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« Livraison spéciale (PV Atlas) »
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Aujourd'hui, je suis en Kireïde. J'ai réussi à obtenir quelques jours de repos. Pas que j'aime pas mon boulot, au contraire, mais c'est très éprouvant d'être au courant tout les jours des conflits du monde actuel. Chang'an m'ouvre ses portes ! ça c'est grâce à mes parents. Ils m'ont envoyé faire une livraison de matériaux assez rare chez des amis de longues dates. C'est qu'ils connaissent beaucoup de monde mes parents. Malgré ça, personne ne me connaît moi, c'est très drôle, mais j'ai qu'à dire que je suis le fils des Rihito, ça passe tranquille. Surtout que je ressemble énormément à mon père. Ils viennent de temps en temps par ici, surtout à Hélios pour être honnête mais j'ai toujours préféré Chang'an et ses traditions. Bon, rien n'arrivera à la cheville de Sollvaec mais bon, c'est toujours sympa de changer d'air.  
Malheureusement, Miko n'est pas là, il a préféré prendre son jour de repos pour aider mes parents justement. Il fait tout le temps ça de son temps libre. Moi, quand j'ai du temps libre, je préfère voyager, c'est toujours mieux pour mettre de l'ordre dans sa tête, et surtout pour revenir au monde réel et pas rester la tête dans les nuages, littéralement.
Quoi de mieux pour changer l'air que d'aller à Chang'an ? Par contre, y'a un truc que j'avais pas prévu, c'est la chaleur. J'ai beau y résister, j'y suis pas habitué, j'y suis plus habitué. Mais j'aime bien.
Quand les portes de la ville se sont présentées devant moi, j'ai vraiment eu l'étrange impression d'être chez moi.
J'aime cette sensation.
Je dois faire mes livraisons demain, dans un des quartiers reculés de la ville. Malgré que ce soit cher, c'est pas souvent que je viens ici : Louer une chambre d'auberge à côté de l'étang des miracles, c'est un luxe à ne pas se refuser.
Je me rends donc à l'auberge, où je paaaaye ... je suis encore choqué du prix. Je pose mes affaires, et je pars profiter de l'étang et de l'ambiance nocturne de ce lieu mystiques.
Assis sur un banc, j'étends mes jambes et les croise. Je me détends. Quelques regards se posent sur moi, mon accoutrement n'est pas du tout commun par ici, ce que je peux comprendre, mais à part contempler les ondes de l'eau crées par les barques, rien ne me perturbe.
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Le reflet dans l'eau des lumières de la belle ville de Chang'an donnait à voir un véritable spectacle féerique cette soirée là. Et bien que cela m’apaisait quelques instants, je n'étais pas là par bonté de cœur. Depuis cette nuit... Cette nuit tragique où un Algiz a détruit ma vie, je venais ici une fois par an, depuis maintenant sept longues années, si ce n'est plus. J'avais arrêté de compter, et puis ma formation à l'académie militaire me permettait d'oublier. Cependant cette journée était un anniversaire, un anniversaire sanglant, et c'était une des seules soirées où mon devoir était de me souvenir, pourtant j'aurais accepté les pires corvées plutôt que de faire ça.
Je flânais sur les quais depuis quelques heures déjà, regardant les étoiles, me répétant que de là-haut  ils veillaient sur moi, pourtant j'étais toujours là, des fois je me demandais si il ne valait pas mieux que je me sois fait exécuté comme eux, au moins nous aurions pu rester ensemble. Mais il était trop tard pour se plaindre : maintenant j'avais donné ma loyauté à Kireïde, et quitte à mourir au combat, autant emporter le plus d'Algiz avec moi dans la tombe.
J'avais acheté une petite embarcation le jour du premier anniversaire de leur mort, afin de pouvoir un instant me recueillir comme ils voulaient que je le fasse de leur vivant : se laisser porter sur l'étang le temps de se recueillir, et je n'avais pas le droit de partir avant que la barque n'ai touché le quai. D'habitude ça durait toujours moins d'une heure, à croire que les esprits ne voulaient même pas me voir, c'était assez triste pour moi, mais d'un autre point de vue le sale moment ne durait pas si longtemps.
Je pris donc place dans le petit bateau, ramais quelques mètres, puis laissais tomber puis couler les rames : je n'avais plus aucun moyen de regagner la rive, à part à la nage. Je détachais ma maigre bourse de ma ceinture, et en sorti une pièce d'or. Le rivage paraissait loin, désormais.  

-Père, Mère, Violette... J'espère sincèrement que vous avez trouvé la paix auprès de Vaec. Personnellement mon entraînement à l'armée se passe bien, même si je sais que vous étiez contre à la base, je pense être assez adulte pour faire mes propres choix. Mais je voulais vous dire...

Les larmes me montèrent aux yeux, ça ne m'étais pas arrivé depuis longtemps, mais pour une fois, je m'autorisais à devenir le petit garçon peureux que j'étais avant ce triste jour. Sans finir ma phrase, je lançais la pièce en l'air, adressant une courte prière pour eux, elle coula dans l'eau dans un petit ''PLOP'' puis disparu dans l'eau noire en laissant quelques ondulations. Puis... Un miracle, ou une malédiction ? Je cru apercevoir le visage de ma mère, Dahlia Belladone, qui me fixait, puis m'adressait un de ses fabuleux sourire, ses cheveux d'or flottants au gré des ondulations provoquées par la pièce. Je me penchais au ras de l'eau pour mieux la voir, mais ce n'était que le fruit des différentes lumières se reflétant dans l'eau. A ce moment, je ne pu retenir le flot de chagrin qui m'envahit, les larmes coulèrent à foison, se mélangeant avec l'eau noire du bassin.

-C'est tellement dur sans vous ! Je ne sais pas comment vous l'expliquer, ni si vous vous rendez compte à quel point je me sens seul ! Depuis quelques temps j'ai l'impression de n'être qu'une coquille vide, la vie n'a plus vraiment de goût sans vous, je n'ai personne à qui me raccrocher quand je vais mal, mis à part le mur miteux de ma chambre ! Pourquoi ? Hein ?! Pourquoi est-ce qu'on m'a infligé ça ? Je voulais juste passer ma vie avec vous, et il a fallu que cette foutue guerre m'enlève ce que j'avais de plus chère ! Je... Je...

Je ne pu continuer, tout en m'effondrant dans le bateau, j'éclatais enfin en sanglots, ceux qui n'étaient pas venus quand l'on m'a annoncé leur mort, le matin même de la journée où tout à basculé.

-Cet étang est censé accomplir des miracles ! Mais le souhait que j'ai serait de vous revoir quelques secondes. Et on me l'a interdit ! Pour toujours !

Dans ma tête se déroulait un chaos total, je ne pouvais pas aligner deux idées, moi qui étais si calme d'habitude. J'étais, en l'espace de quelques instants, redevenu un petit enfant, frêle et pleurnichard. J'aurais pu continuer à me plaindre encore longtemps si un bruit sourd ne vint pas mettre un terme à mon chagrin : le bateau avait touché la rive, je n'avais maintenant plus le droit de pleurer jusqu'à l'an prochain. Assis à quelques mètres, un jeune homme me regardait, intrigué, sa peau métisse indiquait que c'était un habitant de Kireïde. Je séchais aussitôt mes larmes : j'étais toujours en tenue de garde et ce n'était pas digne de mon travail.

-Excusez moi monsieur. Mais vous devez savoir ce que c'est, la guerre... Je représente mal nos souverains, désolé que vous ayez à voir ce pathétique spectacle... Je peux vous aider ?
Invité ;




Depuis quelques minutes, je vois un homme sur une des barques, l'une des barques qui crée ces ondes que je contemple depuis tout à l'heure. En remontant du regard celle ci, je vois cet homme qui accoste près de la rive, séchant encore ses larmes.

Ce n'est pas un malheureux spectacle mon cher ... Je comprends ce que c'est la guerre, on a tous perdu quelque chose

Je crois même pas ce que je dis, mais cet homme est dans le besoin, et je dois l'aider.

On a tous des sentiments. J'ai à peu près entendu vos plaintes. J'ai cru comprendre que vous croyez en Vaec. Et j'aime ça. Car bon, j'ai beau l'air d'être de Kireïde, je viens de Sollvaec.

Je ... J'aime les personnes humaines, qui ont des sentiments, ça prouve que ce sont des personnes honnêtes. Je n'ai entendu que des brides de son discours, mais, il a l'air d'avoir perdu beaucoup, et de ne pas s'en être remis. Voilà pourquoi je me bats : faire cesser cette foutue guerre qui fait des morts inutiles.

La vermine doit être éradiquer. Les personnes qui ne sont pas dignes de Vaec doivent mourir. Comprenez bien une chose s'il vous plaît. Je viens de Vaec, et donc je dois être impartial. Mais cette personne qui vous à fait tant de mal. Si j'ai bien compris elle a tué des personnes de votre famille. Elle n'est pas digne de Vaec, et donc doit être éradiquée. Malgré cela, vous ne pouvez pas juger tout un système à travers une seule personne. Dans n'importe quel peuple il y a des personnes de valeurs, et des vermines. Vu que vous venez de Kireïde, j'en déduis que cette personne est sans doute un Algiz. Ne jugez pas tout le peuple Algiz pour l'écart d'un de leur congénère. Car, si on cherche un peu, on peut faire le même jugement pour vous, Kireïdien. Vous comprenez ?

Même si ça risque d'être compliqué, je vais essayer de faire changer d'avis cet homme. Cet noblesse et cet héroïsme qu'il a l'air d'incarner me plaisent bien.

Pour changer de sujet car vous avez l'air très troublé, J'aimerais bien que vous m'aidiez oui. Je suis un peu perdu dans cette ville. Et demain je dois faire une livraison dans un de ses quartiers. Ca vous dirait de passer la nuit avec moi et de m'y emmener demain ?
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J'avais honte, honte de pleurer en portant mon armure, j'aurais dû y penser plus tôt et m'habiller en civil, cependant j'étais venu ici dès que j'étais arrivé en ville. Maintenant étant donné que j'étais en congé, je pouvais rester en ville et flâner comme j'avais l'habitude de faire. Cependant je n'avais pas le cœur à cela pour l'instant, en plus j'avais tout juste posé mes affaires à l'auberge et la nuit était déjà bien entamée.  

-Ce n'est pas un malheureux spectacle mon cher ... Je comprends ce que c'est la guerre, on a tous perdu quelque chose 

Tous perdus quelque chose, c'était un peu vite dis, ça... Même si le but était de me remonter le moral, ça avait le dont de le détruire encore plus qu'il ne l'était déjà : comment se sentir bien alors que de nombreuses autres personnes se trouvaient dans mon cas, voire pire ?

-On a tous des sentiments. J'ai à peu près entendu vos plaintes. J'ai cru comprendre que vous croyez en Vaec. Et j'aime ça. Car bon, j'ai beau l'air d'être de Kireïde, je viens de Sollvaec. 

Ah... J'avais aussi oublié ce pays... Sollvaec. Pour ma part leurs idées étaient louables, rétablir une paix durable était la priorité. Pourtant je leur en voulais un peu de ne pas s'y essayer plus activement, comme si nous n'avions plus entendu parler d'eux depuis le Grand Complot. Pourtant il se trompais lourdement sur une chose : je ne croyais en aucun dieu, car ils étaient responsable de cette guerre et de mes maux ; mes parents au contraire... C'est pour cela que j'avais adressé une prière à Vaec, bien décidé à honorer leur mémoire et leur conviction. Mais parler de religion ne me dérangeais pas tant que ça, par contre je ne voulais pas savoir comment ce religieux allait réagir si il savait que je ne vénérerais en aucun cas son dieu.    

-La vermine doit être éradiquer. Les personnes qui ne sont pas dignes de Vaec doivent mourir. Comprenez bien une chose s'il vous plaît. Je viens de Vaec, et donc je dois être impartial. Mais cette personne qui vous à fait tant de mal. Si j'ai bien compris elle a tué des personnes de votre famille. Elle n'est pas digne de Vaec, et donc doit être éradiquée. Malgré cela, vous ne pouvez pas juger tout un système à travers une seule personne. Dans n'importe quel peuple il y a des personnes de valeurs, et des vermines. Vu que vous venez de Kireïde, j'en déduis que cette personne est sans doute un Algiz. Ne jugez pas tout le peuple Algiz pour l'écart d'un de leur congénère. Car, si on cherche un peu, on peut faire le même jugement pour vous, Kireïdien. Vous comprenez ?

Non... Il avait osé ? Il avait osé me faire une leçon de morale ? Ce type qui ne me connaissait que par mon armure et mes larmes ? Je le savais très bien que même dans le camp ennemi des Algiz essayaient de calmer le jeu et d'arrêter ces combats futiles. Mais c'était mon métier de les combattre, et je n'allais pas arrêter : je n'avais que le talent de l'escrime pour gagner ma vie, et c'était avant tout un rêve que j'avais depuis tout petit de devenir un héros légendaire au sein de l'armée. Alors c'était pas demain la veille que j'allais tout plaquer. Et de toute façon il ne savait rien de ce que j'avais vécu, rien de ce que j'avais ressentis ce jour là. Il ne savait tout simplement rien. Quelque chose me disait que je n'allais pas très bien m'entendre avec cet homme là.

-Pour changer de sujet car vous avez l'air très troublé, J'aimerais bien que vous m'aidiez oui. Je suis un peu perdu dans cette ville. Et demain je dois faire une livraison dans un de ses quartiers. Ca vous dirait de passer la nuit avec moi et de m'y emmener demain ?

Honnêtement, je n'en avais aucune envie. Déjà parce qu'il m'avait en quelque sorte un peu énervé, et ensuite je le répétais, je n'avais pas le cœur à passer du temps avec quelqu'un. Mais ma tenue de garde disait plus ou moins que j'étais en service, et puis une soirée de travail me permettrait certainement d'oublier mes idées noires. Alors oui j'allais accepter, mais pas par bonté de cœur pour une fois.

-Bien monsieur, je viens souvent ici en congé donc je connais pas mal de chemins. Suivez moi : je connais un bar pas très loin d'ici qui sert de délicieuses boissons. Oh ! Et avant d'oublier, je déteste tout ce que qui est en rapport avec le divin : ce sont les croyances et les dieux qui ont plongé Meinarest dans le chaos, qui pourrait vénérer les responsable de cette guerre à part des fous ?

Après cette provocation à peine cachée, je me mis en route sans demander mon reste. Qu'allait-il me faire de toute façon ? Ce n'était qu'un prêtre venant d'un culte qui ne bougeait même plus le petit doigt pour empêcher les combats, et il ne devait occuper qu'une fonction mineure au sein de son culte, sinon on ne lui donnerait pas la mission d'aller faire quelques livraisons. Je devrais me calmer, car je n'avais pas l'intention de me battre dans la soirée.
La soirée étant bien avancée, je fus un poil étonné de voir que l'animation n'avais pas quitté les lieux pour autant, un marché de nuit s'était installé près du lac. Et c'était pile là que ce situait cette fameuse taverne, qui en plus n'était pas réputée que pour son alcool. Je n'y allais que pour une seule chose : son jus de cerise qui pouvait tout droit venir d'une succube, envoûtant, si bon, je pourrais en boire jusqu'à exploser. Le Cerisier, c'était le nom que portait cette taverne dont la réputation attirait les voyageurs et marchands en tout genre, elle servait bien sûr toutes sortes de boissons, mais c'était son jus de cerise qui avait forgé sa renommée.
Je m'asseyais à une table en terrasse pour garder un œil sur le marché nocturne, non pas que j'étais soucieux d'un quelconque incident, mais je voulais tout simplement regarder les jeunes marchandes vendant quelques amulettes et babioles de l'autre côté de la rue. J'étais quand même ici en vacances après tout, et j'appréciais les beautés exotiques...

-Mais n'attendez pas là, asseyez vous et parlons de quelque chose de plus gai. Je vous conseille leur jus de cerise, c'est la meilleure chose que vous goutterez de toute votre vie monsieur... Monsieur ?  

Ce n'est qu'a ce moment là que je me rendis compte que je ne connaissais toujours pas son nom, il le fallait quand même pour que je passe une bonne soirée avec lui, qui s'annonçait historique.

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