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« Le sang des rois ▬ Oadyn, Hao et Mars »
Bell ;

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Nouvel aventurier

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Le général jeta le tissu à terre. Dans le vent hurlant se mêlaient cris de rage et de terreur ; les yeux du lion, en osmose avec la violence, ne s'attardaient même plus sur les corps qui s'enfonçaient dans le sable. C'était des amas de chair déshumanisés, oubliés, des hommes qui s'étaient délivrés du champ de bataille par la grâce de leur échec. Dans leur paresse, ils échappaient aux massacres passés et à venir, mais laissaient en contrepartie les vies de leurs aimés dans des paumes incertaines. Bell, lui, ne s'abandonnerait jamais à tel luxe : il était de ceux qui luttaient, encore et à jamais, jusqu'à ce que leurs idéaux soient accomplis, ou qu'une mort injuste vienne les cueillir. Devant lui ; la faucheuse rouge, le faux roi qui s'était perdu dans sa propre furie meurtrière, qui ne cessait de trancher les Algiz comme s'ils étaient les pires abominations de ce monde.

Il ne comprenait pas. Si vermines il y avait en ce monde, elles se trouvaient à ses côtés. Elles se prélassaient dans leur survie factice, munies de leurs instruments de métal, de leurs belles phrases et de leurs croyances impies. La vraie vermine ; la vermine humaine, n'était qu'une tâche contradictoire qui souillait les terres, et qui avait le culot, la terrible audace de ne point s'en rendre compte.

Le général n'échangea même pas un regard avec son roi, car il savait pertinemment à quoi il pensait. Le souverain ennemi était face à eux, à quelques dizaines de mètres, et il n'attendait qu'à se faire éventrer. Pas besoin de mots, pas besoin de plan ; ils le chasseraient comme le misérable qu'il était. Bell se transforma, noble et grandiose, et ses subordonnés le suivirent instantanément : Olof, Maverick, Jarus, Mara et Evi s'enveloppèrent de leur don. Un ours, deux loups, un tigre et un faucon ne seraient pas de trop dans cette bataille. Les autres soldats, peinés par les combats, se regroupèrent tout de même aux côtés de leurs supérieurs : même exténués, ils guettaient instinctivement l'issue du conflit, et savaient que si moment il y avait pour frapper, c'était celui-la.

Mais évidemment, Hao n'était pas seul. Il faudrait se défaire de tous ses alliés.

Le général fixa la cible de ses yeux de lion. Ce qu'il manquait à son roi, à ses troupes, ce n'était plus qu'un signal. Et pour cela, il faudrait plus qu'une banale charge : il avait un double rôle dans cette bataille ; tout d'abord celui de faire le plus de victimes possibles, mais également celui de donner du courage à ses hommes. Le Croc de Valtac, en inspirant les légendaires guerriers d'Ilmyde, savait qu'il ferait pencher le combat en sa faveur.

Il gonfla alors les poumons, la patte droite en avant ; et levant sa gueule au ciel, il poussa un des plus terribles rugissements qu'il lui ait été donné de faire retentir. Un hurlement puissant, si puissant qu'on eut l'impression qu'il provenait de la tempête elle-même. Le grondement galvanisa les téméraires qui défiaient la mort ; et de l'autre côté, un frisson d'effroi parcourut la peau de ceux qui auraient à subir le courroux de la bête.

Qu'ils courbent l'échine.

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Oadyn ;

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Rebelle

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Rien ne semble pouvoir arrêter le roi dans son élan, sa course à la mort et à la violence. Il s'apprête à livrer le plus terrible de ses combats dans cette bataille et aucune anxiété ne l'envahit. Ni doute, ni peur. Non, il ne ressent qu'un frisson. Le frisson de l'affrontement. Il se sent bien au milieux des hurlements, des bruits de lames, de crocs et de griffes. Il est dans un état second, bien loin de son statut de souverain, bien loin de ses pairs qui tombent aux combats. Non, ils ne sont plus que des âmes perdues dans la mélodie de la guerre, plus que des faibles incapables de survivre face aux plus fort. Oadyn est le loup blanc, le sauveur d'Ilmyde, cette créature qui, sous ses crocs, à détruit toute une monarchie, à répandu plus de sang qu'un régiment. Il voit Bell, l'entend surtout, et comprends que le combat commence enfin. Une fois assez proche de la zone de combat, la bête bondit prestement et atterrit devant ses troupes, non loin du Lion aux côtés duquel il grogne et rugit face à l'ennemi, en face de lui. Hao. Le roi humain. Le petit roi de Kiréïde. Face à lui, Oadyn pense au passé de son peuple et du sien, ces longues années d'affrontement, de servitude. Tout un héritage qui prendra fin très bientôt. Un rire se fait entendre, glacial, arrogant et hautain. Le Roi reprend alors forme humaine et contrôle son éclat de rire alors qu'il fixe son opposant. « Petit roi, enfin nous nous rencontrons. Je n'aurais jamais rêvé d'aussi belles circonstances, la mort elle-même nous a préparé cette arène. J'espère que tu ne feras pas honte à ta race. » Il prend le temps de parler, posément, de prononcer chaque mot. Autant d'instant passer à récupérer un peu de force. Car même s'il ne doute de sa victoire, Oadyn est conscient que son combat sera rude. Il a entendu parler des prouesses d'Hao, prince de Kiréïde au talent au combat rarement égalé. Un adversaire de valeur. Il prend le temps de le dévisager, ce qu'il peut tout du moins au milieu de ce sable volant. Puis il se retransforme, plus délicatement cette fois, laissant à son adversaire la chance de voir de prêt la transformation d'un Algiz. Une fois loup, cependant, il ne peut s'empêcher d'adresser encore quelques mots. « Que Grayling se réjouisse de cet affrontement, qu'elle sois fier de ses enfants ! Soldats, soyez prêt à donner votre vie pour notre cause ! » Son amour pour Grayling, sans faille, lui interdit de ne pas lui accorder une quelconque attention dans ce combat qu'il mène en son nom. Bien sûr, il ne force personne à suivre ses opinions, il sait que jamais sa Déesse ne voudrait qu'un Algiz soit privé de sa liberté. Mais lui, il le sait, il guide son peuple pour qu'elle en sois fier, comme autrefois. Il adresse un grognement à Hao, et attends, patiemment. Qui sera le premier à faire le premier pas ?


Le bien ? Le mal ? Des concepts fallacieux, rien de plus. Car la justice n'est pas une notion arbitraire, elle n'impose pas ses lois équitablement envers tous les hommes. Car la justice appartient aux vainqueurs, non aux vaincus.
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Pacifiste

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I. Le sang des rois

Ma puissance n'a d'égal que ma haine
www — Un petit claquement. Le son se fait entendre alors que le souverain rengainait son arme après quelques minutes de marche, à retrouver les siens. Sa haine insatiable l'avait pousser à s'aventurer loin des combats qu'il aurait dû mener mais le récent souverain ne se sentait en rien coupable. Il devait prouver sa valeur, sa force et surtout sa supériorité face à ses animaux ayant eu bien trop longtemps la chance de parcourir ses terres. Jetant des regards autour de lui, Hao passait le revers de sa main sur son visage afin d'ôter le sable se permettant de souiller son faciès. Comment le climat avait-il pu emprunter une telle tournure ? Lui qui connaissait la région n'en revenait pas même si ses adversaires devaient sans aucun doute subir les mêmes ennuis face à la tempête. Il fallait qu'il reprenne le cours de la bataille afin d'en apprendre plus sur les conséquences. 

Il parvenait finalement à retrouver certains des siens, le mage de la cour qui l'accompagnait depuis le début ainsi qu'une petite garnison composée de myrmidons, de deux archers ainsi que des mages offensifs. Posant son regard sur eux, il débuta son interrogatoire afin d'avoir leurs ressentis sans pour autant leur mettre la pression ce qui pourtant lui écorcha la bouche. « La météo est devenu un adversaire de plus, soyez sur vos gardes. » Le ton était froid et distant tandis que son attention se figea sur un corps non loin de lui, ce dernier sans vie était celui d'un humain, une personne ayant donné sa vie pour son souverain et sa nation. Hao était amer de le constater mais aussi et surtout de réaliser que son psyché n'était plus ce qu'il était à une certaine époque. Il ne pouvait plus trouver un moyen pour le nier, il était ainsi à présent, un monstre parmi les monstres.

Surprise. La sensation le prenait en tenaille à l'écoute d'un certain rugissement bien que son expression réussissait à ne rien montrer. Se tournant avec lenteur en direction de la provenance de ce hurlement animal, le roi de la nation des volcans parvenait à distinguer tant bien que mal des individus à une petite distance de lui. Cette allure grotesque, cette soi-disant force ; il s'agissait sans doute des têtes pensantes de ce pays sous développé. Le bretteur claqua sa langue contre son palais à l'entente de ce son, constatant la peur naître chez certains des siens. « Ils ne sont que des bestioles de plus à dresser, gardez la tête haute. Nos morts ne doivent pas être vains. » Haine. Rage. Les sentiments qui le submergeaient était incontrôlables à tel point que la pression de sa main sur son fourreau le fît saigner un peu sous son gantelet. Bien trop longtemps que Hao attendait ce moment.

La mort devenait une façon de respirer, vive et puissante. Sa main libre venait toucher un peu son pendentif, ce dernier brillant d'un étrange éclat rouge, la même teinte venant d'ailleurs habiter son regard. Il dégainait d'un coup vif et se permettait quelques mots vers les siens. « Nous devons sortir vainqueur ; Eryn je compte sur toi pour me soutenir comme lors des batailles précédentes. » Il était cinglant, la mâchoire serrée par la haine qui s'invitait dans la moindre parcelle de son corps. « L'usurpateur ose se montrer face à moi ? Amusant. Je vous trouve bien entouré et doté d'une bien grande armée pour un si petit prince comme moi. » Enfin il daignait répondre, pointant sa lame vers lui tout en penchant la tête sur le côté face à l'absence de mouvement. « Car vous pensez que je vais m'élancer vers vous, animal ? Les loups Algiz ne seraient donc plus des prédateurs mais des proies ? »



Celui qui souhaite le bonheur futur dort pour oublier les malheurs du passé… Il souhaite faire des rêves joyeux parce qu'il ne peut oublier la triste réalité.
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Mars ;

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Nouvel aventurier

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Le vent soufflait toujours autant. Et l'homme en armure noire, toujours enveloppé de sa cape, abordait une démarche lente et assurée. Derrière lui, le sable recouvrait ça et là les cadavres des victimes qui s'étaient interposées pour l'empêcher d'avancer. Son instinct lui disait qu'à quelques mètres de là, la bataille allait être importante. Suivant le hurlement qui se voulait plus fort que la tempête, sa démarche se mit à apparaître à l'horizon. Sans aucune hésitation, il dévie un assaut de sa lourde lame, tenue d'une main, comme s'il avait pu s'agir d'un simple couvert.

Tout n'est que jeu d'ombre, à ce stade. Mais l'ombre se dissipe. Dans le chaos sablonneux, sa cape, tordue et déchirée par les vents, bat dans son dos aux rythmes des sifflements divins. Le désert gronde dans ce concert sourd joué par le chef d'orchestre du vent tempétueux. Celui-ci ne semble pas chercher à faire autre chose que décourager ou affaiblir les mortels qui s'affrontent. Les deux chefs d'armées sont réunis à cet endroit. Il ne les avaient jamais rencontrés. Leur visage lui importait peu, de toute manière. Bien à l'insu de ces êtres, ils participaient à une simple vieille querelle d'église et d'orgeuil. Qu'il était triste de croire que les Dieux pouvaient se réjouir du sang versés par leur adorateur. Si de tels dieux existaient, Mars préférait les répudier, comme on le répudiait pour son origine interdite.

Mais il était là pour affaire. On lui avait promis une grasse récompense s'il aidait l'armée Kiréïdienne à l'emporter. Protéger le roi de cet assaut était donc sa prochaine mission. Il les laissa s'échanger les courtoisies indispensables à leur rang, sans y prêter plus attention. Deux paons en train de tenter de s'impressionner mutuellement, pensa-t-il. Les soldats étaient fatigués. La tempête de sable, menaçante, n'était pas bonne pour le moral des troupes. Et le Roi Hao semblait être perdu dans ses émotions les plus sombres. Hors, on ne galvanisait pas les âmes par la haine et la rancœur. Même les plus braves préféraient vivre, que de tomber dans une vague de haine. Mais ça n'était pas son travail que de commander. Alors, il laisserait cette tâche à ceux qui en voulaient.

Se mettant à quelques mètres de la ligne de front, il fit quand même signe aux soldats en première ligne de serrer le rang et de montrer les lances vers l'avant. La charge en face devrait être contenue. Au cas où il ne bloquerait pas tout, une charge de lancier pourrait permettre de faire reculer les Algiz. Sa stature était en soi surprenante, car il détonnait avec le soldat moyen. Rejetant sa cape en arrière, il se mit en position, prêt à faire barrage, tout particulièrement au fauve qui s'était entouré de sa ménagerie personnelle. Sa lame était prête à accueillir l'ennemi.
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Bell ;

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Nouvel aventurier

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Le hurlement retentit. Ils pouvaient bien se mettre en position, brandir leurs jouets métalliques ; ils ne changeraient pas leur destin pour autant. Les Algiz se mirent à charger, une course effrénée pour dévorer leurs proies. Il y avait, dans cette masse sauvage, une forme de splendeur qu'on ne pouvait observer que sur un champ de bataille : les soldats se mêlaient aux vétérans, et tous suivaient leur roi et leur général dans un genre d'unité inconditionnelle. La perspective des lances, toutefois, agit comme un déclic dans l'esprit des plus expérimentés, et la plupart ralentirent leur charge pour ne pas se heurter au mur de pics qui se dressait devant eux. Il y eut plusieurs morts, des téméraires trop zélés pour anticiper leur propre trépas, mais globalement, les forces d'Ilmyde étaient intactes.

S'en suivit une mêlée brutale, mélange de cris de guerre et de douleur, de gémissements et de chocs ; le général entra dans la bataille en dégageant un épieu de son énorme patte, et arracha la carotide du malheureux qui voulait le planter. Il ouvrit, avec ses braves subordonnés, le chemin jusqu'au souverain de Kireïde. Même si la cible principale était là, Bell n'en demeurait pas moins vigilant sur tout ce qui l'entourait : plus que pour sa propre sûreté, il était les yeux et les oreilles de son roi qui, comme toujours, se jetterait dans la bataille à corps perdu. Il fit de sa sécurité son affaire, et balayant, mordant et déchirant, il entama un carnage dans les forces adverses.

Très vite, le Croc de Valtac remarqua un homme, bien plus grand que les autres, bien plus costaud, bien plus dangereux. Son instinct l'avertit que cette abomination, fruit de la décadence de Vaec, pourrait être une menace pour son roi ; il lança un regard à Olof, façon de lui intimer de suivre le Premier d'Ilmyde, et bondit sur le côté pour aller cueillir la vie du géant. Il s'approcha sans discrétion, la gueule grande ouverte, souhaitant dans un premier temps profiter de sa vitesse pour tester les réflexes de son adversaire et, si possible, lui croquer un membre pour deux.
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Oadyn ;

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Comme chacun le sait, comme Bell doit certainement s’en douter, le roi va redevenir bête sauvage le temps de l’affrontement. Ne prêtant pas d’attention outre mesure à ce qui se déroule aux alentours, il n’a d’yeux que pour Hao, ce roi humain qu’il désire tant déchirer de ses crocs. Bien sûr, il ne fonce pas non plus sans prendre garde à ses flancs et arrive à esquiver les attaques venant de côtés. Mais cette brève attention ne va pas plus loin que cela. Car Oadyn est homme à laisser l’euphorie d’un combat prendre le dessus sur tout le reste. Il ne surveille pas ses alentours, ne reste pas attentifs au déroulement d’un affrontement. Il est un guerrier tuant pour le plaisir, un prodige du combat qui a trop tendance à placer une confiance surréaliste en ses capacités tout en sous-estimant ses ennemis, pour la simple et bonne raison que la grande majorité de ses affrontements se sont déroulés de cette façon, cette façon si primaire de se battre, si intense. Il n’a que rarement été mis en difficulté, et ces rares cas l’ont généralement permis de devenir plus fort encore. Comme son combat contre Bell.

Mais le temps n’est pas à la nostalgie. Au milieu des cris et des tintements, le loup grogne, observe son ennemi. Sa provocation ne fait pas mouche. Car Oadyn perd rarement son sang-froid dans pareilles circonstances, malgré ce que l’on pourrait croire. Devant l’inactivité du petit roi, il s’accorde un instant pour observer où se trouve son général. Il n’a besoin de s’en faire pour aucun autre soldat, Bell s’occupe de cette tâche. Il voit que le lion s’élance face à un ennemi, il ne saurait dire lequel. Sans doute cet homme qui dépasse tous les autres de sa taille imposante. S’il charge directement, c’est que cet ennemi doit être puissant. Si Bell l’occupe, Oadyn peut donc se concentrer sur son propre combat sans risque. Parfait. L’humain veut rester la proie ? Grand bien lui en fasse, il périra de ses crocs, dans la condition pitoyable de proie destinée à mourir pour nourrir plus fort que lui. Il hurle avant de foncer vers l’ennemi, en ligne droite, sans autre réflexion. Puis, au dernier instant, alors que la lame adverse est à portée de lui, il se décale d’un bond sur le côté, l’appui de ses quatre pattes lui permettant de se replacer à une distance honorable de son premier emplacement. Une feinte, simple, rapide. Il veut voir de quoi est capable le roi de Kiréïde, comment réagira-t-il face à un petit assaut du genre ? C’est crocs en avant, prêt à attraper la jambe de son ennemi, qu’attaque Oadyn. Il se prépare toutefois à esquiver en vitesse, chacune de ses pattes lui offrant un parfait appui pour une esquive de dernier instant. Il est peu probable qu’il puisse goûter à la chair royale d’une si simple attaque.


Le bien ? Le mal ? Des concepts fallacieux, rien de plus. Car la justice n'est pas une notion arbitraire, elle n'impose pas ses lois équitablement envers tous les hommes. Car la justice appartient aux vainqueurs, non aux vaincus.
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Pacifiste

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II. Le sang des rois

Ma puissance n'a d'égal que ma haine
www — Rage. Elle se propageait avec vigueur dans les veines du souverain qui ne pouvait à présent plus détacher son attention de se simulacre de dirigeant de ces animaux. La main était serrée autour de son arme, l'emprise devenant plus grande à la vision des adversaires fonçant dans leur direction. « A vos positions ! » annonçait-il vers les siens, les sommant de se tenir prêts à toutes les éventualités. Les ennemis sur le point d'entrer en collision avec lui n'était autre que les têtes pensantes, les plus dangereux de tous. Il ne devait en aucun cas perdre cette bataille. Le bretteur enfonçait alors son pied dans le sable afin de s'assurer un bon appui, son attention passant d'un membre de son armée à un autre afin de juger la situation. L'immense carrure d'un certain mercenaire attisa sa curiosité mais cet instant ne se prêtait guère à ce genre d'observation. La garde en avant réussissait alors à tenir les troupes à distance de lui tandis que le fameux Oadyn avançait avec hâte dans sa direction.

Il souhaitait une bataille royale, Hao allait lui offrir ce qu'il voulait, à sa manière. Au fond, lui aussi n'attendait que ce moment, que cette opportunité de pouvoir déverser sa haine, celle qui s'enlisait dans son âme, qui germait avec vigueur dans son cœur. Haine intense. Le voilà à son niveau. La hargne de l'animal est si palpable que le bretteur pour la toucher du bout des doigts. Le choc entre deux idéaux, deux façons de voir la vie en Meinarest ; il était temps. Estimant que cet assaut était trop précipité, Hao se contenta d'une simple estoc vers son ennemi qui se permit une feinte des plus déplorable à son égard. Pour qui se prenait-il et surtout, quel niveau lui accordait-il ? Son sourcil se haussait alors malgré le combat. Maintenant. Il jeta son fourreau à présent vide sur Oadyn. « Eryn ! » La mage derrière lui incanta alors un sort sur l'objet, ce dernier se recouvrant d'une lumière intense et brûlante. Là était la force des hommes ; jamais il n'agissait désunis, pas une fois. Que l'homme loup s'en souvienne.



Celui qui souhaite le bonheur futur dort pour oublier les malheurs du passé… Il souhaite faire des rêves joyeux parce qu'il ne peut oublier la triste réalité.
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Mars ;

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Nouvel aventurier

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Mars inspira profondément et expira. Sur cette simple action, la garde du guerrier se fit plus ferme, de même la poigne sur celle de son arme. Prêt au choc, les hallebardiers près de lui dressait un mur de pique dangereuse. Les premières victimes furent pour les Algiz. Les nobles fourrures devinrent étoffe de soie rouge, lorsque la charge des plus rapides les emmena au trépas. Méthodiquement, les soldats les achevèrent instinctivement au sol, du côté tranchant de leurs armes longues. Le général menant la charge ralentit cependant la chevauchée sauvage... Au risque de perdre tout effet de choc. Mars hurla alors le seul ordre logique : « CHARGEZ!! »



Peut-être est-ce la fébrilité ou le besoin d'être guidés ? Sitôt l'ordre hurlé, les soldats de Kireïde se jetèrent dans la mêlée, profitant de la décélération adverse pour leur infliger un choc qu'ils avaient renoncés à utiliser contre les Hommes. Bien sûr, cette action fut un carnage des deux côtés. Mars savait que la première ligne allait subir un choc terrible... Mais c'était le prix nécessaire pour profiter de l'opportunité que le ralentissement adverse leur offrait. Bien sûr, le mercenaire s'était lui-même avancé dans cette folie de pointes et de griffes rugissantes s'affrontant. Son arme, Fendragon, une arme digne du géant la maniant, fit comprendre aux créatures que les Hommes pouvaient se défendre contre des créatures bien plus dangereuses qu'elles. Maintenant que les deux fronts s'étaient immobilisés...

« Épéistes en deuxième ligne ! CHARGEZ ! »

Les soldats hésitèrent, mais voyant leurs alliés en première ligne en difficultés, avancèrent et pénétrèrent dans le chaos des lances. La stratégie de Mars était plutôt simple, mais il ne faisait qu'appliquer ce que son instinct lui disait de faire pour sauver leurs vies. Profiter du fait qu'ils étaient obligés d'écarter les lances pour les contrer avec la maniabilité accrue des lames à une main. Idéalement, il aurait fallu déborder les cibles par le flanc... Mais il ferait avec ce qu'il avait sous sa main. Et pendant qu'il réfléchissait à l'action la plus logique qu'il devrait mettre en oeuvre pour que la bataille tourne en leur faveur, le géant dominant la mêlée remarqua un lion et un ours. Ce qui différenciait le premier (et par extension le deuxième) des bêtes sauvages, c'était encore que celui-ci semblait surveiller la bataille... Il se battait, mais en restant ... Sur ses gardes. Intrigué, Mars se fraya un chemin vers lui. Visiblement, ce lion le remarqua bien vite et chargea vers lui. Dans un mouvement rapide, il opposa sa lame droit devant lui comme un écran, prêt à accueillir la gueule et le crâne du Lion, profitant de son élan pour tenter de le surprendre et bloquer son attaque.
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