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« Secret Night {Nazca} »

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Secret Night


with Nazca


C’était le soir. Il faisait déjà noir depuis quelques heures, mais je n’arrivais pas à dormir. Je ne savais pas exactement pourquoi, mais j’étais agitée, impatiente. J’avais beau changer de position, me retourner dans mon lit, rien n’y faisait. Je décidai donc de me lever. J’enfilai une robe ample avant de sortir. En passant devant la chambre de Nazca, je m’assurai de faire le moins de bruit possible. Je tendis l’oreille devant sa porte, il n’y avait aucun bruit. Il devait dormir. Non pas que je voulais sortir en cachette -de toute façon, j’étais bien assez vieille pour faire ce que je voulais quand je le voulais-, mais je ne voulais pas l’inquiéter inutilement. Il fallait dire que mon frère était très protecteur envers moi, voir un peu trop. Bien sûr, je comprenais les raisons derrière ce comportement, mais j’étais maintenant une adulte. Je n’étais plus sans défense non plus.

Enfin, je sortis de la maison et déambulai dans les rues. Je n’avais pas l’intention de m’éloigner bien loin, juste prendre l’air un peu. Rien que de prendre une grande bouffée d’air frais venait de me faire le plus grand bien. La ville était calme et silencieuse. Pas vraiment surprenant, il était quand même assez tard en fait. C’est alors que j’entendis un bruit. Je me retournai rapidement, il n’y avait rien… C’était probablement rien qu’un animal. Voilà que j’étais un peu trop sur mes gardes. Cela m’avait en fait seulement surprise, normal vu le silence qui régnait un moment plus tôt. Je continuai ma promenade, mais cette fois, j’avais l’impression d’être suivie. Je frisonnai légèrement. Au moins, j'étais armée, mais je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Est-ce que je paranoïais?

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C'était une nuit de pleine lune comme tant d'autres, une nuit à peiner à trouver le sommeil, hanté à la fois par les cris d'insectes nocturnes venant de l'autre côté de la fenêtre, et celui qui résonnaient encore dans le fond de ma tête. D'habitude, je n'ai aucun problème à m'endormir, mais les soirs de pleine lune, c'est différent. Le fantôme d'une vieille bêtise me rendait visite à chaque fois. Aucune raison de rester là à tourner sur moi même en espérant s'endormir un jour, j'ai pris le livre et la paire de lunette qui se trouvaient sur ma table de chevet et me suis assis sur la chaise au bord de la fenêtre ouverte. La lueur de l'astre était bien assez pour lire, mais surtout je n'avais pas envie d'allumer une chandelle juste pour cela.

Après quelques pages de ma lecture insipide, j'avais toujours du mal à me concentrer. J'ai alors fermé le livre, puis la fenêtre et finalement, je me suis recouché et j'ai fermé les yeux un instant. J'essayais de focaliser mon attention sur les sons qui m'entouraient. Au-delà du mur, j'entendais le violon atténué des criquets, les aboiements des chiens dans les rues, la brise qui venait se frotter contre les parois de la maison. Cela semblait marcher un instant lorsque j'entendis soudainement des bruits venant de l'intérieur même de la maison. Il semblerait que Mina avait elle aussi des troubles nocturnes. Je n'y avais pas vraiment prêté attention jusqu'à ce que le bruit de ses pas ses soit dirigé vers la porte d'entrée. Là, ça m'avait surpris.

Tiens tiens, elle qui d'ordinaire se tenait pourtant si tranquille, elle sortait sans en dire un mot à son grand frère, la petite rebelle! Oh Vaec, où avais-je échoué dans son éducation? Non, réfléchissons une seconde, impossible que ça lui prenne comme ça de faire des folies. Mais pourquoi ces cachoteries? Et surtout, depuis quand? Je me suis mis à tourner en rond quelques secondes.

Mais bien sûr! Que je suis bête! Elle est sans aucun doute en amour et va rendre visite a l'élu de son cœur sous le voile nocturne, un soir de pleine lune, caché des yeux surprotecteurs de son grand frère! Mais qui pourrait bien être cet homme? Il pourrait bien s'agir de n'importe qui. Un de ces artisans vivant sur le chemin des cèdres, peut-être? Ou un client à la boulangerie? Ah, calamité! Ma pauvre petite brioche à la cannelle, à l'afû des salles griffes d'un ignoble plébéien, je n'ose l'imaginer! Elle mérite bien mieux, pas moins que le fils d'un baron, non, d'un comte! Ou peut-être s'est-elle fait courtiser par un artiste, un poète peut-être? Il faudrait bien une sacrée belle langue de vipère pour avoir l'audace de poser sa langue sur la crème de la crème, la plus douce de tout Meinarest. Il est vrai qu'elle a un penchant pour tout ce qui a un brin d'émotionalisme ou d'esthétisme aristocratique. Évaluer un tel personnage risque d'être ardu. Oh par Vaec, je meurs déjà de nervosité! Ça y est, je n'en peux plus! C'est décidé, je pars la suivre sur-le-champs, au diable le sommeil! Cette occasion ne se présentera pas deux fois. Et après tout,  en l'absence du père il en revient au grand frère de juger le compagnon de cœur de sa petite sœur, aussi émotionnellement vulnérable soit-elle. Et croyez-moi que je vais le juger.

Cette nuit, je serai le seul juge, jury et exécuteur.

J'ai collé mon oreille contre la porte pour entendre ma brioche qui se préparait à sortir. Parfait, j'avais encore un peu de temps! J'ai prestement attaché mes cheveux en queue de cheval, puis ouvert mon garde-robe, tassant du revers de la main une série de tenues identiques. En dessous d'une petite trappe se trouvait une boîte, à l'intérieur de laquelle se trouvait l'uniforme de la compagnie de mercenaire dont je faisais anciennement partie. J'ai rapidement enfilé la cape, puis empoigné le masque couvrant le contour de mes yeux ainsi que mes joues. En sortant de la maison, après m'être assuré de la voir tourner à l'intersection du coin pour la rattraper ensuite, je me suis retourné vers la porte et touché la poignée d'un doigt électrifié, piègant la porte avec de l'énergie statique(et du coup, j'ai rapidement fait de même pour les fenêtres).


- On est jamais trop sûr.
Ai-je chuchoté à moi même en rabattant ma capuche.

Je me suis ensuite pressé de tourner à la même intersection que Mina, suivant de loin la figure sombre qui apparut au bout de la rue. Heureusement qu'elle marchait lentement. J'avais plein de trucs qui me passaient par la tête en même temps, plein de questions que je me posais. Notamment, qu'est-ce que j'avais l'intention de faire une fois que j'allais voir celui à qui Mina allait rendre visite. M'enfin, on verra quand on verra.

La lune était pleine, mais les lanternes parsemmant les ruelles de la capitale jouaient avec ma vision nocturne, et laissaient d'agaçantes traces de leur éclat collées à ma rétine. À pas feutrés, j'ai pris ma sœur en filature à travers les rues de Belvar. J'ai soudainement interrompu mon avancée lorsque je l'ai vu subitement s'adosser à un coin de mur au moment où elle s'apprêtait à prendre un autre tournant. Étrange, avait-elle aperçu l'élu de son cœur de l'autre côté, et prise de nervosité elle hésite encore à faire le grand saut? Comme c'est mignon! Je l'ai vu reprendre sa marche et j'ai continué de la suivre le long d'une petite rue marchande.
Je trouvais la situation assez comique. J'étais en train de suivre ma sœur qui était elle-même en train de suivre son amant, je ne pouvais m'empêcher d'esquisser un sourire. Au milieu de la route, je l'ai vu se faufiler subtilement dans une ruelle, révélant plus loin une autre silhouette, plus fine, portant une robe. Non mais attendez un peu, je reconnais cette robe! qu'est-ce qui se passe? Ce n'était pas Mina que je suivais?
Tout d'un coup, l'ombre au loin se retourna vers nous. Paniqué, je me suis jeté sous un kiosque afin d'esquiver son regard. C'était échappé belle. D'en dessous du stand, j'ai cherché l'inconnu du regard, mais il ou elle avait complètement disparu. Merde, je fais quoi à présent moi?

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Secret Night


with Nazca


La cadence de mes pas augmentait au même rythme que les battements de mon coeur. Je n’hallucinais pas, je sentais vraiment une présence me suivre. Je n’allais quand même pas assez vite pour considérer que je courais, cela ne ferait qu’empirer ma situation. Mais je tournai à plusieurs reprises à différent coins de rues pour essayer de semer mon stalker. Je glissai ma main sous le jupon de ma robe pour avoir mon poignard à portée de main. On n’était jamais assez prudent. J’espérais vraiment ne pas avoir à m’en servir, mais comme le dit l’expression : Mieux vaut prévenir que guérir. Le vent frais souffla et je frisonnai légèrement. Voilà que ma petite promenade prenait un tournant imprévu. J’arrivai près d’un marché, l’espace étant plus ouvert, la personne aurait sans doute plus de difficulté à se dissimuler. Je ralentis légèrement et sentit une présence derrière moi. Je me retournai brusquement, mais bien sûr, il n’y avait personne. Je scrutai les environs… Étrangement, la présence semblait avoir disparu. De plus en plus louche. Je déglutis et me dis que je devrais peut-être en profiter pour rentrer maintenant. Je ne devais tout de même pas baisser ma garde si facilement. Je ne sentais plus la présence, mais cela ne voulait pas dire pour autant que la personne ne me suivait plus.

Je fis quand même demi-tour, mais m’arrêtai brusquement. En fait, peut-être était-ce mieux de ne pas revenir sur mes pas et emprunter un chemin différent pour rentrer? Était-ce vraiment plus prudent? Bon, je me remettais à paranoïer. Qui disait qu’il s’agissait réellement de quelqu’un qui me suivait. Peut-être était-ce tout simplement quelqu’un qui avait utilisé le même chemin que moi. À cette heure? Bon, les chances étaient assez minces… Mais cela ne voulait pas dire pour autant qu’on me voulait du mal? Après tout, on ne m’avait pas attaquée… Pas encore du moins. Qu’est-ce que je faisais à rester plantée là? Je devais rentrer après tout. J’avais assez eu d’émotions comme ça pour la nuit. Je me remis en route, un peu machinalement. C’est alors que je trébuchai sur quelque chose. Je me relevai et analysai la cause de ma chute. Un long morceau de tissu qui dépassait d’un stand. Probablement un marchand qui avait avait oublié ça là. Je tirai sur le tissu, mais il sembla bloqué. Je me penchai de nouveau pour mieux voir et je vis avec surprise quelqu’un caché en dessous. Surprise, je tombai sur mes fesses. Puis, je réalisai que ce tissu me disait quelque chose.

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