors ceux qui parvenaient jusqu’à son cœur étaient tout privilégiés d’office. Tant et si bien que Malord pouvait et désirait se mettre en quatre pour eux ; pour leur bien-être. N’ayant guère peur de se négliger lui-même dans le processus. Car Malord restait fidèle à lui-même, après tout.

« Ne t’inquiètes pas, ça ne me dérange pas ! Et puis ça me rappellera des souvenirs, en plus ! J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai dormie avec personne dans mon lit ! » Dans cette maison, en tout cas, c’était vrai. Car Malord ayant déjà vu des visages s’inviter dans sa couche, ce n’avait jamais été le cas entre ces murs. La dernière fois que cela était arrivé devait remonter, au moins, au temps où son frère jumeau et lui passait le plus clair de leur temps ensemble, à enchaîner les bêtises insouciantes d’enfants. Leur sœur ainée ou leur père les couchait alors dans la même chambre, les deux garçons ne voulant pas être séparés.

Aujourd’hui, en cet instant était un tout autre contexte. Mais cela ravissait Malord tout autant. Il se voyait presque replonger en enfance. C’était là quelque chose de grisant. Se réinstallant donc dans le fond de son lit, Malord tapota son propre matelas, dans un geste très doux, du bout des doigts, afin d’inviter le renard à le rejoindre. « Aller, viens, je t’assure que ça ne me gêne pas ! Et puis, si tu restes ainsi avec seulement ton oreiller, tu risques d’attraper froid, tu ne penses pas ? Ce serait dommage comme tout ! » Et oui, même à cela, il y pensait…
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Être au sol était une idée comme une autre, après tout une couverture et son coussin et il était parti. A vrai dire, il n’était pas du genre à réclamer plus surtout quand il s’invitait gracieusement comme c’était le cas dans la maison d’une autre. Il ne pouvait pas demander plus, surtout vu son état de fatigue pour lequel à présent tout était d’une suffisance ahurissante. Et pourtant, Malord n’était visiblement pas de son avis. Quand bien même la situation ne le dérangeait pas, il en était tout autrement pour le blond toujours mal à l’aise avec cette proposition. Cela devait être la fatigue qui faisait ca, certainement cependant, ce soir il ne se sentait pas le courage de lutter.

Ainsi il l’observa tapoter le matelas à ses côtés telle une invitation à se glisser sous les draps sans plus attendre. Malgré tout, Maëlan hésitait restant à distance raisonnable avant que son amie n’insiste un peu plus. Il n’avait pas trop le choix n’est-ce pas ? Ainsi, un pas à la fois à la manière d’un enfant, le renard s’avança du lit jusqu’à le frôler.

« Ce n’est pas une question d’avoir froid ou non … Mais si tu insistes. »

Oui même la fatigue aidant il avait toujours incontestablement du mal et avait malgré tout une répartie qu’il ne comprenait pas même lui-même. Au fond tout ce qu’il voulait c’était dormir ! Alors comment arrivait-il encore à faire ce genre de phrases ? C’était un mystère. A cela, il n’avait pas manqué d’ajouter un bâillement donnant tellement de crédit à ce qu’il pouvait dire … C’était risible quelque part.

Au moins il finit enfin par se poser sur le matelas, et plaçant l’oreiller sous sa tête, il regarda la demoiselle. Bizarrement, il préférait la savoir face à lui que dans son dos, précaution peut-être ? On était jamais trop prudent ceci dit, surtout en terrain inconnu ! Pour peu, il avait presque peur qu’elle ne bouge c’était pour dire. Et pourtant, il restait encore un minimum lucide, même si ses réflexions n’étaient pas des plus poussées.

« Je vais faire en sorte de prendre le moins de place possible, je ne voudrais pas que tu sois mal à l’aise dans ton propre lit … »

Le renard parlait lentement à voix basse en prenant soin de ne pas la regarder dans les yeux, pour la peine c’était lui qui n’était pas à l’aise mais c’était inutile de l’avouer n’est-ce pas ?
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Maëlan avait le don de le faire rire et ne plus penser à rien d’autre que l’instant présent. Sa présence était également salvatrice pour Malord qui, dans un sens, parvenait à distraire son esprit des sombres pensées qui l’occupaient alors. Car même s’il ne le montrait pas forcément, Malord était également très préoccupé par ce qu’il pouvait se passer par-delà les murs protecteurs de Sollvaec. Cette sombre histoire de Malice lui en avait même parfois donné des cauchemars. Et c’était là une chose loin d’être agréable, même pour lui et son tempérament plutôt doux.

Il eut un rire léger et sincère, tintant comme les clochettes dans la brise du matin. Maëlan était vraiment un être à part. « Tu ne me feras pas me sentir mal à l’aise, tu peux me croire ! Il m’en faudrait bien plus pour être impressionné, sans vouloir te froisser, mon ami ! » Nouveau rire. Il pouvait presque se souvenir avec une étrange exactitude des fous rires partagés avec son jumeau, dans des circonstances similaires. Quelques années en arrière seulement et pourtant il semblait aux hérons que cela faisait bien des siècles qu’une chose pareille ne lui était plus arrivée.

Une pensée spontanée lui vint alors, tandis qu’il te tournait vers Maëlan, s’approchant un petit peu – sans pour autant venir le coller, il ne souhaitait pas mettre le renard dans une situation d’inconfort par une proximité trop soudaine. « Tu sens bon… » Le héron ferma ses yeux vairons, se laissant aller uniquement à son sens de l’odorat. Il avait ce besoin d’exprimer clairement ce qu’il ressentait, dans l’instant présent. « C’est agréable d’être près de toi… » Il ne pouvait nier ce sentiment de bien-être qui se diffusait en sa personne à l’approche de l’algiz. Un agréable frisson lui remonta l’échine, le rendant à un état de plénitude quasi-total.

« Dis… Maëlan, que penses-tu de la famille ? » C’était un sujet qu’ils n’avaient jamais vraiment abordé tous les deux ; la vision de la famille. Au fond, Malord ne savait rien du passé de Maëlan et, quelque part au fond de lui-même, il était avide d’en savoir davantage.
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Se concentrer sur sa seule présence, c’était bien ce que recherchait Maëlan cependant, lorsque l’autre se mettait à lui répondre dans cette proximité, il lui était difficile d’ignorer sa présence. Au moins la rigolade restait le maître mot, c’était plutôt rassurant surtout quand le rire qui emplissait la pièce vous endormirait volontiers. Aussi, ne tenant pas à plus de débats qu’il ne pourrait le supporter présentement, il abandonnait simplement.

« Bien…. si tu prends les choses de cette façon. »

Et à ces mots, le renard sourit et ferma les yeux, prêt à se laisser bercer doucement dans le pays des rêves pour une nuit revigorante. Il avait besoin de dormir et de se ressourcer, surtout aujourd’hui après cette journée. Les petits boulots, ca le connaissait bien cependant, rien n’empêchait qu’ils pouvaient s’avérer éreintants peu importe le poids de l’habitude. Son ami gigotait beaucoup maintenant qu’il y faisait attention, enfin tant qu’elle en avait la place, ca lui était suffisant si ce n’est qu’il découvrait une facette de plus. Des pensées mignonnes qui s’arrêtèrent bien net lorsqu’elle ouvrit de nouveau la bouche. Il sentait bon. Non mais … il sentait bon ? D’accord. Le blond n’était plus réellement en état de réfléchir, laissant simplement cette observation pour acquise. C’était le savon qu’il lui avait emprunté, normal qu’elle aimait l’odeur cependant, cela ne s’arrêtait pas là.

« Si tu savais que je bouge plus que toi, tu ne dirais pas ca. »

Oui, Maëlan ne s’était pas laissé démonter face à ce qu’il venait d’entendre, comme si son côté pragmatique avant pris le dessus sur la surprise. Toutefois, il ne pouvait pas nier que c’était agréable d’avoir quelqu’un auprès de soi pour changer, juste comme ca. Des filles, il en avait déjà eu dans son lit, ivres surtout et fauchée après son passage ceci dit. Il ne restait jamais, les laissant s’endormir avant de disparaitre en tout bien tout honneur, ou presque. Ce qui était vrai c’est qu’il ne les touchait pas dans la plupart des cas. Il y avait bien longtemps pourtant. Et puis, une question vint à le soustraire aux appels de Morphée d’une violence que seul lui pouvait ressentir.

« La famille hein … C’est un cercle où la trahison et l’abandon ne devrait jamais exister. »

Il n’était pas sûr que c’était exactement la réponse à laquelle s’attendait Malord cependant, c’est bien la première chose qui lui était venu à l’esprit. Qui pourrait l’en blâmer ? sa vision sur le sujet avait été mise à mal il y a bien longtemps déjà, malheureusement. Et il rouvrit les yeux, pour se trouver face à son ami, trop proche, ce qui ne manqua pas de le faire rougir quelque peu de nouveau. Il allait se rattraper comme il le pouvait.

« Pourquoi cette question ? »
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Malord perçut bien une sorte de pointe … d’amertume ? De tristesse, peut-être ? A moins que ce ne fut-ce là que l’expression d’une colère que l’on aurait ourdi d’un assourdissement volontaire. Le héron était quelque peu perdu dans l’identification exact du sentiment mis en cause, mais il était au moins certain d’une chose : ce n’était guère positif. Il regretta alors presque immédiatement sa curiosité mal placée. Il n’avait jamais souhaité causer du tort à Maëlan, même d’une manière minime. Il sentait le renard… blessé, en interne. Peut-être pas directement par sa faute, mais les mots précédents étaient bel et bien de lui, en revanche. Une pointe de culpabilité le consuma alors quelques secondes avant qu’il ne se décide à délier de nouveau ses lèvres.
« Eh bien… Pour moi, la famille est quelque chose de merveilleux. C’est une preuve que tu seras aimé et que tu aimeras jusqu’à la fin de ta vie. Je trouve cela vraiment magnifique, comme manière de voir les choses, même si je peux aisément comprendre qu’il n’en soit pas de même pour tout le monde… » Ceci étant dit, Malord se rendit compte que, bien malgré lui, il n’avait pas –encore – répondu à la question retour de son camarade renard. Pourquoi cette question ? Hum… Il ne savait guère si son camarade prendrait sa réponse de la meilleure manière qui soit, mais Malord choisi de tenter le coup tout de même. « Je t’ai demandé cela car… Nous sommes amis, mais au fond je ne connais que bien peu de choses sur toi. Jamais encore nous n’avons eu l’occasion d’aborder ce genre de sujet, alors j’étais simplement… curieux ? Je désire simplement mieux te connaître, en fait. »

Dans un murmure presque inaudible, le héron laissa glisser quelques brèves paroles entre ses lèvres « J’espère que je ne t’ai pas offensé… » Ce n’était en aucun cas son intention première, bien au contraire. Mais Malord restait avant tout fidèle à lui-même et son envie de rassurer autrui – l’autre Algiz, en l’occurrence – se faisait de nouveau puissante et inratable. Il voulut lui glisser un mot gentil, qui, peut-être, pourrait lui permettre de se sentir un peu mieux après la question déplace du Héron. « En tous les cas, je trouve qu’il est très agréable d’être auprès de toi, pour ma part ! » Et c’était vrai. Jamais Malord n’aurait pu mentir à ce propos.
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