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« Sérénité [Pv Narcisse] »

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Pacifiste

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Il est là depuis bientôt trois ou quatre minutes, cependant le moment n’est pas encore venu. Accroupis sur la branche d’un arbre, cela fait quelque temps que j’observe ce cerf. Jusqu’à présent, l’Occasion – avec un grand O, s’il-vous plaît – ne s’est pas présentée, mais je le sens elle arrive.

Le cervidé eut un instant d’inattention alors qu’il allait commencer à manger. Ce fut l’Occasion que j’attendais depuis tout ce temps. Sautant en bas de l’arbre, attrapant trois flèches que je coinçais entre mes doigts lorsque j’atterris mon trait était déjà encoché, ma proie dressa la tête et la tourna dans ma direction. C’est à ce moment que ma flèche partit, manquant l’animal de peu. Aussitôt la première flèche partit, la seconde fut encochée et tirée, mais le cerf avait déjà commencé à fuir. Tss… Ça va pas ce passer comme ça !

Commençant à le poursuivre, je préparais la dernière flèche qu’il me restait dans l’immédiat. Cette course-poursuite me mena dans les profondeurs de la forêt. Je n’avais pas l’habitude de chasser là-bas, la taille des troncs d’arbre n’aidant pas vraiment mes tirs. Malgré le fait que je me retrouvais en territoire inconnu, je n’allais pas abandonner la chasse, cependant, en dépit de mes efforts, l’animal semblait connaître le coin et il s’épuisait bien moins vite que moi en plus d’être plus rapide.

Après quelques minutes de course, de la lumière commença à apparaître face à moi. L’orée de la forêt ? Il m’aurait fais courir autant que ça ? Peu importe ! S’il pense que l’orée peu lui apporter une quelconque sécurité, il va pas être déçu. Il ne me restait plus que quelques mètres avant de surgir de la forêt. La corde de mon arc était tendue et mon trait, prêt à fendre l’air. Sautant au-dessus d’une racine, j’apparaissais d’entre les arbres et… Pas là ?

J’inspectais les environs, mais rien… P’tain ! Il est malin le con. Il aura pas autant de chance la prochaine fois. Lâchant un profond soupire, je décochais ma flèche et la remis au carquois. Je posa une main sur mes côtes en respirant fortement. Point de côté. C’est bon à savoir que ça risque de m’arriver si j’essaie de bander mon arc en pleine course. Me penchant un peu en avant afin de mieux récupérer mon souffle, j’en profita pour observer les alentours.

Il s’agissait d’une clairière… Une somptueuse clairière… Partout, des fleurs de toutes les couleurs. Ça donne un charme certain à l’endroit. Bizarrement, j’aurais presque regretté d’abattre ce cerf ici. Il y a une impression de pureté, que je me dois de ne pas entacher par l’art de la chasse. Alors que j’aurais très bien pu tourner les talons afin de reprendre mon activité, je fus envoûté par l’ambiance des lieux. De toute façon, il ne doit pas y avoir grand-chose à chasser dans le coin.

Avançant de quelque pas vers le centre de la clairière, je me posa simplement au sol, me laissant emporter par le calme des lieux. Et dire que tout ce temps, à cause d’un problème pratique lié à la chasse, je passais à côté d’un tel endroit sans en avoir conscience. Lorsque j’aurais ce cerf, je prierais deux fois pour le repos de son âme, afin de le remercier de m’avoir guidé jusqu’ici.
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Nouvel aventurier

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DWELLING IN THE ( SILENCE ) FADING INTO ( WHITE )
musique — L'obscurité, c'est la première chose dont elle se souvient, c'est la seule chose qu'elle voit. Il fait sombre, mais pas froid, au contraire. Une chaleur bienveillante irradie son corps, la transperçant de part en part. En cet instant, Narcisse peut le dire, elle se sent merveilleusement bien ; oubliant les soucis de la vie, oubliant jusqu'à ses ambitions les plus secrètes, les plus inavouables. Une odeur sucrée et très parfumée vient se nicher dans ses narines, qu'elle hume alors à plein poumon, en espérant en devenir ivre. Il fait bon, l'air est frais, mais le soleil tape comme jamais. Les bras tendus vers le ciel, allongé dans ce parterre de fleurs, la jeune femme laisse son esprit vagabonder tant qu'il le peut encore. Il lui fallait rentrer le plus vite possible en Helios, après tout, elle était partie sans prévenir Sven et Hao; elle s'attendait à des remontrances de leur part, c'était presque inévitable. Se redressant alors légèrement à cette pensée, la demoiselle plaça de nouveau son bandeau sur ses yeux, elle ne voulait pas gâcher cette belle journée ensoleillée en le laissant lui brûler la rétine. Son cœur tambourinant dans sa poitrine, le retour au bercail commençait à l'angoisser un peu ; jamais elle n'aurait dû partir sans rien dire, mais la raison de son départ était d'une telle évidence que les explications seraient très certainement futiles. Retrouver Lys, voilà pourquoi elle était partie, encore une fois, comme elle le faisait en chaque début de mois. La pêche aux informations, mais voilà, cette fois encore, Narcisse rentrait bredouille. Rien, aucune trace et sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, cela faisait maintenant un an que sa moitié, sa jumelle avait disparue.

Se laissant retomber dans le parterre de fleurs, la jeune femme ne peut s'empêcher de soupirer d'agacement, un sentiment d'inquiétude prenait de l'ampleur dans sa poitrine qui se comprimait aussitôt qu'elle imaginait le pire. C'est exactement dans ce genre de moment que son côté pessimiste et défaitiste est à proscrire ; malheureusement, elle ne peut pas s'en empêcher, c'est comme ça, c'est ce qu'elle est. Les bras derrière la nuque en guise d'oreiller, la conseillère se met alors à cogiter, à chercher, à comprendre ; mais rien ne lui vient, toutes ses hypothèses lui semblent improbables, pas logiques, pas vérifiables. Lys ne s'est pas volatilisé, mais le fait qu'il n'y a aucune trace d'elle nul part... Ce n'était pas normal. Les dents s'entrechoquent, ses ongles croisent le fer avec les paumes de ses mains, serré au maximum ; ses muscles se contractent en même temps que son organe vital se comprime. Rentrer, il lui fallait rentrer, reprendre son poste, ne pas se torturer avec ça. C'est en se redressant une nouvelle fois qu'un bruit étrange attira son attention, son cheval encore attaché à un arbre non loin, elle se tourne vers lui ; mais il ne bouge pas, profitant de l'ombre et du calme pour reprendre des forces... Narcisse pivote encore une fois, cherche de son regard voilé la provenance de ce bruit, mais avant qu'elle ne put vraiment comprendre, c'est un cerf qui se mit à déguerpir en la voyant, reprenant sa route dans la forêt. Les pupilles papillonnent, jamais elle ne s'était attendue à une telle rencontre et surtout pas dans un tel endroit ; lieu d'ailleurs qui ne figurait pas vraiment sur sa route, mais où elle avait fini par se perdre comme à son habitude.

Sa main droite quitte la garde de son katana, se permettant de lâcher un soupir de soulagement avant qu'un nouveau bruit ne mette ses sens en alerte, là voilà qui se cache dans les hautes herbes de ce parterre fleuri, toujours prête à dégainer si le besoin s'en ressentait. C'est là que tu apparus dans son champ de vision, toi, aux cheveux flamboyants aussi vifs que la lueur du soleil, un arc en main, t'avançant avec nonchalance vers le centre de la clairière ; endroit où la jeune femme se trouvait. Tu te laissas tomber non loin d'elle et son cœur fit un bond dans sa poitrine ; qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir faire maintenant ? Le hennissement de son destrier se fit entendre, il était futile de rester caché. Prenant une bonne bouffée d'air frais, Narcisse quitta sa cachette, main toujours posée sur la garde de son katana, approchant d'un pas lent, mais très peu discret. « Vous êtes un chasseur, je suppose ? » La façon dont le cerf plus tôt avait déguerpi, il était évident qu'il était devenu ta proie, Narcisse pouvait le savoir, il y a des signes qui ne trompent pas. « Si vous chercher cette pauvre bête, elle est repartie dans la forêt. » Elle est bien consciente que tu ne ressembles pas à un ennemi, que tu n'as pas l'air non plus d'être un assassin, mais elle ne peut s'empêcher d'être sur ses gardes ; sa main prête à dégainer en est la preuve suffisante. « Peut-être que je me trompe, mais si c'est le cas, que venez vous faire dans un lieu aussi reculé ? »

Il lui fallait être prudente, si quelqu'un de mal intentionné apprenait que la conseillère et vassale du roi de Kireïde se baladait librement sans escorte, cela pourrait être sa fin. Alors elle se méfie de toi, car c'est son instinct de survie qui la guide, parce qu'elle n'a pas le choix.

ONE WAY // with siegfried // j'espère que ça te vas ♥ // 896 mots //
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Dernière édition par Narcisse le Ven 13 Jan - 15:52, édité 2 fois
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Pacifiste

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Alors que je réfléchissais à comment organiser ma journée lorsque j’aurais quitté ce petit morceau de paradis, je fus tiré de mes pensées par le hennissement d’un cheval attaché à un arbre non-loin. Qu’est-ce que… ? C’est alors que quelqu’un s’approcha de moi, lentement et sans chercher à cacher sa présence.  Tournant la tête en direction de l’origine des pas, la personne d’une jeune femme me surprit d’autant plus qu’elle avait une main posée sur la garde de son arme.

À cause de la surprise, j’effectuais une roulade en arrière, posant une main sur la garde de mon couteau de chasse. Il me fallut quelque seconde avant d’assimiler ce qu’elle venait de me dire. Lâchant un léger soupire de soulagement, je retirais ma main de mon arme. Elle avait demandée si j’étais chasseur avant de m’indiquer la direction que ma proie avait prise. Je jetais un coup d’œil dans la direction indiquée… Mmh… Laissons lui cette journée, l’ambiance des lieux m’avait ôté l’envie de chasser cette animal… Pour le moment.

Alors que j’allais répondre à l’inconnue, elle reprit la parole me demandant ce que je venais faire dans un lieu aussi reculé si ce n’était pas dans le but de chasser. Je me redressais avant de prendre la parole à mon tour.

« En effet, je suis chasseur. Et pour l’animal… Je concède cette victoire… Pour cette fois… Sinon, je pourrais vous retourner la question, ma Dame… Que faites-vous ici ? »

Alors que je terminais ma phrase, je ressentis un léger malaise. Tss… Moi qui aurait pensé que l’ambiance apaisante des lieux me permettrait d’outrepasser ça… Je me suis totalement trompé… Quoiqu’il en soit… Bon… Application du plan B…

« Mais j’en oublie les bonnes manières. Permettez-moi de me présenter… Siegfried Vilartier. À votre service ma Dame. »

Cela accompagné d’une classieuse révérence et accompagné de d’un léger sourire. Je profitais de l’occasion pour détailler un peu plus l’inconnue. Elle semblait un peu plus petite que moi, avait les cheveux courts et argentés et ses yeux étaient couvert par un bandeau noir. Quel dommage, elle doit avoir des yeux magnifiques.

Espérons que, contrairement à toute les autres application du plan B, je me sente réellement moins malaise et, qu’au pire des cas, je m’en sorte juste avec une claque et non avec une lame en travers du corps. Même si, je l’avoue, j’avais peu d’espoir concernant mon malaise en présence féminine.


Dernière édition par Siegfried le Ven 13 Jan - 23:18, édité 1 fois
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musique — Son regard était vissé sur toi et malgré ta magnifique roulade, la demoiselle n'avait pas enlevé la main de sa garde ; encore moins quand tu posas ta main sur celle de ton couteau de chasse ; les sens encore plus en alerte. Cependant, tu te ravisas assez vite en l'entendant parlé, la façon que tu avais de bouger ne mentait pas, elle pouvait le voir, tu étais rassuré ; tout comme elle l'était soudainement. Sa main droite vient replacer un peu mieux le bandeau sur ses yeux alors qu'elle guette les environs, toujours un peu méfiante, telle était sa nature. Il n'y avait personne à part vous ; et son destrier qui continuait de hennir en se roulant dans l'herbe ; preuve qu'il y en avait au moins un qui était détendu. Lâchant un profond soupir avant de totalement lâcher son katana, la jeune femme attend, elle attend que tu parles, que tu lui dises ce qu'elle sait déjà. Elle avait vu juste, tu étais bien un chasseur, chose que tu portais bien sur toi, à la façon de te comporter jusque dans ta carrure, c'était un peu déconcertant en y pensant. Ton regard se posa sur l'endroit qu'elle t'avait indiqué un peu plus tôt, le cerf ne semblait plus vraiment t'intéresser et c'est à cet instant précis que l'inquiétude s'empara à nouveau d'elle.

Arquant un sourcil de surprise, Narcisse ne s'était pas attendue à ce que tu lui retournes la question ; ce n'était pas rassurant, il ne manquerait plus que tu lui demandes comment elle se prénomme et ce serait la palme d'or. Se massant la nuque légèrement en attrapant son kisaru ; sa pipe qu'elle ne fumait qu'occasionnellement ; c'est en l'allumant qu'elle se permit d'expliquer les raisons de sa présence en ses lieux. « Ne vous moquez pas de moi, mais je me suis, comme qui dirait, perdue en chemin. » Rien de plus, rien de moins, ce n'était pas totalement vrai, mais pas totalement faux non plus. Son entrevue avec Aelin fut une nouvelle déception dans sa quête pour retrouver sa sœur, rentrer immédiatement était sa priorité, mais elle savait très bien que son visage était marqué par la tristesse et l'amertume. Hors de question qu'Hao et Sven la voient dans cet état ; voilà pourquoi elle avait fait une halte ici. Prenant une bonne bouffée de tabac, c'est en la recrachant qu'elle continua. « Il faut dire que cet endroit est particulièrement relaxant, vous ne trouvez pas ? »

Question qu'elle se posait avant tout à elle, avant de te la poser à toi. C'est en époussetant sa robe noire et sa cape que tu te redresses et que tu viens faire une courbette en avant en guise de salutation... Siegfried Vilartier ; elle ne l'oublierait pas. Là voilà qui se permet de faire de même, une courbette en avant, la main droite posée sur le cœur, le kisaru derrière le dos. « Enchanté de faire votre connaissance Siegfried, bien que cette rencontre fût engendrée par une menace de ma part, veuillez m'en excuser. » Sa méfiance naturelle ne lui permettait pas d'être négligente, pas pour l'objectif qu'elle s'était fixé et encore moins vu son poste. Narcisse ne peut pas prendre de risque, elle ne peut pas baisser sa garde ni relâché son attention ne serait-ce qu'un instant. Cependant, la conseillère ne ressent aucune animosité venant de toi, ni même une quelconque once de mauvaise vibration ; au contraire. C'est en glissant son kisaru entre ses lèvres et en recrachant la fumée que sa voix continua sur sa lancée. « Vous pouvez m'appeler Narcisse, 'ma dame' ne me sied guère. Je suis navrée d'avoir perturbé votre venue dans ce havre de paix. » Une nouvelle courbette pour accentuer sa dernière remarque, elle se laissa choir sur le sol fleuri aussitôt que ce fut fait, soupirant de soulagement. Si elle était tombée sur quelqu'un d'autre, peut-être que la sentence n'aurait pas était la même. Sa main posée de nouveau sur son bandeau, la demoiselle le resserra davantage, ne laissant filtrer aucune parcelle de l'astre solaire qui pourrait lui brûler les yeux en une fraction de secondes ; c'est en enlevant le tabac à l'intérieur de sa pipe et en la rangeant que son instinct parla pour elle. « J'ai l'impression que quelque chose vous incommode. Si c'est ma présence qui en est responsable, n'hésiter pas à me le dire, je partirais aussitôt. »

Cela serait sans doute mieux, peut-être même était-ce recommandé. S'attarder dans un lieu pareil n'était pas la meilleure idée du siècle ; son envie de revoir Hao et Sven devrait primer sur son ego et sa fierté... Mais Narcisse désirait profiter de cet instant encore un peu, juste un peu.

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Pacifiste

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À ma question concernant sa présence ici, elle me demanda de ne pas rire de sa situation avant d’avouer être perdue. J’haussais rapidement les épaules, les gens qui n’ont pas une grande connaissance des forêts de la région risque gros en s’y aventurant trop profondément. Cependant, contrairement à certain, elle avait de la chance, même si je chassais rarement aussi loin dans la forêt, je ne devrais pas avoir trop de mal à m’orienter… Normalement…

Entre-temps, l’inconnue avait attrapée une pipe et commença à fumer. Entre deux bouffées de fumée, elle me demanda mon avis sur l’ambiance des lieux. Comme elle venait de le dire, les lieux étaient particulièrement relaxant,  ça en deviendrait presque surnaturel. C’était pourtant bien réel. À cette question, je me contenta d’inspirer profondément et de répondre en hochant la tête. Ces lieux étaient particulièrement agréable.

Puis vint le moment des présentations. Nous pûmes nous saluer comme il le fallait, elle répondit à ma révérence par une révérence et en profita pour s’excuser du fait que notre rencontre découle de sa menace. Elle continua en me demandant de l’appeler non pas « ma Dame », mais Narcisse. Narcisse, hein ? Joli prénom. Elle s’inclina une nouvelle fois, cette fois pour s’excuser de perturber ma venue ici, dans cette clairière. Je secoua légèrement la main comme pour répondre par la négative.

« Ne vous excusez pas. Par ces temps, votre menace était amplement justifiable et justifiée. Puis, c’est plutôt à moi de m’excuser. Vous étiez là avant moi, c’est moi qui ai perturbé la paix de ce morceau de paradis en chassant. »

C’est alors que Narcisse s’installa parmi les fleurs. L’imitant de près, je la vis resserrer son bandeau… Ce bandeau m’intriguait… Pourquoi diable en portait-elle un ? En plus je suis sûr que c’est yeux sont d’une beauté à coupé le souffle, mais bon… Je ne vais pas me montrer envahissant. D’une part, car cela serait extrêmement indiscret et malpoli et d’une autre, car je tiens à la vie.

La jeune femme bandée retira le tabac de sa pipe avant de s’adresser de nouveau à moi. Elle me questionna  à propos de quelque chose qui semblait m’incommoder. Ah… Je ne pensais pas que ça se sentirait. Bon… Eh bien le plan B tombe à l’eau. On se rabat sur le plan C, celui de dernier recours : La franchise.

« Ah… Vous l’avez remarqué ? Je vais être franc. Ce n’est en rien contre vous, Narcisse. C’est un problème plus personnel. À chaque fois que je me retrouve en présence d’une femme, je ressens un certain malaise. J’essaie de vaincre ce mal, mais pour le moment, cela s’avère être peu fructueux. »

En plus de n’y voir aucune utilité, cela ne servirait à rien de lui mentir. Elle avait sentit mon malaise, plus la peine de me cacher derrière une attitude de charmeur – Je dirais même de mauvais charmeur.

« Et puis, je vous en prie. Ne vous dérangez pas pour moi. Je vis avec ça depuis toujours, j’ai toujours fais avec, alors je le répète, ne vous dérangez pas pour moi… Sinon… Excusez mon indiscrétion… Mais… Pourrais-je savoir pourquoi vous cachez vos yeux ? Je comprendrais parfaitement que vous ne souhaitiez pas répondre, aussi, je ne vous y forcerais pas. »

Je lui avais dévoilé quelque chose que je tente de garder un minimum secret, alors accepterait-elle d’équilibrer la balance en faisant de même à son tour ?
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Nouvel aventurier

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DWELLING IN THE ( SILENCE ) FADING INTO ( WHITE )
musique — Narcisse écoute, elle lit entre les lignes, cherche à démêler le vrai du faux ; mais l'intonation de ta voix lui paraît vraiment sincère, à un tel point qu'elle s'en retrouve troublée, quelque peu déstabilisé. Elle continue cependant de humer le doux parfum des fleurs, les mains nichées dans l'herbe qu'elle caresse sans s'en apercevoir, laissant le vent lui effleurer le visage. Le dos en compote, la jeune femme ne trouve pas la force de s'allonger entièrement dans l'herbe, les voyages à cheval avaient quelque chose d'excitant, mais ce n'était décidément pas fait pour elle. Les jambes détendues, elle profite de cet instant de paix, de sérénité qui planait dans l'air, qui lui réchauffait le cœur comme le faisait le soleil sur sa peau opaline. Elle t'écoute de son oreille attentive, même si son regard voilé est perdu dans les tissus de son bandeau, même si les hennissements de son destrier se font parfois un peu trop bruyant, elle écoute, en silence. Peut-être n'avait-elle effectivement pas de raisons de s'excuser, mais c'est ainsi qu'elle était faite ; on ne la referait malheureusement pas. Narcisse le sent, ton regard en quête du sien avec insistance, tu es sans doute curieux, elle peut le ressentir, c'est quelque chose qu'elle détecte toujours ; car la curiosité est un défaut ancré en son cœur comme cette fidèle loyauté. Cependant, elle attend, elle ne fait pas de remarques, elle se contente d'être spectatrice, elle se laisse bercer par ta voix et par tes explications.

Mal à l'aise en présence de la gente féminine ? Cela devait être contraignant au quotidien, surtout s'il faut jouer un rôle pour tenter d'évacuer ce sentiment négatif. Narcisse le pense, mais n'en sait pas vraiment grand chose ; elle n'a jamais éprouvé ce genre sentiments, elle ne l'a jamais côtoyé au quotidien, alors elle ne fait que supposer, dans un coin de sa tête ; comme à son habitude, la jeune femme fait ses hypothèses dans les recoins de son esprit... Reine du silence, elle enlève ses chaussures, prenant ses aises dans ce parterre en fleur, profitant pleinement de cet instant ; elle ne savait pas quand elle allait pouvoir de nouveau se détendre après tout. Massant sa nuque avec délicatesse, la faisant craquer légèrement, elle se retrouve décidément stupéfaite quant à ta question. Malgré ton malaise apparent, tu ne prends pas la fuite, tu restes et y fais face, tu te permets même une question impersonnelle. Perplexe, mais néanmoins ravie de susciter une once d'intérêt ; son narcissisme se remettait à faire des siennes, la jeune femme reste cependant humble. Un sourire nostalgique aux coins des lèvres, c'est en gardant les paupières bien closes qu'elle relève son bandeau le temps de quelques secondes, pour accentuer ses paroles. « Comme vous avez pu le constater, je ne suis point aveugle. Mes yeux n'ont juste jamais pu supporter la lumière. Si elle est trop vive, mes pupilles se mettent à... Brûler. »  

C'était étrange. Jamais elle n'aurait confié cela en temps normal, ce n'était pas dans ses habitudes de révéler son handicap. Peut-être se sentait-elle redevable quant au fait que tu lui ais révélé quelque chose sur toi sans aucune crainte, sans aucun doute... Ou peut-être que sa déception quant à sa quête pour retrouver sa sœur soldée par un échec la rendait moins réfléchie que d'habitude ? Narcisse n'en savait rien, la raison ne semblait plus vraiment l'atteindre. Le temps n'attend personne, il est incertain, défile sans qu'on ne le voit passé, immuable et indubitable, il est constant, mais intouchable. Parfois, elle aimerait pouvoir modifier le cours du temps, pouvoir changer les choses comme elle le souhaiterait ; mais ce serait être une sorte de dieu et c'est là un rôle qu'elle ne serait pas prête à endosser... La voilà repartie de nouveau dans ses songes les plus profonds, avec ses peurs les plus secrètes. C'est en remettant le bandeau sur ses yeux qu'elle laissa s'échapper un nouveau sourire sur les lèvres. « En tout cas, je me suis habituée à être détesté par la lumière. Et vous Siegfried ? Votre malaise en présence de la gente féminine, depuis quand vous tourmente-t-il ? » Elle ne se rendait même pas compte de sa propre curiosité, ni même qu'elle venait de poser à son tour une question peut-être mal placée. Ce n'est qu'après quelques secondes de battements que la jeune femme, gênée, secoua la tête légèrement. « C'est moi qui suis indiscrète maintenant, veuillez m'en excuser... Je ne suis pas vraiment douée pour... Parler avec les gens. »

Ce n'était pas un mensonge, c'était la stricte vérité ; une amère vérité. Son honnêteté lui serait sans doute regrettable un jour, il fallait vraiment qu'elle apprenne à faire attention, à être plus méfiante, à ne pas juger les gens seulement sur son ressentit. « Je ne parle pas souvent de mon handicap, c'est donc une situation un peu déroutante ; j'en suis navrée. » Si Narcisse n'était pas douée avec les mots et la parole, elle était néanmoins dotée d'un rare talent pour les excuses... Séquelles du passé marqué au fer rouge ; nouveau soupir ; le corps se balance en arrière et le regard se perd alors dans l'immensité du ciel. C'était apaisant, beaucoup trop relaxant ; cela ne présageait rien de bon, car Narcisse n'est pas une personne qui peut vivre dans un tel havre de paix et de sérénité, loin de là.

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Narcisse sembla surprise par ma question. Je ne m’attendais pas à tant la surprendre avec une question qu’on doit lui poser assez souvent… À moins que, la plupart du temps, les gens préfèrent éviter l’indiscrétion, contrairement à moi. Pas que je cherche à être indiscret, mais cela n’a jamais vraiment une barrière pour moi, malgré ça, je sais quand tenir ma langue.

Pour répondre à ma question, elle commença à ôter le tissu de son visage avant de me regarder, les yeux fermés. Là, elle m’explique qu’une lumière trop vive pourrait lui brûler les yeux. C’était… Singulier comme handicap… Elle continua en m’affirmant s’être habituée au fait d’être détestée par la lumière. C’était une façon de voir les choses, mais je continue de le dire : C’est vraiment dommage qu’elle ne puisse dévoiler son regard aux autres, ses yeux doivent réellement être magnifique. M’enfin… La vie a été faite ainsi, peut-être qu’un jour, quelqu’un aura la chance d’admirer la couleur de ses yeux.

Narcisse ne s’arrêta pas là et me questionna à nouveau sur mon malaise, me demandant depuis combien de temps j’en souffrais. Levant légèrement la tête vers le ciel, perdant mon regard dans le bleu du ciel, durant ma réflexion, la jeune femme se reprit et s’excusa de devenir indiscrète à son tour, elle ajouta ne pas être douée pour discuter avec les gens. Ah ? Je l’aurais bien à nouveau questionné sur le pourquoi du comment, mais à ce rythme, autant lui demander de me raconter sa vie, cela sera plus simple.

Comme pour justifier ses difficultés concernant la conversation avec les autres, elle avoua ne parler que peu de son handicap et qu’elle se retrouvait donc dans une situation qu’elle qualifia d’un peu déroutante et elle termina en s’excusant à nouveau. Là encore, je fis un signe négatif de la main.

« Cessez de vous excusez voyons. Vous aller finir par me faire rougir. Là encore, je suis en faute, donc arrêtez de vous excusez alors que ce serait à moi de le faire. Considérer que je suis en faute en permanence. »

C’est vrai après tout. Il faudrait vraiment que je m’entraîne à être un peu moins ouvert et, surtout, moins indiscret, mais bon, ça c’est pour plus tard, pour le moment, Narcisse m’a posée une question.

« Et pour répondre à votre question… Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été affecté par ce malaise. Depuis ma plus tendre enfance jusqu’à aujourd’hui encore.Et à la manière dont vous vous protégez de la lumière avec votre bandeau, j’essaie de vaincre mon malaise en me rapprochant des femmes… En essayant de les séduire… Et force m’est d’avouer que j’ai de la chance de ne pas avoir perdu la moitié droite de mon visage à force de recevoir des claques. »

Ahem… Rajoutons le fait d’être un peu plus réservé également à mon entraînement concernant mes relations sociales. Narcisse n’avait pas vraiment besoin de savoir que j’allais essayer de la charmer si elle n’avait pas détectée mon malaise. J’espère seulement qu’elle n’en prendra pas ombrage… Avec un peu de chance, elle me verra comme un pervers… Remarque, c’est ce à quoi je dois ressembler de loin…
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musique — C'est par un signe négatif de la main que tu accentues tes nouvelles paroles, lui demandant presque gêné d'arrêter de s'excuser ; Narcisse avait bien conscience que son naturel désolé pouvait susciter de la gêne ; s'il ne s'agissait pas d'elle-même, elle réagirait sans doute de la même façon. Tu prends sur toi Siegfried, tu te nommes coupable, fautif, alors que tu n'as rien fait pour t'appeler ainsi ; preuve était faite sans doute qu'elle, comme toi, n'étiez pas très doué pour communiquer. Elle se mit à en rire légèrement, car cette situation était tout bonnement inédite, cela ne lui était jamais véritablement arrivé avant et encore moins avec une personne qu'elle venait subitement de rencontrer. Narcisse ne peut contrôler ce rictus qui vient lui chatouiller les lèvres, pour certains, cela paraissait sans doute stupide ; mais pour deux handicapés de la sociabilité comme vous, c'était vraiment nouveau, elle en était convaincue. Sans le savoir, elle te met dans le même panier qu'elle, chose qu'elle ne fait jamais, ou alors, que très rarement, preuve qu'elle était en confiance ; un peu trop peut-être ; ses sens n'étaient plus vraiment en alerte, elle se contentait de vivre l'instant présent, de renouer avec cette paix innocente qu'elle avait oubliée depuis longtemps. Et c'est maintenant à ton tour de lui compter ton histoire, ou plutôt, de lui confier la raison de ton syndrome. Ainsi, aussi loin que tu t'en souviennes, les femmes ont toujours été source de malaise. Comme le soleil, aussi loin qu'elle s'en rappelle, a toujours réduit sa vision à la pénombre. Tu penses qu'elle se protège de son bandeau, mais ce n'est qu'une barrière ; Narcisse est condamné à ne pas voir la beauté du monde ; en tout cas, pas en journée. Elle voit un peu le ciel bleu au-dessus de vos têtes, mais elle sait également qu'il serait d'autant plus beau sans ce tissu devant ses iris ; elle en est persuadée.

Assis côte à côte, vous vous livrez sans vraiment vous en rendre compte, ne prenant même pas la peine de savoir qui se trouve véritablement à vos côtés. Narcisse ne peut s'empêcher d'être soucieuse, était-ce vraiment important dans le fond ? Est-ce que cela valait la peine aujourd'hui ? Elle aimerait tant n'être l'ennemi de personne, mais ce serait allé à l'encontre de ses ambitions ; et l'homme qu'elle a choisi de servir à de nombreux ennemis prêts à frapper à sa porte. Ce n'était très certainement pas le moment de penser à cela, pas dans de telles circonstances ; car l'instant était maintenant laissé en suspend dans une sorte d'espace-temps totalement différent. Ici, seule la sérénité et la paix priment ; plus rien d'autre n'a d'importance ; la jeune femme essaye de s'en convaincre du moins. Une main perdue dans sa chevelure que le vent soulève, c'est au même moment qu'elle se décide à prendre soudainement la parole. « Vous ne prenez sans doute pas le problème sous le bon angle. La séduction ? Soyez plutôt vous-même en toute circonstance et ne cacher pas votre malaise derrière des faux-semblants. » Elle avait dit ça avec son sourire bienveillant sur le coin des lèvres, son regard posé sur toi, celui que tu ne pouvais discerner au travers de son bandeau ; mais qui, lui, pouvait très bien arpenter ton visage. « Il faut beaucoup de force et de courage pour agir comme vous le faites, mais il en faut d'autant plus pour avouer la vérité ; vous ne trouvez pas ? » Et Narcisse savait très bien de quoi elle parlait ; même si l'honnêteté pour elle se devait de rester terrer dans les tréfonds de son cœur brisé. Dire la vérité, rien que la vérité, quitte à être blessée ; mais toute vérité n'est pas bonne à dire ni à dévoiler. Elle en avait terriblement conscience. « Je ne vous connais pas et je ne sais rien de votre vie, mais vous me semblez être quelqu'un de bon ; ce malaise finira bien par vous quitter ; j'en suis persuadée. »


Toujours ce sourire collé à ses lèvres alors qu'elle se laisse de nouveau tomber en arrière, s'allongeant désormais de tout son long au milieu des fleurs. Leur parfum lui montait un peu à la tête, il était si enivrant, si réconfortant. C'est en lâchant un soupir de bien-être que la jeune femme pensa à haute voix. « La beauté du monde, hein ? » Les paupières closent, elle ne s'était même pas rendu compte de ce qu'elle venait de dire ; question pour elle-même, poser sans vraiment de réponses. Un monde qu'elle ne peut pas contempler comme elle le voudrait, mais qui lui a énormément apporter, autant dans ses rencontres que dans son vécu. Le monde est-il beau ou n'est-ce qu'une illusion ? Pourra-t-elle le voir comme tout le monde le perçoit un jour ? Aucune idée, mais pour l'heure, la demoiselle ne devrait pas se laisser sombrer. « Siegfried, dite moi, le monde est-il beau selon vous ? » Encore sa curiosité, encore des questions qu'elle ne peut s'empêcher de poser... Il faudrait vraiment qu'elle fasse un travail sur elle-même à ce sujet.

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Au fait que je lui demandais d’arrêter de s’excuser, allant jusqu’à lui demander de considérer que j’étais en permanence coupable, Narcisse ria légèrement. Sur le coup, je dois avouer ne pas vraiment comprendre la raison de son rire, puis, en y repensant, le fait que nous ayons tout les deux des difficultés pour communiquer devait rendre la situation plutôt comique. Voir les choses sous cet angle m’arracha également un léger rire. Deux handicapés de la sociabilité qui parviennent à discuter ensemble, ce n’est pas quelque chose qu’on voit tout les jours.

Après avoir répondu à sa question concernant mon malaise et qu’un court silence se posa, cela me fit prendre conscience que, bien que nous nous livrions l’un à l’autre, nous ne nous connaissons pas vraiment. Un simple nom et c’est tout. Je ne sais pas d’où elle vient, ce qu’elle fait, et inversement, elle ne connaît de moi que mon métier de chasseur, mais ça s’arrête là. Il faut croire que l’ambiance des lieux facilite la communication et favorise la confiance.

Un léger vent se lève, je relève un peu la tête pour en profiter. Je ferme les yeux, me contente de savourer la caresse du vent sur mon visage. Étant du genre électron libre, j’ai rarement l’occasion de me poser un instant pour savourer ce genre de moment… Et les rare moment où je suis un minimum posé, c’est souvent dans le cadre de la chasse et à ces instants, je ne profite pas vraiment de ce genre de plaisir. Cependant, Narcisse reprit la parole. Elle supposa que je prenais mon problème sous un mauvais angle et me conseilla d’être plutôt moi-même qu’essayer de me cacher derrière des manières qui ne me ressemble pas.

Comme elle le disais, il fallait du courage et de la force pour réussir à agir comme je le faisais, mais il en fallait encore plus pour réussir à avouer la vérité. Elle avait raison… Mais… Je passa une main au niveau de ma nuque. La jeune femme termina en affirmant qu’elle ne connaissait rien de moi, mais que je semblais être quelqu’un de bien, que ce malaise finirait par disparaître. Elle ne me connaît pas... Je semble être quelqu’un de bien… Est-ce qu’elle réagirait de la même façon si elle venait à apprendre que je suis un Marqué ?

« Je vous remercie de votre soutien, Narcisse… Cependant… J’ai déjà tenter d’apparaître tel que je suis réellement… Et mon malaise semble être plutôt communicatif… Si je puis dire... C’est pour ça que… Enfin voilà... »

Un nouveau silence s’installa, Narcisse s’allongea dans l’herbe tandis que, pour ma part, que je contenta de relever la tête vers le ciel. Je l’entendis soupirer avant de lancer une question dans le vent sur la beauté du monde. M’était-elle adressée ? J’en doute… Enfin… Je ne crois pas quelle me soit adressée, puis la jeune femme me questionna directement me demandant si le monde était beau selon moi. Haussant vivement les épaules tout en lâchant un bref soupire, je pris la parole.

« Le monde est beau pour qui veut qu’il le soit. La beauté… Est quelque chose que je comprends pas vraiment, car une chose peut être belle pour quelqu’un et ne pas l’être pour un autre. Pour ma part, je trouve que le monde est beau. Il n’y a qu’à voir cette clairière. Seul un cœur blessé ne pourrait pas qualifier ces lieux de beau… Enfin… C’est mon point de vue… »

Ma phrase terminée, je ne savais pas trop quoi dire. Cette question que Narcisse venait de me poser me laissais à penser qu’elle n’aspirait qu’à pouvoir voir le monde de ses propres yeux. Elle voulait retirer son bandeau, mais son handicap lui imposait de le garder. Il devait bien y avoir un moyen pour elle d’ôter son bandeau sans risque pour ses yeux… J’en suis persuadé… Reste à trouver ce fameux moyen.
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musique — Allongée dans la douce herbe réchauffée par l'astre solaire, la jeune femme ne peut s'empêcher de te regarder de son regard voilé de noir. Tu sembles réfléchir à ce qu'elle vient de te dire, mais les mots d'une étrangère ne devraient pas t'alerter plus que cela ; au contraire. Narcisse ne sait rien de toi, ni d'où tu viens et encore moins ce que tu as traversé jusqu'à aujourd'hui. Il était évident qu'elle se dise que tu n'es pas devenu ainsi du jour au lendemain ; et peut-être qu'aussi loin que tu t'en souviennes, c'était pourtant le cas ? Narcisse ne sait pas, elle ne sait rien, elle suppose juste, dans un coin de sa tête, énumère dans son crâne ce qu'elle ne peut pas dire à haute voix ; pas par manque de curiosité, mais par gêne. Ce n'est pas un de ses traits de caractère que de harceler quelqu'un qu'elle vient de rencontrer de questions ; et elle sait d'ailleurs que cela ne se fait pas normalement... On le lui a souvent reproché, mais elle qui d'habitude n'en fait qu'à sa tête, ne peut s'empêcher de se rappeler les leçons du passé. Non, la jeune femme n'est plus autant sur le qui-vive à ton sujet, sans doute parce que le lieu la mettait en confiance ; parce que tu ne lui sembles vraiment pas menaçant. Et peut-être se trompe-t-elle ? Peut-être joues-tu un rôle, comme celui du dragueur que tu sembles user depuis longtemps ? Mais ce jeu ne prend pas avec elle, qui, comme toi, peut se montrer être une excellente actrice ; tout cela pour ne pas avoir à montrer ses sentiments les plus profonds.

Un soupir long s'échappe de ses lèvres alors que tu prends la paroles après avoir masser ta nuque ; les émotions pouvait se lire sur ton visage ; tu te poses des questions ; sans doute autant qu'elle. Puis voilà tes sentences qui franchissent la barrière de tes lippes et elle réfléchit alors aux poids des mots. Un malaise communicatif ? Cependant, Narcisse n'éprouvait aucun malaise en cet instant ; excepté celui de sa propre curiosité refoulé. Elle en vient à se redresser, une main posée sous son menton, signe de réflexion. Peut-être n'était-elle tout simplement pas normale dans le fond ? Peut-être était-ce elle qui ne réagissait pas comme tout le monde ? Si c'était bien le cas, alors elle en serait ravie, elle ne ferait pas partie de ce moule qu façonne   les gens à son image ; elle préfère être différente que de ressembler à tout le monde. Reprenant son kiseru dans l'une des poches de sa cape, la jeune femme entre de nouveau dans ses pensées les plus secrètes, dans un monde de songes qui n'appartenait qu'à elle. C'est en s'allongeant de nouveau dans l'herbe, la pipe portée à ses lèvres que la jeune femme se noie dans le silence ; une question sur la beauté du monde, rien que ça ? Ne venait-elle pas de se vendre un tout petit peu ? Elle n'est pas née aveugle, mais c'est comme si elle l'était un petit peu, condamné à porter ce bandeau la journée ; la nuit étant son seule moment de répit ; quand la lumière de la lune n'est pas, elle non plus, trop agressive. Et elle connaît la beauté du monde que la lune berce Narcisse, elle la contemple dès qu'elle le peut, dès qu'elle a un moment de libre ; elle aimerait en faire autant à l'heure actuelle, mais la demoiselle ne peut se résoudre à prendre ce risque. La fumée s'échappe de ses lèvres alors qu'elle écoute tes paroles, qu'elle s'en abreuve un peu... "Il n'y a qu'à voir cette clairière." Elle l'aperçoit à travers son bandeau, mais ce n'est pas pareille ; elle ne sait pas, elle ne voit pas les couleur vraiment vive lui parvenir, elle ne voit pas la luminosité concrète de la verdure, ni même les détails des fleurs. C'est un sourire un peu mélancolique au coin des lèvres et en prenant une nouvelle bouffée de tabac pour asphyxier ses poumons, que la jeune femme réplique... « Je ne peux que m'imaginer la beauté des lieux, je ne peux malheureusement pas la voir de mes propre yeux ; je sais en revanche que je m'y sens bien et ce n'est pas anodin. Preuve que c'est un bel endroit... »

Et elle s'étire de tout son long, les bras croisés derrière la nuque, contemplant l'étendue bleue ; et la encore elle s'imagine un ciel totalement différent de celui qu'elle voit. Lui qui est parfois aussi sombre que sa robe noire, lui qui peut orner en son sein un milieu d'étoiles ; comment était-il maintenant ? D'un bleu si clair qu'il pourrait lui couper le souffle ? Sans aucun doute. Elle pouvait l'imaginer. Alors le sourire mélancolique disparaît, laissant en apparaître un qui se fait bienveillant, chaleureux ; déprimer, ce n'est clairement pas pour elle ; après tout, Narcisse le fait déjà bien assez pour Lys, sa propre condition ne devrait plus l'alarmer. « D'ailleurs, je n'éprouve aucun malaise en votre présence ; preuve que vous pouvez être vous-même, j'en suis certaine. » Peut-être parlait-elle pour ne rien dire ? Peut-être que sa vision des gens était différente justement à cause de sa vue défectueuse ? Narcisse ne saurait le dire, elle ne trouve pas vraiment d'explication logique. Une nouvelle bouffée sur sa pipe, la jeune femme reprend dès l'instant que la fumée s'échappe de ses narines. « Puis-je vous demander de me décrire l'endroit ? J'avoue que cela m'intrigue... » Elle sait, elle sait que sa demande est quelque peu singulière, que ce n'est pas forcément une partie de plaisir autant pour celui qui décrit, que celle qui ne peut contempler. Cependant, Narcisse te le demande, juste pour pouvoir s'imaginer les couleurs dans leur ensemble, pour pouvoir peindre dans sa tête le chef-d'œuvre qu'elle ne peut admirer pleinement.

BLIND // with siegfried // sorry pour l'attente ♥ // ??? mots //
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Tandis que je répondais à ses questions, Narcisse avait de nouveau sortit sa pipe. Elle semble être attentive à mes paroles, et concernant mon avis sur la beauté du monde, elle me répondit qu’elle ne pouvait qu’imaginer la beauté, mais que la sensation de bien-être qu’elle ressentait était une preuve que le lieu où nous étions devait être un bel endroit.

La jeune femme s’allonge à nouveau dans l’herbe, le regard sans doute porté vers le ciel. Il est vrai que j’avais parler comme si elle pouvait voir comme moi, mais avec son handicap, elle ne devait pas avoir la même « vision » du monde que moi. Le sourire légèrement mélancolique qu’elle avait aux lèvres se mua en quelque chose de plus bienveillant et chaleureux. Elle avoua ne ressentir aucun malaise en ma présence, preuve que je pouvais être moi-même.

Elle avait sans doute raison. Je devais pouvoir être moi-même, il suffit juste que je m’efforce de ne plus être le charmeur que je tente d’être. Après une nouvelle bouffée, Narcisse me demanda de lui décrit la clairière, que cette dernière l’intriguait. J’hochais la tête avant de balayer l’endroit du regard. Cela devrait être assez simple de lui décrire les lieux, mais pour lui transmettre également la beauté des lieux, cela risquait d’être un peu plus complexe.

« Hmm… L’herbe est d’un vert éclatant… Elle ne demande qu’à ce que l’on s’y allonge… Les couleurs des fleurs sont épatante… Il y en a de toutes les couleurs, d’une multitude de forme, de multiple taille… Chaque fleur est un véritable plaisir pour les yeux… Un plaisir qui ne tend qu’à apaiser les cœurs… Les couleurs claires de la clairière contrastent parfaitement avec les sous-bois plus sombre… Mais malgré cette obscurité qui semble nous encercler, la luminosité des lieux associé à l’harmonie des couleurs florales, il n’y a aucune raison de se sentir mal à l’aise ou en danger ici... »

J’espérais avoir répondu à sa question… Décrire un tel lieu était vraiment une épreuve. Difficile de retranscrire tout ce qu’on pouvais y ressentir… En tout cas… Il était compliqué pour moi de retranscrire tout ce que pouvais ressentir ici.

Portant mon regard sur le ciel, une pensée me traversa l’esprit. Elle avait un cheval. Cela voulait sans doute dire que Narcisse venait de loin ou que, en tout cas, elle n’était pas du coin. Laissant un instant avant de me tourner légèrement vers la jeune femme.

« Hmm… Veuillez m’excuser, mais… Vous semblez venir de loin… Puis-je vous demander d’où vous venez ? »
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musique — Elle t'écoute, comme écoute habituellement les murmures à son sujet dans l'enceinte du palais, comme elle écoute le bruit des pas de la synchronisation des soldats sous le commandement de Sven, comme elle écoute la mélodie d'une flûte joué par un gitan dans les taudis d'Helios devant lequel elle s'arrête irrémédiablement... Elle t'écoute, s'imprégnant de tes intonations changeantes, visualisant la palette de couleurs comme si son bandeau était retiré... Et elle aimerait revenir ici en pleine nuit Narcisse, juste pour pouvoir ôter cette barrière qui lui entrave la vue, pour admirer ce spectacle de ses yeux ternes. La fumée s'échappe lentement de ses lèvres alors que son semblant de regard est dirigé vers le ciel, elle voit, mais est-ce voir que de sentir ses cils frotter contre le tissus, maculant son monde d'une sobriété et d'une obscurité sans pareille ? Non, ce n'était pas cela « voir » ; ni même « contempler ». Et elle envie ces gens capable d'admirer un levé de soleil sans avoir vraiment à plisser les yeux, elle envie ces gens qui peuvent en contempler son coucher, baignant le monde dans une teinte orangée que la jeune femme n'avait pu voir qu'en peinture. Et tu t'en doute très certainement Siegfried, mais en cet instant, la conseillère ne peut pas s'empêcher de te jalouser un peu, resserrant ses lèvres sur son kiseru, sans mot dire. Ecouter silencieusement, c'était l'une des plus grandes particularités de Narcisse ; bien plus doué dans ce domaine que dans celui de la parole ; mais d'avantage plus talentueuse dans ses pensées les plus profondes. Dans son monde de songe, elle se parle à elle-même, réfléchissant, imaginant et peignant une toile depuis des années ; même si ce n'est que dans son imaginaire, la jeune femme est ravie de pouvoir arriver à discerner des couleurs auxquelles elle n'aurait sans doute jamais songé ; rajoutant de nouvelles teintes sur sa toile imaginaire inachevée.

Le danger, l'insécurité, effectivement, en un tel lieu, ce genre de sentiments ne semblaient pas être envisageables. Narcisse ne ressentait en cet instant que du bien-être et une paix sans faille. Peut-être que cet endroit serait son prochain havre de paix, une sorte de jardin secret dans lequel elle viendrait se ressourcer... Ou peut-être pas. Kireïde était sa patrie et son rôle était de rester aux côtés du roi ; elle venait déjà de quitter son poste pour une semaine en ne laissant derrière elle qu'une lettre sans plus d'explication et s'attendait déjà à de cuisantes remontrances ; et plus Narcisse y pensait, plus l'idée de rentrer l'effrayait étrangement. En inspirant une bonne bouffée d'oxygène, la jeune femme sent ses inquiétudes s'envoler, virevolter comme cette fumée qui s'échappe du bec de sa pipe pour s'évaporer avec rapidité. Le roi allait lui en vouloir, sans doute ressentir de la déception, ce qu'elle aurait bien voulu éviter, mais la stupidité de ses sentiments l'avait contrainte à agir ainsi. Lys... Nouveau soupir, bien plus long, puis vient l'entente d'une question qui vient réveiller de nouveau ses instinct. « D'où vous venez ? » Une goutte de sueur vient glisser le long de son échine, les muscles tendus, la gorge sèche ; c'est en éteignant sa pipe et en y vidant le tabac d'un coup sec que Narcisse répondit avec conviction, mais appréhension. « Je suis originaire d'Ambrosia, un village du désert. » Sa main vient de nouveau se poser avec discrétion sur sa hanche, au niveau du fourreau de son épée, juste par mesure de sécurité. Elle savait très bien que sa nation n'était pas l'une des plus appréciés, que nombreux étaient les gens qui lui vouaient une haine, et avec ses nouvelles attributions, Narcisse était sans doute une cible de choix. « Pour mieux situer, je viens de Kireïde. »

La peur qui s'était logée dans son ventre vient de la quitter dès lors qu'elle prononça ses mots ; évacuant le stress et le doute, détruisant littéralement ses incertitudes. Narcisse avait de quoi être fière de sa patrie, de sa position, de ses ambitions ; alors en cet instant, dans ce havre de paix qu'elle ne veut pas tâcher de sang, elle n'hésite pas une seule seconde à dire la vérité ; elle jouait quitte ou double, dévoilant son jeu, dévoilant ses cartes. « Puis-je toujours rester ici, ou vous êtes de ceux qui veulent que nos têtes roulent sur le sol ? » Elle n'y met aucune animosité, elle se contente de lâcher cela, sur un ton neutre, tout en se tournant vers toi. Qu'allais-tu donc faire ? Narcisse se le demandait bien. Elle espérait juste, du fond de son être, de ne pas avoir à dégainer sa lame.

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À ma question concernant ses origines, un court silence s’installa. Elle vida sa pipe d’un coup sec avant de répondre avec conviction qu’elle était originaire d’un village dans le désert du nom d’Ambrosia. Du désert ? Elle a dû faire pas mal de chemin pour terminer jusqu’ici. Puis elle précisa alors qu’elle venait de Kireïde. Aaahhh… C’était un peu plus clair à présent. Elle était donc kireïdienne. Une certaine tension s’installa, c’était clair que Kireïde n’était pas la nation la plus appréciée, je comprenais donc que la situation devenait un peu plus délicate.

Elle me demanda alors si elle pouvait rester ici ou bien si je comptais parmi ceux qui préférait que Kireïde disparaisse. Je la fixa un instant… Avant d’hausser les épaules. Je n’avais pas le droit et pas l’envie de l’obliger à quitter ce lieu et puis, même si n’importe quel asmosien lui aurait imposer de quitter ces terres, ça aurait été un peu… Hypocrite, de ma part, de lui demander de partir sous prétexte qu’elle n’était pas asmosienne.

« Je ne sais pas. Avez-vous envie de partir ? Ce n’est pas parce que je suis né sur ses terres que j’ai le droit de vous en exclure et puis… Pour certaine raisons, ça serait mal venu de ma part de vous demander cela... »

J’en avais peut-être trop dit mais qu’importe. Je ne craignais pas vraiment que l’on découvre mon secret, même si je préférais que cela en reste un. Sans doute que Narcisse allait chercher à en savoir… Enfin… Je suppose…

« De plus... Vous auriez pu être une Algiz, provenir de Sollvaec ou même être une Marquée que cela ne me donnerait pas plus de droit. Peu de gens osent venir aussi loin en forêt, c’est pour cette raison que ce lieu est un havre de paix. On pourrait presque dire qu’il n’appartient à personne, c’est pour cela que personne ne peut s’octroyer le droit d’obliger le départ de quelqu’un de ces lieux. »

C’est vrai quoi ! Déjà que personne n’a la foi de venir ici, ce n’est pas parce que Narcisse est une étrangère qu’elle n’a pas le droit de profiter du calme qui règne ici.
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musique — Ton haussement d'épaule Siegfried l'a décontenança un peu ; il faut avouer que Narcisse ne s'y était pas préparé. Elle resta l'espace d'un instant sur ses gardes avant d'entendre ta voix s'élever dans les airs. Envie de partir ? Non, ce n'était pas le cas, à choisir, la jeune femme préférait très clairement rester en ce lieu de paix, loin de sa réalité, loin de la dure cruauté de son monde. Mais malheureusement pour Narcisse, dans la vie, on ne fait pas toujours selon ses envies ; elle l'avait appris à ses dépends. Cependant, il était vrai que rien ne la forçait à partir ; mais voilà... Si Narcisse avait menti, peut-être que cette tension n'aurait pas vu le jour en ces lieux et pour cela, elle s'en voulait un peu. Les lèvres pincées, la jeune femme ôta la main de la garde de son katana, admettant au fond d'elle-même que tu n'étais sans doute pas un ennemi pour elle ; la preuve était que tu venais d'apprendre d'où elle venait et que cela ne semblait t'avoir fait ni chaud, ni froid. C'est pourquoi elle se ravit, souffle entre ses dents, un tant soit peu rassurée de ne pas avoir à souiller ce lieu. Une main sur sa nuque, la conseillère se rassoit en tailleur, attrapant sa gourde pour boire quelques gorgées d'eau douce en t'écoutant.

Ainsi, tu ne te montrerais pas hostile ici, contre qui que ce soit ; car vous êtes en ces lieux... Cette raison lui suffisait amplement, elle était suffisante ; c'est ce qu'elle démontra d'un sourire un brin nostalgique avant de hocher la tête positivement. Oui, cet endroit avait une particularité tout à fait étonnante ; c'était un lieu plein d'ondes positives. Ici, elle ne sent pas les effets néfastes de son monde, elle ne voit pas le temps défilé ; ici, Narcisse se sent bien et c'était là tout ce qui comptait. Se massant les épaules avec douceur, la demoiselle ôta son bandeau l'espace de quelques minutes, les paupières closes, juste pour que l'entièreté de son faciès puisse sentir la brise légère, mais fraîche qui s'élevait. C'est en s'abreuvant d'air et en faisant glisser son bandeau vers sa gorge que la jeune femme répondit alors sur un ton mélodieux, presque enjoué ; un fin sourire transparent sur les lèvres. «Vous êtes bien différents des autres Siegfried ; en voilà une façon de penser bien pacifiste par des temps aussi sombres. » Une main dans sa chevelure argentée, la jeune femme, toujours les yeux clos, attrapa sa pipe et à l'aveugle, entreprit de la remplir pour fumer une nouvelle fois ; le stress était retombé, elle le ressentait. C'est en farfouillant dans les poches de sa cape qu'elle continua sur sa lancée. « Je vous en remercie. »

Elle n'avait pas été jugée, ni même insulté ; tu n'avais peut-être pas osé, mais dans l'esprit de Narcisse, tu n'y avais seulement pas songé. Peut-être que les conflits te dépassaient, ou peut-être n'en avais-tu tout simplement rien à faire ; mais malgré tout, c'était assez rassurant de voir qu'il y avait encore des gens qui ne se souciaient pas de l'appartenance à une autre nation et tout le reste. Son kiseru est prêt, c'est en l'allumant et en inspirant une nouvelle bouffée que la conseillère laissa s'échapper de la barrière de ses lippes ; avec un semblant de fumée. «Rare sont les gens qui tolèrent les gens de ma nation, alors c'est assez... Comment dire... » Elle ne trouve pas ses mots Narcisse, comme bien souvent ; ce n'est pas rassurant, c'est autre chose. Et elle beau chercher, elle ne sait pas de quoi il s'agit. Se grattant le haut du crâne, elle expire la fumée avec agacement ; reprenant sur un ton qui contraste bien avec son ennui. « Je ne trouve pas le mot adéquat, mais en tout cas, c'est plaisant. Ça fait du bien de ne pas être rejeté pour ce genre de détail... Je viens de Kireïde, certes, mais, je ne suis pas un monstre... Enfin... Je crois ? »

Narcisse n'en sait rien, à vrai dire, elle essaye de ne pas trop se poser de questions sur ces agissements et tout ce qui s'en suit. Haussant les épaules, elle reprit aussitôt. « Les gens ne devraient pas êtres jugés par leur race, ou par leur provenance. Je trouve cela affligeant. » Se laissant tomber sur le sol pour s'allonger comme elle l'avait fait un peu plus tôt, la jeune femme remit son bandeau sur le dessus de ses prunelles, la lumière bien trop vive même pour la barrière de ses yeux. Nouvelle bouffée, nouveau soupir de bien-être, et la voilà qui continue... « Cet endroit, comme vous l'avez dit, est un havre de paix. Et c'est ce dont j'avais besoin... Tout comme vous, je me trompe ? » Question indiscrète, elle cherche, elle fouille ; parce que tu l'as rend un peu curieuse finalement ; parce que tu es un brin mystérieux.
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Je suis différent des autres… Elle ne croit pas si bien dire. Une façon de penser pacifiste malgré les temps qui courent… Je ne dis que ce que je pense être juste et pour cela, elle me remerciait. Je rougis légèrement tout en me grattant la joue, ne pensant pas mériter ces remerciements. Si seulement elle savait pourquoi je pense ainsi… Remarque… Il n’y avait personne ici… Non… Je ne dois pas… Mais…

Tandis que je débattais en mon for-intérieur. Narcisse reprit la parole, affirmant qu’il était rare que les gens tolèrent Kireïde. Elle ne parvenait pas à mettre un mot dessus, mais cela était plaisant pour elle de ne pas être juger par le simple fait qu’elle vienne d’une nation au tempérament belliqueux. Elle haussa les épaules tout en continuant, déclarant qu’il était affligeant de voir les gens juger parce qu’un tel était Algiz ou Humain ou qu’un tel venait de Sollvaec ou de Kireïde et je ne pouvais qu’être en accord avec ça.

Elle termina en affirmant que, comme je l’avais dit, cet endroit était un havre de paix, et que c’était tout ce dont elle avait besoin. Elle supposa alors que c’était également mon cas et dans un certain sens, c’était l’unique vérité. Ces lieux apaise les cœurs… Et…

« Oui… J’en aussi besoin…  Puis-je vous demander ce que vous pensez des Marqués ? Car comme vous l’avez dit, le fait que l’on ce déchire juste par souci d’appartenance à une race est affligeant, mais les Marqués sont ceux qui doivent en souffrir le plus… Vous ne pensez pas ? »

Je suis fier de ce que je suis. Je ne renierais jamais cette Marque. Mais ça fait toujours mal de voir à quel point mes pareils sont persécutés, alors que j’ai la chance de pouvoir aisément cacher ma marque… Est-ce qu’un jour nous aurons le droit de vivre sans peur d’affirmer ce que nous sommes ?
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