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« if you still b e l i e v e // HAO »

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Nouvel aventurier

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DO YOU STILL ( REMEMBER ) ALL THE TIME THAT HAS ( GONE BY )
musique — Il pleut à torrents dans son cœur comme il pleut sur la ville ; le jour chaleureux laisse sa place à une nuit presque trop froide et c'est au galop que la jeune femme se hâte de rentrer. Elle était de nouveau au sein du royaume de Kireïde et dans très peu de temps, elle serait de retour en Helios ; endroit qu'elle avait quitté depuis maintenant une bonne semaine, sans alerter personne. Ce n'était pas la première fois que Narcisse n'en faisait qu'à sa tête, ne déposant qu'une simple lettre comme à son habitude, comme à chaque début de mois ; juste pour retrouver Lys, sa sœur jumelle disparue. Elle savait très bien qu'elle aurait droit à un sermon de Sven et de Faolan en rentrant ; mais étrangement, la jeune femme n'arrivait pas à s'imaginer la réaction du nouveau roi. Depuis quelque temps maintenant, Narcisse est la vassale et la conseillère d'Hao, mais il y a encore bien des choses qu'elle n'arrive pas à assimiler ; dont les codes de la bienséance, lui parler de vives voix quant à son départ précipité, cela aurait peut-être été plus judicieux. Au même rythme que les sabots du destrier qu'elle avait emprunté pour l'occasion, le cœur de la demoiselle s'emballe rien qu'à l'idée d'être à ce point réprimandée... En y réfléchissant plus longuement, la demoiselle venait elle-même de se mettre la corde autour du cou ; les gens de la cour n'allaient pas hésiter à saisir une pareille occasion pour la descendre comme ils savaient si bien le faire depuis longtemps. Il avait fallu qu'elle suive ses émotions plutôt que sa raison ; elle était ainsi, on ne la referait certainement pas, néanmoins, c'était quelque chose à revoir dans son comportement... Mais de toute façon, quelle importance ? C'était là son dernier voyage. Lys était portée disparue depuis bien trop longtemps, sans aucune trace, elle s'était volatilisée ; et pas même les meilleurs informateurs du pays et des contrées voisines n'avaient réussi à lui mettre le grappin dessus. Il était temps pour Narcisse de se faire une raison et d'aller de l'avant, de tirer sa révérence ; jamais plus elle ne reverrait sa moitié ; ou en tout cas, pas sans un cercueil.

La pluie s'abat encore un peu plus alors que son regard se perd sur l'horizon qui s'offre enfin à elle ; son bandeau ayant quitté son visage durant cette cavale. Les yeux de la jeune femme fixent le lieu de ses convoitises en soupirant légèrement, donnant un nouveau coup de talon pour que le cheval se hâte. Emprunter un cheval et partir comme ça, peut-être, était-ce la fois de trop ? Peut-être que cette fois-ci, Narcisse avait dépassé les bornes ? De ses yeux bleus de glace, elle arpente les alentours, bientôt, elle passerait les portes... Et c'est une fois fait qu'elle continue le chemin à pied, après avoir confié le destrier à l'un des gardes de nuit. Aucune remarque sur la part de son absence ? Tant-mieux, elle n'avait pas besoin que les gardes suivent l'exemple des nobles et autres énergumènes qui ne pouvaient pas l'encadrer. La pluie se fait encore plus violente, de quoi la rendre mélancolique, voir nostalgique ; car ce n'est pas une particularité de là d'où elle vient. À Ambrosia, la pluie est bien rare ; beaucoup trop peut-être ; c'est presque un luxe. Sa capuche baissée et sur un pas lent, son regard se font dans la nuit noire, à la fois pressée de franchir les portes du château, mais tout de même réticente. Des explications, elle allait devoir en préparer, sans doute ; ou peut-être que non. Trop de questions qui vont malheureusement rester sans réponse si Narcisse n'assume pas ses actes. Elle n'est pas quelqu'un de lâche, ce n'est pas un trait qui la caractérise, loin de là. Nouveau soupir alors qu'elle s'approche sous la pluie battante, sa chevelure argentée est trempée comme le reste de son corps qui se frigorifie de plus en plus alors qu'elle s'approche. La peur ? L'angoisse ? Oui, c'était bien là des émotions qui la prenaient d'assaut sans crier garde.

La garde lui bloque le passage avant de se rendre compte que c'était bien la vassale qui rentrait au bercail ; aucune remarque encore une fois, non, juste un conseil d'aller très vite se sécher pour ne pas tomber malade ; chose à laquelle Narcisse répliqua par un léger mouvement de tête. Parler n'est pas son fort, ici, ils le savent tous. Rare sont les gens avec qui elle peut être elle-même et parler sans vraiment réfléchir... La luminosité interne du château se fait vive, beaucoup trop pour ses yeux, alors le bandeau retrouve sa place initial ; devant ses mirettes. Sa nuque craque un peu alors qu'une des servantes du palais lui rapporte une serviette avec rapidité ; effectivement, se présenter au roi ainsi, ce n'était pas la meilleure idée du siècle. Se séchant rapidement le visage et la tignasse, la demoiselle approche alors de la salle du trône où le roi semblait encore se trouver, à cette heure, tardive. La porte est ouverte, son regard scrute les lieux et se pose alors quelque part ; sur toi Hao. Avec sa nonchalance habituelle, Narcisse s'approche, un genou au sol et sa main droite sur le cœur, ôtant le bandeau dans cette pièce un peu plus sombre qu'à l'accoutumer. « Je suis de retour H... Votre majesté. » Impossible pour elle de te regarder, incapacité à relever la tête ; un peu honteuse quant à son comportement qui n'est pas du tout approprié pour son nouveau rôle ; elle en avait pleinement conscience. Alors c'est la gorge un peu serrée qu'elle continue aussitôt après avoir repris son souffle. « Je m'excuse d'être parti sans dire un mot, je sais que mon comportement n'a pas été des plus adapté. » Et ce n'était rien de le dire, en effet. Nouveau soupir, un frisson et le regard toujours rivé sur le sol. Gênée par son comportement et sa honte ; mais surtout par sa peine.
TOGETHER // with hao // désolé c'pas top // j'me rattraperais //
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Pacifiste

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I. IF YOU STILL BELIEVE

please try to understand me
www — Le roi avait bien du mal à gérer les choses depuis son récent couronnement. Il n'abordait jamais le sujet et pourtant, les événements lui filaient entre les doigts, semblables aux goûtes de pluie frappant le sol en cette bien maussade journée. Il observait sans vie son reflet de la fenêtre, les traits tirés, la mine pensive. Sans même le dompter, Hao avait la mâchoire crispée, cette dernière sous l'emprise de sa rage permanente qu'il avait bien du mal à apaiser et ce malgré les différents essaie qu'il avait pu faire. Les bras le longs de corps, le souverain agitait ses doigts, les triturant dans tous les sens pour au final, serrer son poings avec vigueur. Comme en pleine crise, il s'évertuait à rester silencieux, se reprenant tant bien que mal puis un soudain un soupir ; long et laborieux tandis que son état d'esprit serein revenait peu à peu. Hao n'était pas devenu fou, seulement inquiet.

La couronne trônant sur sa tête le rendait nerveux, à tel point qu'il était semblable à un nouveau né ne sachant comment gérer l'adversité. Lui qui était connu pour son calme et son talent pour se mettre en retrait ; le voilà là, à observer son propre visage lui rappelant avec grande tristesse celui de son paternel. Il s'était toujours juré de ne jamais lui ressembler, quel calvaire que de constater le contraire. Soudain, un éclair vif vient dessiner le ciel, le guidant à nouveau vers la terre ferme, l'extirpant de ses pensées les plus personnelles. « A quoi peut-elle bien jouer, bon sang... » Les mots se faisaient entendre sans même qu'il ne le réalise ; tel un constat qu'il ne pouvait nier il se devait de l'exprimer même si cela lui déplaisait. Quelle honte qu'un roi d'un pays en guerre soit si faible.

Cela il le devait à une personne ; Narcisse. Sa conseillère était l'une des personnes sur qui il comptait le plus et d'ailleurs, Hao ne s'en cachait point, jamais. Il avait même agi contre le consentement des hauts dignitaires de la nation afin d'offrir des postes importants à ceux qu'il jugeait de confiance. Mais l'être humain a bien des secrets et la jeune femme n'était pas une exception. Il devait l'accepter mais son silence, son absence le faisait tant souffrir, il en avait presque le besoin de se taper la tête contre un mur pour calmer ses pensées les plus néfastes sur le sujet. Il était un souverain, il ne devait pas agir ainsi, avec tant de sentiments. Se reprenant il se massait un peu la mâchoire, se déplaçant dans le palais, sans savoir où se rendre. Il marchait sans but, saluant les soldats, rejoignant la salle du trône. 

Ici, pourquoi fallait-il qu'il n'interrompt la marche dans cette pièce ? Elle était autant le symbole de son nouveau rang que de la douleur de son être. Il ne savait quelle optique prendre pour terrasser cette envie de fuir en courant ces quatre murs et pour cela, il se contentait d'éteindre son âme, d'agir comme le faisait si bien feu son père, encore une fois. Quelle angoisse. Avançant avec lenteur, le souverain prenait place sur le trône, sans aucune grâce ou dignité, le dos un peu recourbé. Le roi croisait ses jambes, un brin affalé il observant la grande porte face à lui. Hao alla même jusqu'à retirer un petit Kiseru de la grande poche de sa tenue traditionnelle, l'allumant à l'aide des braises d'une torche non loin de sa personne. Son faciès devenait froid, distant, ce dernier éclairé par les inspirations qu'il pouvait prendre.

Puis soudain, une apparition. Voilà que le hasard avait placé sur son chemin celle qu'il voulait tant voir, tant regarder. Elle se présentait à lui, une gêne collée à sa peau comme la rage sur la sienne. D'ailleurs, Hao se sentait comme prisonnier de son propre corps car il voulait l'enlacer, s'approcher mais rien, pas une bribe de son entité ne se déplaçait, il restait là, assis sans aucune stature royale. « Tu peux te relever. Où étais tu ? » Le ton était froid, distant, ses paroles étant ponctuées de fumée. C'est indéniable, sans le vouloir le roi avait bien l'allure d'un dragon sorti de son sommeil par une tierce personne. « Je ne peux que confirmer que tu as agi sans aucune réflexion Narcisse. Je suis déçu et... agacé. Sais-tu pourquoi ? »  Les mots employés étaient indomptables, l'homme ne maîtrisait plus rien.




Celui qui souhaite le bonheur futur dort pour oublier les malheurs du passé… Il souhaite faire des rêves joyeux parce qu'il ne peut oublier la triste réalité.
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YOU THINK YOU KNOW DEATH ( BUT YOU DON'T ) NOT UNTIL YOU'VE SEEN IT ( REALLY SEEN IT )
musique — L'intonation de ta voix parlait d'elle-même ; furieux. Narcisse n'a pas besoin de relever la tête pour le deviner, t'entendre lui suffit ; cependant, elle obéit aussitôt ta première sentence, se redressant alors, son regard aussi pâle que la lune se posant désormais sur toi. La fatigue te ronge, elle peut s'en apercevoir, qu'a-t-il bien pu se passer pendant sa semaine d'absence ? La jeune femme n'en a qu'une vague idée, elle ne fait qu'émettre des suppositions dans un coin de sa tête. La fumée virevolte dans la salle du trône, formant un léger brouillard opaque dans lequel elle semble s'évaporer. C'est sans doute ce qu'elle veut maintenant, s'évaporer pour ne pas subir ta colère ; mais elle doit y faire face, Narcisse le sait, elle en est la seule coupable. Debout, droite comme une statue, la jeune femme croise les bras, son regard fuyant celui des torches qui commençait déjà à humidifier ses yeux ; même si la douleur lui est insupportable, elle se doit de te regarder, de ne pas briser ce contact visuel, son lien de confiance. Et voilà ta nouvelle sentence irrévocable qui quitte tes lèvres pour mieux lui assécher la gorge ; pour mieux lui comprimer la poitrine... Cependant, un sourire vient naître sur son faciès, sourire en coin un brin mélancolique qui apparaît à la commissure de ses lèvres, tant dis que son regard rencontre de nouveau le sol. Que peut-elle bien répondre à cela ? Déçu de son comportement ? C'était bien évident... Et agacé, sans doute parce qu'elle avait donné raison aux hauts dignitaires ? Ce n'était qu'une énième supposition... Se massant la nuque tout en se mordant la langue, c'est en expirant l'oxygène qu'elle avait emmagasiné tout ce temps que la jeune femme daigna répondre directement, sans prendre la peine de réfléchir plus longuement. « Déçu de mon comportement et agacé, car je suis parti sans rien dire, donnant raison aux gens qui ne tolèrent pas ma présence à vos côtés, je suppose ? » Ses yeux étaient entrés en collision avec les tiens le temps de sa tirade, mais aussitôt eu-t-elle finit que Narcisse dirigea son regard vers l'une des fenêtres de la salle du trône, s'en approchant alors d'un pas lent, guettant l'horizon dont la pluie lui refusait l'accès. C'est en sortant elle-même son kiseru de sa cape trempée que la jeune femme continua.

« Je sais que j'ai agi comme une idiote ; telle est ma nature, je n'ai aucune excuse. Je me devais juste de vérifier quelque chose... » Son kiseru prend place entre ses lèvres abîmées par le froid, les différences de température entre Kireïde et Ilmyde étaient assez colossale. Une semaine de recherche, une soirée pour apprendre l'amère vérité ; une entrevue avec Aelin pour lui faire comprendre sa stupidité... Il était temps pour elle de s'expliquer, Narcisse en est bien consciente, mais ce n'est pas dans ses habitudes de raconter sa vie et encore moins ses problèmes. Mais voilà, tu lui avais posé la question, tu lui avais demandé où elle avait bien pu passer son temps et ce n'est pas dans sa ligne de conduite que de mentir ; surtout pas à toi. « Je suis parti en Ilmyde voir mon informatrice. Cela fait un an que ma sœur jumelle a disparu, alors je pars toujours la voir une fois par mois, en quête d'indices, mais... » Le cœur se serre, les mots ne sortent plus, seule son souffle court sonnant comme un soupir daigne s'échapper alors que son regard se perd sur la pluie qui tape le vitrail de la fenêtre. Narcisse cherche ses mots, contrôle ses sentiments comme elle le peut, ne souhaitant pas se mettre de nouveau à pleurer ; elle s'était fait une raison sur le chemin du retour, elle avait eu le temps de faire son deuil, d'accepter la vérité. « Mais rien, pas une trace d'une quelconque présence. Je me suis fait une raison, désormais, je n'irais plus là-bas. Mon informatrice dit que Lys ne souhaite sans doute pas être retrouvée ; mais je pense plutôt qu'elle n'est, hélas, plus de ce monde. » Ces derniers mots lui brûlent la gorge, le dire et le penser sont deux choses totalement différentes, Narcisse le sait, le comprend, mais malgré toute la bonne volonté dont elle pouvait faire preuve, c'était bien trop cruel à accepter. Le lien que partagent les jumelles n'est pas anodin, c'est un lien unique, quand l'une souffre, l'autre souffre de concert avec elle ; mais jamais Narcisse n'avait eu la sensation que sa moitié avait disparu de la surface de ce monde ; et encore moins qu'elle souffrait quelque part.

S'adossant à la fenêtre, la demoiselle ne sait plus vraiment quoi en penser ; ne sachant pas si elle doit se faire une raison ou continuer d'espérer... Cependant, dans les deux cas, elle continuerait de se ronger les sangs ; ne pas savoir, être dans le doute constant, ce n'était pas vivable et encore moins pour quelqu'un comme elle, dont la curiosité n'était plus à prouver. Son kiseru vient retrouver sa place initial, entre ses lèvres, afin que le tabac empoisonne ses poumons. Ses paupières lourdes se ferment pour ressourcer ses pupilles humides, sans doute trop usés par la fatigue et les émotions. C'est en expulsant la fumée qu'elle te demanda alors en s'asseyant sur le sol. « Je ne recommencerais plus, je vous le jure. Que s'est-il passé en mon absence ? » Une semaine, quand on y réfléchit, c'était long, elle avait forcément dû raté quelques événements, c'était évident.

TRUTH // with hao // narcisse est déprimante // j'espère que ça te vas ; sinon j'me pend //
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II. IF YOU STILL BELIEVE

please try to understand me
www — La cage dorée encerclant le roi se refermait peu à peu autour de lui, n'offrant au monde que l'image d'un dirigeant froid et distant. Affalé sur son trône il la regardait se dépatouiller comme elle pouvait face à son accusation, et ce dernier ne prit même pas la peine de lui tendre une main pour l'aider dans sa vaine tentative. Son regard était las bien que figé dans la direction de sa conseillère ; caché derrière la fumée de son kiseru son faciès n'était lui visible que lorsque ce dernier prenait une inspiration, la braise du tabac offrant une occasion de le voir. L'observer lui et son faciès dur, figé par la haine vive et constante qui ne cessait de gangrener son cœur. Malgré tout, les sentiments pour la jeune femme le poussait à écouter ses mots avec attention afin d'en savoir plus sur cette fameuse absence. Il évitait d'ailleurs de dire qu'elle lui avait manqué, question de faiblesse.

Lentement il agitait sa main libre au rythme d'une mélodie au violon. « Tu as au moins le mérite d'avoir conscience des choses. » Il tiquait un peu puis se redressait un minimum, la fixant de plus belle. « Mais ce qui me chagrine le plus c'est que tu mets en danger mes décisions. Ces abrutis, les anciens conseillers de mon père vont se faire un plaisir de prétendre que j'ai fait une erreur en te choisissant toi. » Le roi prenait soin de bien accentuer le dernier mot. Il serrait les dents en imaginant les corbeaux se moquer de lui, de ses potentielles erreurs. La suite de la discussion le faisait tiquer à nouveau. « Telle est ta nature ? Tu es mon choix, sois à la hauteur Narcisse. Les erreurs sont humaines je ne suis pas comme mon pauvre père malgré tout,, je suis aussi un souverain et je me dois d'appuyer sur les fautes pour que cela ne se reproduise pas. Tu comprends ? »

Hao ressentait la douleur dans les propos de la jeune femme mais il ne pouvait rien faire, le poids de son rang l'interdisait de fraterniser avec les autres, du moins avec ceux qui ne pouvaient se targuer d'être de son rang. Il haïssait son paternel mais au fond de son être des choses ont été gravées, des vérités qu'il n'arrivait pas à oublier d'autant plus depuis qu'il détenait le pouvoir. Aussi forts ses sentiments étaient-ils pour Narcisse, il laissera les barrières. « Ilmyde, une informatrice... ils ne sont que des sauvages, ils ne t'apporteront rien sur ta sœur. Je comprends que tu souhaites la retrouver mais la nation de ces animaux ne t'aidera pas. Je ne veux plus que tu retournes là-bas sans prendre la peine de faire couler le sang. » Il descendait les quelques marches qui surélevaient le trône, fumant toujours avec une nonchalance bien que la soudaine allusion d'Ilmyde le faisait se crisper.

Puis de la compassion refaisait surface, celle que tous aimaient chez lui avant le jour funeste. Plus il s'approchait d'elle plus son attitude s'apaisait. A son niveau il parlait ainsi d'un ton calme, le faciès sans une once de haine. « Tant que tu n'as pas de preuves, je refuse que tu laisses tomber. Des soldats recherchent déjà Cui depuis sa disparition, veux-tu que certains soient affectés pour Lys ? » Il était doux, les mots qu'il usait étaient tous bien choisis à tel point que son empathie passée était bien de retour sur le moment. La soudaine question le faisait triturer son pendentif tandis qu'il s'asseyait au sol à côté d'elle. « Tu peux remettre ton bandeau, tu es avec moi tu sais. » Il lui faisait un léger sourire, bref mais bien présent. « Des informations sont tombées. J'ai bien peur que mon prochain ordre à ton égard ne soit la guerre. La situation à la frontière ne peut plus durer. »




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YOU WERE JUST ( LIKE ME ) WITH SOMEONE ( DISAPPOINTED IN YOU )
musique — L'attente est la pire des souffrances, tout comme l'incertitude l'est également. Elle attend, ne sachant pas ce qui allait ressortir de cette entrevue, dans un silence de plomb, elle patiente. Son cœur s'en retrouve alors compressé, surchargé d'émotions qui ne demande qu'à exploser ; mais la jeune femme résiste, porte le poids de sa peine comme celui de sa culpabilité, attendant une remontrance, car c'est bien là tout ce qu'elle méritait. Son regard vissé sur le sol ne lui permet pas de voir ton mouvement de la main, mais ta voix lui parvient et tout ce qu'elle trouve à faire, c'est de claquer sa langue sur son palet. Oh que oui, Narcisse avait conscience des choses et c'est bien pour cela qu'elle n'en menait pas large à l'heure actuelle ; elle avait merdé, sur toute la ligne et devait maintenant réparer les pots cassés de ta déception ; elle en avait bien conscience, mais te l'entendre dire... C'était quelque peu, cruel. Son regard se releva vers toi, entrant en contact avec le tien alors que tu reprenais de plus belle et la jeune femme imprima alors chaque détail dans sa mémoire, que ce soit les mots, l'expression de ton visage, jusqu'à l'intonation de ta voix... Remettre les décisions du nouveau roi en cause ? Déjà enfant, quand elle entrait par effraction avec l'aide de Cyrus pour te voir, les dirigeants s'en plaignaient, rien ne changerait ; ils aimaient parler pour ne rien dire. Cependant, Narcisse ne peut rien dire à cela, elle se contente alors de mordre sa lèvre inférieure pour réprimer cette envie de l'ouvrir soudainement ; elle n'est tout simplement pas en position de te contredire et encore moins de se défendre. Ta fierté n'a d'égal que ta noblesse, elle le sait très bien, l'idée même que tu puisses être critiqué par sa faute l'horripile ; tout ce que tu es en train de lui dire, elle avait pu l'imaginer sur le chemin de son retour. Les méandres de son esprit se retrouvent embrouillés, décidément, elle faisait tout de travers en ce moment, c'était à ni rien comprendre ; et sa pipe quitte ses lèvres alors que sa main vient masser son front avec insistance ; mais tu ne lui laisses aucun répit, tu reprends de plus belle et elle s'enfonce encore plus dans les abîmes. 'Tu es mon choix, sois à la hauteur Narcisse.' Elle ne demande que ça, d'être à la hauteur, de ne pas paraître faible, de ne pas succomber à ses émotions et ses sentiments ; mais c'est pourtant ce qu'elle est depuis toujours ; elle suit le mouvement de son cœur et n'a que sa tête pour guide, c'est bien pour cela que la jeune femme t'as poursuivie sans relâche, jusqu'à devenir ta vassale ; un compagnon d'armes. Narcisse avait longtemps réfléchi au comment ; comment se retrouver proche de toi, comment t'aider par sa force misérable, comment te soutenir face à l'adversité qui attend à ta porte ; depuis que tu l'as sauvé, elle n'a fait qu'y réfléchir. Était-ce une erreur que de se croire à la hauteur de cet idéal ? De croire qu'elle pourrait être un rempart pour que tu ne sois pas critiqué ou même attaquer ? Être à la fois le bouclier et l'épée, c'est là ce que Narcisse avait toujours souhaité ; mais voilà, encore une fois, sa loyauté a vacillé, pour Lys.

Et elle comprend parfaitement tout ce que tu lui dis, alors elle hoche la tête en guise de réponses, baissant de nouveau les yeux, sa gorge serrée au maximum, sa mâchoire comprimée, mais sa déception est plus douloureuse encore. Son comportement venait de te mettre dans l'embarras, t'exposant à tout ce qu'elle craignait depuis que tu l'as promus à ce poste et Narcisse s'était jeter corps et âme dans la gueule du loup. Et son cœur se resserre d'avantage quand tu en viens à parler d'Illmyde, mais elle n'avait pas souhaité te mentir sur sa destination ; car tu méritais bien de savoir où elle avait passé son temps loin de ses fonctions. Ta rage est palpable, la tension monte d'un cran et la peur s'accentue dans son cœur, la plongeant aussitôt dans le tourment. La salive n'est plus produite, la sueur se mêle aux gouttes de pluie qui dégouline de sa chevelure, les yeux sont écarquillés, les lèvres tremblantes, les mains moites. Faire couler le sang, oui, mais quand cela est nécessaire, la vie est trop précieuse pour être ainsi gâchée, c'est ce que son père lui avait enseigné... Seulement voilà, elle doit se faire une raison, ses convictions doivent changer si elle veut rester à tes côtés, si elle veut être à la hauteur de son idéal ; alors pour toi, elle le fera, très certainement. Dans un geste lent, Narcisse hoche une nouvelle fois la tête positivement ; de toute façon, son choix était fait et au vu de la situation, elle n'avait plus d'autres alternatives ; elle n'irait plus voir son informatrice en Illmyde, elle se contenterait de courrier. Et voilà que tu viens prendre place à côté d'elle, ton faciès n'arborant plus ni colère, ni rancœur, ni haine ; tu sembles apaisé soudainement et la peur de Narcisse s'estompe aussitôt. 'Ne laisse pas tomber.' Bien plus facile à dire qu'à faire ; évidemment que la conseillère ne souhaitait pas laisser tomber, elle voulait encore garder espoir pour sa moitié, car c'est bien là, la seule famille qu'il lui reste. Et rien que de penser à son corps inerte quelque part, son sang se glace, sa poitrine lui fait mal, ses entrailles se déchirent, ses yeux s'embrasent. Ta bienveillance et ta douceur ne sont qu'un coup de poignard de plus dans sa détermination, dans cet espoir fugace qui apparaît et disparaît comme la première lueur du jour ; tu ne t'en rends pas compte Hao, mais Narcisse n'arrive pas à envisager le meilleur, seulement le pire. Elle désire juste savoir, c'est un besoin vital, qui se fait vorace, empiétant sur sa raison, déchirant ses convictions en miette... Et sa main droite passe dans sa propre chevelure qu'elle caresse avec lenteur, pour s'apaiser, pour restreindre son flot de mauvaises pensées. Voilà que tu en viens à sourire brièvement, son cœur partant de plus belle pour mieux lui briser la cage thoracique.

Que dire ? Que pouvait-elle bien exprimer ? En l'espace de dix minutes, ses émotions avaient été malmenées, un ascenseur émotionnel qu'elle n'avait pas pu comprendre et encore moins prévoir ; que la jeune femme n'arrivait plus à contrôler. C'est en rallumant sa pipe et en cognant doucement plusieurs fois l'arrière de son crâne avec le mur, comme pour s'extirper les mauvaises pensées qui venaient affluer dans sa tête, que la jeune femme soupira ; longuement. La fumée quitte ses lèvres, formant un brouillard opaque dans lequel elle aurait très bien pu se perdre et c'est en baissant de nouveau la tête et en fermant les yeux qu'elle répliqua à tes précédentes paroles. « C'est justement parce que je suis avec vous que je ne le porte pas ; privilégiés sont ceux avec qui je daigne l'ôter. » Son regard se suspend alors sur une des torches qui viennent l'aveugler légèrement, c'est derrière sa frange trempée qu'elle tente vainement de se protéger. « J'ai toujours envié ceux qui pouvaient lire les émotions de chacun dans un regard ; car il est bien plus éloquent que les mots eux-mêmes. » C'est pourquoi elle ne portait jamais son bandeau en ta présence, car elle qui n'est pas douée avec les mots, savait que ses émotions elle, était bien lisible dans la profondeur de ses pupilles, dans le tintement de ses iris. Cependant, elle n'arrive pas à le dire à haute voix, ne sachant pas comment l'expliquer ; preuve qu'elle n'était décidément pas bien douée. C'est en se massant la nuque, un peu gênée qu'elle continua néanmoins sur sa lancée. « Croyez-moi mon roi quand je vous dis que je ne souhaite aucunement vous mettre dans l'embarras. C'est bien là, la dernière chose que je désire. » Narcisse n'était pas douée avec les mots, mais elle était néanmoins talentueuse pour exposer ses faiblesses ainsi que ses sentiments. Inspirant longuement le tabac dans de son kiseru, la jeune femme réfléchit ; la guerre, Lys, ses priorités n'étaient plus ce qu'elles étaient, elle venait d'en prendre conscience. Partir une semaine par les temps qui court, ce fut effectivement une idée inconsidérée. Recrachant la fumée par ses narines, la jeune femme releva sa tignasse mouillée vers l'arrière avant de reprendre la parole. « Je crains alors que nous n'avons pas de soldats disponibles pour chercher ma sœur si la guerre est à nos portes. Ma priorité est de vous servir. » Ses phalanges craquent alors qu'elle s'étire, son kiseru est vide, elle consumerait un peu plus de tabac plus tard ; pour l'heure, Narcisse devait se renseigner, prendre conscience de ce qu'il se tramait depuis son départ. Elle se penche un peu en avant, joue avec le bandeau tombé devant sa gorge avant de porter son attention sur toi, son regard cherchant à capter le tien. « Quelle est la situation ? J'ai dû rater bien des choses en une semaine... » Et elle en était très clairement alarmée, mais encore plus navrée de son absence. L'orage gronde dehors, la pluie battante tapant sur les carreaux avec férocité ; accentuant le silence pesant qui venait soudainement de s'installer.

DAMN // with hao ♥ // je sers à rien jpp // tu peux me taper //
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III. IF YOU STILL BELIEVE

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www — Il tenait sur un équilibre peu sûr, il le savait et le sentait sans même avoir à se questionner bien longtemps. Hao passait d'une passerelle à une autre, essayant du mieux qu'il le pouvait de ne pas sombrer dans la haine, la rage que Narcisse serait à même de devoir recevoir. Mais le roi ne voulait pas succomber à cette attitude abjecte qu'il plaçait sur son faciès et ses expressions, surtout pas avec elle pour qui il avait des émotions bien plus grandes et profondes qu'il ne voulait le laisser paraître. Narcisse n'était pas qu'une simple conseillère, elle était aussi un appui sans lequel le souverain de Kireïde ne pourrait pas faire grand chose pour espérer sortir la tête de l'eau sombre dans laquelle il était submergé. Il n'était malgré tout pas naïf, il savait la jeune femme fragile mais il ne s'en accommodait point, car le passé avait forgé une solide relation entre les deux humains.

Aussi difficile cela était-il, le bretteur avait réussi à ne pas se montrer trop dur avec cette dernière, usant de mots sans doute difficile à entendre pour elle mais il ne pouvait pas s'en empêcher pour autant. Hao le calme et discret était devenu ainsi et les siens allaient devoir faire avec. Il ne doutait néanmoins pas, il savait les plus proches de lui capables de tout accepter ; le roi avait en sa compagnie des sujets, non des amis sur lesquels il pouvait tout placer. Il avait besoin de se sentir près d'elle, un minimum afin de briser encore d'avantage la barrière de son esprit, celle qui le faisait parler ainsi avec tant de froideur et de dureté. Il plaçait sa tête contre le mur dans un léger soupir une fois assis à la droite de la conseillère. « Je te remercie dans ce cas de me laisser observer ton regard. Mais si le besoin se fait sentir, moi ou non il faut me promettre de le remettre. »

Peut-être la demande était-elle enfantine mais il tenait à le dire, à transmettre son inquiétude à la jeune femme. Il ne se permettrait jamais aucun geste trop proche envers celle-ci alors, ainsi, Hao se sentait capable de lui offrir un brin de sa tendresse à son égard. « Je te crois. » Il redevenait un peu plus distant à l'allusion de son désir, celui de ne pas le décevoir. Il n'en doutait pas mais la dureté qu'il arborait, la même que celle de son paternel le poussait à se montrer exigeant sur la question. La tête un brin tourné vers elle, il figeait son regard dans le siens. « Tu sais que je te fais confiance mais ce n'est pas le cas des autres. Il faudra prouver aux corbeaux que tu es digne de ton statut. » Il allongeait ses jambes, se permettant un geste évasif de la main. « N'en parlons plus, passons à autre chose. » Les choses étaient dites ainsi, inutile de tourner autour du pot.

Le nouveau souverain était ainsi, le corps imbibé de lumière mais aussi de ténèbres. Il jonglait de l'un à l'autre, le corps gangrené par la vengeance. La main encerclant son pendentif, il se redressait, le dos droit ce dernier collé contre la pierre froide du mur en guise de dossier. « Effectivement, nous nous lancerons à la recherche de ma soeur et de la tienne suite à la bataille. » Elle était plus forte qu'elle ne l'imaginait car elle avait fait taire ses sentiments et son inquiétude pour privilégier le futur conflit ce que lui n'avait pas réussi à faire jusque là. Cui lui manquait et cette absence ne le faisait point peser le pour et le contre. Hao avait bien fait de la choisir pour le conseiller. Satisfait il reprenait. « Tu n'as rien raté, crois moi. J'ai simplement reçu l'annonce de nouveaux morts à la frontière suite aux escarmouches avec Ilmyde. Celles de trop Narcisse. »

Il se redressait alors pour prendre d'avantage d'ampleur dans ces propos, comme si la stature avait son importance sur le sujet. Son père avait toujours enseigné à ses frères aînés que la prestance jouait un rôle primordial et le roi se contentait de suivre ce qu'il avait entendu. Avançant vers la fenêtre Hao observait dehors, les gouttes de pluie frappant de plus en plus fort contre la fenêtre. La tempête grondait tout autant que l'avenir de Meinarest. « J'ai reçu les membres de l'armée à Chan'gan, loin des yeux pervertis de la capitale. Nous avons établi un plan pour combattre Ilmyde dans le désert. Le but est de prendre du territoire pour les faire reculer encore d'avantage vers le nord. Les Algiz ont trop l'avantage à l'heure actuelle et ces derniers n'en ont que trop conscience. Cela ne peut plus durer. Sven et toi vous serez avec moi, je compte sur vous deux. »




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EVERYBODY ( WANTS TO ) RULE THE ( WORLD )
musique — Même si tu n'élèves pas la voix, même si tu n'en rajoutes pas Hao, Narcisse ne peut désormais pas faire autrement que de s'en vouloir. La culpabilité la ronge alors que le tonnerre gronde au dehors, le vent tapant avec véhémence sur les fenêtres, accentuant tes paroles et tes intonations maculé de haine contre le peuple des bêtes. Un sourire vient se peindre furtivement sur ses lèvres alors que tu t'inquiète un peu pour sa vision, mais pour l'heure, sa rétine n'était pas prête de flamber, ni même de s'inonder de larmes... Et les 'corbeaux' comme tu les appelles, si tu savais Hao, si tu savais à quel point elle aimerait les réduire au silence, leur apprendre que quelqu'un comme elle n'est pas inutile ou dénué d'intérêt ; elle aimerait leur apprendre tellement de choses Narcisse, mais ce n'est pas en agissant comme elle l'avait fait cette semaine qu'elle y arriverait ; la jeune femme venait de le comprendre. Puis tu viens mettre fin à ces excuses pour glisser lentement vers un sujet plus sérieux... Elle entend, écoute, assimile et se rappelle les discours de son défuns père ; discours dont elle ne pourra jamais te parler, car ta rage envers la nation d'Illmyde est palpable et parce que ce serait un manque de respect quant aux drames que tu as vécu autrefois. Le cœur de la jeune femme bat à tout rompre dans sa poitrine alors que ses yeux écarquillés viennent se poser sur le sol. La guerre. La guerre était donc inévitable, il n'y avait donc pas d’échappatoire. Un poids écrasant vient se poser sur ses épaules et sur sa tête ; et bizarrement, elle ne peut s'empêcher de penser à Ritchy, ou même à Aelin ; et à Cyrus aussi, qui a rejoint cette nation... Sa main droite vient se glisser sur sa nuque, son visage devenant soudainement pâle ; l'idée de faire couler le sang ne l'effrayait pas, loin de là ; mais les victimes... La guerre n'avait pas encore commencer que la conseillère s'imaginait déjà compter les cadavres sur le sol, prévenir les familles qu'un membre ne rentrerait pas à la maison. Elle qui avait toute sa vie espérer la paix, allait donc devoir préparer une guerre. Cette simple pensée la fit déglutir et recracher sa fumée d'une traite.

Mais elle ne contestera pas tes ordres, ni même tes envies ; car tu y a très certainement longuement réfléchit. Encore des morts à déplorés, encore du sang qui a été versé... Elle se demande si après la guerre, ce genre de drame allait prendre fin ; ou si vous étiez condamnés à faire pleuvoir le sang et à empiler les cadavres. Son cœur se resserre, les mots ne sortent pas ; et son regard ne quitte pas le sol, caché derrière la barrière de ses cheveux d'argents. Votre monde Hao, est fait de tristesse, de rage et d'amertume ; mais à force d'y succomber, vous ne réussirez jamais à vous en extirper... Elle croyait que c'était son rôle, de t'épauler, de t'aider à te dépêtrer de ces émotions négative, celles qui pullules dans ton cœur comme une vieille maladie ; mais Narcisse ne se fait pas d'illusions ; la haine est ancré trop profondément, comme une malédiction. Un profond soupir vient quitter ses lèvres, un soupir dont la sonorité est pleine de mélancolie et d'amertume et c'est quand celui-ci fut fini que la jeune femme lève sa carcasse trempée. Un plan pour combattre Illmyde dans le désert ; pas loin d'Ambrosia donc, sa terre natale. L'idée n'était pas particulièrement alléchante, mais c'était sans doute sa punition pour avoir disparu pendant une semaine sans rien dire ; si elle était restée au bercail, elle aurait participé à cette réunion, elle aurait sans doute pu éviter que le désert ne devienne un cimetière. Et sa tourne dans sa tête, sa vision tangue et l'esprit vacille. Dans un sens, il y a beaucoup à assimiler, mais sur son faciès on ne discerne plus aucune émotion. Faire son travail, même si le cœur n'y est pas, juste pour garder espoir que l'ancien toi ne sois pas définitivement mort. Elle accomplirait sa tâche, car sa loyauté est sans faille, car c'est sans doute ce qu'elle fait de mieux au monde ; te servir. Sa cape noire trempée laisse une traînée de goutte derrière elle alors qu'elle avance un peu en marchant dans la salle du trône, réfléchissant, cogitant aux nouvelles que tu venais de lui donner... En tant que conseillère, Narcisse ne pouvait décidément pas rester terrer dans le silence. Conseillère et vassale, peut-être était-ce trop pour ses épaules.

« Ai-je le droit de vous donner mon avis ? » Ce n'était qu'une question posée juste pour la forme, car même sans ton autorisation, la jeune femme allait continuer sur sa lancée ; après tout, c'est bien toi qui l'avait nommée à ce poste malgré les 'corbeaux' et leur 'suggestions' sur la question. Sa démarche se fait lente, son regard arpente le trône, puis virevolte dans la pièce avant de se reposer instinctivement sur toi. « Je ressens votre haine comme si c'était la mienne, croyez-moi, je la connais ; mais partir en guerre... Est-ce vraiment la dernière solution ? » Son kiseru retrouve sa place entre ses lèvres alors qu'elle réfléchissait aux poids de ses mots et aux conséquences qu'ils pourraient avoir ; elle ne devait pas dire n'importe quoi et surtout pas n'importe comment... « La guerre ne meurt jamais, une fois cette dernière lancée, il n'y aura pas de retour en arrière possible et j'ai bien peur que cela ne nous soit plus fatal que bénéfique. » Elle pensait au grand complot, elle pensait aux pertes, elle pensait à son père et à ta famille. Elle pensait aux gens d'Helios et de la nation de Kireïde qui avait tous eu du mal à se relever, qui vivait sans conteste la peur au ventre et les sourcils froncés ; beaucoup de haine transpirait du peuple, Narcisse en était plus que consciente... « J'ai confiance en vous et en notre armée, mais le fait est que la suite des événements ne peut pas être prédite et... » Nouveau soupir, une nouvelle fois la jeune femme imbibe ses poumons d'une bonne dose de tabac pour se donner du courage, mais surtout pour calmer les battements de son cœur, pour détendre le sang qui tape dans ses veines avec  virulence. « J'ai peur... J'ai peur que cette guerre nous inflige de lourde perte. » Ce n'est pas la seule peur qui cogne dans son cœur, mais c'est la seule que la jeune femme est capable d'énumérer à voix haute. Cependant, tu ne l'as pas assigné à ce poste pour sa peur, mais pour ses conseils avisés, pour son soutien et pour son franc parlé. La jeune femme en est bien consciente. « Mais je sais que vous avez raisons, trop de sang a déjà été versé, trop de morts ont été recensés. Je me chargerais donc de trouver de nouvelles recrues ; je crains que nous ne manquions d'hommes. »

Elle ne contesterait pas, elle ne rechignerait pas ; la décision fut prise sans sa présence ; preuve de son inconscience et de sa stupidité... Narcisse comprenait le poids de ses mots, comprenait l'importance de sa mission. « Et je sais que vous comptez sur moi votre majesté ; je tâcherais donc de ne plus vous décevoir à l'avenir... » Mais Narcisse ne peut pas le promettre, car elle était bien douée pour écouter son cœur plutôt que sa tête.

WAR // with hao ♥ // trop de temps d'attente pour ça // j'suis désolé c'pas terrible ;; // 1259 mots // correction en cours
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III. IF YOU STILL BELIEVE

please try to understand me
www — Contrôle. Le souverain sentait sans mal que son emprise, la haine qui le taraude prenait peu à peu à nouveau le dessus. C'était un combat de long haleine et ce depuis bien trop longtemps, il était épuisé. Son bras tremblait à la mémoire du passé, il sentait les doigts se crisper, son bras se tendre sous l'agitation des images des instants qu'il voudrait oublier. Toutes ses pensées n'étaient qu'un champs de bataille, il se voyait abattre des Algiz sous la vive entaille de son épée. Il tranchait, observait le sang de ses ennemis couler à flot sous la puissance de ses gestes. Le visage de la belle Narcisse l'apaisait, un peu. Il focalisait son regard sur elle tandis qu'il lui parlait d'un sujet houleux, probablement le plus important de toute sa vie de roi. La guerre allait une nouvelle fois blâmer le continent de toutes les pertes qui l'accompagnaient. L'histoire allait à nouveau tituber face à la vague de la folie humaine.

Il ne portait aucun intérêt aux éventuelles pertes. Loin de lui l'idée de laisser son peuple, les gens qui lui avaient porté allégeance mourir mais il lui était à présent tout naturel qu'il était dans leur devoir d'offrir jusqu'à leur dernier souffle de vie afin de prouver leur valeur et l'allégeance à la nation des volcans. Lui qui exécrait autant son paternel, voilà que le jeune bretteur se mettait à traiter les siens de la même manière que ce dernier. Son simple reflet le ferait presque vomir à sa simple vision. Comment son être tout entier avait-il pu s'imbiber d'autant de honte ? A présent debout il figeait ses mains dans ses poches, la mâchoire crispée en guise d'unique réponse possible à son état soudain. « Tu es là pour cela voyons, ne doute jamais sur la question. » disait-il avec lenteur en compagnie d'un mouvement évasif de la tête tout en prononçant son affirmation. Chose qu'il allait sans doute regretter.

Le doute se permettait de venir souiller la discussion. Le jeune souverain hissait un sourcil à la soudaine allusion de la belle. Il ne prenait pas la peine de s'approcher de cette dernière, conservant sa distance et son attitude nonchalante et posée. Pour autant, son regard, lui, traduisait bien d'autres choses. « Ne penses-tu pas que j'ai pesé le pour et le contre ? Que je réalise sans mal les conséquences que tu te permets d'aborder là, face à moi ? » Les mots étaient nets et précis. Il perdait pied. A nouveau son masque se replaçait sur son visage, les morceaux qu'il avait réussi à briser pour se montrer vrai et lui-même le dissimulaient. « Nous aurons des pertes sans nul doute et nous risquons même de perdre mais je ne veux pas que le peuple me... nous pense faible. » Hao débutait une marche, frôlant de la main les différents piliers maintenant la pièce du trône.

Les chausses du souverain se permettait des sons, de petits bruits sur lesquels ce dernier prenait la peine de rythmer ses paroles. « Mais je vois où tu veux en venir et je comprends tes craintes. Cependant... » La mâchoire serrée il la décrispait un peu, claquant sa langue avec vigueur. « Nous ne pouvons plus tourner les talons, nous devons agir le torse bombé et la bannière du pays levé. Tu es là pour me conseiller, tu me donnes ton avis mais je pense que tu te pavanes trop sur les sentiments, plus que sur la raison. Celle que tu devrais utiliser. » Il la fusillait un peu du regard puis se mettant à frôler avec lenteur, du bout des doigts son pendentif légèrement rougeoyant à la lumière des torches. « Malgré tout cela, je ne doute pas un instant de tes compétences au combat et je compte encore et toujours sur ta personne pour me soutenir. Soyons clairs, aucune déception ? » Le bretteur perdait tous ses quelques efforts. Déception.



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EVERYTHING THAT ( KILLS ME ) MAKES ME ( FEEL ALIVE )
musique — Un jour, Narcisse apprendra la notion de 'tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de l'ouvrir' ; car en cet instant, tu venais de réduire à néant ses réflexions les plus profondes. Effectivement, c'est naturel, tu as dû y réfléchir longuement avant d'en venir à cette décision ; celle de l'apocalypse, celle d'une vision d'horreur qui allait entacher la nation. Son cœur fait plusieurs bonds avant de s'arrêter face à ta colère grondante, contrastant parfaitement avec le tonnerre qui hurlait dehors. Pesé le pour et le contre, oui, tu l'avais fait, c'était évident ; mais le fait est que la mort serait au rendez-vous ; un rendez-vous qu'elle aurait préféré éviter. Sa langue claque contre ses dents, mais la pluie battante vient cacher le bruit de son agacement. Tes mots sont vrais, nourrient par ta rancœur, certes ; mais ils sont justes. Narcisse le sait, elle le comprend ; mais le havre de paix auquel elle aspirait tant n'arriverait jamais. Tu ne t'en rends peut-être pas compte Hao, mais si la jeune femme se trouve à tes côtés aujourd'hui, c'est pour essayer de dissiper la noirceur qui semble habiter ton cœur... En vain, très certainement ; car ta haine et ta rancune font de toi celui que tu es aujourd'hui et elle devait l'accepter. Ta démarche et tes intonations lui glacent le sang l'espace d'un instant, mais son regard toujours vissé sur le sol ne laisse rien paraître ; elle avait appris à dissimuler ses émotions et à refouler ses sentiments depuis longtemps maintenant. Le peuple... C'est ce peuple devant lequel tu ne veux pas paraître faible que tu vas envoyer à la mort... Ont-ils besoin d'une guerre en cette période ? Les ravages de la vie quotidienne te donneraient pour preuve que non ; mais à quoi bon, la décision est prise ; il n'y avait plus aucun moyen de revenir dessus, elle en était bien consciente.

Son dos vient se coller contre l'un des piliers alors que tu continues ton discours, l'enfonçant un peu plus dans les limbes de son esprit sans fin, la plongeant dans une spirale d'émotions sourdes qu'elle préférait taire ; non pas par peur, mais par respect. Les bras croisés, elle écoute, sans rien dire, les prunelles ne scintillent pas, aucune lueur, aucune saveur ; ne rien dire ; seulement écouter. L'étendard de Kireïde levé contre Illmyde, le regard fier, porté par une rage contre le peuple des bêtes ; les souvenirs du grand complot lui reviennent, puis une de tes remarques vient la faire sourciller quelque peu, ne laissant plus aucune trace de réflexion dans son esprit. Se pavaner sur les sentiments ? Elle ? La conseillère ne put s'empêcher de sourire furtivement de dépit ; s'il y avait bien une chose qu'elle avait apprise avec le temps et en te côtoyant, c'est que les sentiments ne devaient pas empiéter sur ses décisions ; les réprimer avec convictions, sans restrictions. Lui parler de sentiments ? Maintenant ? Non. Narcisse ne faisait que de se mettre à la place du peuple ; était-ce donc d'user de sentiments ? Ses ongles s'enfoncent dans la paume de sa main, en silence, alors que sa langue se colle à son palais dans un silence de plomb. Elle s'était attendue à tout, sauf à ça ; mais rien, son visage reste impassible, imperturbable ; peut-être avais-tu raison dans le fond ; alors quand cette entrevue serait terminée, elle se pencherait un peu plus sur la question. La tension est palpable comme le regard furieux que tu laisses planer sur elle, mais le siens est fermé, scellé ; et c'est en choisissant la solution de facilité que la jeune femme remet son bandeau de tissu avec lenteur. S'il lui fallait éviter les sentiments, alors elle devrait aussi agir ainsi te concernant. Réfléchir avec son cerveau et non pas avec son cœur ; et agir. Une main vient se glisser dans sa nuque, qu'elle masse légèrement avant de prendre une inspiration ; puis viens une nouvelle question alors que son dos te fait face. 'Soyons clairs, aucune déception ?'

Ses dents croisent le fer avec férocité, sa langue s'incruste un peu plus sur son palais qu'elle pourrait perforer si elle continuait à y mettre autant de force ; puis un soupir, bien trop long, pour détendre ses nerfs fatigués et ses muscles engourdis. La voilà qui se retourne avec lenteur avant de mettre un genou au sol, encore une fois tête baissée, le regard bandé, la voix teintée de regret, mais néanmoins résolue. « Loin de moi l'idée de vous décevoir une nouvelle fois ; mais si cela arrive, vous n'aurez qu'à faire rouler ma tête sur le sol ; ma vie vous appartient. » Elle ne se relève pas, elle reste assise, la tête vagabondant à ses pensées. Sa vie ne lui appartient plus, elle en a conscience ; elle t'appartient depuis le jour où tu lui as sauvé la vie, depuis bien longtemps ; alors même si cela peut paraître stupide pour certains, sa loyauté restera inébranlable, même si tes idées ne sont pas en accord avec ses rêves. « Il n'y a que la mort qui me fera quitter vos côtés ; vous pouvez donc compter sur mon soutien, autant de temps qu'il vous le faudra. » Narcisse ne s'impose pas, elle ne s'imposera jamais à toi ; son rêve de te servir et d'être ton épée a été exaucé ; elle n'en demanderait pas plus, elle n'aurait pas besoin de plus ; dès lors que tu estimeras qu'elle mérite d'être remplacée, elle ne doute pas une seconde que tu le feras. Et elle y est préparée Narcisse, même si elle met tout en œuvre pour que cela n'arrive pas, pour que son soutien te soit indispensable. Se redressant dans un mouvement lent, elle vient frotter lentement une de ses paupières, plaçant un peu mieux le bandeau de tissu devant ses yeux. « Je suis navrée si mes paroles vous ont paru déplacées, à l'avenir, je ferai preuve d'un peu plus de réflexions. Après tout, vous m'avez engagé pour mon discernement et non pas pour user de sentiments. » Une courbette en avant, la jeune femme ne dirait rien de plus, rien de moins ; elle venait de réaliser encore une fois que la parole n'était pas son fort, et peut-être que donner son avis pacifiste en période de guerre n'avait pas été une bonne idée.

« Nous allons donc combattre dans le désert... Dois-je faire évacuer Ambrosia ? » Son village natal allait donc subir les aléas d'une guerre, après les intempéries, cela ferait peut-être beaucoup pour eux. Narcisse ne prendrait pas d'initiatives, car ce n'était pas dans ses cordes, ni même dans son code de conduite ; obéir aux ordres, c'était ce que son entraînement de soldat lui avait enseigné. « Je pense aussi qu'engager quelques mercenaires nous serait bénéfique. Nous manquons cruellement d'effectifs. » Son kiseru est rallumé alors que ses réflexions vont de bon trains ; une guerre dans le désert leur donnait certes l'avantage du terrain ; mais les Algiz et leurs transformations allaient très certainement leur donner du fil à retordre... « Et je ne tiens pas à perdre cette guerre, je ne veux donc pas vous entendre émettre cette hypothèse. Nous ne 'risquons' pas de perdre. Vous êtes le roi, vous devez y croire plus que quiconque, ou le peuple n'y croira pas lui-même. » Les mots lui avaient brûlé la gorge en même temps que le tabac qu'elle avait avalé de travers... Les dents serrées, elle se rend bien compte qu'elle parle avec une intonation un brin trop blasée, trop cassante ; mais en tant que conseillère, son but premier, c'était de dire les choses. Elle ne craignait plus d'être rejetée ou même enguirlandée pour ce qui pourrait être pris pour un manque de respect ; non, loin de là. Les coups, Narcisse avait apprit à les encaisser depuis bien longtemps.

WARNING // with hao ♥ // #plsforever // you kill me ;; // 1324 mots //
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Dès les mots prononcés, le roi les regretterait presque. Il avait cette fâcheuse tendance depuis peu d'arborer cette attitude revêche capable d'en faire fuir plus d'uns. La belle Narcisse était plus qu'une amie, elle était bien plus que tout, l'une des rares encore présente pour le soutenir avec une franchise qu'il ne se permettrait jamais de remettre en cause. Et pourtant, malgré tout cela, toutes les histoires et les aventures qu'ils avaient vécu ensemble, il ne pouvait pas retenir les piques et autres remarques assassines. Les poings serrés il se promenait dans la salle du trône, figeant son regard vairon sur la conseillère ce dernier dur et distant.

Hao avait cette étrange sensation, celle de ne plus être au contrôle de ses émotions et de ses attitudes ; telle un personnage secondaire de sa propre existence il observait la scène, comme en dehors de son enveloppe corporelle. Encore une idée saugrenue que le bretteur n'arrivait pas à lâcher. Avant même d'avoir pu réfléchir à quoique ce soit il surenchérissait. « Tes paroles étaient déplacées je te le concède mais tu es à même de te reprendre, je te fais confiance. » Il se détournait d'elle, ne lui offrant qu'une vision de son dos. Il avait interrompu sa marche au centre de la pièce, faisant à présent face au trône surplombant les lieux.

L'homme croisait les bras, ne parvenant pas à restreindre les propos qu'il daignait prononcer. « Malgré tout tu m'es toujours utile Narcisse. Tu es indispensable alors fais le nécessaire pour ne pas te faire emporter par la mort ; que cela soit de ma main ou d'une autre. Je te suivrais même dans l'au-delà si nécessaire. » prononça-t-il avec lenteur, accentuant les mots afin de s'assurer la compréhension. Puis Hao effectuait une demi-rotation du corps, à présent de profil à elle. « Mais abordons les sujets sérieux, je te rejoins. Inutile de tergiverser d'avantage. » C'était peu de le dire, il sentait bien qu'il enfonçait le clou. Bien trop.

Le souverain était froid, distant pour autant il n'avait pas la force pour oser la regarder tout en s'adressant à elle. Son regard ne se posait plus sur la belle. « J'ai déjà pu contacter Ambrosia ; à l'heure actuelle rien ne sera fait car sa position est trop floue pour qu'elle soit visée. Nous n'enverrons d'ailleurs pas les troupes dans la zone où le taux d'apparition de la ville est la plus élevée. » Le bretteur acquiesçait un peu, venant se frotter la nuque de sa main droite. « Pour le reste tu as toute ma confiance. Je suis d'accord avec toi, nous allons avoir besoin de soutien extérieur. Qui sait ce que prépare les sauvages du Nord. Tu as carte blanche. »

La suite en revanche le poussait à nouveau dans ses retranchements, dans ses travers les plus sombres. La mâchoire se crispait, son flux sanguin se voulait à nouveau très rapide et vif. Cet agacement était tout bonnement incontrôlable pour le jeune roi. « Penses-tu que je doute ? Remets-tu en cause mon engagement pour Kireïde ? Tu devrais apprendre à tourner ta langue dans ta bouche avant de parler, et vite. » Il avait cette sensation, comme si sa peau brûlait, que son corps tremblait de toute part. Hao titubait un peu et se retrouvait un genou au sol. Insoutenable. « Je crois que tu ferais mieux de me laisser. »



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