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« Foi commune, Visions opposées [Pv Kerist] »
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Pacifiste

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With Kerist
« Pour échapper à  la douleur, il a trouvé refuge dans une foi, une croyance qu’il a déformé. Trop le considère comme un outils, trop peu sauront le sauver de ce qu’il est devenu. »

Foi commune, Visions opposées

J’étais revenu du désert. Bon nombre de prêtre et prêtresse furent soulagés de me voir de retour, sain et sauve. La plupart d’entre eux avaient sans doute peur de perdre leur meilleur élément contre l’hérésie et autre, alors que très peu devaient réellement heureux de voir que je n’avais pas perdu la vie dans ma téméraire expédition purificatrice.

Nombreux furent ceux qui voulaient me parler de problème de foi qu’ils avaient rencontré, mais Vaec avait senti que, malgré ma détermination, mon corps commençait à suivre difficilement le rythme de mes pérégrinations et il m’avait ainsi accordé un temps de repos au sein de sa maison.

À chaque fois qu’un prêtre venait quérir mes services,  il ne croisa que mon regard fatigué et n’obtenait pour unique réponse que Vaec avait décidé de me laisser me reposer pendant un temps. Les rares ne venant pas pour mes services, me souhaitait un bon repos et un bon retour parmi les miens. Il était vrai que, même si j’étais rarement présent au sein du temple, je restais l’un des fidèles de Vaec, un membre du clergé de Sollvaec.

Remerciant ceux qui s’inquiétaient réellement pour moi, je pus enfin atteindre ma chambre. Une petit pièce, juste assez grande pour accueillir un lit, une petite table, deux chaises et une armoire. Cela faisait tellement longtemps que je n’étais pas revenu ici. Déposant ma masse à côté de l’armoire, changeant rapidement pour des vêtements où aucun grain de sable n’était présent, je pris place sur mon lit.

Un matelas… Même si je ne me plaignais pas de dormir dehors, je ne cracherais pas sur quelque chose de plus confortable. M’allongeant, je commença à fixer le plafond. Je n’arrête pas de penser à la souffrance de ce monde. Je n’arrive pas à l’avoir l’esprit tranquille, je n’arrive pas à rester tranquille.

Je ne veux pas me reposer alors que le monde à besoin de moi. Je ne veux pas, même si c’est mon dieu qui l’ordonne. Mais maintenant que je suis confortablement installé, je n’arrive plus à bouger mon corps, la fatigue physique empêche tout mouvement de ma part… Je n’ai donc pas d’autre possibilité… Je dois me reposer...

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Kerist ;

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Le matin était arrivé, mettant fin à la nuit de sommeil que venait de passer Kerist. Depuis la guerre, elle avait du mal à se reposer convenablement. Les cris, les sensations, la terreur, la haine. Tous ses sentiments et émotions qu’elle avait ressentis au cours de cette bataille ne cessait de la tourmenter dans ses rêveries. Elle avait sentie les ténèbres — la malice — et avait parfois comme des visions de celle-ci se déversant sur-le-champ de bataille, emportant tout sur son passage. Elle n’avait pas été témoin de cela et même si elle l’avait été, elle aurait été incapable de le voir de ses propres yeux. Peut-être est-ce les témoignages de soldat à qui elle était venue en aide après cet événement qui avait permis à son cerveau de s’imaginer l’inévitable ? Quoiqu’il en soit, le réveil fut des plus durs, mais pas des plus éprouvants et aussitôt qu’elle s’éveilla, la jeune femme se prépara, son labeur lui permettant pas de rester alité pour un peu de fatigue. Retrouvant ses gardes qui l’attendaient à l’extérieur de sa chambre, la héron arpenta les couloirs du temple, de façon à se rendre à son lieu de prière qui était devenue son rituel matinal depuis bien des années maintenant. Alors qu’elle était proche du petit bâtiment, une voix ne tarda à l’interpeller comme pour lui demander un service de toute urgence. Écoutant celui-ci avec attention, la jeune prêtresse fut étonnée qu’on lui demande d’aller rentre visite au père Syx qui était enfin revenu de son expédition du désert. La demande était simple, lui rendre visite et s’assurer de lui prodiguer les soins nécessaires si jamais il était blessé, car beaucoup n’avait pus s’assurer de son état physique tant sa fatigue semblait accablante. Acceptant cette démarche, Kerist du se renseigner sur le lieu d’habitation du fameux prêtre, laissant sa prière du matin pour mieux effectuer sa missive. Rejoignant aussitôt les quartiers moyens, la jeune femme ne tarda pas à arriver vers la cour des fidèles accompagnés de ses deux gardiens. Arpentant de nouveau couloir à la recherche de la chambre de Syx, la demoiselle mit quelques longues minutes à trouver celui-ci, indiquant à ses gardes d’entendre ici pour ne pas intimidée le pauvre prêtre. D’un geste souple, elle toqua trois coups contre la porte de bois, accompagnant celle-ci de sa voix.

« Père Syx ? Dame Kerist, je suis ici sur la demande de l’un de vos confrères pour vous apporter une écoute et d’éventuel soin si le besoin est. »

Attendant la réponse de celui-ci, la prêtresse tendit doucement l’oreille de façon à entendre si jamais le prêtre venait à lui répondre. Elle n’avait jamais trop approuvée les méthodes de cet homme dont le fanatisme était trop extrême à ses yeux, mais cela ne l’empêchait de venir en aider à celui-ci, car après tout, même s’il était en totale opposition sur certaines valeurs, cela ne l’empêchait de venir en aide à quiconque en avait besoin.
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« Pour échapper à  la douleur, il a trouvé refuge dans une foi, une croyance qu’il a déformé. Trop le considère comme un outils, trop peu sauront le sauver de ce qu’il est devenu. »

Foi commune, Visions opposées

Le sentiment d’être incapable de faire que ce soit était assez frustrant je trouve. Cependant, comme je ne pouvais rien faire d’autre que fixer le plafond de ma chambre, je préféra placer un bras sur devant mes yeux. Me reposer… Je devais me reposer afin de pouvoir reprendre ma mission sacrée au plus tôt.

Fermant les yeux, je tentais de trouver le repos. Cette tentative fut interrompu par quelqu’un venant frapper à ma porte avant qu’une voix se fasse entendre. La personne se présenta sous le nom de Dame Kerist. Un nom qui ne m’est pas inconnu. Elle est une fidèle de Vaec, s’occupant de ceux qui viennent chercher réconfort au temple. Selon elle, un de mes confrères souhaitait qu’elle m’apporte une écoute et des soins si besoin il y avait. Au moins, elle n’était pas là pour me demander un quelconque service comme bon nombre de prêtres avant elle.

J’aurais pus lui dire de partir, que je n’avais rien besoin d’autre que de repos, mais si je faisais cela, il y avait de grande chance qu’on m’envoie d’autre personne pour s’assurer de mon état. Dégageant mon bras de mon visage, je m’installa un peu plus convenablement pour recevoir quelqu’un.

« Vous pouvez entrer, Dame Kerist. »

Néanmoins… Père Syx… Cela faisait bien longtemps que personne ne m’avait appelé ainsi. Déjà parce que je suis rarement au temple, puis les fidèles et converti hors de Sollvaec ne m’appelle jamais ainsi. Et maintenant que j’y pense, Dame Kerist avait proposé de m’apporter des soins si besoins il y avait. C’est vrai qu’avec mon combat contre la Malice, je ne dirais pas non à des soins.

Lorsque Dame Kerist fut dans la pièce, je me fis aussi présentable que possible, elle était une membre respectable de notre communauté, je me devais de faire honneur à cela.

« Cela faisait longtemps que personne ne m’avait appelé « Père Syx »… C’est en tout cas un honneur que de vous rencontrer Dame Kerist. »

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Entendant l’autorisation à entrer au sein de la chambre du religieux, la demoiselle pénétra alors à l’intérieur de celle-ci, laissant sa main refermer avec soin la porte massive avant de se retourner et d’effectuer une courbette de salutation par politesse. Écoutant avec soin les nouvelles paroles de cet homme respecté par ses semblables, la héron esquissa un sourire bienveillant, avant de s’exprimer à son tour avec un hochement de tête respect.

« L’honneur est partagé. Si cela vous trouble, — ou ne vous convient pas — je peux éviter de vous nommer ainsi. »

Si cela mettait l’homme en situation désobligeante, autant le mettre en sentiment de confiance et de confort. Après tout, il revenait d’un voyage périlleux et n’avait peut-être pas envie de recevoir ses soins sous un format aussi strict et impersonnel. Décidant de l’appeler comme il lui semblera, la prêtresse demanda quelques peu au jeune homme de la guider vers l’endroit le plus approprié pour accomplir sa tâche, de façon à ce que tous les deux soient à l’aise pendant le déroulement de celui-ci. Ayant apportée son nécessaire de bandages et de désinfectant maison, Kerist déballa ses affaires avec la plus grande des précautions, se tournant vers l’alité, toujours avec ce sourire réconfortant qui semblait ne vouloir quitter ses lèvres rosés.

« Mettez-vous à l’aise, et indiquez-moi les plaies à désinfecter. Même la moindre égratignure qui vous semble superficielle, doit être traitée. Il ne faut pas négliger les infections qui peuvent arriver quand on s’y attend le moins. »

Déversant le désinfectant sur l’une des nombreuses compresses que possédaient la demoiselle, celle-ci attendit calmement que le prêtre-exorciste lui indique les zones à traiter n’oubliant pas de le prévenir d’éventuel picotement qui pouvait lui arracher quelques râles de douleur tant le désinfectant était fort en alcool. Si les plaies se montraient plus profondes, elle n’hésiterait pas à recoudre celle-ci pour une meilleure cicatrisation. Alors qu’elle s’appliquait à ne laisser aucune blessure sans soin, la héron en profita pour délier un peu les langues, de façon à faire oublier la douleur à ce pauvre homme.

« Comment s’est passée votre expédition ? J’ai ouï dire que vous, vous êtes aventuré vers la forteresse du désert afin de purifier quelques âmes de la malice qui la torture. Avez-vous pus accomplir votre tâche ? N’avez-vous pas rencontré un quelconque problème ? »

Elle qui avait pus sentir et entendre ce que celle-ci était capable de faire, ne savait si cet homme était fou ou au contraire héroïque dans sa façon d’agir. Bien qu’il fût considéré comme un fanatique, peu de personnes, auraient osées s’aventurer sur pareil terrain au nom de Vaec. Et bien que Kerist respecte cette même religion, elle se demandait si Syx n’en faisait pas un peu trop.

« J’ai une question qui me taraude quelques peu. Pensez-vous réellement que Vaec vous aurez envoyé un de ses fidèles au-delà du danger avec ce maux dont on ne sait rien ? À moins que cela n’avait pour but que d’en découvrir un peu plus sur ce qu’on appelle malice. »

Étant quelques peu sceptique sur les agissements de l’exorciste, Kerist voulait quand même découvrir son avis sur la question, de façon à bien le cerner et ne pas juger sans chercher à en savoir plus. Car il était facile de juger une personne, mais la connaître semblait bien plus judicieux encore.
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« Pour échapper à  la douleur, il a trouvé refuge dans une foi, une croyance qu’il a déformé. Trop le considère comme un outils, trop peu sauront le sauver de ce qu’il est devenu. »

Foi commune, Visions opposées

Lorsqu’elle me retourna ma salutation, elle proposa de me nommer autrement que « Père Syx » si cela me troublais. Un léger sourire s’afficha sur mon visage et je laissa s’échapper un petit rire.

« Cela ne me trouble en aucun point. C’est juste que je n’ai jamais réellement pris l’habitude d’être appelé comme cela… Elle me laisse toujours une impression étrange, mais aucunement troublante. Néanmoins, vous pouvez m’appeler Syx, cela sera bien plus simple ainsi. »

Suite à cela, elle me demanda de l’aider à la guider jusqu’à un endroit où elle pourrait accomplir sa tâche sans difficulté. Je la guida jusqu’à la table, puis, assez difficilement, j’extirpai du confort de mon matelas pour prendre place sur la chaise à ses côtés. C’était donc vrai, Dame Kerist était aveugle. Elle ne s’en plaignait pas et continuait d’aider autrui, rien que pour cela, elle méritait amplement sa réputation de membre respectable, elle méritait sans doute plus.

Toujours un sourire aux lèvres, elle me demanda de lui indiquer les plaies à désinfecter, même la plus superficielle des égratignures devait être traitée. Si elle le disait, je n’allais pas refuser un tel acte de générosité. Respectant sa consigne, je lui indiquais mes blessures les une après les autres, grimaçant à chaque fois qu’elle posait sa compresse imbibée de désinfectant.

Avec une telle lotion, il serait impensable que je tombe malade suite aux soins qu’elle était entrain de me prodiguer. Tandis qu’elle s’occupait de mes blessures, Dame Kerist me questionna concernant mon expédition aux alentours de la forteresse du désert. Je me doutais que mon voyage purificateur n’allait pas passer inaperçu, c’était prévisible, aussi préférais-je la rassurer.

« Ce fut un combat compliqué. Heureusement, Vaec m’envoya deux personnes avec qui je pus m’allier afin d’accomplir sa volonté. J’ai apporté le repos à autant d’âmes que possible… On peut donc considérer que ma tâche là-bas a été accomplie… Mais nul doute que j’y retournerais. D’autres âmes attendent de pouvoir reposer en paix. »

Cependant, Dame Kerist avait une autre question pour moi. Une question qui semblait la tracasser. Elle me demanda si je pensais réellement que Vaec m’aurait envoyé au devant du danger, bien que nous ne sachions rien du dit danger. Elle supposa alors que cela pouvait avoir comme but d’en découvrir un peu plus sur cette fameuse Malice.

Douterait-elle de la parole de notre dieu ? Peut-être pense-t-elle que certain aurait pu me faire croire que Vaec me demandait d’aller là-bas ? Peu importe la raison pour laquelle, elle me posait cette question, il n’y avait qu’une seule véritablement réponse à celle-ci, qu’une vérité unique.

« Je ne suis pas comme le reste des fidèles de Vaec. Je suis celui qui a accepté d’être son bras gauche, d’être le fidèle qui se salir les mains pour lui. Voir ces âmes prisonnières de la Malice peinait énormément Vaec, il m’a demandé d’agir. Je ne vis que pour respecter sa volonté. Aucun obstacle ne peut stopper la volonté de Vaec. Rien ne peut empêcher que sa volonté soit accomplit. Et je suis là pour ça. Pour accomplir cette volonté qu’il ne peut faire accomplir par ses autres fidèles. »

La volonté de Vaec est suprême, aucun ne peut s’y opposer, aucun ne peut l’arrêter. Vaec m’a sauvé ce jour là, car il savait que je serais capable d’accomplir ce que ses autres fidèles ne pourrait faire. Je lui dois ma vie et mon âme. Tuer est un pêché. J’en suis conscient, mais je sais que Vaec pardonnera mes actes, qu’il me pardonnera car il me sait à son service.

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Tout en soignant les blessures de l’exorciste, Kerist écoutait avec soin ses dires, ne le questionnant que quand le silence fut de mise, respectant ainsi ses paroles. Concernant son expédition, la héron fut rassurer d’entendre qu’il avait été accompagné sur un tel terrain, car avec la malice, on ne pouvait savoir ce qu’elle mijotait réellement. Et toutes ses âmes, ses corps meurtris qui agissent tel des bêtes assoiffées de sang. En repensant à tout ce qu’elle avait entendu jusqu’ici, la prêtresse fronça légèrement les sourcils, avant de prendre une voix conciliante face à la détermination de son patient.

« Veuillez à ne pas trop en faire. Pour l’instant, je vous conseille de prendre du repos et d’attendre patiemment que vos blessures guérissent. »

Maintenant qu’elle avait appliquée sa lotion, il était temps à présent de panser les plaies avec du baume de façon à aider à la cicatrisation. Tout en s’exécutant, l’aveugle posa quelques questions — qui se voulaient innocentes — concernant la volonté de vaec face à la situation actuelle et aussitôt, elle entendit la réponse de Syx qui ne tarda pas à venir. Il semblait attaché à ses convictions, croyant dur comme fer à ses propres propos. Comme quoi, on ne l’avait pas menti concernant les croyances de Syx, pourtant, la demoiselle ne voulait s’arrêter sur ses quelques dires. Après tout, elle était en face de l’exorciste, alors quoi de mieux que de profiter de la situation pour le questionner et en savoir plus sur sa personnalité qui semblait attirer les quelques moqueries de ses congénères.

« Si je comprends vos dires. Vous êtes donc capables d’entendre la voix de notre seigneur. C’est cela ? »

Cela te paraissait surprenant, mais après tout, les miracles existaient quelquefois, bien que Kerist fût plutôt réticente face à celui-ci. Mais bon, après tout, Vaec avait bien séduit une humaine en chair et en os forme, alors peut-être est-il capable de parler à l’un de ses fidèles après tout. Alors qu’elle réfléchissait sérieusement à la question, la demoiselle décida alors de creuser un peu plus la question de la malice. Peut-être que père Syx avait des réponses concernant celle-ci, ce qui permettait à la prêtresse de calmer les âmes tourmentés des soldats qui venaient à son encontre.

« Que pensez-vous de la malice Syx ? Vous qui avez vu celle-ci de très près… Pensez-vous qu’elle à un quelconque lien avec une malédiction ou un avertissement ? »

Elle-même ne savait quoi penser réellement de celle-ci. Tout ce qu’elle aurait pus dire, c’est que ce fléau n’était qu’un amas de noirceur, comme quelques choses de négatif et de mauvais. Comme un tsunami, près à ravager la lumière pour ne laisser que la place à des ténèbres terrifiants. Tout cela n’était pas très rassurant et depuis qu’elle avait ressentit cela sur-le-champ de bataille, Kerist ne savait que penser. Tout ce qu’elle espérait, c’est ce cela ne soit pas un maux sans aucun remède.
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« Pour échapper à  la douleur, il a trouvé refuge dans une foi, une croyance qu’il a déformé. Trop le considère comme un outils, trop peu sauront le sauver de ce qu’il est devenu. »

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Après que dame Kerist eut terminée avec ses soins, elle me conseilla de ne pas trop en faire et de prendre du repos en attendant que mes blessures guérissent. D’un autre côté, je n’avais pas vraiment trop choix. Même si ma détermination était à toute épreuve, mon corps était soumis aux limites comme n’importe qui.

La jeune femme continua en appliquant un baume sur mes blessures. Je n’avais qu’une vague idée de ce qu’il pouvait s’agir et du moment que cela me permettait de reprendre ma mission au plus vite, j’étais prêt à ingurgiter les plus infâmes potions et à ce qu’on applique n’importe quelle mixtures sur mes blessures.

Tandis qu’elle s’appliquait à recouvrir mes blessures de son baume, elle me posa une question concernant ma « capacité » à entendre la voix de notre seigneur.

« Je n’entends pas directement notre seigneur. Vaec m’apparaît en songe. Souvent lorsque je me repose durant mes voyages, afin de me guider dans l’accomplissement de ma mission. Rare sont les fois où j’ai entendus sa voix tandis que j’étais éveillé. »

Elle écouta ma réponse, quoiqu’elle me parut un peu préoccupée, avant de me questionner sur la Malice. L’ayant vu de près, elle me demanda ce que j’en pensais, si elle avait un quelconque lien avec une malédiction ou un avertissement.

« Je dois avouer qu’il est difficile de se faire un avis dessus… Comme vous venez de le dire, cela se rapproche d’une malédiction… Mais… Même en l’ayant affronté, je ne sais quoi en penser, si ce n’est que... Cela pourrait paraître fou et insensé, mais… Je pense qu’elle pourrait provenir d’une troisième entité… Une entité malveillante… Qui, pour une raison ou une autre, verrait la réconciliation entre les enfants de Vaec et de Grayling comme un problème… Une entité qui ne vivrait que du chaos de la guerre et de la rancœur entre humain et Algiz... »

Aucun autre scénario plus probable ne me venait à l’esprit. Après… Peut-être que la Malice n’est pas que quelque chose de mauvais. Peut-être que Vaec et Grayling, d’un commun accord, aurait envoyés cette malédiction dans l’espoir qu’elle réunirait leurs enfants… Ce qui ne serait qu’un échec jusque-là.

Mais l’idée que notre seigneur, ou même la déesse Grayling, soit à l’origine d’un tel fléau me paraît plus qu’improbable. Jamais notre dieu ne nous imposerait une telle épreuve sans en avertir ses fidèles d’une quelconque manière.

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Bien que surprise par la révélation de Syx concernant son lien avec Vaec, Kerist ne fit aucun commentaire. Mettre en doute la parole du jeune homme serait un non respect pour sa personne. En revanche, elle restait quand même dubitative quant à ses explications. Néanmoins, un doux sourire traversa alors ses lèvres et telle une âme compatissante, elle lui adressa de simple parole, qui n’en n’était pas moins sincère.

« Cela doit être éprouvant d’être l’une des seules personnes capables d’entendre notre seigneur Vaec. J’espère que cela n’est pas un poids trop lourd pour vos épaules. »

N’attendant pas réellement de réponse, la prêtresse continua tout naturellement ses questionnements, demandant cette fois l’avis de l’exorciste sur la Malice et sa provenance. Tout en attrapant un rouleau de tissu pour les bandages, la jeune femme pansa cette fois les blessures du jeune homme pour éviter qu’ils ne les ouvrent ou les abîme d’avantage. Évitant ainsi un risque d’infection. Bien qu’elle semble concentrée sur sa tâche, Kerist écoutait avec soin les paroles de Syx. Une troisième entité qui voudrait détruire encore plus la paix sur les deux peuples ? Cela était un peu farfelu à imaginer et pourtant, la prêtresse aux cheveux dorés n’était pas contre cette idée. Cela pourrait expliquer bien des choses, mais encore fallait-il pouvoir le prouver. La malice restait tout de même une chose mystérieuse, bien difficile à étudier, mais le fait qu’elle puisse se nourrir du chaos et de la rancœur des hommes n’était pas impossible. Après tout, elle transformait bien ses victimes en monstre, chose qui reflétait au mieux l’orgueil des hommes.

« Cela me semble plausible comme raisonnement. Cela ne m’étonnerait pas que quelques choses se nourrissent de nos vices pour en faire une force. Surtout en ses temps où la paix ne tient que par un fil fin et fébrile. »

Cette paix qu’elle tenait tant à apporter sur cette terre. Pourra telle en voir un jour les fruits ? Avec ce fléau en vue, Kerist avait l’impression que cela ne serait plus qu’une utopie insaisissable, mais pourtant, elle voulait y croire. Peut-être que la malice arriverait à rallier les peuples et à créer une paix certes fragile, mais présente. Bien sûr, la prêtresse ne voulait pas en arriver à cette éventualité. Elle préférerait voir les gens heureux, plutôt que malheureux à cause d’une menace trop grande à combattre. Fixant le dernier bandage, tout en s’assurant qu’il puisse tenir face aux moindres mouvements, la jeune femme rangea ses petites affaires avec soin, avant de se tourner vers Syx tout en lui demandant confirmation pour son état. Autant être prudent avec ça.

« Comment vous sentez-vous ? Vos bandages ne vous sont pas trop serrés ? Si vous avez le moindre problème n’hésitez pas à m’en faire part. Il ne faut jamais hésiter quand cela concerne la santé. »

Inquiète de l’état du jeune homme, Kerist attendit patiemment le retour de celui-ci, espérant que tout cela ne l’avait pas fatiguée plus que nécessaire.  
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« Pour échapper à  la douleur, il a trouvé refuge dans une foi, une croyance qu’il a déformé. Trop le considère comme un outils, trop peu sauront le sauver de ce qu’il est devenu. »

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Dame Kerist écouta silencieusement les réponses que je lui donnais. À sa question sur mon lien avec Vaec, elle déclara que cela devait être éprouvant d’être le seul à pouvoir entendre notre seigneur, elle espérait d’ailleurs que cela n’était pas un fardeau trop lourd à porter.

Cela aurait put l’être pour quelqu’un qui n’aurait pas ma volonté et mon dévouement. Vaec m’avait sauvé de la misère, de la souffrance, de la solitude, il était normal que je lui dédie ma vie, que je n’ai pour objectif que de le servir.

Elle écouta également mon hypothèse concernant une entité mauvaise à l’origine de la Malice, tout en bandant mes blessures. Elle affirma également le fait que cela ne l’étonnerait pas que quelque chose se nourrissent des vices et travers pour accroître ses forces, surtout désormais que la paix ne tien qu’à un fil.

Lorsqu’elle eut finit ses soins, la jeune femme rangea ses affaires et me demanda confirmation quant à mon état. Elle demanda comment je me sentais, si les bandages n’étaient pas trop serrés, elle ajouta également que je ne devais pas hésiter à faire appel à elle si cela concernait la santé.

« Je vous remercie, Dame Kerist. Il n’y a aucun problème. Les bandages ne sont pas trop serrés. Je pense qu’il ne me reste plus qu’à me reposer désormais. »

Cependant, cela ne serait pas correct de la mettre dehors, même si je devais me reposer.

« Peut-être souhaiteriez-vous parler un peu plus avant de partir ? »

Peut-être y avait-il d’autre chose sur lesquels la jeune femme souhaitait discuter. De plus, n’ayant désormais rien d’autre à faire que me reposer, je préférais occuper mon temps autant que possible.

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Voulant confirmation quant au maintien de ses bandages, Kerist esquissa un sourire quand elle entendit la réponse du concerné. De ses yeux morts, elle ne pouvait voir le travail qu’elle avait effectué sur le corps du religieux, aussi, elle s’accorda à faire confiance aux dires de celui-ci, commençant à se relever doucement quand elle entendit celui-ci énoncer qu’il avait besoin de repos. De part son don d’empathie, la demoiselle sentait justement qu’il avait grand besoin de repos après ce voyage qui fut long et sûrement laborieux. Aussi, elle ne voulait pas abuser plus longtemps de la patience du jeune homme. Usant de politesse, Syx voulut avoir confirmation sur l’envie de la jeune femme, et très vite, celle-ci hocha la tête en signe de négation, son visage gardant son naturel et sa nature douce.

« Je ne veux pas vous retenir plus longtemps. Je sens votre fatigue et je pense que vous avez grand besoin de repos au vu de votre récent voyage. Nous aurons tout le loisir de discuter plus tard. » Prenant ses affaires avec le plus grand soin, la prêtresse se rapprocha alors de son patient, sa main chercha quelques instants la présence de Syx avant de se perdre sur son épaule avec légèreté. « Si vous le voulez bien, je vais apaiser un peu votre esprit de façon à ce que celui-ci ne vous tiraille pas dans votre sommeil. Avec la fatigue, il se peut que votre corps vous fasse ressentir quelques douleurs. N’ayez crainte cela est plus pour vous détendre de façon à ce que vous profitiez de votre repos mérité. »

S’installant à nouveau pour pratiquer son don de héron, Kerist posa avec délicatesse sa main sur le front du père Syx. Sa main se voulant rassurante et apaisante comme celle d’une mère. Fermant ses paupières, la jeune femme sembla comme concentrée et peu à peu une douce chaleur commença à envahir le corps du religieux. La fatigue semblait se tarir, tandis que les muscles de son corps commençaient à doucement se détendre. Ce qu’il ne savait pas, c’était que la héron absorbait celle-ci pour l’emmagasiner dans son propre corps. Comme si ses maux s’enfuyaient pour enchanter une autre personne. Quand elle eut finis, la prêtresse enleva alors sa main, se relevant de nouveau pour s’incliner face à l’exorcise, une façon polie de prendre congés pour le laisser enfin profiter de son repos.

« Vous devriez pouvoir vous reposer en toute tranquillité. Je vous remercie pour votre dévotion et pour votre patience Syx. Si vous avez besoin, n’hésitez pas à me trouver. Je dirais au quelques prêtres que je croiserais de ne pas venir vous déranger. »

Un signe de tête courtois et la jeune femme s’en alla vers la porte de la chambre, cherchant longuement la poignée avant de sortir et de rejoindre ses deux gardes. Bien qu’elle n’avait absorbé que peu de fatigue, elle se sentait quelques peu engourdis, mais pas assez pour l’empêcher de s’adonner à ses quelques tâches qui l’attendaient. Après tout, elle devait encore aller prier et surtout aider les quelques nécessiteux qui avaiten besoin de son écoute.  
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