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« [Shaylee] Quand l'ombre est irradiée de foi. »
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La lumière aveuglante.


■ Ces derniers temps, la tension était palpable, pernicieuse, empoisonneuse. Le danger rôdait, prêt à chaparder sa proie innocente ou non. Il était donc inconcevable et suicidaire d’aller dans des terres où être étranger est signe de prendre position ennemie. Pourtant, Themyat est envoyée pour déambuler à travers les deux contrées qui semblaient être de plus en plus en litige : Sollvaec et Ilmyde. Une cause de mort par une attaque « animale » ou une déclaration appelant à l’hérésie pouvait tomber sur sa tête durant ses rares voyages, à l’en dissuader de repartir voguer sur les terres si tôt retournée en Asmosa. Car c’est bien beau d’aller défendre quoi que ce soit, mais seule ou en très petit groupe dans des villes peuplées peu avenantes était une tâche presque impossible.

La preuve en est avec son arrivée devant les murs des quartiers moyens où la foi était la loi. Déjà parvenir jusqu’ici fut une rustre épopée, devoir soutenir sans arrêt les regards scrutateurs et condescendants des croyants paraissait aussi difficile de certifier de n’en avoir que faire de leur dieu. Même la rutilance des lieux parvenait à persuader la juge d’éviter tout esclandre donc elle possédait le secret. La raison demeurait de mise, surtout quand ses supérieurs avaient signalé la venue de la femme d’honneur aux hauts-gradés de la cité pour aucune fausse cause. Cette dernière consistait à garder un lien de bonne entente avec la capitale sainte en envoyant une aide pour juger les mécréants qui osent salir de manière ostentatoire les paroles de leur divinité. En soit, il s’agissait d’une mission des plus douleureuses pour Themyat, qui n’avait aucune foi et qui devait mentir.

Pour cause, certaines personnes ont eu vents de rumeurs, ce qui eut le don d’irriter notre dame d’être expédiée pour des billevesées. Mais une parti de vérité se dissimulerai parfois dans ces dires nuisibles. Dans tous les cas, la représentante de la justice était obligée d’accepter cela au risque de subir d’autres méthodes moins pacifiques pour l’éloigner d’Asmosa. Les murs chuchoteraient et aborderaient le cas d’enfants illégitimes et endoctrinés par le conseil pour asséner leur croyance. Ce fut pourquoi au lieu de fixer les gardes qui soulignaient ouvertement leur récalcitrance à laisser passer une « inconnue » dépasser les grilles de leur ville.

Une fois au sein des quartiers moyens, Themyat ne s’empêcha pas de lever sa main pour couvrir ses yeux de cette lumière presque surnaturelle. Il ne s’agissait pas que du soleil pénétrant mais de l’endroit qui respirait de lumière, un peu gênant pour une mage de ténèbres. Elle n’appréciait pas ces bâtisses trop épurées où elle découvrit diverses nuances de blancs dont elle ne devinait pas les noms. Les yeux se plissaient devant cette image presque divine qui émanait des rues, des briques, des demeures. Il y avait des plantes ou des décorations de couleurs mais cela paraissait invraisemblable. Une grimace se figea sur ses lèvres, créant un regard d’animosité parmi les habitants au sourire qui semble trop gentil. Elle les ignora avec superbe, bien trop préoccupée par cette sensation d’être une personne indésirable, sans compter l’impression d’être surveillée de près pour intervenir dès qu’une bavure serait faite.

Ses pas la conduisirent avec hâte vers un marché assez animé mais qui paraissait très cadré. Les discutions n’étaient pas aussi véhémentes qu’à Asmosa. Il y avait une sorte de consensus à ne pas hausser la voix. Les vendeurs ne scandaient pas leur prix et produits. Rien n’était trop tapageur. Tout est bien rangé, ordonné que ce soit les personnes remplissant leur panier pour leur famille ou les prêtres qui se promenaient pour tenir des conversations diverses avec tout participant. Tout était trop calme, trop serein, trop. Il fallait absolument qu’elle trouve ses cibles. Mais avant de sommer sa présence auprès du Conseil du moins des représentants moins gradés, elle devait se fondre dans la masse, exploit et même miracle du jour.

La juge se dirigea avec aisance vers une échoppe pour un souvenir de son séjour à Sollvaec, non tant bien que mal effacé son rictus, dévoilant son malaise devant une telle scène. Sur l’étalage en bois noble, elle observa les multiples petits accessoires et bijoux, après s’être inclinée devant l’artisan féminin pour la saluer. Personne ne la connaissait ici mais durant sa recherche du cadeau adéquat pour sa tutrice religieuse, elle trahit presque son rôle de juge, en se tenant le menton tout en étant altière.

« - Je me demande ce que je pourrais choisir qui ne soit pas trop voyant… Oh pardon, j’ai failli vous bousculer mes excuses, jeune dame. » déclara-t-elle après avoir légèrement reculé et senti la présence derrière elle.



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L’ennui est une bien vilaine bête. Elle s’installe et reste là, il devient alors difficile de s’en débarrasser. Bien avantage qu’une nuée de moucherons ayant décidé d’élire domicile chez vous. L’ennui colle à la peau, l’ennui se joue des êtres qu’elle hante comme une entité malicieuse. Elle fait plonger dans un cercle vicieux, plus l’on s’ennuie et moins les activités que l’on affectionne habituellement ne nous semblent attirantes. Dans le cas de Shaylee, il fallait comprendre là qu’elle s’ennuyait tellement que même embêter son frère ne l’intéressait pas. Elle avait pourtant essayé de se forcer un peu, espérant que le plaisir de lui pourrir la vie reviendrait au galop, mais il n’en fut rien. Lui-même ressemblait davantage à une larve qu’à un homme présentement. De fait, elle lui adressa une moue qui en disait long sur sa façon de penser, et l’avait laissé seul face à son triste sort de larve en devenir. Hors de question pour elle d’accepter le même sort.

Perfide, elle prit tout de même le temps de balancer un objet dans la direction de son jumeau avant de s’éclipser des lieux au plus vite, à tel point qu’elle ne put pas même prendre le temps de voir si le projectile avait touché sa cible. Dommage, mais c’est toujours une conséquence moins importante que de subir les représailles de la cible, assurément. Il n’a sans doute pas même eu le temps de se relever qu’elle flânait déjà dans les rues, à la recherche d’une nouvelle occupation et surtout avec l’idée de s’éloigner le plus possible de lui. Il serait capable de la suivre pour lui faire subir bien pire, ce fourbe. Sans doute est-ce pour cela qu’elle ose un regard en arrière de temps en temps. Sans tomber dans la paranoïa. Juste pour être sure.

Elle s’étire, baille sans gêne. Le Conseil ne semble pas avoir besoin d’elle en ce moment, alors autant en profiter pour aller faire un petit tour dans les rues, peut-être se changer un peu les idées. Ses longs cheveux bleus au vent, elle ne passe pas réellement inaperçue, même si elle ne cherche à attirer aucun regard. Finalement, c’est vers le marché que ses pas la dirigent. Elle avait oublié que c’était jour de marché, mais ce n’est pas plus mal. Il s’agit de l’occasion rêvée pour faire quelques emplettes, acheter des cadeaux. Et, pourquoi pas, éventuellement se faire plaisir également. De combien de temps ne s’est-elle pas acheter quelque chose pour juste se faire plaisir ?

Elle se promène entre les échoppes lorsqu’une femme recule et manque de lui rentrer dedans. Elle lui présente ses excuses et la demoiselle lui adresse un sourire. Polie et bien élevée, comme toujours. « Oh non, c’est ma faute. Je devrais faire attention où je mets les pieds. » Elle observe une seconde la jeune femme, qui ne semble pas être du coin –cela se voit tout de suite lorsque l’on est habituée à chercher les petits détails. Puis, son regard bien se poser sur les bijoux. Elle s’en approche légèrement. « Du beau travail, n’est-ce pas ? »
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Quand on parle du "loup".


■ La politesse est de mise. Toutefois, trop de bienséance dérange l’étrangère car elle reste l’étourdie du duo. La réplique va surgir. Cependant les sourcils se froncent minimement dévoilant un soupçon d’étonnement. L’ironie du sort se moque d’elle. La jeune fille, ou plutôt l’une des jumeaux sur laquelle elle doit trouver des informations, est là juste devant elle, l’observant avec ses pupilles loin d’être communes. L’esprit ne demeure pas figé réagissant rapidement aux mots découlant des lèvres de l’habitante de la région.

Les yeux carmins s’attardent à nouveau vers les bijoux dit typiques de la région. La finesse du travail ne peut être reniée. Les gravures, la taille des pierres fines et même de morceaux de roche semblent des plus irréprochables. Guère étonnant de la part d’un pays qui prêchent la foi mais surtout l’honnêteté et le don inné et de soi. La main se tend, les doigts pianotent l’air avant de s’arrêter vers une épingle à cheveux en bois de bouleau serties de paillettes de grenat. Puis reprenant la conversation dans un silence respectueux, Themyat sourit discrètement :

« - Je ne quitte que très peu mon bureau dans ma contrée et rencontrer cet exquis travail d’orfèvre lors de mes voyages ne peut qu’évoquer de l’admiration de ma part. Je me doute que cela doit être parmi votre quotidien. »

S’inclinant devant la tenante, quelque peu surprise de la visite d’une « non-croyante » de l’échoppe, la juge désigne avec soin mais sans être brusque l’épingle. Elle a fait son choix. La femme se retourne vers son interlocutrice pour mieux la regarder tout en ne la scrutant pas avec insistante. Les pas de la marchande se font derrière elle pendant qu’elle réalise une petite révérence quelque peu masculine et se présente sans rien cacher pour mieux jauger la réaction de cette fameuse demoiselle dont elle connaît déjà le nom :

« - Merci de me tenir compagnie, je me dois de me présenter. Masis Themyat d’Asmosa. Auriez-vous l’amabilité de me guider vers mon lieu de rendez-vous, je vous prie ? Je dois signaler mon arrivée aux intendants de Sollvaec.»



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Son interlocutrice reporte son attention sur les bijoux taillés et assemblés à la main. Elle-même n’a toujours pu que s’émerveiller devant la beauté de ce que l’on peut faire lorsque l’on fait de l’artisanat son métier. Elle, qui est mage, et aux ordres du conseil de surcroit, sait effectivement jouer de la magie de glace, mais il est impossible de lui demander de faire quoi que ce soit de ses mains. La cuisine, ça peut encore passer, et encore, fort heureusement qu’elle peut mettre son jumeau à profit pour ce genre de choses. Peut-être devrait-elle se lancer dans l’une de ces activités. Elle ne peut que reconnaitre qu’elle crève de jalousie quand elle voit le talent de ses artisans, quand elle n’est capable de rien dans ce genre.

Elle croise les bras sur sa poitrine, et rends son petit sourire à la jeune femme face à elle. Son choix est fait et la tenancière de la petite échoppe prend soin temps pour emballer l’objet avec soin. Elle est d’un soin que l’on reconnait bien souvent aux habitants de Sollvaec. « Nos artisans ont effectivement tous un très grand talent. Cependant, si je puis vous avouez un secret, je me retrouve tous les jours à m’émerveiller devant leur magnifique travaille, combien même j’ai la chance de les admirer depuis mon plus jeune âge. »

La jeune femme se présente et, bien qu’elle semble avoir rendez-vous avec une personnalité importante de la ville, elle n’a aucune idée de qui elle peut bien être. Nul doute que si elle était là pour voir un membre du conseil, il aurait demandé aux jumeaux de l’escorter afin d’être sûr qu’elle arrive sans embuche au point de rendez-vous. C’est peut-être sa dévotion, d’ailleurs, qui lui fait hocher positivement la tête. « Ravie, Dame Masis. Shaylee Andersen, mage dévouée au conseil. » Elle laisse le temps à la tenancière de tendre le paquet à sa nouvelle compagnie, et commence à ouvrir la marche. « Si vous voulez bien me suivre ? » Demande-t-elle avant de la guider dans les rues pavée de la grande ville. « Serait-ce trop indiscret de vous demander pour quelles affaires vous avez fait un si long voyage, d’Asmosa à Sollvaec ? »
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Jouer avec les mots.


■ Le voyage reprend tranquillement et n’est plus hasardeux. Il n’est plus temps de s’égarer devant l’architecture ou le travail artisanal de Sollvaec. Les pas des deux interlocutrices se joignent, créant un léger écho synchrone. Nul besoin de répondre, le rendez-vous est fixé. Il faut donc avancer sans se presser pour autant. L’esprit se referme et se concentre sur la dénommée Shaylee. Les chausses résonnent sur les pavés entretenus des rues. Mais le chant de cette marche est interrompu par une question qui taraude les pensées de l’originaire d’Asmosa. Le hasard est décidément capricieux et se joue de toutes ses poupées. Themyat reste de marbre et déclare d’une voix joviale sans s’accorder un temps de réflexion pour ne pas créer de suspicion :

« - Il est normal que vous tenez à savoir. Ma venue reste extraordianire. Vous vous en doutez, c’est une affaire assez importante pour que votre patrie de foi me somme de quitter la mienne, comme vous le disiez si bien. »

Pour être honnête cette invitation forcée n’arrange guère la juge car ne désirant pas semer d’esclandre et nuire à Asmosa. Peut-être pour cela que le conseil tient tant à l’appeler ? Un bouc émissaire est simple à trouver et cela empêche de nuire à un habitant de la ville sainte. Non il y a bien plus grave. Sollvaec sait. Sollvaec veille. Themyat est seulement tombée dans leur toile car certaines rumeurs même fausses sont nuisibles et la femme a ouï dire d’un qu’en dira-t-on susceptible de chambouler la vie de la jeune personne qui la guide en ce moment-même. Les pensées s’arrêtent là. La promenade s’est avancée de deux rues, le bruit de la cité est toujours discret. La juge profite de ce calme assez étrange pour se détendre et la voix s’élève toujours avec ce ton amical :

« - En y pensant, voyons comme se forge votre esprit. Quelles sont vos théories sur mon audition d’aujourd’hui ? »



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Les pas s’enchainent sous un soleil que l’habituée des lieux ne peut qu’apprécier, tout en reconnaissant qu’il est parfois difficile de s’y faire lorsque l’on vient de contrées plus froides et plus sombres. Elle ne se presse pas, parce qu’elle ne voit nulle raison de le faire. Aucun caractère d’urgence n’a été exprimé et elle-même ne semble pressée de vouloir se rendre au point de rendez-vous. Les affaires sont les affaires et ses raisons lui appartiennent, elle ne l’interroge donc point dessus. Elle ne peut que se douter combien les juges peuvent croiser le chemin de bien des histoires sordides. Dure profession qu’elle ne sait si elle aurait pu assumer elle-même.

Sa réponse survient quelques instants après que la question, indiscrète mais posée, ne se soit manifestée. Le vague s’installe, le flou demeure. Elle n’est guère obligée de répondre au flocon du conseil de toute façon. La jeune fille ne sait que trop bien que la curiosité est un vilain défaut. De plus, ce genre d’affaires, souvent, ne veulent s’ébruiter. « Je le comprends. Et je doute qu’une telle affaire ne veuille se faire ébruitée. Il n’est jamais bon de donner davantages de raisons entre les contrées pour se haïr davantage. Les relations semblent déjà bien assez tendues comme cela, bien que nous ayons la chance ne de pas être de deux ayant un parti pris pour la guerre. » Contrairement à Ilmyde et Kireïde qui semblent ne chercher qu’un prétexte pour déclarer une guerre certaine. Mais elle tait ce détail.

Peu à peu, elles s’éloignent des quartiers les plus animés. Peu à peu, il y a moins de présences et moins de bruit également. Car peu s’approchent du conseil, peu en ont l’autorisation, peut-être également l’envie ? Une question se pose, délicate mais pourtant si compliquée. Shaylee a beau sembler l’être, elle n’est pas naïve. Elle prend quelques instants pour y réfléchir. « Peu d’affaires, je le pense, peuvent concerner aussi étroitement deux pays si étrangers l’un à l’autre. Peut-être suis-je du genre à craindre le pire ? Dans mon esprit seules quelques théories semblent plausibles : espionnage, enlèvement, ou meurtre…Rien qui ne veuille s’ébruiter. Ce qui me fait supposer que même si je touche à quelque chose de réel, je n’aurais aucune réponse. Je le comprends, ne vous en faites pas. » Bien d’autres affaires auraient pu apporter la venues d’autres personnes. Mais il s’agit là d’une juge, et elle est seule…Au fond d’elle, elle ne désire qu’avoir tort. Elle n’est qu’une enfant après tout, à côté des sages du conseil. Elle ne sait rien. Peut-être est-elle un peu naïve, finalement ?
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Dédale & Icare.


■ Les réponses coulent et se déversent dans l’air. Les deux jeunes femmes ne dévoilent aucune animosité, telles des badaudes en train de déambuler parmi cette cité-état tranquille. Elles se fondent dans la masse. Des enfants les dépassent, moults conversations peu distinctes les enlacent. Puis tout en nuance, plus elles se rapprochent du lieu le plus saint de la capitale de la foi plus les sons de taisent. Les effluves de la ville semble même vouloir apporter paix et silence. A croire que la discussion doit se faire discrète mais sans anxiété. A nouveau, un fleuve de mots surgit de sa source serein. Le destin, matière intangible auquel ne croit la juge semble vouloir s’immiscer dans son esprit. Mais la femme la réfute, la renie. Cette enfant est loin d’être candide. Si seulement elle savait quel bourbier elle peut créer…

Les lèvres restent scindées. Seule la main de l’originaire d’Asmosa fait tapoter amicalement la tête de Shaylee. La promenade se fait dans le silence mais les méninges de l’étrangère s’agitent et ressassent les faits qui auraient pu la sommer en Sollvaec. Le conseil a du ouï la réputation de Themyat à se mêler des affaires ardues et qu’elle peut faire des têtes hauts placées. Mais pour autant ce n’était pas juste cela qui peut causer sa perte. Elle se rend compte, elle qui prône la liberté de pensées, qu’elle n’a guère le choix d’être quand même menée telle une marionnette par les instances de son pays ou aujourd’hui dans la cité sainte. Il y avait des rumeurs d’enfants enlevés mais peut de preuves. Seulement…
«  - Le hasard et ma curiosité sont responsables de ma présence ici. Je pense être peut-être nuisible selon certains de votre pays. »

Les paroles sont lâchées telle quelle comme une vérité qui vous gifle de plein fouet mais réelle, présente. Car elle le sait, il y a une preuve dans un petit registre qui apporte un dénouement grave dans cette histoire. Le regard s’attardent sur la preuve présent sur le minois de sa guide. Les yeux aux iris incroyables et rares. Themyat se souvient : elle est allée dans les archives pour trouver des affaires oubliées et poussiéreuses car ses chefs lui ont interdit des affaires car elle sème trop la zizanie et n’a aucun respect pour eux en n’en faisant qu’à sa tête. Puis l’irrascible juge a découvert un dossier concernant les enfants disparus que les familles ont déclarées. N’ayant pas supporté cette injustice, elle a lu et est tombée sur la description d’une enfant aux pupilles hors du commun. Shaylee. Autant cela n’a eu pas de réelles importances sauf depuis sa convocation aujourd’hui en Sollvaec et croiser cette enfant plus grande désormais mais pas disparue. Que faire ? A part frissonner car elle comprend dès à présent qu’elle est surveillée de près, qu’elle n’est en fait pas vraiment libre de ses gestes ? Il faut qu’elle trouve un moyen d’éviter les litiges.

Sentant que son visage a du s’assombrir, elle esquisse un sourire en direction de la demoiselle et donne alors une réponse ambiguë :
« - Personne ne peut connaître quelqu’un parfaitement et le pire dans tout cela, nous ne pouvons nous targuer de nous connaître nous-même, même à un âge avancé. Ah si vous saviez...»

Themyat s’interroge sachant que le hasard risque de lui faire comprendre qu’il se joue d’elle et qu’elle risque des ennuis. Elle est convoquée pour Shaylee et se retrouve être guidée par cette dernière, jouer davantage avec le feu est impossible… Jamais autant la juge n’a maudit que le monde soit si petit. L’adulte ne désire plus qu’une chose en terminer au plus vite et rentrer en Asmosa, où elle risque aussi de devoir rendre des comptes mais moins désagréable qu’ici.



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