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« Lances et loup [Pv Mars] »
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Malgré le début de printemps, une légère brise fraîche s’infiltrait dans les rues de la capitale de Kireïde, soulevant un peu plus les longs cheveux aux reflets pourpres de Maïwenn qui suivait les murs et semblait jouer avec les ombres de la ville. Le soleil commençait à mourir sur les hauteurs de la ville, les quelques derniers rayons en vie encadrant le palais royal avec une certaine beauté aux yeux de la jeune femme.

Elle ne s’était pas rendue dans cette ville par pur hasard, mais bien après deux ans de traque. Une chasse qui avait aidé à forger chaque jour un peu plus sa détermination et sa persévérance, deux ans sans abandonner, deux ans et enfin, elle le savait, le loup n’était plus très loin.

Encore aujourd’hui, elle se souvenait de son regard la surplombant, elle, reposant au sol avec ses lances, vaincue. Peu de personnes savaient ce qui s’était produit dans cette forêt, à la frontière Nord d’Ilymide... Mais rien qu’en pensant à cette unique défaite, les muscles de sa mâchoire se contractaient, tout comme ceux au creux de son ventre. Il était hors de question qu’elle se retrouve dans cette même situation cette nuit, cette fois, elle ne perdrait pas.

Jamais elle n’avait failli face aux autres habitants de son village, face à sa mère et sa grand-mère, et elle ne pouvait pas faillir pour sa mission, celle qui que lui avait dévoilée sa mère le soir de cette fameuse journée, il y a deux ans. Empêcher cette bête de porter le mal sur les quatre royaumes, de rompre l’harmonie naturelle et de mettre en danger son village, son foyer. Ce soir, elle frapperait de nouveau avec ses lances, celui qui avait fissuré sa fierté. Une fierté personnelle inhérente à sa personne depuis son plus jeune âge... Une revanche en combat, cet art du combat qui coulait dans ses veines, ce sang si particulier qu’elle adorait et qui la faisait frissonner.

L’air portait l’odeur du loup noir, forçant Maïwenn a s’engouffrer dans des rues qui se transformaient en ruelles... Un sourire se forma sur les lèvres, malgré le film de tissu qui couvrait la partie inférieure de son visage, une pièce noire de jais, aux borderies de fils d’or. Plus l’environnement devenait restreint, moins l’épée monstrueuse de Mars pourrait avoir l’occasion de la découper.

Alors qu’elle se sentait de plus en plus proche, Maïwenn forçait les battements de son cœur à se calmer, au risque de ne pas avoir toutes les cartes en main lorsqu’elle se retrouverait face à lui. Au tournant d’une énième ruelle, elle se stoppa directement et se plaqua contre le mur... L’épéiste noir. De dos. La lancière observait le balancement de Fendragon, sa main se resserrant sur ses lances... Dans la chasse, il y avait toujours trois étapes. La traque en premier lieu et la mise à mort en second. Maïwenn prit quelques longues secondes pour analyser la situation avant de se décider enfin. Son enfance dans la forêt l’avait aidée à obtenir des aptitudes assez utiles, même en ville... Placement ses lances dans son dos, elle agrippa quelques rebord de fenêtres et gouttière, avant d’atteindre les toits d’Hélios. Sans un bruit elle commença à suivre l’épéiste, sautant entre les bâtisses rapprochées. Elle pouvait le sentir, le loup... Mais pas enragé, du moins pas encore, il fallait mieux rester sur des gardes.

Maïwenn prit un peu d’avance et se posta à l’endroit exact où la ruelle semblait se transformer en goulot d’étranglement : l’endroit parfait.

Malgré la brise, elle entendait sa respiration profonde, plaça une lance dans chaque main et elle s’élança. En une fraction de seconde, les lances fondirent vers le loup telles les serres de l’aigle pourpre de Dana.
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Mars
Beauté de la nature
La présence dans son dos n’était pas assez discrète pour échapper à l’attention du guerrier, trop habitué aux risques que pouvaient représenter les embuscades, notamment pour sa personne. Fut-il un temps, où, ancien esclave, ses maîtres esclaves avaient cherchés à le récupérer en payant une somme, pour qu’on puisse lui poser à nouveaux les fers qui limiteraient sa liberté. Cette période fut très troublée pour le jeune homme, qui, alors tout jeune mercenaire, devait se méfier tant des gens avec qui il travaillait que des inconnus. Nombreux furent prêt à s’attaquer à un enfant pour tenter de le vendre à un Algiz.

De cette période de sa vie, il en avait gardé la certitude qu’on était jamais trop sûr qu’en se prémunissant de telles  agressions potentielles. Et son corps était désormais habitué à remarquer ces présences tapies dans l’ombre, qui comme des loups, étaient prêts à se saisir des gorges de par leurs crocs déployés. Ils profitaient bien souvent d’un moment d’insouciance de leur proie, fut-elle ou non réellement insouciante. Et l’insouciance, il avait depuis fort longtemps été dépossédé de cette épithète attribué aux inconscients et aux enfants. La naïveté n’était pas des choses qu’on lui avait laissé, tout jeune et plus encore, même si la situation d’accalmie que représentait cette convalescence au sein d’Hélios, il n’était pas du genre à ne pas préparer ses arrières.

Les vendeurs d’informations étaient des individus présents dans chaque capitale qui vivaient en même temps que les battements de cœur de celles-ci. Chaque rumeur, chaque action, chaque évènement représentait la manifestation de leur fonds de commerce. Ils étaient bien souvent au courant des entrées et des sorties. Devenir un mercenaire efficace nécessitait bien souvent l’emploi des services de ces maîtres espions locaux. Aussi, cela faisait depuis assez longtemps qu’une femme était sur sa piste, pour une raison qui lui échappait. Or, jusqu’à présent, c’était lui, qui lui échappait, car par nature, Mars était un être particulièrement nomade. Sa vie était une succession de course, d’emploi de ses services, dans des combats et autres commissions qui nécessitaient d’explorer les contrées les plus dangereuses et sauvages, ou de participer aux plus violentes des batailles et autres escarmouche. Parfois, on le payait pour réclamer des comptes. Ainsi, par essence, son emploi faisait de lui un être particulièrement insaisissable.

Mais la situation était aujourd’hui assez différente. Comme en témoignaient ses bandages qui encerclaient ses articulations, les blessures que lui avaient infligées les êtres de Malice et la bataille contre les Algiz l’immobilisaient. Même-lui sava it à quel point il était risqué pour lui de s’éloigner actuellement. Les carreaux d’arbalètes étaient des projectiles faits pour transpercer les armures. Et il avait survécu à une volée desdits projectiles. C’est pourquoi il savait qu’une femme le poursuivait. Et depuis fort longtemps. C’est d’ailleurs aussi pourquoi il savait qu’elle viendrait, attirée par sa soudaine incapacité à partir.

Bien évidemment, la bataille et sa large participation à celle-ci avait continué de répandre des rumeurs et des légendes par rapport à ses exploits et cela avait dû aider celle qui le poursuivait. Il n’était pas rare que désormais, des pintes lui furent proposées. A cette occasion, les badauds s’émerveillaient face à son héroïsme et cherchaient à déterminer si les morts s’étaient réellement relevées et continuaient de hanter le désert. Les informations qui lui étaient parvenus parlaient même du fait qu’ils soient parvenus à s’emparer du fort des Algiz…

Les pensées de l’épéiste noire s’élevèrent vers la lune, blafarde, entourée de ses servantes constellées.  Elles partaient vers ces lumières si lointaines, qui contemplaient elles aussi ces êtres difformes, ces blasphèmes incarnés dont le doux était presque enfantin : la Malice. Ses doutes s’élevaient aussi à leur égard. Dans les mirages que lui offraient la guerre, il s’était déjà senti dévoré par eux. Ces morts aux âmes tourmentées. Mais sa propre fierté l’empêchait de les rejoindre. Pourtant, ces esprits étaient-ils plus torturés que le sien ? Qu’allait-il devenir de lui ?  Sa convalescence avait au moins l’avantage de lui permettre d’attendre le moment où il pourrait rencontrer le Roi de Kireïde.

Si lui ne savait pas, alors la prochaine étape serait Asmosa ou le saint-royaume de Vaec. Néanmoins, il savait une chose : cette Malice le rendait plus fort. En même  temps qu’elle nourrissait cette créature sombre, qui cherchait à faire de lui un prédateur avide de combat. Cette même présence en son for intérieure, frappée de la faim des survivants, lui confirmait la présence assassine qui le contemplait.




« Tu ne trompes personne, chasseresse des forêts du nord. » Clang. Des étincelles crépitèrent face à la parade que venait d’opposer Mars à la jeune femme, dont la gracieuse apparence faisait d’elle un astre aussi beau que celle qui les éclairaient. « Je te reconnais deux qualité : tu maîtrises parfaitement ton art. Et… » Il la repoussa avec force du plat de son arme : « Tu es l’une des plus déterminée des chasseuses qui ont pu rencontrer ma route. Cependant… » Clang « Je ne compte pas pousser mon dernier souffle de sitôt. » Il battit en retraite, se mettant en garde face à la jeune femme qui elle-même, ne se laissait pas démonter par la combativité du blessé.

La beauté de la jeune femme était saisissante. Il avait beaucoup voyagé. Et il en avait vu, des femmes. Et malgré tout, il la reconnaissait directement des traits qui la distinguaient des autres : un corps aux courbes suaves et à l’harmonie parfaite. Une condition physique que beaucoup lui envieraient.  Des yeux couleurs grenat, envoûtants. Le fait que sa chevelure pourpre fusse porter par une légère brise n’en ajoutait que d’avantage à la présence majestueuse et surnaturelle de la jeune lancière… Et pourtant… Cela ne l’empêchait pas de rester concentré. Malgré tout, s’il devait la qualifier, il aurait pu le dire ainsi : elle était une beauté de la nature et des saisons, avec les tons automnales de sa tenue traditionnelle si près du corps.

« Que me vaut tant de hargne, guerrière ? » Dit-il, l’air agacé et prêt à se défendre. « Sache quoi qu’il en soit que si tu viens après ma tête, nombreux furent ceux qui la perdirent en tentant de m’occire. »

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Gracieusement, la jeune lancière atterrit sur ses deux pieds, à quelques mètres de Mars et prit de suite sa garde. Il fallait s’y attendre, il n’avait pas faibli après toutes ces années... Beaucoup n’auraient pas senti sa présence, la plupart des animaux mêmes se faisaient prendre à ce jeu de chute et ne réagissaient que trop lentement aux lances qui finissaient dans leurs chaires.

De ces yeux grenat, Maïwenn observait attentivement l’épéiste noir, le scrutant de bas en haut... Enfin, elle se retrouvait face à lui, après deux ans de recherches. Toujours aussi grand, toujours aussi impressionnant... Et Maïwenn ressentait de nouveau l’aura trouble et noire qui glissait le long de Mars, et semblait l’envelopper un peu plus que lors de leur première rencontre : l’emprise de la bête.

Pendant une fraction de seconde, les paroles de sa mère raisonnèrent dans sa tête « Empêche le loup de mordre, il en dépend de la vie de ceux qui se ferait dévorer par cette bête. » Et cette monstruosité qui grandissait certainement dans les entrailles de l’homme qui lui faisait face, montrait à Maïwenn l’importance de cette mission.

Le visage toujours à moitié couvert, son regard profond se planta dans l’œil unique de l’épéiste. Sa voix raisonna dans toute la ruelle, un mélange de détermination, fierté, ainsi qu’une pointe d’excitation provoquée par l’idée d’une revanche, voire plus, d’un combattant enfin intéressant. « Te couper la tête où une autre partie de son corps ne m’intéresse pas et cela n’a jamais été le cas. » Ses muscles se bandant et ses doigts se serrant un peu plus autour de ses lances, elle rajouta quelques mots. « Ce que tu qualifies de hargne n’est rien d'autre que le reflet de la tienne. » C'était sans mentir qu'elle répondait à sa question, certes, pas de manière explicite, ni détaillée, elle aurait bien le temps de lui expliquer un jour... En espérant qu'il n'était pas déjà trop tard.
Loup, ou énergie noire que certains nommaient Malice dans ces contrées... Dans tous les cas, il s’agissait d’une menace. Une menace pour l’existence de la vie au cœur des quatre royaumes, une rupture à cet équilibre si cher à son village et Dana.

Et si cette aura se sentait déjà bien alors qu’il se tenait simplement face à elle, certes sur ses gardes, mais plutôt calme... Le ventre de Maïwenn se serra quand l’idée qu’une possible fureur pourrait réveiller totalement la bête. Et au fond d’elle, la lancière espérant qu’il n’avait pas déjà été dévoré à ce point, car ce stade l’obligerait à se battre non pas pour le protéger de la Malice, mais pour réaliser une mise à mort sur un des rares combattants qui avait réveillé sa rage de victoire.

Juste après ses quelques mots, elle s'élança vers l’épéiste, ses lances aiguisées fendant l’air devant elle. Le bruit ses pas témoignaient de la rapidité extrême de la jeune femme, et la façon dont elle s’approchait, zigzagant avec une élégance naturelle, montrait une agilité hors norme. Ses lances frappèrent avec une violence rare la lame presque surréaliste de l’épéiste et alors qu’elle lui reconnaissait dans sa manière de parer, un talent maîtrisé pour le combat. Maïwenn jetait entre deux coups de lances, quelques regards rapides vers le visage de cet homme, guettant l’œil lupin.
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Mars
Exaspération et mutisme
Tout cela l’ennuyait profondément. Premièrement, il ne savait pas pourquoi elle le pourchassait et semblait refuser de lui expliquer pourquoi. Deuxièmement, affronter la jeune femme n’était qu’une perte de temps. Pas qu’elle manquait de force, mais plutôt qu’elle incarnait un affrontement vain. Il n’avait aucune raison de la considérer comme un ennemi et elle n’avait commis aucun acte susceptible de le courroucer. C’est pourquoi, quand elle attaqua de nouveaux, il esquiva les lances en reculant et en déviant d’autres. « Je ne vois pas ce qui te pousse tant à me poursuivre, lancière » avait-il commenté sur un ton exaspéré. « Je n’ai aucune raison de t’affronter et encore moins l’envie » ajoutat-t’il en la repoussant de quelques mètres. Ses coups portaient son absence d’implication dans le combat : tout au plus ceux-ci s’assurait de la distance qui les séparaient, ni plus ni moins.

Et Mars ne mentait pas. Sa volonté de combattre était très faible. Et si Loup, il y avait, celui-ci patienté, allongé sur son flanc, sans aucune envie de se battre. Le moment n’était pas venu. Les forces de la Malice n’étaient pas assez troubles. Il n’avait aucun moyen d’extérioriser sa présence. Un catalyseur à sa présence était absent, même s’il s’était nourri de la rancœur de l’épéiste noir et de la violence des affrontements qu’il avait traversés au cours de son existence. L’existence de cette forme onirique et intérieure de son mal-être et de ses émotions les plus noires était en soi un mystère même pour celui qui en était l’hôte. C’est pourquoi il était très peu probable que Maïwenn puisse jouer aux devinettes avec l’épéiste noir concernant les raisons de sa traque. Plus encore, même si l’esprit du guerrier était aiguisé quand il s’agissait des batailles et des choses de la guerre, fallait-il encore avouer que pour tout le reste et particulièrement, la magie, Mars était une bête un peu sauvage, rustique, qui ne savait pas toujours comment apprivoiser les mécanismes les plus techniques.

Pas un sot, mais pas une flèche non-plus, pour Mars, le Loup noir n’était qu’un obstacle qu’il dégageait de sa route, comme lors de la bataille qu’il avait mené pour Kireïde. Il ne réalisait pas ce qu’il représentait pour lui, il ne savait pas non plus quel danger cela pouvait représenter pour son ego, ni pour les autres. Car Mars ne savait faire que ça : lutter pour survivre et avancer. Sa détermination de vivre était son arme. Les combats le suivaient et il suivait donc le danger. Dans une valse où son objectif était encore de punir le meurtrier de la seule qui ne l’ait jamais protégé, après la mort de ses véritables parents. « Si c’est te battre contre moi qui t’obsède tant… »

Mars inspira un grand coup, se concentra et se mit à attaquer férocement. Malgré la lourdeur de son arme, il interdisait à son adversaire l’imprudence d’user et d’abuser de son agilité, tant l’arme parvenait, par elle-même, à représenter un obstacle dangereux. « Viens-donc ! » Il se projeta en avant, son arme faisant un dangereux arc que Maïwenn esquiva en se penchant. Profitant de son élan, Mars la déséquilibra et profita de l’ouverture pour que sa lame vienne menacer la gorge de la jeune femme. « Pour ma part, ce combat ne signifie rien pour moi » ajouta-t-il, un semblant de fatigue dans le regard. On n’aurait pu dire s’il s’agissait de lassitude ou d’une véritable fatigue physique. « Maintenant, dis-moi ce que tu veux et pourquoi tu me suis depuis si longtemps. Je pense mériter tes réponses, guerrière. »

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C’est légèrement essoufflé que le corps de Maïwenn frappa le sol pavé, lâchant une seule de ses lances pour se rattraper au mieux et alors qu’elle était sur le point de répondre, elle s’immobilisa en sentant la lame de Mars frôler son cou, son cœur même semblait battre à une cadence soudainement plus faible.
Même position que deux ans auparavant, et pourtant une sensation différente. Lors du premier combat, la défaite de Maïwenn était née en quelques secondes, alors qu’elle ne connaissait pas la renommée et la force du guerrier. Cette fois, elle connaissait l’homme qui lui faisait face, elle connaissait sa force, sa dangerosité, et si la lutte avait cette fois connu plus d’une minute de vie, la défaite avait un goût bien plus prononcé pour la jeune femme.
Perdre là où l’on ne perd jamais, un sentiment d’une violence assez rare. Son corps figé, la mâchoire de Maïwenn se crispa, avant de se relâcher quand elle soupira, non pas haineuse, mais énervée par ses propres capacités incapables de malmener l’épéiste noir.
Le regard grenat de la lancière se redressa enfin, remontant le corps imposant de Mars qui la surplombait, avant de rejoindre enfin son regard. Après quelques secondes à scruter ses yeux, y cherchant l’ombre. Maïwenn soupira une nouvelle fois, desserrant enfin les lèvres. « Vu que mes mots sont sûrement moins piquants que quelques lances, si tu veux parler, écarte au moins ta lame, épéiste. »

Au loin à l’entrée de la ruelle, quelques passants firent demi-tour en voyant le reflet de la lune sur l’énorme épée du guerrier, et c’est seulement une fois que cette masse de fer s’écarta que son cou, que Maïwenn se détendit légèrement bien que toujours sur ses gardes. Il désirait des explications ? Il fallait s’y attendre et elle s’y était attendue en imaginant cette fameuse rencontre à plusieurs reprises pendant ces deux années. Mais Maïwenn ne comptait pas répondre à cette demande légitime dans cette position. Sans le provoquer, la jeune femme se redressa avec cette grâce qui semblait liée à tous ses mouvements, dégageant d’un geste précis les quelques mèches prunes qui barraient son regard.

« Je ne te veux rien. Ni ta vie, ni tes services. Peut-être un jour frapper de nouveau ta lame, mais pas ici. » Redressant également ses lances, elle surveillait tout de même du coin de l’œil l’épée de Mars. Si sa voix ne trahissait pas le sentiment de défaite qui se répandait pourtant dans tout son corps, dans toutes ses veines, c’était pour autant la première fois que l’épéiste ne se trouvait pas face à une facette de Maïwenn ne reflétant pas directement la combattante qu’elle était.

Et si jamais une personne resurgissait de son passé pour lui annoncer qu’elle pourrait devenir un monstre face aux autres humains, que si elle continuait dans cette voie, elle pourrait se transformer en un danger et une ombre meurtrière, sanguinaire ? Le croirait-elle ? Peut-être pas. Retrouvant sa stature fière face à Mars et malgré un sentiment de déception encore noyé au fond de sa gorge, un très léger sourire ironique s’inscrit sur le visage de la lancière. « Tu mérites des réponses, mais je ne pense pas que tu les écouteras, ou que tu me croirais. A partir de cela, à quoi te servirait quelques réponses affabulatrices à ton esprit ? »
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