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« Audience privée et début d'un nouveau voyage. [Hao & Sinhae] »
Mars ;

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Nouvel aventurier

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Mars
Hope & revenge



« Dites, c’est vrai que vous avez vaincu plus de 100 Algiz ? » Mars soupira avant de jeter une pomme dans les mains du gamin en haillon. « Les gens disent beaucoup de chose. Ce qui compte, c’est ce en quoi, toi, tu crois, minot » lui répondit-il après lui avoir ébouriffé les cheveux. Ce gosse, il y en avait plusieurs, dans la capitale. La bataille avait fait beaucoup d’orphelins. Mars, ne savant que faire d’une partie de l’or qu’il avait récupéré après la bataille, l’avait donc partiellement donné un orphelinat sans que quiconque ne sut jamais qui fut le mystérieux et généreux donateur.

La richesse et le renom n’était pas des trophées qu’il aimait exhiber. Il avait hérité, grâce au sang versé – fusse-t-il le sien ou celui de ses adversaires –, des deux. Les bardes chantaient les louanges d’un géant à la lourde épée, défenseur de la nation des volcans. Mars, l’épéiste noir. Tandis que sa gloire semblait atteindre un sommet qu’elle n’avait jamais atteint, sa convalescence parmi les rues de la nation du Roi Hao lui avait permis de remarquer la misère grandissante et s’installant sur place. Si la victoire avait ravivé une certaine forme d’espoir, elle n’avait pas pu empêcher les rumeurs et les chimères qui en étaient les rejetons. Peurs du peuple de perdre leur roi, peur du peuple de voir leur nation s’écrouler. Peur des morts qui arpentaient la frontière des royaumes humains et Algiz.

C’était un peu comme si l’état fébrile du roi s’était emparé des rues d’Hélios. La ville au nom du soleil était désormais fiévreuse. Fiévreuse de la victoire et d’une guerre, fiévreuse comme ne l’est une ville de guerrier qui n’ont depuis que trop longtemps été arraché à une vie de paix… Il n’y avait que les gens comme l’épéiste noir, entraîné dans une destinée de combats, qui ne s’habituaient bien à ce chemin conflictuel, solitaire et parfois schizophrène. Surpris fut-il d’apprendre que sa demande d’audience avait été accepté. Après tout, les rois n’avaient en général que peu d’estimes pour les mercenaires. Chiens de guerres, nourrit de l’or des royaumes, ils se battaient pour les plus offrants et l’honneur était quelque chose que bien des nobles prétendaient ne pas partager avec eux.

Qu’allait-il bien pouvoir lui dire ? Ils n’étaient pas amis. Ils n’étaient même pas alliés, désormais. Certes, ils s’étaient battus côtes-à-côtes, mais Mars était bien trop habitué à la froideur que la plupart des employeurs affichaient une fois le travail accomplit, pour qu’il ne succombât pas lui-même à une certaine forme de timide pudeur, respectueuse, pour, non pas un roi, mais un homme qui s’était battu pour les siens. Dans ses pensées, il tentait de savoir ce qu’il avait pu retenir du roi. C’était étrange pour lui, mais enfant de la misère ayant contemplé l’amère solitude pour compenser père et mère, la figure du roi, par-delà les atours qu’on donnait aux monarques, lui avait paru frappé de ce même mal qu’il avait traversé. La différence entre eux alors était le poids des responsabilités qu’ils avaient dû endosser. Même s’il ne connaissait rien en histoire et en politique, il savait au moins cette vérité : frères de la tourmente, ils avaient perdu aux mains des Algiz, bien plus que l’or et le prestige jamais ne saurait leur ramener.

Mais même dans la tourmente, une part de lumière subsistait. Bien que la situation fut difficile, il n’imaginait pas non plus la tourmente dans laquelle se trouvait la nation de Grayling. C’était ainsi : la guerre n’épargnait personne. Mars ne portait pas ses Némésis en son cœur, mais il ne souhaitait à personne la douleur. Heureusement pour les orphelins qu’il avait croisé et de nombreux pauvres, la délégation de Solvaec prodiguait son aide et son secours et aidait la nation des volcans. C’est ce constat qui l’accompagna jusqu’aux portes du château. On l’annonça, dans ce qui était beaucoup trop de luxe pour lui qui restait un homme simple. Les gardes le regardèrent avec un air suspect, mais on le laissa passer, malgré son attirail.

Servants et gardes le menèrent jusqu’aux quartiers du roi. Les rumeurs semblaient donc se confirmer. Si ce dernier eut été en forme, le trône eut été sûrement plus approprié. Le salon était d’or, de marbre et de velours. Malgré tout, malgré la présence faible du roi qui l’attendait, l’endroit semblait presque comme figé dans le temps. C’était sûrement pour cela que Mars préférait la nature et les auberges. Cette bâtisse semblait être à ses yeux, plutôt qu’un palais, une prison richement décorée, dont l’absence de véritables geôliers ne faisait que la rendre finalement bien plus terrible que celles où les gens, des fers, étaient marqués.

Son regard borgne décrivit les lieux de longues secondes silencieuses, pénibles, même pour l’épéiste noir, lui qui était habitué aux situations les plus désespérées et tortueuses, il semblait bien mal armé quand il s’agissait alors de s’exprimer. Il se racla la gorge et fit face à la silhouette du monarque et le salua d’un simple : « Roi Hao. »

Il n’avait pas fait de révérence, pas moins de politesse, ni plus de fioriture. Il s’était simplement contenté de cette simple salutation de sa forte voix grave. Mais il fallait désormais annoncer les raisons de sa venue. Son cœur endurci ne put s’empêcher de ressentir une certaine forme de pitié pour celui qui dirigeait la nation des volcans. Pourtant, il n’en afficha rien et son regard resta impassible de toute empathie qu’il aurait pu laisser échapper : la pitié n’était sûrement pas ce que recherchait un roi de la part d’un mercenaire.

« Je ne suis pas quelqu’un de très éduqué, mais je sais malgré tout que votre pendentif est lié à ce que les gens appellent "la Malice". Mon paiement reçu et mes blessures pansées, rien ne me retient à Kireïde. Néanmoins … » L’épéiste noir fit une pause, cherchant à discerner la moindre variation dans l’expression de son interlocuteur : « La menace qui s’est levée après la bataille du désert et votre état me font dire que la guerre a réveillé de quelque chose de terrible. Peu de le dire sait encore de l’appeler une malédiction, n’est-ce-pas ? » Le doux euphémisme que venait de faire l’épéiste noir avait en soi, l’humour que l’on pouvait attraire aux paroles ironiques. Aucun sarcasme ne se cachait derrière l’évidence qu’il venait de lâcher. « Vous avez accès à bien des savoirs qui échappent aux gens du peuple tel que moi. »

Nouvelle évidence, nouvelle étape dans son discours, qu’il se languissait, d’une certaine manière, de conclure. Il fit jouer encore un peu le mystère en tenant en haleine le monarque en se targuant d’une intermédiaire conclusion : « Nos intérêts pourraient donc coïncider ».

Ce n’était pas l’argent qu’il cherchait... Mais des pistes. « Je compte partir sur les routes de Meinarest. Ma future destination sera probablement Asmosa ou Solvaec. Cette "Malice", je sais que comme moi, vous l’avez ressentie. Mais elle vous affecte bien plus que moi. Si une quelconque puissance mystérieuse pourrait être retirée de celle-ci pour accomplir ma vengeance… Je compte bien l’utiliser. En revanche… » Une nouvelle pause… « Contrairement à moi, des gens comptent sur vous. Des gens, quelque part, vous attendent. Contrairement à un maraudeur tel que moi, l’avenir s’offre à vous. »

Note d’espoir. Mais pour lui, non pour l’épéiste noir. « Si vous m’aidez, d’une quelconque manière que ce soit dans mes desseins, je vous promets de chercher une solution pour alléger votre fardeau et d’empêcher celui-ci de vous entraîner avec lui dans sa chute. » Peut-être que le souverain ne pourrait rien pour lui. Personne, jusqu’à alors, n’avait su que le mystérieux mercenaire vivait pour la vengeance. Et même si le roi Hao ne savait rien… Sauver l’âme de ce-dernier faisait partie d’une des manières qu’il avait de s’assurer que les Algiz soient punis.

« Le choix vous appartient, roi des volcans. »

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Pacifiste

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AUDIENCE PRIVÉE ;
Nul ne peut revenir des ténèbres

Le poids devenait de plus en plus sur ses épaules bien faible. Seul et accablé, le souverain de la nation des volcans avait bien du mal à redresser la tête, à pouvoir regarder le ciel sans avoir à détourner son regard sous la douleur soudaine de la vision de l'astre. Le corps du bretteur n'était à présent qu'un pantin que ce dernier ne pouvait plus maîtriser avec aisance, tel le bois de la marionnette il se sentait incapable de se mouvoir comme il le faisait par le passé. Cette idée, cette simple pensée le faisait frémir autant de douleur que d'effroi. Malgré cette aversion à cette idée, Hao ne pouvait plus l'ignorer : il n'était à présent qu'une âme vouée à la noirceur.

Malgré tout le roi ne pouvait pas refuser les obligations que son rang lui incombait et ce depuis qu'il avait dû poser son fessier sur ce trône forgé de matériaux tous plus mémorables et précieux. A quoi bon ? Pourquoi mettre autant de ferveur à orner le rang de dirigeant si la misère du continent, la souffrance du monde se permettait de venir le souiller. Une simple marche était une course, manger une torture bien difficile à dompter et respirer ne tenait plus qu'à un geste de survie tant la douleur empoignant son poitrail et sa stature osseuse était imposante. Sans parler de cette pitié qui osait s'invité dans le regard des siens, elle l’écœurait.

L'aube n'était plus depuis une poignée d'heures déjà, le ciel s'était à présent teinté de cette couleur bleutée tant apprécié bien que jalonné de nuages osant décoré l'immense étendue au dessus des têtes. La chaleur était une nouvelle fois au rendez-vous au sein des terres de Kireïde pour autant, ce qui était la capitale il y a peu ne représentait plus grand chose aux yeux de la populace des nations. Cette ville n'était plus que la prison du jeune dirigeant propulsé sur le trône sans même qu'il n'ait pu vraiment le réaliser. Le palais n'était à présent plus que l'ombre de lui-même, tout à l'intérieur tournait au ralenti depuis la dernière bataille.

Cette journée était pourtant moins morbide qu'à l'accoutumé. Hao avait réussi à quitter son lit pour une petite marche dans ses quartiers sans avoir à se retrouver au sol, crispé par la douleur de son état. Une simple canne le soutenait lors de ses mouvements et nul n'avait pu le voir dans cet état à l'exception de ses plus proches et fidèles. Cependant, il y avait certains chanceux, des personnes que le bretteur avait accepté de rencontrer pour le plus mystère de son entourage. Peut-être le jeune homme avait-il besoin de se frotter au monde extérieur afin de toujours garder un pied dans les affaires du continent qui ne l'attendaient pas.

C'est ainsi qu'aujourd'hui il allait pouvoir faire volte-face avec un individu qu'il n'aurait jamais pensé recevoir dans ses quartiers. Mars, un mercenaire présent lors de la bataille du désert. Le roi avait bien du mal à visualiser son visage, seule sa carrure et son adresse à l'épée étaient encore figées dans son esprit tant les combats avaient été nombreux et que son état physique avait si brusquement changé. Il avait une idée derrière la tête, aussi jeune était-il, Hao n'était pas ignare et il savait que la situation ne pouvait plus durer mais sa confiance et certaines de ses sombres idées ne pouvaient être effectués par n'importe qui en ce bas monde.

Il était ainsi assis sur une chaise en bois finement sculpté habillé d'une simple tunique légère traditionnelle de son pays, le souverain observait son invité tandis qu'il ne se permettait qu'un simple salue digne d'un roturier envers un autre. Il ne se permettait pas de commenter préférant ne pas perdre de temps pour de telles sottises. Replaçant le capuchon présent au dessus de sa tête, le bretteur restait au même niveau ne faisant qu'un salue de la tête, un frêle inclinaison de tête. L'homme avait bien du mal à assumer cette obligation de cacher son visage mais il le devait, seule sa bouche était visible pour la totalité de ses invités.

Hao écoutait avec attention les dires de son vis à vis, se permettant un rictus ainsi qu'un commentaire lors de la pause du mercenaire. « Et bien, vous avez le mérite de ne pas tourner autour du pot, j'apprécie ; il effectuait un petit moulinet de la main droite lui indiquant de poursuivre. Sous le tissus dissimulant son regard le jeune souverain haussait un sourcil, bien étonné de voir que cet individu aux apparences plus que bourrues était plus pensif et réfléchi que la plupart des membres de la plèbe. En cela il était plutôt satisfait de vivre cette audience c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il le laissait aller au bout de ses propos.

Il joignait les mains, entrelaçant ses doigts tout en croisant les jambes. « Bien à mon tour. Je ne vous ferais pas part de ma surprise à l'écoute de vos mots au risque de vous vexer sans le vouloir mais sachez que je suis satisfait ; une légère inclinaison de buste puis il se replace dans son assise en crispant un peu les dents sous son mal-être. « Je vais néanmoins débuter par de la déception. Oui, mon pendentif est sans aucun doute lié à quelque chose mais je suis tout comme vous dans le flou le plus total. Pour l'instant je vais donc répondre à la suite. Je vais appeler les événements du désert malédiction tout comme vous car malheureusement...

Le souverain se permettait un soupir et poursuivait. « Bien que mon rang soit sans doute perçu haut en estime pour beaucoup, je ne possède pas plus d'informations que le reste du monde en revanche j'ai sûrement une piste. Pour cela je reviens sur le fameux bijou ornant mon cou ; il se mettait à le toucher du doigt. « Ce dernier est dans ma famille depuis quelques temps seulement, c'est un présent reçu en cadeau par la famille royale offert à ma personne. Malgré mes longues recherches depuis la bataille du désert je n'ai déniché aucun fait précis. En acceptant votre proposition d'aide je partage cette trouvaille : il vient de Sollvaec.



Celui qui souhaite le bonheur futur dort pour oublier les malheurs du passé… Il souhaite faire des rêves joyeux parce qu'il ne peut oublier la triste réalité.
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