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« [Keiko] Détendre l'atmosphère entre deux sombres visages. »
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■ L’ombre est une partie de soi, parfois très présente, quelques fois absentes. L’alliée et l’ennemie indissociable de la lumière demeure là près cet aura. Mais qui des deux personnes se tenant dans cette salle d’eau représente les ténèbres ? Qui donc est alors la source éclairante ?

L’une savoure un bain dans un bassin peu profond d’eau chaude et aux volutes brumeux traditionnel alors que l’autre se tient droite avec une rigueur sans faille en ne quittant pas des yeux la baigneuse près de l’entrée de la zone à l’air libre. Seuls les sons caractéristiques de deux bambous s’entrechoquant dan un rythme régulier et le remous de l’eau vaporeuse résonnent paisiblement aux alentours. La scène aurait pu être ainsi durant un laps de temps assez long mais la femme à la chevelure d’or n’entend pas de cette oreille et s’approche du bord du rotenburo et de sa trop sérieuse garde du corps. S’accoudant sur les pierres réchauffées, elle croise le regard de mademoiselle Neige éternelle comme elle l’aime la surnommer. Sans rien dire, elle agite sa main dans un moment indiquant le désir que la myrmidon se rapproche. Puis de ses autres doigts elle tapote la surface liquide chaude. Les lèvres forment la phrase révélant qu’aucune contestation ne soit possible à la garde du corps de ne pas se rafraîchir avec la juge bourgeoise. Il s’agit d’un ordre. Point. S’il s’agissait de profiter des failles du rôle de gardienne de Keiko pour s’amuser un temps soit peu ? Evidemment. Mais la plus âgée des deux femmes voulaient aussi que sa protectrice de longue date puisse aussi se détendre et arrêter un tantinet d’être d’une frigidité sans nom. Elle se lasse par ailleurs aussi de cette relation trop professionnelle entre elles et a toujours cherché à débrider la rigidité de caractère de cette statue sublime mais sans charme.






Dernière édition par Themyat le Lun 20 Fév - 11:00, édité 1 fois
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Protéger et surveiller, voilà quel était le contrat que devait appliquer la jeune femme en permanence. Ses yeux se posaient sur sa juge et autour d’elle. Elle ne disait rien, peut-être trop sur ses gardes mais toujours à observer autour d’elle un moyen de faire évacuer la personne qu’elle protège en cas de danger. Elle ne ferme pas les yeux, et son regard parcourt de nouveau la pièce à la moindre recherche d’une faille ou de quelque chose qui pourrait nuire à son contrat. Elle reste fière, droite et bouge presque instinctivement lorsque la juge lui fait signe de venir près d’elle. Elle ne discute pas et obéit prestement, comprenant bien malgré elle le rôle qu’elle allait devoir faire après. Elle ne proteste pas et commence alors à se déshabiller très lentement tout en fixant le juge dans les yeux sans dire la moindre chose. Elle laisse ses vêtements glisser au sol et fait passer ses cheveux devant elle pour cacher la nudité dont aller maintenant pourvue.

Elle plie rapidement les affaires et sans le moindre mot va bloquer la porte avec son épée avant de finir de ranger ses étoffes du tissu. Elle soupire et hausse les épaules avant de se diriger de nouveau vers la juge aux cheveux blancs. Elle passe la main dans ses cheveux pour les faire de nouveau passer derrière elle et détaille la jeune femme de bas en haut observant ses courbes dans le moindre détail pour en retenir les mesures et repérer les traces de fouet et de bâtons qu’il y aurait pu avoir dans le passé. Elle se rappelle que sa noble a été battue quand elle était petite pour rentrer dans le droit chemin. Chose qui arrache une moue moqueuse sur les lèvres carmin de la jeune femme de glace. Elle finit par s’approcher doucement et vient se positionner dans l’eau offrant à la juge une vue sur ses courbes harmonieuses comme si elle se montrait lors d’un concours ou d’une position. Elle s’assoit doucement dans l’eau et commence à se laver avec la même douceur et des gestes méticuleux et calculés. Son regard ne quitte pas des yeux celle dont la vie est liée en ce moment. Elle lâche la posture qu’elle employait avant, profitant lent du moment pour détendre des muscles tendus par la journée passée. Son regard se porte toujours sur la juge. Et elle attend sagement la suite des ordres de la juge en se demandant si c’est une épreuve ou alors un test
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■ Autant les pas et les mouvements de Keiko sont d’une langueur, autant nul ne peut être aveugle devant  la rigueur et la vivacité dans son regard. Cela en devient même presque irritant de voir une femme qui ne parvient pas quitter cet état quasi de torpeur altière et trop respectueuse de son rôle. Ironique pour la juge qui a la réputation d’être sans coeur et sans âme une fois dans l’enceinte d’un tribunal ou d’une prison. Cette dernière lève les yeux au ciel comprenant que la pudeur de sa gardienne n’est pas de la timidité juste de la politesse conventionnelle. Elle n’a guère besoin de voir   la poupée de porcelaine demeurant guindée au possible. Quel a été son soupir quand elle a pu constater que la garde du corps prend son travail avec une énorme droite au point de sceller une porte à l’aide de son épée. Le fait est que la haut gradée a réservé cette pièce rien que pour elles deux.

Themyat, non sans afficher une mine lasse, s’éloigne avec des remous du bord du bassin pour laisser place à la nouvelle baigneuse. Puis elle ressent à nouveau le regard scrutateur de la myrmidon diaphane. Pas une seconde de répit, voilà le crédo de la professionnelle Keiko. Encore heureux que celle-ci s’accorde de manger et dormir correctement sans que la présence de son employeur soit irrévocable. Les deux regards écarlates s’observent, la maîtresse de cérémonie avec un air victorieux quand elle aperçoit la moue de la statue pâle. Mais c’est de courte durée quand la demoiselle aux cheveux presque argent, sans en avoir conscience, s’approche telle une sculpture venue d’un autre temps. Si son homologue féminin a pu s’adapter à ce réflexe, ce n’est pas pour autant qu’elle ne se renfrogne pas devant l’hypocrisie de la situation. La guerrière n’a aucune trace de son vécu en tant que garde du corps, si on oublie sa silhouette fine et voluptueuse mais athlétique. Encore un peu, quiconque croirait qu’entres les deux femmes, Keiko serait la noble entre elles deux. En effet, nul ne peut ne pas fixer les moults cicatrices du corps de la juge, qui ne les dissimulent jamais, ce qui la rend aux yeux de certains impossible à marier.

Attendant que l’humaine qui ressemble à un tableau d’artiste daigne terminer de se toiletter avec cette méticulosité à en irriter plus d’une, Thémyat hausse les épaules et décide sans crier gare de tenter d’éclabousser le visage bien trop rigide de celle qui partage énormément sa vie. L’atmosphère se veut joueuse et paisible mais difficile avec une personne peu encline à accepter, à toute période de la journée et même de la soirée, à omettre, juste un instant, son contrat. Parfois, la juge a  l’impression que sa cadette n’est là que pour le travail, ce qui ne crée une fossé entre elles deux. C’est pourquoi souvent elle s’essaie à enquiquiner l’épéiste pour lui arracher un vrai sourire.

« J’apprécie que tu paraisses intéressée par les marques du passé sur mon corps mais détends-toi vrai-ment. Et ne me vouvoie pas.»




Dernière édition par Themyat le Lun 20 Fév - 11:03, édité 1 fois
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Keiko regarde ce qu’il se passe d’un regard calme et monotone sans faille avant de sourire intérieurement. Elle adorait rendre jalouse la juge et lui montrer qu’elle au moins avait réussi sa vie. Et puis de toute façon la garde du corps elle restait encore potentiellement variable. Ce qui n’était plus le cas de sa partenaire blonde qui avait subi les affres d’un père trop dur. Elle vient de finir de se laver quand sa partenaire décide de venir l’éclabousser sans crier garde. Enfin, une tentative de l’éclabousser sans crier garde car la jeune femme est très alerte et arrive à détecter quand on essaie de l’attaquer. Sans attendre elle plonge sous l’eau et reste dans celle-ci avec comme seule partie visible ses yeux et le haut de son crâne. Elle s’apprêtait à réagir lorsque l’entend les mots de son contrat. Imperceptiblement, elle va gonfler les joues sous l’eau avant de réfléchir longuement à la décision à prendre…

Elle analyse, observe et pèse le pour et le contre de chacun des mots qui a été prononcés par son employeur avant de chercher une décision pendant quelques secondes. Puis elle se redresse d’un coup et se dirige d’un pas nonchalant avec une attitude moins noble et moins droite vers la noble. Elle vient se lécher délicatement un doigt et arrive vers la juge en poussant un petit soupir presque d’embêtement avant de glisser son doigt sur le ventre de la juge et plus particulièrement sur une des cicatrices qui devaient particulièrement être douloureuses au moment où celles-ci se sont produites. Son toucher doux et la garde du corps effleure la blessure du bout des doigts comme si elle touchait de la soie. Elle s’approche de la juge et s’appuie contre elle laissant certaines de ces courbes s’appuie sur celle de la juge avant de lui murmurer d’une voix basse, presque rauque de n’avoir jamais pu servir. Pourtant la voix semble clair voir même cristalline et la garde du corps ne semble avoir aucun accent lorsqu’elle parle.

« Je te conseille, ma chère amie de bien choisir tes mots. En effet, qu’est-ce qui te dit que mon concept de me détendre ne passe pas par me servir moi-même sur ton corps que j’aurais pu le faire avec certains membres de ta famille. Juste une supposition, bien que certaines familles ne veuillent pas l’admettre il paraît que certaines jeunes sœurs ont besoin d’expérience avant de se faire éprouver par leur premier mari. Mais je devrais arrêter de parler de ce qui me regarde pas et de ce que tu ne dois pas comprendre car je ne pense pas que tu aies acquis assez d’expérience pour parler du sujet avec moi. Cependant cette cicatrice est sublime dommage qu’elle ne serait pas plus bas… »

Les doigts de la garde du corps se sont arrêtés à la fin de la cicatrice, sous le nombril est assez près du bas-ventre. La phrase qui vient d’être dite a été soufflée au visage de la juge pour qu’elle seule puisse pouvoir l’entendre. Puis sans un mot, elle recule de la juge le visage légèrement plus expressif avant de s’asseoir dans l’eau et d’attendre avec la satisfaction intérieure d’avoir gagné la première manche d’une bataille.
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■ Quand on cherche du résultat, on le trouve et ce parfois avec un grand désarroi. La myrmidon n’y va pas de main morte, au point d’en étonner la juge qui a déjà vu des vertes et des mûres. Après avoir esquivé avec fluidité et laisser languir sa pseudo maîtresse, qui comprit qu’un plan machiavélique se forme dans cette dure caboche. Les yeux trahissent. Puis enfin l’action arrive sans aucun un second roulement du regard de Thémyat, qui saisit que la fine lame se permet de jouer une éphèbe dans toute sa splendeur. Aucune des deux femmes n’a sinécure de leur grade, de leur rang, surtout quand elles ne sont qu’elles deux.

Des perles d’eau s’élèvent pour mieux retomber dans un infime clapotis suivi du son rythme de la fontaine de bambou. Les deux corps féminins sont cette fois très distinctives, la distance entre eux s’amenuisant. La représentante de la justice ne tique pas quand sa vis-à-vis semble daigner entrer en compétition physique avec sa « supérieure », qui s’en contrecarre complètement et ce malgré les deux corps en contact bien appuyé l’un contre l’autre. Un sourcil se lève, les mains se posent sur les hanches, les lèvres affichent un rire narquois. Comme si la bourgeoise est encore un temps soit peu encore intéressée de posséder un corps épuré, c’est la raison qu’elle n’affiche aucune moue, juste un visage indifférent suite aux mouvements des plus provocateurs voir sensuels de sa gardienne. Seul son visage se penche sur le côté comme pour dévoiler une approbation devant autant de mise en avant de la myrmidon.

Les paroles suivent dans un ton inutilement suave et rauque. La juge note avec plaisir l’obéissance de son interlocutrice via le tutoiement. Mais elle n’en demande pas tant surtout quand l’inondation de mots s’évertue à tenter de la déstabiliser. Ainsi cette impertinante s’est permis d’apprendre certaines leçons de la vie à ses cadettes ? Et bien soit. Il faut bien que celles qui demeurent dans le troupeau, s’adaptent au mieux à leur vie rangée et déjà écrite pour elles. Thémyat a beau être hors service aux yeux de la fortunée bourgeoisie, elle n’est pas en reste pour découvrir la vie après son départ du couvent. Aucune réaction physique ni sentimentale ne jaillit donc de son corps et visage. Si Keiko croit qu’elle est la seule à pouvoir se vanter d’être un individu placide, elle a choisi la mauvaise personne avec laquelle se confronter.

Puis l’éloignement s’annonce. Si la garde du corps désire tant la victoire, grand bien lui fasse, son employeur n’en a que faire de ces enfantillages. Les épaules se haussent à nouveau avant de rétorquer sur un ton de conversation entre deux amies autour d’une tassé de thé :

« - Que ce soit mes sœurs et mes frères, fais ce que tu veux avec surtout si cela peut leur servir pour leur assuré avenir. Je suis la mauvaise graine. J’ai sali leur nom, tâché mon corps de diverses manières dont celles que tu sous-entends, que je l’ai voulu ou non, écorché leur et ma réputation au sein de cette société d’apparence faussement courtoise et plein de lumière. Et saches que je peux ordonner aussi de m’amuser avec toi dans ce domaine-là. Cela ne me dérange guère. Après tout, j’ai quitté le droit chemin du commun des mortels depuis belle lurette.»

Quittant sa position pour replonger quasi l’entièreté de son corps dans l’eau chaude avant de regarder le ciel discrètement étoilé, puis elle lève l’une de ses mains vers le ciel avant d’éclater edd rire devant le comportement escompté de Keiko et de déclarer avec une grande taquinerie :

« - Je préfère avoir des cicatrices et continuer sur une voie épineuse et mortelle, quitte à devoir plonger mon esprit et mon corps dans le pêché tant que je peux effacer le mal de mon monde. Et puis si tu souhaites t’amuser avec moi, nous pouvons régler cela après le bain. »

Elle termine cela avec un clin d’oeil mutin, presque railleur. Son visage est presque enfantin. Le rôle de la juge n’est pas mais l’ex-habitante de Kireïde peut constater qu’il s’agit de la Thémyat du quotidien qui lui fait face.




Dernière édition par Themyat le Lun 20 Fév - 11:04, édité 1 fois
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Rester attentive à chacune des paroles de la juge voilà quelque chose qui était à ma portée. Malgré tout, je préférais quand même les moments de l’entraînement j’étais seule et je pouvais laisser mon esprit vagabonder pendant que mon arme naviguait toute seule dans les airs. C’est le problème d’être garde du corps et d’être la seule à exercer ce domaine ; peu de temps pour l’entraînement ce qui amène à une certaine maladresse et un empattement notoire. Je scrute avec attention chacun des gestes de mon employeur qui s’évertue à garder un visage de marbre devant les provocations. Quel dommage, moi qui aurais voulu voir la juge briser son masque de glace pendant quelques secondes histoires de voir si elle était faite de glace en dessous… cependant je ne pense pas que je pourrais avoir ce que je veux d'elle en une seule fois. J’affiche un sourire timide mais satisfait car la personne que j’ai en face de moi a du répondant. Pas autant que j’espérais mais je suppose que cela doit suffire pour une juge.

Je plonge dans l’eau, laissant cette dernière me purifier et je ferme les yeux et en restant concentrer pour tenir le plus longtemps possible en apnée… c’est un exercice que je ne fais que peu et je pourrais m’en vouloir si jamais mon employeuse était amenée à affronter un cours d’eau en colère. Pendant cette phase d'exercice, je réfléchis à mes propos pour ne pas vexer la juge mais j’essaye de rester cohérente sur le ton à avoir avec elle ainsi que sur les intonations de voix qui peut transformer un message cohérent et simple en l’inverse en à peine quelques secondes.

« Ce que j’ai fait avec votre… ta fratrie est purement quelque chose de personnel. Je voulais montrer à cette bonne graine que la route vers un destin tracé est longue et périlleuse et que les gardes du corps sont souvent la tentation la plus facile et les meilleures personnes pour s’occuper de ce genre de situation. Je ne me vante pas. J’énonce juste les faits. Après tout regardons notre cas, combien de personnes pourraient-elles dire et se vanter d’avoir pu t’avoir vue dans le plus simple appareil comme je te vois aussi aujourd’hui. Je me sens avantagée de ce privilège. J’ai donné à certaines de tes sœurs une leçon qui restera gravée dans la peau, plus profondément que les marques que tu as sur le corps. La prison la plus efficace est celle de l’esprit et si le corps est blessé c’est que le travail a été mal fait. »

Je me redresse et m’approche de la juge avec un pas calme mais déterminé. Je sais très bien que ma partenaire va vouloir profiter des rares instants de paix et d’intimité pour se détendre. Je ferme les yeux et souffle avant de m’approcher d’elle laissant mon corps entrer en contact avec le sien. Mon visage ne se trouve maintenant plus que quelques centimètres du sien. Je pose mon front contre le sien et laisse mes mains courir ses cicatrices en gardant les yeux fermés comme pour essayer de retenir l’emplacement et la sensation de chacune de ses marques. D’un point de vue extérieur, le geste pourrait porter à confusion mais je me devais de connaître parfaitement le corps de cette juge notamment si personne n’essayait de me duper en la remplaçant. Peu de gens sont au courant des marques que cette dernière possède tout le long du corps et je dois d’une certaine manière être la seule au courant de ces blessures. J’essaie d’avoir un toucher qui se veut être doux pour ne pas brusquer l’ancienne noble avec des doigts qui ne seraient pas les plus soyeux possible. Je sais que ce genre de blessure intime doit être traité avec soin et je ne souhaite pas être une personne qui va la blesser là-dessus. Après quelques minutes à laisser mes doigts courir sur ses cicatrices et ses blessures je prends de nouveau la parole d'un ton calme et relaxant.

« Chacun doit prendre le chemin qui mérite et trouver la chose qui lui correspond le plus. Pour ma part, cela passe par la protection de personnalités importantes plutôt que celle-ci trouvent un certain calme dans leur vie ou qu'un meilleur garde du corps se présente à eux. Et pour revenir à ta proposition, je ne suis que la garde du corps. Il ne convient qu’à toi de décider de la suite de la soirée. Même si je ne comprends pas pourquoi tu souhaites dans ces cas-là attendre d’être en privé alors que tu as dépensé une certaine somme pour privatiser ses bains. Juste une réflexion à la volée »
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■ Il en faut peu pour voir une telle scène hors de son propos. Quiconque, n’ayant ouï dire de la relation entre les deux femmes, penserait qu’elles allaient s’essayer à des choses indécentes. Cependant c’est oublier à quels points leurs mœurs sortent du commun. C’est pourquoi sans ciller, même aux glissements éparses des doigts méticuleux de Keiko, la juge se laisse faire, à nouveau impassible. Elle ferme simplement les yeux au contact de leur visage, elle aussi pour veiller à ce que sa garde du corps se souvienne d’elle dans les moindres parcelles de son corps et de son esprit. Il faut donc passer par cette étape qui dépasse l’intimité personnelle. Cela est cocasse que la garde du corps s’en vante et tienne tant à narguer sa patronne à propos de son travail envers la famille bourgeoise. L’auscultation aux allures ostentatoires cesse et les femmes s’écartent légèrement pour mieux se jauger.

Mais un détail brise le minois indifférent de Themyat à la boutade sans arrière-pensée de son interlocutrice. Les sourcils se froncent subrepticement et le regard s’attarde sur les alentours. Le chant de la fontaine de bambou semble s’atténuer et le courant d’air plus froid sur la peau de la haut gradée. Même la lumière nocturne paraît diminuer en ardeur. La source d’eau chaude n’émet plus de clapotis. Le hasard s’amuse à donner un effet dramatique digne d’être écrit dans les romans. La main se relève pour se caler sous le menton de la belle myrmidon. Les mirettes de l’aînée fixent intensément la cadette avant de laisser passer des paroles teintées de lassitude.

« - Comme nous parlons de ma famille, il s’avère que leur commerce commence à perdre la cadence, surtout que j’ai pu dénoncer certains pots-au-vin. Comme tu le devines, je suis devenue l’exécrable gangrène qu’il faut éliminer. J’ai donc privatiser ces lieux pour éviter de me retrouver avec un assassin prêt à laisser se teindre ces bains de mon sang et mon corps subir les regards écœurés de passants. Je préfère garder ça pour moi que te surcharger de travail. Tu es ma garde du corps et non un de mes sources d’informations. »

Themyat rompt le contact entre elles deux et soupire tout en souriant discrètement :

« - Et je cherchais aussi à t’accorder un peu de répit, être auprès de moi n’est pas de tout repos. Sortons donc de ce bain, vu ce que je viens de révéler. Il faut que je t’en donne les détails. Je ne pense pas que tu acceptes le fait que je ne t’en dises pas plus, professionnelle comme tu es.»»


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